J'ai récemment lu un article qui m'a bouleversé : le nombre d'adultes sans amis a quadruplé, et dans des pays comme l'Allemagne ou la France, près de 40 % des ménages sont désormais composés d'une seule personne.
J'ai donc pensé transmettre à mes enfants quelques leçons importantes qui les marqueront à jamais. L'une d'elles est simple : ayez des amis. Leur nombre importe peu – même si, idéalement, au moins cinq – mais riez beaucoup avec eux.
Mes amis m'ont épargné des heures de thérapie. Ils m'ont révélé des vérités que certains recherchent dans la lecture des cartes (je sais que cela en offensera certains ou qu'on me dira que ça n'a rien à voir, mais c'est mon avis). Ils ont dissipé mes doutes – pas toujours rapidement – mais souvent mieux que n'importe quel algorithme. Et surtout, ils m'ont offert quelque chose qu'aucun réseau social ne peut remplacer : des histoires uniques et partagées.
Je pense à ce qui me rend heureuse : un bon verre de vin, discuter du Super Bowl, bronzer en silence, échanger des conseils mode sur SHEIN, recevoir du réconfort quand j’ai le cafard, me replonger dans mon enfance et me souvenir – en riant – de cette soirée où personne ne m’a invitée à danser. Dans mon cas, même la meilleure intelligence artificielle (et croyez-moi, je l’adore) ne pourrait pas remplacer le plaisir de partager tout cela avec une bonne amie. Car rien ne vaut une conversation en face à face avec l’une d’entre elles.
Ils ne sont pas toujours en ligne ou disponibles. Et c'est normal. L'affection véritable est ainsi : inconditionnelle, mais avec des limites ; accueillante, mais sans excès. Contrairement à n'importe quel assistant numérique, un ami peut vous dire sincèrement : “ Je ne connais pas la réponse, mais je suis là pour qu'on la trouve ensemble. ”.
Je partage entièrement l'avis d'Helen Keller lorsqu'elle a dit : “ Je préfère marcher avec un ami dans le noir que seule dans la lumière. ”
J'espère que mes enfants comprendront cela très tôt : la vie devient infiniment plus lourde quand on est seul, et étonnamment plus légère quand quelqu'un nous prend le bras. C'est pourquoi, plus que la réussite ou la sécurité, la seule chose que je souhaite vraiment pour eux, c'est qu'ils ne manquent jamais d'un repas partagé, d'un rire spontané et d'un ami qu'ils considèrent comme leur foyer.





