On sait que 2026 marquera le centenaire de la mort d'Antoni Gaudí. Cela m'a incité à redécouvrir la biographie de ce brillant architecte écrite par Rafael Álvarez Izquierdo. Dans cet ouvrage, il relate un aspect méconnu de la vie de Gaudí : il n'eut d'autre choix que de solliciter des fonds auprès de particuliers pour poursuivre la construction du… Sainte Famille.
Lors d'une de ces visites, il fut très reconnaissant d'un don reçu d'une personne à qui il était venu demander de l'aide. Le donateur lui dit qu'il n'était pas nécessaire de le remercier, car cela n'exigeait aucun sacrifice de sa part. Gaudí lui expliqua gentiment que cela n'avait aucun sens, ou plutôt, que cela n'avait aucun sens pour lui, en tant que collaborateur d'une bonne cause, si cela ne demandait aucun effort. Il lui suggéra d'intensifier ses efforts jusqu'à ce que cela devienne difficile, afin que son action soit agréable à Dieu. Il expliqua ensuite que la charité sans sacrifice comme fondement n'est pas la véritable charité, et relève peut-être simplement de la vanité.
Cette personne fut profondément touchée par le message reçu, transmis avec tant de clarté et de bienveillance. Elle s'efforça de le mettre en pratique et, avec humilité, fit un don bien plus important. Parallèlement, c'est elle qui remercia Gaudí de l'avoir aidée à aider plus efficacement les autres.





