{"id":33843,"date":"2023-09-17T06:00:00","date_gmt":"2023-09-17T04:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/omnesmag.com\/?p=33843"},"modified":"2023-09-18T10:46:07","modified_gmt":"2023-09-18T08:46:07","slug":"interview-vifac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.omnesmag.com\/fr\/foco\/entrevista-vifac\/","title":{"rendered":"Gabriela Tejeda : \"Aucune des femmes que j'ai rencontr\u00e9es au VIFAC ne regrette d'avoir eu son enfant\".\u00a0"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">L'association VIFAC - Vida y Familia a maintenant 38 ans. C'est en 1985 que Maril\u00fa Vilchis et Gabriela Sodi, pr\u00e9occup\u00e9es par le probl\u00e8me croissant du nombre de filles, d'adolescentes et de femmes enceintes vivant dans les rues de Mexico, ont ouvert le premier foyer pour ces femmes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis, des dizaines de milliers de femmes ont progress\u00e9 sur le plan professionnel et personnel gr\u00e2ce au soutien de la VIFAC. Gabriela Tejeda a pr\u00e9sid\u00e9 cette organisation de 2002 \u00e0 2019. Lorsque cette femme originaire de Guadalajara (Mexique) a quitt\u00e9 la pr\u00e9sidence des VIFAC, il y avait d\u00e9j\u00e0 38 maisons de soins au Mexique et une \u00e0 Brownsville (Texas).\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans cette conversation avec Omnes, Tejeda souligne l'importance pour les jeunes filles confront\u00e9es \u00e0 une grossesse non planifi\u00e9e ou \u00e0 une grossesse unique d'avoir toutes les possibilit\u00e9s qui s'offrent \u00e0 elles et de pouvoir choisir de mener \u00e0 bien leur grossesse en ayant un foyer et une formation pour l'avenir.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment est n\u00e9 VIFAC ?&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-VIFAC a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1985 par Marilu Vilchis et Gabriela Sodi. Constatant le probl\u00e8me croissant du nombre de filles, d'adolescentes et de femmes enceintes vivant dans les rues de Mexico, elles ont ouvert le premier foyer pour ces femmes en 1985. Au fil du temps, ce mod\u00e8le a \u00e9t\u00e9 reproduit dans d'autres villes telles que Monterrey, Guadalajara et Campeche.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2002, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er une structure de regroupement de ces maisons, afin de cr\u00e9er une identit\u00e9 commune et une m\u00e9thode de travail uniforme. En outre, des manuels d'action ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bref, il s'agissait de travailler avec le m\u00eame ordre, la m\u00eame l\u00e9galit\u00e9 et la m\u00eame transparence. C'est ainsi qu'est n\u00e9 VIFAC national, une association civile dont l'objectif est d'accompagner et de former les \u00e9quipes qui composent les maisons d'accueil de ces femmes qui affrontent seules la grossesse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J'ai rejoint le VIFAC Guadalajara en 1996. En 2002, on m'a propos\u00e9 la direction nationale. \u00c0 cette \u00e9poque, la croissance et la professionnalisation de VIFAC ont commenc\u00e9 : des domaines d'investissement et de financement social ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s, la distribution s'est professionnalis\u00e9e et des rapports ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s \u00e0 l'intention des autorit\u00e9s et des entreprises qui nous le demandaient.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je suis rest\u00e9e \u00e0 VIFAC jusqu'en 2019. Lorsque je suis partie, il y avait d\u00e9j\u00e0 38 centres de soins au Mexique et un \u00e0 Brownsville (Texas), des manuels de soins avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans toutes les r\u00e9gions et nous avions aid\u00e9 plus de 40 000 b\u00e9b\u00e9s, dont 4 000 dans des familles adoptives.&nbsp;<\/p>\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote\">\n\t<p><p>Parmi les filles rencontr\u00e9es au VIFAC, environ 90% d\u00e9cident de garder leur enfant et seulement 10 % le donnent en adoption.<\/p>\n<\/p>\n\t<cite>Gabriela Tejada<span>VIFAC<\/span><\/cite>\n<\/blockquote>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">VIFAC est-elle une organisation de sauvetage de l'avortement ou de soins maternels ?&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Un peu de tout. VIFAC veut que les femmes, confront\u00e9es \u00e0 une grossesse inattendue, ne soient pas contraintes de prendre certaines d\u00e9cisions par manque d'alternatives et choisissent la vie en leur offrant un toit, de la nourriture, une formation professionnelle, une aide pour terminer leurs \u00e9tudes et, pour celles qui d\u00e9cident de garder leur enfant, des cours de pu\u00e9riculture..... Elles n'ont pas \u00e0 verser d'argent. Elles ont \u00e9galement acc\u00e8s \u00e0 la psychologie et aux soins familiaux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parmi les filles vues au VIFAC, environ 90% d\u00e9cident de garder leur enfant et seulement 10 % le donnent en adoption, ce qui est une d\u00e9cision qui demande un temps de r\u00e9flexion car il y a plus d'options.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous nous sommes toujours efforc\u00e9s de veiller \u00e0 ce que toute d\u00e9cision qu'ils prennent le soit de mani\u00e8re responsable et libre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons travaill\u00e9 sur les droits de l'homme et les droits de la femme afin de transformer l'in\u00e9galit\u00e9 qui existait dans de nombreux pays, y compris le Mexique, en une opportunit\u00e9. C'\u00e9tait la chose la plus importante pour moi : r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce que je pouvais leur offrir pour transformer ce probl\u00e8me en opportunit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons compris que l'aspect \u00e9motionnel \u00e9tait tr\u00e8s important. S'ils n'\u00e9taient pas calmes, s'ils n'avaient pas d'attention \u00e9motionnelle, quelle que soit la quantit\u00e9 de connaissances que nous leur donnions, ils n'allaient pas les absorber et les conserver. Nous avons travaill\u00e9 avec le secr\u00e9tariat \u00e0 l'\u00e9ducation pour qu'ils puissent, par exemple, terminer leurs \u00e9tudes : primaires, secondaires ou m\u00eame pr\u00e9paratoires \u00e0 une carri\u00e8re. Beaucoup l'ont fait au fil des ans. L'essentiel \u00e9tait de les sortir de l'\u00e9tat de vuln\u00e9rabilit\u00e9 dans lequel se trouvait une femme enceinte seule au Mexique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qu'est-ce qui caract\u00e9rise alors VIFAC ?&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Nous offrons aux jeunes filles la possibilit\u00e9 de mener \u00e0 bien leur grossesse, mais si elles ne le souhaitent pas et qu'elles n'ont pas d'enfant, nous ne pouvons rien y faire. Ce que VIFAC veut, c'est qu'elles envisagent toutes les possibilit\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je leur dis toujours que si je veux un t\u00e9l\u00e9phone portable et que l'on m'en pr\u00e9sente un seul en me disant \"Choisissez\", lequel vais-je choisir ? Le seul qui existe. Mais s'ils me pr\u00e9sentent plusieurs marques, avec des caract\u00e9ristiques diff\u00e9rentes, alors je peux choisir librement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C'est la m\u00eame chose : \"Qu'est-ce que je veux ? Qu'est-ce dont j'ai besoin ? Un logement ? Une formation ? J'ai besoin d'un soutien affectif ? Je veux faire un projet de vie avec mon enfant ? - Voil\u00e0, faites votre choix. Il y a des filles qui nous connaissent et qui, finalement, ne veulent pas entrer dans les maisons, mais beaucoup d'autres le font.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment les personnes qui travaillent \u00e0 l'espace VIFAC sont-elles form\u00e9es ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Depuis VIFAC, les volontaires accordent une attention particuli\u00e8re \u00e0 chacun des domaines : les femmes qui donnent des cours \u00e0 l'int\u00e9rieur de la maison, les soins \u00e0 la famille, etc. Au fil du temps, l'attention est devenue plus sp\u00e9cialis\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En outre, nous avons des volontaires qui aident \u00e0 la promotion : coller des affiches, aller dans les communaut\u00e9s pour expliquer le VIFAC le plus proche, informer via les r\u00e9seaux sociaux ou aider dans le domaine de la collecte de fonds, de la collecte de nourriture... Il y a un manuel sp\u00e9cifique pour les volontaires. Au fil des ans, nous avons \u00e9galement engag\u00e9 du personnel professionnel dans des domaines tels que l'administration, la supervision alimentaire et nutritionnelle et la comptabilit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment se d\u00e9roulent les soins dans une maison VIFAC ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Les maisons VIFAC fonctionnent comme une famille. Il y a un ou deux soignants, selon la taille de la maison, qui sont avec les femmes pendant la journ\u00e9e et d'autres pendant la nuit. Dans les maisons, nous n'avons pas de m\u00e9decin ni d'infirmi\u00e8re car nous n'avons pas les ressources n\u00e9cessaires. C'est pourquoi nous ne pouvons pas accueillir les filles qui ont des probl\u00e8mes de toxicomanie ou des probl\u00e8mes psychiatriques compliqu\u00e9s. Dans ces cas-l\u00e0, nous les mettons en contact avec de nombreuses organisations qui s'occupent de ce genre de cas. Si, par exemple, nous recevons une fille atteinte du sida qui ne peut \u00eatre trait\u00e9e correctement \u00e0 VIFAC en raison de ses m\u00e9dicaments, nous la dirigeons vers une autre organisation sp\u00e9cialis\u00e9e dans ce domaine. S'il s'agissait de toxicomanes, ils allaient d'abord dans un centre de r\u00e9adaptation, puis ils pouvaient entrer dans l'une des maisons de VIFAC.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons ce profil parce que nous devons r\u00e9pondre comme elles le m\u00e9ritent. Si nous admettions ce type de filles probl\u00e9matiques, je serais injuste, car nous ne pourrions pas leur offrir ce dont elles ont r\u00e9ellement besoin. Cette fa\u00e7on de proc\u00e9der nous a permis d'\u00e9tablir des liens avec des organisations tr\u00e8s importantes, par exemple, dans le cas des femmes migrantes, qui viennent sans rien et souvent apr\u00e8s avoir subi des abus, nous avons pu nous occuper d'une partie nous-m\u00eames et d'une autre partie, juridique ou m\u00e9dicale, d'autres organisations. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De plus, toutes les maisons ne fonctionnent pas de la m\u00eame mani\u00e8re. Il y a des maisons qui ne sont que des centres de jour, o\u00f9 les femmes vont, re\u00e7oivent des cours, un soutien psychologique, une orientation vers un projet de vie, etc. VIFAC ne fait payer aucun service, mais en \u00e9change, les femmes doivent assister ponctuellement aux cours ou, dans le cas de celles qui vivent dans les maisons, elles doivent \u00eatre propres et ranger leur chambre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les 38 centres accueillent environ 250 jeunes filles. Certains centres disposent de 30 places, d'autres de 5 ou 6. Dans le sud-est du Mexique, bien que les besoins soient importants, les m\u00e8res c\u00e9libataires \u00e9tant plus nombreuses, les centres de jour fonctionnent davantage.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Combien de temps les filles restent-elles dans les maisons ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Les filles restent dans les maisons jusqu'\u00e0 ce qu'elles soient pr\u00eates \u00e0 partir. Normalement, elles ne restent pas plus de 4 ou 5 mois dans la maison.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Personne n'est pouss\u00e9 \u00e0 partir, mais au cours des mois pr\u00e9c\u00e9dents, ils ont eux-m\u00eames travaill\u00e9 sur leur projet de vie : ce qu'ils vont faire, comment ils vont vivre et subvenir \u00e0 leurs besoins, comment et qui va s'occuper de leur b\u00e9b\u00e9... et c'est la raison pour laquelle ils partent g\u00e9n\u00e9ralement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les femmes qui d\u00e9cident de donner leur enfant en adoption b\u00e9n\u00e9ficient d'un soutien psychologique et \u00e9motionnel jusqu'\u00e0 ce qu'elles le souhaitent, ainsi que de conseils juridiques, afin qu'elles sachent que l'adoption est tout \u00e0 fait l\u00e9gale et conforme \u00e0 la loi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les filles apprennent un m\u00e9tier, souvent li\u00e9 \u00e0 l'esth\u00e9tique, \u00e0 la cuisine, \u00e0 la p\u00e2tisserie... Certaines, par exemple, ont re\u00e7u un petit \u00eelot de beaut\u00e9 qu'elles ont pu utiliser pour progresser.&nbsp;<\/p>\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote\">\n\t<p><p>La vuln\u00e9rabilit\u00e9 de ces femmes peut \u00eatre \u00e9conomique, mais aussi sociale, familiale ou psychiatrique.\u00a0<\/p>\n<\/p>\n\t<cite>Gabriela Tejada<span>VIFAC<\/span><\/cite>\n<\/blockquote>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Quelles sont les relations avec les entit\u00e9s gouvernementales ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Notre relation a \u00e9volu\u00e9 au fil du temps. Auparavant, nous \u00e9tions la seule option de ce type. Si le gouvernement recevait une adolescente ou une jeune fille adulte, enceinte, qui avait besoin d'un abri, elle \u00e9tait accueillie par le VIFAC et, dans ces cas, nous avions des accords pour l'aide alimentaire, ou des couvertures en hiver... Il y avait des gouvernements qui avaient des programmes pour toute organisation qui travaillait bien avec la population vuln\u00e9rable et cela aidait \u00e9videmment \u00e0 avoir des ressources. Ces ressources publiques figuraient sur le site web d'Haciendo parce qu'il s'agissait de ressources publiques. Bien qu'il y ait eu des ann\u00e9es de dons importants, le maintien de 38 centres implique de nombreuses d\u00e9penses.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les dons constituent une base importante, qu'il s'agisse de dons importants provenant de grandes fondations ou de dons de particuliers, qui contribuent par de petits montants \u00e0 des d\u00e9penses r\u00e9guli\u00e8res.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment les filles connaissent-elles VIFAC ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Aujourd'hui, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l'internet et \u00e0 la <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/VIFAC\">les r\u00e9seaux sociaux.<\/a> Aujourd'hui, sur les r\u00e9seaux sociaux, les filles expriment tout, d'un c\u00f4t\u00e9 comme de l'autre. Nous sommes \u00e9galement pr\u00e9sentes dans les m\u00e9dias depuis des ann\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les maisons, par exemple, ont des portes ouvertes, \u00e0 condition que l'identit\u00e9 des filles soit respect\u00e9e. Nous avons r\u00e9alis\u00e9 des reportages avec de nombreux m\u00e9dias qui ont vu de leurs propres yeux la vie quotidienne des maisons. La transparence est totale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des conf\u00e9rences sont \u00e9galement organis\u00e9es dans diff\u00e9rentes communaut\u00e9s et, par exemple, certaines jeunes filles qui, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es, sont revenues pour parler de leur exp\u00e9rience. <a href=\"https:\/\/twitter.com\/vifac_monterrey\">VIFAC<\/a> dans leurs communaut\u00e9s. C'est ce t\u00e9moignage qui est le plus utile.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Quelles sont les principales demandes des femmes qui viennent ?&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Soutien \u00e9motionnel. D\u00e9finitivement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant, il y a 15 ans, une femme enceinte hors mariage, ou hors d'un couple stable, \u00e9tait mal vue au Mexique. Ce qu'elles voulaient avant tout, c'\u00e9tait un endroit o\u00f9 vivre, m\u00eame pour se \"cacher\".&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ensuite, elle a voulu terminer ses \u00e9tudes, car l'in\u00e9galit\u00e9 en mati\u00e8re d'\u00e9ducation \u00e9tait tr\u00e8s forte au Mexique : de nombreuses femmes ne terminaient m\u00eame pas l'enseignement de base. Face \u00e0 la possibilit\u00e9 d'\u00e9tudier gratuitement et de faire des \u00e9tudes secondaires et sup\u00e9rieures... elles ont beaucoup aim\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais pour l'instant, ce qu'elles demandent le plus, c'est un soutien \u00e9motionnel. Ce sont des femmes vuln\u00e9rables, car la vuln\u00e9rabilit\u00e9 peut \u00eatre \u00e9conomique, mais aussi sociale, familiale ou psychiatrique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elles sont toujours vuln\u00e9rables \u00e0 quelque chose, parce qu'elles demandent de l'aide, mais les besoins changent. Aujourd'hui, les m\u00e8res c\u00e9libataires sont plus nombreuses, il y a moins de mariages, les relations changent..., mais je pense que toutes les m\u00e8res c\u00e9libataires, o\u00f9 qu'elles soient, ont besoin de ce soutien \u00e9motionnel pour se sentir fortes, pour construire un projet de vie, parce que la vie continue : quelles valeurs est-ce que je veux transmettre \u00e0 mon enfant ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il existe aujourd'hui au Mexique de nombreux programmes d'aide aux m\u00e8res c\u00e9libataires. Les m\u00e8res sont chefs de famille au Mexique dans un 40% et ce n'est pas facile, car les horaires de travail sont durs et ne permettent pas de passer beaucoup de temps avec les b\u00e9b\u00e9s, ces derni\u00e8res ann\u00e9es de nombreuses cr\u00e8ches ont disparu et ces m\u00e8res si elles ne laissent pas leur enfant dans une cr\u00e8che ou peuvent aller travailler.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Travaillez-vous \u00e9galement avec les familles des jeunes filles ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Bien s\u00fbr. Dans les cas o\u00f9 la famille n'accepte pas la jeune fille, nous travaillons avec elle pour qu'elle l'accepte, pour qu'elle comprenne que ce qui s'est pass\u00e9 ne signifie pas qu'elle doive \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de sa famille de fa\u00e7on permanente.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Souvent, les filles vous disent \"mes pairs vont me tuer\", mais en travaillant et en discutant avec les familles, elles r\u00e9alisent qu'une vie va arriver, un petit-enfant, et 99% des familles l'acceptent pleinement et sont heureuses.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Chez VIFAC, on aide les gens \u00e0 choisir la vie. Dans le cas du Mexique, quelle est l'incidence de l'avortement ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">-Actuellement \u00e9lev\u00e9. En plus de la loi qui d\u00e9p\u00e9nalise l'avortement, il est tr\u00e8s facile de se faire avorter, m\u00eame \u00e0 la maison, gr\u00e2ce \u00e0 l'avortement chimique. Ce que nous voulons, c'est que VIFAC soit tr\u00e8s visible afin que, dans le cas o\u00f9 une fille tombe enceinte, elle sache qu'elle n'a pas seulement la possibilit\u00e9 d'avorter, mais qu'il y a une autre solution, que si vous voulez votre b\u00e9b\u00e9, vous pouvez le garder ou le donner en adoption \u00e0 des familles qui le voudront... tout cela, vous pouvez le d\u00e9cider calmement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous avons eu de nombreux cas de m\u00e8res qui ont essay\u00e9 d'avorter avec des pilules et, pour une raison ou une autre, le b\u00e9b\u00e9 est n\u00e9. Nous les accueillons, nous les soutenons. Depuis plus de 20 ans que je travaille pour VIFAC, aucune des milliers de femmes que j'ai rencontr\u00e9es ne m'a dit qu'elle regrettait d'avoir eu son enfant, qu'elle l'ait gard\u00e9 ou qu'elle l'ait fait adopter.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aucune femme n'a regrett\u00e9 d'avoir donn\u00e9 la vie \u00e0 son enfant, les femmes qui ont avort\u00e9 et qui le regrettent sont des milliers. Des milliers qui demandent de l'aide sur les r\u00e9seaux sociaux, dans les maisons VIFAC..., et il y a une r\u00e9ponse.&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Asociaci\u00f3n VIFAC \u2013 Vida y Familia ha cumplido ya 38 a\u00f1os. 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