Espagne

ForoPalabra Dépeuplement : l'intégration des paroisses rurales est en cours

Algunos obispos, como el titular de Osma-Soria, Mons. Abilio Martínez Varea, maduran nuevas fórmulas de atención pastoral como integrar parroquias rurales dispersas en una sola comunidad parroquial más misionera. Así lo explicó en el ForoPalabra Despoblación organizado por la revista Palabra.

Omnes-10 décembre 2019-Temps de lecture : 9 minutes

L'Espagne compte 8 131 municipalités, selon les données officielles, et 23 021 paroisses, selon le rapport officiel de la Conférence épiscopale. Depuis des années, certains experts ont lancé l'idée de fusionner des municipalités, sans grand succès. Mais les problèmes d'une Espagne vidée de sa substance, dus en grande partie au faible taux de natalité et à l'émigration des jeunes vers les villes, ne se limitent pas aux sphères civile et économique. 

En la atención pastoral, la Iglesia no abandona a las pequeñas comunidades rurales, pero como explicó en Palabra el mes pasado Juan Carlos Mateos, director del secretariado de la Comisión del Clero de la Conférence des évêques, los sacerdotes son hoy menos numerosos y tienen más años que en otras épocas, y sus parroquias se quedan en no pocas ocasiones con escasos fieles. El esfuerzo que deben realizar algunos sacerdotes, normalmente más jóvenes, para atender a los parroquianos es enorme y supera a veces sus fuerzas, en especial en comunidades autónomas como las dos Castillas, provincias de Galicia, Asturias, territorios de Aragón, Extremadura, zonas de Andalucía, etcétera. Y esto por no hablar de lo que Mateos llamaba "L'incroyance et la sécularisation, qui ne sont pas non plus un phénomène étranger à l'Espagne rurale".

Une réponse pastorale

Dans ce contexte de "réponse pastorale". Le ForoPalabra consacré au phénomène du dépeuplement, de la créativité et de la modernisation, l'évêque d'Osma-Soria, Mgr Abilio Martínez Varea, a fait la proposition de " mûrir la possibilité de considérer comme une seule communauté paroissiale toutes les paroisses confiées au soin pastoral d'un prêtre et d'agir en conséquence sur le plan pastoral ". Notre organisation pastorale actuelle, avec de nombreuses petites paroisses dispersées sur un territoire très vaste, appelle une profonde remise en question. Par conséquent, une réflexion sérieuse est nécessaire à tous les niveaux du diocèse".

Le ForoPalabra s'est déroulé à Madrid en présence de l'ingénieur Alejandro Macarrón, consultant et directeur de Renacimiento Demográfico, qui a introduit le sujet et fait office de modérateur ; de l'évêque de Cuenca, Mgr. José María Yangüas ; des vicaires d'autres diocèses touchés, comme celui de Coria-Cáceres ; des curés castillans qui s'occupent de jusqu'à 40 paroisses ; ainsi que le curé de Villahoz (Burgos), José Luis Pascual, où le 1er Congrès européen sur le repeuplement rural a eu lieu cet été, et des prêtres et des laïcs, qui ont été reçus par le directeur de Palabra, Alfonso Riobó, et le directeur général des institutions religieuses de Banco Sabadell, Santiago Portas, où le colloque a eu lieu.

La réflexion de l'évêque d'Osma-Soria vise à "pour donner effet à la proposition papale contenue dans l'exhortation apostolique Evangelii Gaudiumnuméro 28"qui est souvent considéré comme un document de programme. Le pape François y souligne que "La paroisse n'est pas une structure dépassée ; précisément parce qu'elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui requièrent la docilité et la créativité missionnaire du Pasteur et de la communauté. [Mais nous devons reconnaître que l'appel à la révision et à la rénovation des paroisses n'a pas encore porté suffisamment de fruits pour les rendre plus proches des gens, pour en faire des lieux de communion vivante et de participation, et pour les orienter complètement vers la mission".

Un peu plus tôt, l'évêque Martínez Varea a reconnu, selon les mots du Pape, qu'il est nécessaire d'aller de l'avant avec l'initiative de l'Union européenne. "Cela a toujours été fait de cette façon", et a repris ces paroles du point 33 de la même exhortation : "La pastorale dans la clé de la mission vise à abandonner le critère pastoral confortable du 'cela a toujours été fait de cette façon'. J'invite chacun à faire preuve d'audace et de créativité dans cette tâche consistant à repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes d'évangélisation dans leurs propres communautés. Une postulation d'objectifs sans une recherche communautaire adéquate des moyens de les atteindre est condamnée à devenir une simple fantaisie"..

Temps changeants, capacités changeantes

Conscient de ce défi, l'évêque de Soria, intervenant au Forum, a souhaité introduire sa réflexion sur les paroisses : "Nous vivons un véritable changement d'époque, face auquel nous nous trouvons déconcertés : la vie chrétienne avec le langage qui l'exprime semble être devenue incompréhensible et même étrange pour beaucoup, même pour ceux qui se disent croyants et ont une certaine vie ecclésiale. L'Évangile, notre "grammaire" pour interpréter la vie, semble en effet n'avoir aucune influence sur les sentiments et les actions quotidiennes des gens de notre temps. Le résultat est l'abandon constant de la vie ecclésiale, à commencer par la liturgie, des jeunes et des adultes ; dans nos églises, nous voyons surtout des personnes âgées...".

Il s'est ensuite intéressé aux paroisses et à leurs difficultés à être efficaces : "En effet, il y a quelques années encore, les paroisses étaient en mesure de mener à bien la mission de rendre l'Église visible en tant que signe efficace de l'annonce de l'Évangile pour la vie des hommes. Grâce à eux, chacun pouvait trouver dans sa propre paroisse l'aide nécessaire pour recevoir la foi et le baptême, mûrir dans la vie chrétienne et en témoigner dans le monde. Cependant, depuis quelques années, de nombreuses paroisses ne disposent plus des personnes et des ressources suffisantes pour mener efficacement ces actions, et il faut reconnaître qu'elles n'ont plus la capacité de mener à bien leur mission".

Par conséquent, la réflexion de Mgr Martinez Varea, qu'il a explicitée dans le Conseil pastoral diocésain de son diocèse, intitulé "Le visage missionnaire de l'Église d'Osma-Soria", souligne : "Lexpérience des dernières années rend souhaitable une révision, en tenant compte à la fois du dépeuplement subi dans presque toutes les zones du diocèse et des difficultés réelles que pose à la pastorale des fidèles la dispersion de la population dans une géographie aussi étendue, ainsi que de la difficulté objective que ce dépeuplement pose à la permanence de certains noyaux paroissiaux. À ce problème s'ajoutent l'âge moyen élevé du clergé diocésain et la crise préoccupante des vocations au sacerdoce qui, malheureusement, empêche le nécessaire renouvellement des générations"..

Selon elle, la situation ne doit pas conduire à "Une lamentation stérile ; chaque crise nous interpelle et nous appelle à nous concentrer sur l'essentiel. En d'autres termes, face à cette réalité, une question se pose : comment notre diocèse d'Osma-Soria peut-il continuer à accomplir sur son territoire la mission reçue du Christ en palliant la faiblesse de la paroisse comprise de manière traditionnelle ? Les changements culturels, sociaux et religieux exigent un élargissement de nos perspectives"..

Rénovation de la Honda

L'objectif est donc, selon l'évêque Martínez Varea, une transformation à l'horizon de la mission. " En effet, la paroisse, si elle veut se transformer à la racine, doit revenir à la source et retrouver la fraîcheur originelle de l'Évangile. Au sein de l'Église, tout renouveau doit viser la mission comme objectif, afin de ne pas tomber dans une sorte de repli ecclésial. Face à la situation qui se présente à nous, nous ne pouvons pas rester passifs dans nos temples".

"Jusqu'à il y a quelques années". -a poursuivi l'évêque, en approfondissant l'être de la paroisse, "La paroisse était autrefois identifiée à une partie des fidèles avec leur curé, la plupart du temps résident. Aujourd'hui, il n'est plus possible de dire "un prêtre, une paroisse". Le problème n'est pas seulement le manque de prêtres, mais nous assistons à une nouvelle époque où la clé est l'unité et la communion (prêtres, laïcs, vie consacrée). Dans notre diocèse, à l'exception de quelques cas, il existe une identité entre le centre de population et la paroisse, mais la vérité est que, depuis de nombreuses années, la plupart de nos paroisses n'ont pas été capables d'incarner et de projeter les éléments de base qui constituent toute paroisse : être une communauté de communautés, un centre constant d'envoi missionnaire, un lieu de communion et de participation, un lieu de formation d'agents d'évangélisation...".

Crise démographique

Avant de poursuivre la réflexion de l'évêque, il peut être utile de se pencher sur les données démographiques qu'il vient de citer sur "Dépeuplement.

"Nous passons d'un pays où un grand-parent s'occupait de quatre petits-enfants à un pays où quatre grands-parents s'occupent d'un petit-enfant.Le vieillissement moyen de la population espagnole, très préoccupant par son ampleur et son taux de croissance, a atteint des niveaux très élevés dans une grande partie de l'Espagne, selon l'exécutif. Le vieillissement moyen de la population espagnole, très préoccupant par son ampleur et son rythme de croissance, selon l'exécutif, a atteint des niveaux très élevés dans une grande partie de l'Espagne, et l'âge moyen continue de croître à un rythme approximatif de plus de deux ans par décennie. Par région autonome, Castilla y León est la région qui compte le pourcentage le plus élevé de personnes âgées de plus de 80 ans, non seulement en Espagne, mais aussi dans l'ensemble de l'Europe, sur un total de plus de 200 régions (NUTS 2, selon la terminologie de l'UE). Eurostat). Les Asturies sont en troisième position, et la Galice en cinquième. Par provinces ou équivalents (les régions NUTS 3, dans la terminologie de l Eurostat) d'au moins 100 000 habitants, soit plus de 1 500 au total en Europe, Orense a le pourcentage le plus élevé de personnes âgées de 65 ans et plus, et Zamora est deuxième. Lugo est dixième. 

Comparaison entre Soria et Jaén

"La principale cause du dépeuplement des provinces rurales au cours des 40 dernières années a été et reste le taux de natalité insuffisant. Les cas de Soria et de Jaén sont très illustratifs", Alejandro Macarrón a déclaré. "Jaén, dont l'émigration nette est beaucoup plus importante que celle de Soria depuis 1975, a perdu beaucoup moins d'habitants, et sa population est nettement moins âgée. Cela est dû au fait que son taux de fécondité moyen a été beaucoup plus élevé que celui de Soria au cours des dernières décennies (plus maintenant)".

Se ofrecen sólo un par de datos de los que dio el ingeniero, basados en el Instituto Nacional de Estadística. El número de enfants por mujer en España en Jaén en 1975 fue de 2,71; en Soria, 1,84, y la media española, 2,77. En 2018, los tres datos están igualados: Jaén, 1,27; Soria, 1,27, y media española, 1,25 hijos por mujer. Entre otros argumentos, el consultor señaló que "La structure et la stabilité de la famille ont une relation très claire avec la fertilité, et tout plan de naissance sérieux doit tenir compte de cet aspect. 

La communauté paroissiale, selon l'évêque

La question que s'est alors posée l'évêque d'Osma-Soria, Mgr Abilio Martínez Varea, portait sur les caractéristiques de cette communauté paroissiale issue du processus, qui a toujours "aurait une logique d'intégration plutôt que de simple agrégation", et dans lequel il serait mis "une importance beaucoup plus grande accordée aux personnes qu'aux choses". En d'autres termes, dit l'évêqueIl s'agit de mettre les fidèles au centre de la vie de la paroisse. De cette manière, il sera possible de dépasser l'idée erronée selon laquelle une paroisse est privée de prêtre uniquement parce que celui-ci ne vit pas dans la maison paroissiale, tout en libérant le prêtre de la nécessité de multiplier les célébrations et les diverses initiatives en fonction du nombre de paroisses (canoniques) qui lui sont confiées. Il ne s'agit pas d'une question purement nominaliste, ni même de la nécessité d'envisager une autre structure en raison du manque de clergé, mais de la nécessité d'assurer dans chaque communauté une riche atmosphère de vie chrétienne avec toutes ses composantes".

Le profil de cette communauté paroissiale serait le suivantComme les paroisses ne disparaîtraient pas juridiquement en tant que telles, il est désormais proposé de parler de communautés paroissiales pour désigner un groupe de paroisses sous la responsabilité d'un même prêtre. Les éléments qui composent la communauté paroissiale sont les mêmes : un certain nombre de fidèles et un prêtre qui préside la communauté au nom de l'évêque. Ce qui change, entre autres, c'est l'extension, qui comprend de plus en plus de noyaux. 

La communauté paroissiale, entendue comme un groupe de chrétiens et leur presbytre sur un territoire plus vaste que par le passé, a besoin, selon l'évêque de Soria, de se développer, "font un effort pour se comprendre comme "un", et donc pour organiser ce qui est nécessaire à une véritable expérience de foi en cette réalité. En résumé, la réforme de l'organisation paroissiale doit suivre une logique d'intégration et non de simple agrégation, c'est-à-dire que plutôt que de supprimer les paroisses voisines en les fusionnant dans une plus grande, il s'agit de mettre les paroisses "en réseau" afin de promouvoir une pastorale commune. Cela ne signifie pas l'appauvrissement ou l'abandon des petits noyaux, mais le contraire. Le sentiment fort d'une communauté paroissiale unique sera l'occasion de mieux partager les ressources en créant les ministères laïcs nécessaires aux différents domaines de la vie commune (animateurs liturgiques, caritatifs, responsables de l'administration...), ainsi qu'un conseil pastoral unique. En effet, dans cette nouvelle conception du service paroissial, l'implication des laïcs est essentielle".

La réflexion a également porté sur certains commentaires similaires à ceux formulés par Alejandro Macarrón : "Dans cette tâche de réflexion sur la façon dont nous pourrons diriger le diocèse dans un avenir immédiat, nous tiendrons compte de l'élément social de notre province, de la répartition de la population, des centres les plus peuplés et de quelque chose de très important : nous ne pouvons pas procéder à cette réorganisation sur la base de la situation actuelle, mais en considérant ce qu'il en sera dans cinq ou dix ans, quand il y aura vraisemblablement un nombre très réduit de fidèles et de prêtres".

En termes d'extension et de configuration, il y aura des communautés paroissiales de différents types : des centres importants et socialement significatifs, avec de petits noyaux qui gravitent autour d'eux ; des groupes de noyaux similaires en termes d'épaisseur sociale parmi lesquels il faudra identifier un centre ; ou des communautés paroissiales dans la ville de Soria.

Il n'y a pas eu de pénurie d'appels à "Surmonter certains obstacles comme la peur des petits noyaux d'être absorbés par les grands, le syndrome d'autosuffisance de ces derniers, la culture individualiste de notre époque qui modifie l'identité chrétienne, en la vidant du sens de l'appartenance ecclésiale, le "parochialisme", etc. Dans cette nouvelle voie de collaboration et de coresponsabilité, la communion entre les prêtres, les religieux et les laïcs et leur volonté de travailler ensemble constituent les prémisses nécessaires à une nouvelle façon de faire de la pastorale"..

Dans sa conclusion, l'évêque Martínez Varea a souligné l'approche missionnaire : "En Evangelii gaudium le pape souhaite que toutes les structures de l'Église deviennent plus missionnaires. La réforme de la paroisse est la première étape concrète de la démarche du Pape pour le renouvellement des structures. Cela indique déjà qu'il considère aussi la paroisse comme la manifestation de l'Église la plus proche des fidèles. Et il suggère que, si le pasteur et la communauté se mettent affectivement et efficacement dans une clé missionnaire, le renouvellement de la paroisse sera un fait". n

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