Les réseaux et l'Évangile : faire le point sur le phénomène des missionnaires numériques

La récente célébration du jubilé des évangélisateurs numériques est une bonne occasion de mesurer l'ampleur de ce phénomène, avec ses lumières et ses ombres.

31 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Au cours des cinq dernières années, le phénomène de ce que l'on appelle les "missionnaires numériques" ou les influenceurs catholiques a pris une ampleur considérable. Au début, je l'avoue, j'ai abordé ce monde avec un certain mélange d'enthousiasme, d'étonnement et de méfiance. Le terme "influenceur" n'est pas vraiment le plus attirant quand on pense à quelque chose d'aussi sacré que la transmission de la foi. Cependant, au cours des deux dernières années, j'ai eu l'occasion de côtoyer une vingtaine d'entre eux et mon expérience a été très positive, au point que je pense qu'un véritable paradigme évangélisateur est peut-être en train de se mettre en place.

Le positif

La première chose qui m'a frappé chez beaucoup de ces évangélisateurs numériques, c'est leur profondeur spirituelle. Ce ne sont pas des personnes qui commencent à parler de Dieu simplement parce qu'elles ont un certain charisme ou des compétences en matière de réseau. J'ai vu chez eux un désir sincère de vie intérieure, de contact personnel avec Jésus-Christ, de prière et de sacrements. Ils savent qu'on ne peut pas donner ce qu'on n'a pas, et c'est pourquoi leur priorité n'est pas le micro, mais le tabernacle.

Deuxièmement, j'ai perçu chez eux une grande responsabilité dans l'amélioration de leur formation. Ceux qui expliquent publiquement les vérités de la foi - souvent devant des milliers de personnes - savent qu'ils ne peuvent pas improviser. C'est pourquoi ils se forment, ils se laissent accompagner, ils posent des questions, ils lisent, ils contrastent. Ce désir d'apprendre et de transmettre fidèlement est une caractéristique très encourageante. Un des aspects qui les aide à être très conscients de ce point est que chaque fois qu'ils donnent un message peu clair ou erroné, ils reçoivent de nombreux retours, qui les corrigent rapidement. Cela aide certainement à prendre conscience de ses propres lacunes.

Un troisième point qui m'a impressionné est l'absence d'obsession pour les mesures. Dans un monde qui mesure le succès en "likes" et en followers, beaucoup d'entre eux ont appris à voir les choses différemment : l'évangélisation ne consiste pas à devenir virale, mais à atteindre les cœurs. L'important n'est pas la quantité, mais la fécondité spirituelle. C'est pourquoi ils préfèrent souvent un commentaire profond à une centaine de "likes" éphémères.

J'ai également été édifié par leur désir de communauté. Bien qu'ils travaillent depuis leur maison ou leur studio, et que beaucoup n'appartiennent pas à une structure ecclésiale spécifique, j'ai vu chez eux une forte volonté de faire Église, de collaborer, de se soutenir les uns les autres, de ne pas agir comme des flibustiers mais comme les membres d'un corps. Il existe une véritable communion entre eux, non seulement dans le style mais aussi dans l'esprit. En ce sens, ils sont des bâtisseurs de ponts et contribuent énormément à apaiser des environnements plutôt polarisés.

Les risques

Un autre point positif est la conscience qu'ils ont des dangers de leur média. Bien qu'ils travaillent avec des outils numériques, ils insistent beaucoup pour ne pas tomber dans le piège de l'évasion virtuelle, ce dont ils sont très conscients puisqu'ils sont les premiers à passer de nombreuses heures sur les réseaux. Ils mettent souvent en garde leurs adeptes contre les risques de vivre rivés à un écran. Ils les invitent à prier, à aller à la messe, à soigner leurs relations réelles, à sortir dans le monde physique. Ils sont, dans bien des cas, des voix de l'intérieur du système qui mettent en garde contre ses excès.

Cela n'enlève rien aux risques. Plus le public est large, plus les dégâts sont importants si le message est erroné ou la vie incohérente. C'est pourquoi l'accompagnement, l'humilité et la vigilance spirituelle sont si importants. Tous ceux qui ont des adeptes ne sont pas des apôtres, et tout ce qui sonne catholique n'est pas le véritable évangile.

Mais avec ses ombres et ses lumières, cette nouvelle génération d'évangélisateurs semble inaugurer une manière de se connecter avec de nombreuses personnes d'une manière attrayante. L'évangélisation, qui pendant des siècles était principalement entre les mains des ordres religieux et qui, plus récemment, a pris un nouvel élan grâce à de nombreuses institutions laïques et à des paroisses actives, se développe aujourd'hui fortement dans l'environnement numérique. À travers les réseaux sociaux, de nombreuses personnes - sans cesser d'appartenir à une famille spirituelle - portent l'Évangile au-delà des circuits traditionnels, atteignant de nouveaux publics et de nouveaux contextes. Et ils le font avec créativité, audace et, souvent, avec une fidélité qui émeut.

L'avenir de l'évangélisation ne dépend pas exclusivement d'eux, mais il en dépend certainement pour de nombreuses personnes. Elles ne remplaceront jamais la richesse de la paroisse, du groupe de vie ou de la rencontre personnelle, mais elles peuvent en être la porte d'entrée. Comme l'a dit le pape François, nous ne devons pas avoir peur d'entrer dans les périphéries. Et aujourd'hui, beaucoup de ces périphéries se trouvent de l'autre côté de l'écran. Le fait que certains osent y apporter le Christ, avec vérité et amour, est une raison d'espérer.

L'auteurJavier García Herrería

Rédacteur en chef de Omnes. Auparavant, il a collaboré à divers médias et a enseigné la philosophie au niveau du Bachillerato pendant 18 ans.

Monde

R. Palomino : "La judiciarisation de tous les problèmes conduit à un récit de gagnants et de perdants".

Une conférence à Oxford aborde les tensions entre la sécularisation et la religiosité identitaire, la protection inégale de la liberté religieuse et les différences structurelles avec le modèle américain.

Javier García Herrería-31 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Les 23 et 24 juillet, une conférence spécialisée dans la liberté religieuse et la polarisation, avec un accent particulier sur les questions juridiques, s'est tenue à l'Université d'Oxford. L'un des intervenants était le professeur Rafael Palomino, professeur de droit à l'université Complutense de Madrid. Nous nous sommes entretenus avec lui sur certaines des questions soulevées lors de la conférence.

Votre intervention porte sur la judiciarisation des conflits liés à la liberté religieuse et à la polarisation en Europe. Quelles sont les principales causes que vous identifiez pour expliquer le transfert croissant de ces débats vers la sphère judiciaire ?

- Il y a de moins en moins d'instances non étatiques partagées par tous qui ont une autorité reconnue pour résoudre les conflits sociaux. Cela signifie que nous transférons tous nos conflits (des conflits familiaux aux grandes questions morales) aux tribunaux.

De plus, les revendications sociales et les aspirations personnelles de toutes sortes sont transformées ou traduites en droits fondamentaux ; et comme la protection de ces soi-disant droits est du ressort des tribunaux, on assiste là aussi à une judiciarisation des conflits.

Cela met-il la démocratie en danger ?

- C'est le cas. Le risque est, entre autres, que la judiciarisation conduise inévitablement à un récit de gagnants et de perdants : il n'y a pas de négociation, pas de dialogue, certains gagnent et d'autres perdent, certains sont accueillis à bras ouverts par l'État, d'autres sont répudiés. La société civile est divisée et la démocratie est instrumentalisée.  

La polarisation religieuse est souvent liée à la sécularisation. Existe-t-il un consensus parmi les experts sur la question de savoir si la sécularisation est remplacée par un nouveau type de religiosité publique ou identitaire ? 

- Il n'y a pas d'accord sur ce point. Certains experts affirment que l'instrumentalisation de la religion par les partis populistes pourrait même accélérer la sécularisation. Mais les processus nationaux sont très différents les uns des autres. En Italie, par exemple, la religion catholique a joué un rôle important dans la construction d'une religion civile cohésive, indépendamment de ce que les populismes ont ou n'ont pas prôné.

En France, le populisme a été dirigé contre l'islam, mais pas en faveur du christianisme, mais pour défendre la laïcité républicaine. Aux Pays-Bas, il n'y a pas de prise en charge de l'identité religieuse par les acteurs politiques. La Pologne et la Hongrie sont peut-être les pays qui ont intégré l'identité religieuse dans l'action politique.

Des exemples ont-ils été discutés sur la manière dont les gouvernements européens ont géré de manière équilibrée (ou non) la relation entre la liberté religieuse et la santé publique, par exemple pendant la pandémie ? 

- Cette question reste un sujet d'intérêt pour les experts, même si plusieurs années se sont écoulées. Deux éléments ont été particulièrement critiqués en ce qui concerne la situation de la liberté religieuse pendant la pandémie. Premièrement, le manque de sensibilité juridique pour limiter proportionnellement les droits fondamentaux, en particulier la liberté religieuse, dans les situations où la santé publique est en jeu.

Deuxièmement, la discrimination de la religion par rapport à d'autres activités sociales considérées comme "essentielles" : il existe une sorte de parti pris ou de préjugé somatique selon lequel l'État considère les supermarchés, les cafés, les coiffeurs ou les studios de tatouage comme des activités essentielles, alors que les activités dans les lieux de culte ne le sont pas : après tout, affirme-t-on, on peut prier n'importe où.....

En ce qui concerne les Etats-Unis, quelles différences structurelles ont été mises en évidence entre les modèles américain et européen en ce qui concerne le rôle de la religion dans l'espace public et la gestion des conflits idéologiques ? 

- En général, il semble qu'aux États-Unis, par rapport à l'Europe, la polarisation sociale soit devenue beaucoup plus aiguë, surtout depuis les présidences Obama, de sorte que les deux grands partis, républicain et démocrate, absorbent complètement toutes les autres identités et positions sur toutes les questions possibles : l'immigration, la pratique de la religion, l'idéologie du genre, la politique d'identité, les soins de santé, etc. Cela semble rendre la compréhension et le dialogue difficiles, tant au niveau social qu'institutionnel. En Europe, cependant, une telle situation ne s'est pas produite. 

Avez-vous une évaluation du rapport ?La prochaine vague: La prochaine vague : comment l'extrémisme religieux reprend le pouvoir".par le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs 

- Lors de certaines séances du séminaire, ce rapport a été commenté, car il correspondait au contenu des sujets abordés. Outre le contenu spécifique du rapport, je pense qu'il n'y a rien d'inhabituel dans le fait que différents groupes, fondations ou pays (également des laïcs, des séculiers, des défenseurs des droits génésiques, etc. qui ne sont pas le sujet du rapport) soutiennent ou financent des activités dans d'autres pays ou sur d'autres continents pour faire avancer leur cause. Le présent rapport est probablement le résultat d'un tel financement ou d'une telle promotion. 

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Évangile

Les types de colère. 18e dimanche du temps ordinaire (C)

Joseph Evans commente les lectures du 18e dimanche du temps ordinaire (C) pour le 3 août 2025.

Joseph Evans-31 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Il y a une bonne et une mauvaise colère. Notre Seigneur a fait preuve d'une bonne colère dans le Temple lorsque, face à tant d'achats et de ventes, face à la corruption de la maison de son Père, il a chassé tous les vendeurs. Mais un exemple de mauvaise colère, ou même de ressentiment, se trouve dans l'Évangile d'aujourd'hui, lorsqu'un frère se plaint à Jésus que son autre frère ne lui donne pas une partie de l'héritage. On peut voir l'irritation de celui qui parle.

La réponse de Jésus est curieuse : "Homme, qui m'a fait juge ou arbitre entre vous ?". Si Jésus n'est pas le juge des vivants et des morts (cf. Matthieu 25, 31), celui à qui le Père a confié tout jugement (cf. Jean 5, 22), qui pourrait l'être ? Mais le Christ parle ici en tant que chef et fondateur de l'Église, en tant que celui qui nous conduit à la vie éternelle, et dans ces fonctions son rôle n'est pas celui d'un arbitre des conflits de succession. Et c'est là le cœur du problème.

Il leur dit : "Prenez garde à toute forme de convoitise, car même si quelqu'un est dans l'abondance, sa vie ne dépend pas de ses biens. Car si quelqu'un a beaucoup d'argent, sa vie ne dépend pas de ses biens".. Puis il raconte la parabole d'un homme qui pensait que c'était le cas, qui pensait qu'il pouvait se reposer sur ses richesses. Il ne savait pas qu'il allait mourir cette nuit-là et, comme le dit Jésus, "Qui sera celui que tu as préparé ? Le Christ souligne ensuite que  "Il en est de même pour celui qui amasse pour lui-même et qui n'est pas riche devant Dieu.. La principale leçon à retenir est que nous devons viser les trésors éternels - la vie avec Dieu et les saints - et non les richesses de la terre.

Cela ne vaut pas la peine de se mettre en colère pour des questions de propriété. Si nous devons nous mettre en colère pour quelque chose, avec une juste indignation, nous devrions être en colère de voir Dieu insulté et la religion corrompue. Nous devrions être en colère, avec une juste indignation menant à l'action, en voyant les pauvres exploités et maltraités. L'homme riche de la parabole a accumulé sa propre destruction. En luttant contre toutes les formes d'avidité et en cherchant à vivre détachés des biens de ce monde et généreusement soucieux de ceux qui sont dans le besoin, nous accumulons pour nous-mêmes et pour les autres une abondance de miséricorde et de bénédictions divines.

Vatican

Les deux premières grandes rencontres du pape avec les jeunes à Rome

La place Saint-Pierre ouvre ses bras pour accueillir le pape et les jeunes venus à Rome pour le Jubilé.

Javier García Herrería-30 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Le Pape Léon XIV a déjà eu deux grandes rencontres avec les premiers jeunes arrivés à Rome pour participer à la semaine jubilaire qui culminera par une veillée de type JMJ à Tor Vergata.

Hier, 29 juillet, il a fait une longue promenade en papamobile, saluant les plus de 120 000 visiteurs qui ont rempli la place Saint-Pierre jusqu'au Château Saint-Ange. Le pape est apparu à la fin d'une messe présidée par l'archevêque Rino Fisichella sur la place Saint-Pierre, dans le cadre d'une série de célébrations organisées tout au long de la semaine pour accueillir le Jubilé de la jeunesse.

"Jésus nous dit que vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde", a déclaré le pape Léon en anglais. "Et aujourd'hui, vos voix, votre enthousiasme, vos acclamations, qui sont toutes pour Jésus-Christ, seront entendues jusqu'aux extrémités de la terre", a-t-il ajouté en espagnol au milieu d'énormes acclamations.

"Aujourd'hui commence un voyage, le Jubilé de l'espoir, et le monde a besoin de messages d'espoir. Vous êtes ce message et vous devez continuer à donner de l'espoir à tous", a-t-il déclaré. "Marchons ensemble avec notre foi en Jésus-Christ", a-t-il déclaré en italien. "Et nos cris doivent aussi être ceux de la paix dans le monde. "Disons-le tous : nous voulons la paix dans le monde !", a-t-il crié, tandis que la foule répondait : "Nous voulons la paix dans le monde".

Catéchèse du mercredi

Le mercredi matin 30 juillet, le Pape Léon XIV a centré sa réflexion de la catéchèse hebdomadaire sur la guérison du sourd-muet racontée dans l'Évangile de Marc (Mc 7, 32-37). Avec cet épisode, il conclut son voyage à travers la vie publique de Jésus, "faite de rencontres, de paraboles et de guérisons".

Le souverain pontife a expliqué que cette scène évangélique reflète également l'état du monde actuel, marqué par un profond malaise : "Notre monde est imprégné d'un climat de violence et de haine qui mortifie la dignité humaine", a-t-il déclaré. Il a ajouté que nous vivons dans une société malade d'une "boulimie de connexions sur les réseaux sociaux", où la surexposition et les troubles émotionnels poussent de nombreuses personnes à opter pour l'isolement ou le silence intérieur.

À partir du comportement de Jésus dans ce récit - qui prend l'homme à part, le touche tendrement et lui dit "Ouvre-toi" (Ephpheta) - le pape a développé une lecture pastorale et spirituelle : "C'est comme si Jésus lui disait : "Ouvre-toi à ce monde qui te fait peur ! Ouvre-toi aux relations qui t'ont déçu ! Ouvre-toi à la vie que tu as renoncé à affronter"".

Le Saint-Père a souligné que cette guérison ne rend pas seulement la parole à l'homme, mais qu'elle le fait "normalement", laissant entendre que le silence antérieur était peut-être le fruit d'un sentiment d'incompréhension ou d'inadéquation : "Nous faisons tous l'expérience d'être incompris et de ne pas nous sentir compris", a-t-il rappelé. En ce sens, il a invité tout le monde à demander à Dieu de guérir nos paroles : "éviter de blesser les autres avec nos paroles" et communiquer "avec honnêteté et prudence".

Le pape a également insisté sur le fait que la foi authentique exige un cheminement à la suite de Jésus : "Pour connaître vraiment Jésus, il faut parcourir un chemin, il faut être avec lui et passer par sa passion... Il n'y a pas de raccourci pour devenir disciple de Jésus".

Enfin, il a conclu par une prière pour tous ceux qui sont blessés par le mauvais usage des mots et pour la mission de l'Église en tant que guide vers le Christ : "Prions pour l'Église, afin qu'elle ne manque jamais à sa tâche d'amener les gens à Jésus, pour qu'ils entendent sa Parole, qu'ils en soient guéris et qu'ils deviennent, à leur tour, porteurs de son annonce du salut.

Le mystère du salut des âmes

Il est naturel de se poser la question de savoir quelles sont les âmes sauvées, mais il est bon de laisser dans le mystère de Dieu ce que Dieu a voulu laisser dans le mystère de sa sagesse et de sa miséricorde.

30 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Le père Antonio Spadaro a annoncé qu'il publiera un livre intitulé "De François à Léon XIV", dans lequel il rassemblera des déclarations faites par le pape Léon XIV alors qu'il était encore cardinal.

Dans cet ouvrage, le cardinal Robert Francis Prevost se souvient d'une conversation avec le pape François, au cours de laquelle le défunt pontife romain a exprimé son "souhait-opinion" que Judas ait été sauvé. Le pape François lui a alors montré l'image d'une sculpture trouvée dans une cathédrale gothique en France, dans laquelle il voyait une image de Judas, après qu'il se soit suicidé, et Jésus à côté de lui, tenant le corps de Judas dans ses bras.

Le pape François a ajouté : "Il n'y a rien de dogmatique là-dedans, qu'est-ce que cela pourrait signifier ? Il n'est pas nécessaire d'entrer dans toute la question du ciel et de l'enfer ; oui, ils existent, mais est-il possible de penser que la miséricorde de Dieu peut atteindre même le pire des pécheurs ?

Le salut éternel : la grande question ! Tout le monde est déjà sauvé ? L'enfer est vide ?

Ce que le Seigneur a voulu laisser dans le mystère, laissons-le dans le mystère. N'allons pas au-delà de ce qui nous a été révélé. Il y a une expression extraordinaire de Jésus à propos de Judas : "Le Fils de l'homme s'en ira, comme il est écrit de lui, mais malheur à celui qui le livrera ! Il aurait mieux valu pour cet homme qu'il ne soit pas né. C'est moi, Rabbi, dit Judas, qui le trahirai. Et il lui dit : "Tu l'as dit"" (Mt 26,24).

Il nous a également été révélé que Jésus a prié sur la croix pour ceux qui l'avaient conduit à la torture et à la mort : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font" (Lc 23, 34).

Enfin, pour ne pas continuer : laissons dans le mystère de Dieu ce que Dieu a voulu laisser dans le mystère de sa sagesse et de sa miséricorde.

L'auteurCelso Morga

Archevêque émérite du diocèse de Mérida Badajoz

Vatican

Léon XIV appelle les missionnaires numériques à être des bâtisseurs de paix et de réseaux humains

Le pape Léon XIV a encouragé les missionnaires numériques à révolutionner l'internet par la paix, la vérité et l'amour, en construisant des réseaux qui guérissent et relient les cœurs.

OSV / Omnes-30 juillet 2025-Temps de lecture : 4 minutes

Consacrer un jubilé aux influenceurs et aux créateurs de contenu catholiques semble "historique", le Vatican manifestant un soutien croissant aux missionnaires numériques et à leur influence. Lors d'une série de conférences organisées à l'Auditorium Conciliazione de Rome le 28 juillet, il a souvent été rappelé que derrière tous ces efforts en ligne se cachent de vraies personnes.

Plus de 1 000 personnes de plus de 70 pays y ont participé. Inés San Martín a déclaré que ce qui l'avait le plus impressionnée était la beauté de "voir les influenceurs se saluer les uns les autres". Il n'y avait pas de compétition, pas de comparaison, juste des personnes enthousiastes à l'idée de se rencontrer pour la première fois en personne. Il a déclaré avoir entendu des gens se dire : "Je t'ai observé, j'ai appris de toi. J'ai appris de vous. Vous m'avez évangélisé, je peux vous serrer dans mes bras ? C'est vraiment extraordinaire.

Michael Lofton, animateur du podcast Reason & Theology, a déclaré à CNS qu'il avait été frappé par l'encouragement à ce que les influenceurs numériques ne soient pas motivés par le gain personnel. "Nous devons dire la vérité même si nous n'avons pas d'abonnés, même si nous n'avons pas de likes", a-t-il déclaré. "C'est quelque chose que Jésus a fait, et parfois il a perdu des disciples, n'est-ce pas ? Cela lui a coûté cher. Mais nous devons quand même le faire.

"Nous devons nous demander si cela a un impact, si c'est constructif, si c'est vrai. Non, est-ce que cela va me permettre d'avoir plus d'adeptes ?

Katie Prejean McGrady, auteur, podcaster et présentatrice radio sur The Catholique Sirius XM Channel, a déclaré à CNS que son "manuel de mission numérique" était guidé par le bienheureux Carlo Acutis, qui encourageait les gens à être la personne originale que Dieu a créée, et non des photocopies. "Si vous êtes vous-même, si vous êtes un témoin authentique de la beauté, de la vérité et de la bonté de notre Évangile, et que vous le faites en partageant votre famille, en parlant de vos enfants, en parlant de ce qui compte le plus pour vous" et de votre vie quotidienne, a-t-il dit, alors "les gens sont attirés par cela. Ils veulent en parler avec vous.

M. McGrady a déclaré qu'il était "formidable que l'Église reconnaisse qu'il s'agit d'un groupe de personnes qui accomplissent quelque chose de concret et un véritable ministère dans le monde" en organisant un Jubilé dédié.

Le message de Léon XIV

Lors d'une réunion avec des missionnaires numériques et des personnalités catholiques influentes, le pape Léon XIV a lancé un appel profond à renouveler la mission de l'Église dans les environnements numériques. Dans un message empreint de responsabilité culturelle et de perspective évangélique, le souverain pontife a placé l'annonce de la paix au cœur du témoignage chrétien : "Chers frères et sœurs, nous avons commencé par cette salutation : la paix soit avec vous. Et combien nous avons besoin de paix à notre époque, déchirée par les inimitiés et les guerres. Et combien la salutation du Seigneur ressuscité nous appelle à témoigner aujourd'hui : 'La paix soit avec vous' (Jn 20,19). Que la paix soit avec nous tous. Dans nos cœurs et dans nos actions.

A partir de là, il a défini le rôle essentiel de l'Eglise : "Telle est la mission de l'Eglise : annoncer la paix au monde. La paix qui vient du Seigneur, qui a vaincu la mort, qui nous apporte le pardon de Dieu, qui nous donne la vie du Père, qui nous montre le chemin de l'Amour".

Et cette même tâche, a-t-il dit, incombe désormais à ceux qui vivent leur foi également dans le domaine numérique : "C'est la mission que l'Église vous confie aujourd'hui à vous aussi, qui êtes ici à Rome pour votre jubilé, qui êtes venus renouveler l'engagement de nourrir d'espérance chrétienne les réseaux sociaux et les environnements numériques".

Proclamer la bonne nouvelle

Le pape a souligné que la paix doit être proclamée dans tous les espaces possibles : "La paix doit être recherchée, proclamée, partagée dans tous les lieux, aussi bien dans les scènes dramatiques de la guerre que dans les cœurs vides de ceux qui ont perdu le sens de l'existence et le goût de l'intériorité, le goût de la vie spirituelle.

Avec une claire dimension missionnaire, il les a invités à aller à la rencontre du monde : "Et aujourd'hui, peut-être plus que jamais, nous avons besoin de disciples missionnaires qui apportent au monde le don du Ressuscité ; qui donnent une voix à l'espérance que Jésus vivant nous donne, jusqu'aux extrémités de la terre (cf. Ac 1,3-8) ; qui vont là où il y a un cœur qui espère, un cœur qui cherche, un cœur qui a besoin. Oui, jusqu'aux extrémités de la terre, jusqu'aux extrémités existentielles où il n'y a pas d'espoir".

Ce n'est pas qu'une question d'adeptes

Le Saint-Père a également lancé un deuxième grand défi : "Chercher toujours la 'chair souffrante du Christ' dans chaque frère et sœur que nous rencontrons sur Internet". Reconnaissant que nous vivons dans une nouvelle culture "profondément caractérisée et façonnée par la technologie", le pape a souligné qu'il appartient à chacun d'entre nous "de veiller à ce que cette culture reste humaine".

Il a insisté sur le fait que "notre mission, votre mission, est de nourrir une culture d'humanisme chrétien, et de le faire ensemble. C'est la beauté du "réseau" pour nous tous".

Conscient de l'impact de l'intelligence artificielle et des changements technologiques, le pape a mis en garde : "Nous nous trouvons aujourd'hui dans une culture où la dimension technologique est présente dans presque tout, d'autant plus que l'adoption généralisée de l'intelligence artificielle marquera une nouvelle ère dans la vie des individus et de la société dans son ensemble". Il a également souligné le besoin de discernement et d'authenticité : "C'est un défi que nous devons relever : réfléchir à l'authenticité de notre témoignage, à notre capacité d'écouter et de parler, à notre capacité de comprendre et d'être compris".

Réparer les réseaux

Dans la partie la plus créative et pastorale de son message, Léon XIV a proposé aux jeunes de "réparer les filets", en reprenant le geste symbolique des premiers apôtres : "Jésus a appelé ses premiers apôtres alors qu'ils réparaient leurs filets de pêcheurs (cf. Mt 4, 21-22). C'est ce qu'il nous demande à nous aussi, et il nous demande aujourd'hui de construire d'autres filets : des filets de relations, des filets d'amour, des filets de libre échange, dans lesquels l'amitié est authentique et profonde".

Et il a décrit avec force le type de réseaux que nous devons construire : "Des réseaux où ce qui a été brisé peut être réparé, où la solitude peut être comblée, quel que soit le nombre de suiveurs - les suiveurs - mais en faisant l'expérience, à chaque rencontre, de la grandeur infinie de l'Amour. Des réseaux qui ouvrent l'espace à l'autre, plus qu'à eux-mêmes, où aucune "bulle de filtre" ne peut éteindre la voix du plus faible. Des réseaux qui libèrent, des réseaux qui sauvent. Des réseaux qui nous font redécouvrir la beauté de se regarder dans les yeux. Des réseaux de vérité. Ainsi, chaque histoire de bien partagé sera le nœud d'un réseau unique et immense : le réseau des réseaux, le réseau de Dieu.

Enfin, le pape a encouragé tous les missionnaires numériques à surmonter la logique de l'isolement et de la superficialité : "Soyez des agents de communion, capables de briser la logique de la division et de la polarisation, de l'individualisme et de l'égocentrisme. Concentrez-vous sur le Christ, pour vaincre la logique du monde, des fake news et de la frivolité, par la beauté et la lumière de la vérité (cf. Jn 8, 31-32)".

L'auteurOSV / Omnes

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Éducation

L'art, la foi et la beauté s'achèvent à l'Observatoire de l'Invisible de l'Escorial

Du 21 au 26 juillet, la cinquième édition de l'Année européenne de l'éducation et de la formation tout au long de la vie s'est tenue à Paris. Observatoire de l'Invisible au monastère royal de San Lorenzo de El Escorial, un forum qui a réuni plus de 150 artistes de différentes disciplines autour d'une proposition singulière : fusionner la création artistique, la spiritualité et l'inspiration chrétienne.

Javier García Herrería-29 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Pendant six jours intenses, les participants et les enseignants ont vécu ensemble dans une atmosphère de silence, de dialogue et de réflexion contemplative. Sous la devise "O flamme de l'amour vivant", l'initiative a tourné son regard vers le feu, symbole de l'Esprit Saint et but ultime de la recherche spirituelle, philosophique et esthétique.

Dix ateliers pratiques ont été proposés dans les domaines de la peinture, de la musique, de la poésie, du théâtre, de la sculpture, de la photographie, de la conservation et de la gravure. Chaque atelier intégrait technique et contemplation : par exemple, Rosell Meseguer a retrouvé les techniques du cyanotype et de la photographie analogique ; Raúl Marcos et El Primo de Saint Tropez ont réalisé des performances inspirées des chemins mystiques de Saint Jean de la Croix ; et Ignacio Yepes a abordé les Cantigas d'Alfonso X, soulevant des questions sur la foi par le biais de la musique.

L'événement a été marqué par des moments clés tels que la classe de maître du peintre Antonio López sur le lien entre le feu, l'art, la vérité et la bonté, et le dialogue tant attendu entre l'archevêque Luis Argüello et le président de la Commission européenne. interprète Niño de Elche sur la transcendance, la foi et l'esthétique, également ouvert au public hétérodoxe en quête de spiritualité.

L'inspiration chrétienne : la recherche de la vérité, de la bonté et de la beauté

L'Observatoire part d'une base chrétienne solide, affirmant que la création artistique est un moyen de rendre visible l'invisible, de répondre au mystère humain et de cultiver la beauté. Javier Viver, directeur du projet, résume l'approche : "Traditionnellement, l'art... nous permet de voir tout ce qui est invisible, de donner des réponses aux grandes inconnues de l'être humain".. Pour des artistes comme Miguel Coronado et José Castiella, la foi devient une force productive : "Mon art établit un lien avec la transcendance par le biais de la beauté. ou dans le cadre d'un processus de retour au divin à partir du quotidien.

L'Observatoire s'est achevé par un concert public des Cantigas de Alfonso X interprétées par l'atelier d'Ignacio Yepes, suivi d'une messe solennelle dans la basilique du monastère présidée par l'évêque auxiliaire de Madrid, Vicente Martín. La soirée artistique s'est achevée dans une atmosphère de gratitude et de recueillement.

Le site Observatoire de l'Invisible 2025 a été une expérience artistique d'une grande profondeur spirituelle, au cours de laquelle la philosophie fondatrice de la rencontre a été consolidée : l'art comme langage sacré, la beauté comme pont vers la transcendance et le feu comme métaphore de l'esprit créatif. Au-delà de l'acte performatif, les participants, croyants et non-croyants, ont abordé des questions profondes : qu'est-ce que l'invisible, comment la beauté s'articule-t-elle avec la vérité et la bonté ? Des valeurs fortes que l'art, lorsqu'il est conscientisé, peut nous aider à contempler et à habiter.

Vatican

Quelles sont les relations entre l'Église orthodoxe russe et le Vatican ?

Le ministre des affaires étrangères de l'Église orthodoxe russe fait part au souverain pontife de sa préoccupation concernant la situation des orthodoxes en Ukraine.

Rédaction Omnes-29 juillet 2025-Temps de lecture : < 1 minute

Lors d'un événement d'une grande importance œcuménique, le métropolite Antonij, chef du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a rencontré le pape Léon XIV au Vatican. Il s'agit de la première rencontre officielle entre le pontife et un haut représentant de l'Église orthodoxe russe depuis le début de son pontificat.

Antonij, l'envoyé du patriarche Kirill, a discuté avec le pape de diverses questions d'intérêt commun, en mettant l'accent sur le dialogue entre orthodoxes et catholiques, ainsi que sur les défis partagés dans des contextes de conflit tels que le Moyen-Orient et, en particulier, l'Ukraine.

Selon un communiqué publié par le patriarcat de Moscou, le métropolite a fait part au pape de la préoccupation de son Église face à ce qu'il a décrit comme une "persécution" de l'Église orthodoxe liée à Moscou sur le territoire ukrainien.

Bien qu'il s'agisse de la première rencontre avec Léon XIV, Antonij n'est pas un inconnu au Vatican. Ces dernières années, il a été l'un des interlocuteurs les plus visibles entre l'Église orthodoxe russe et le Saint-Siège, en particulier en période de tensions politiques et religieuses.

Cette rencontre renforce les efforts des deux Églises pour maintenir ouvertes les voies du dialogue dans un contexte international de plus en plus complexe.


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CollaborateursAlberto Sánchez León

L'abandon des limites nous rend grands

Le dépassement des limites nous permet de grandir et de découvrir notre véritable grandeur en tant qu'êtres humains. Vivre au-delà de nos capacités mentales, émotionnelles et volontaires, c'est sortir du bocal pour entrer dans la liberté de la mer.

29 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

L'espace est important. Mais il n'est pas infini. L'espace a ses limites. Lorsque vous mettez des poissons dans un aquarium, leur vie est conditionnée par l'espace. Ce conditionnement est fort. Selon la taille de l'aquarium, les poissons peuvent se reproduire plus ou moins, ils peuvent même se manger entre eux, ils peuvent aussi arrêter de grandir physiquement... L'espace est important, mais il a ses limites. Il en va de même pour le temps. Et le fait est que les limites nous rapetissent, elles nous empêchent de grandir. 

Il y a un mépris des limites à notre époque. Il y a des limites dans l'homme. Et l'homme grandit s'il les dépasse. Il y a des limites métalliques (l'objet pensé), des limites naturelles (il y a trop d'exemples), des limites psychologiques (la peur, pour n'en citer qu'une), des limites spirituelles (le péché), et ainsi de suite. Toutes ces limites nous dépassent. Vivre dans la pensée, ce n'est pas vivre. Vivre dans la peur n'est pas vivre si l'on ne surmonte pas ces peurs. Vivre dans le péché, c'est vivre dans le mensonge, dans l'esclavage du mal. 

Il est donc très pratique d'abandonner les limites, car nous ne vivrions pas dans des bocaux mais dans la mer, nous volerions comme des aigles et non comme des volailles, nous irions vers l'extérieur au lieu de nous installer dans la caverne de la sécurité. Abandonner les limites signifie : d'abord les détecter, puis décider si nous voulons vivre à l'intérieur de ces limites ou les abandonner pour connaître d'autres dimensions qui dépassent la limite, ce qui est un risque. 

Parmi les limites - qui nous rendent finalement meilleurs si nous les dépassons - il en est une qui est particulièrement difficile à abandonner : la limite mentale. De plus, son non dépassement a fait que la philosophie en tant que telle n'a pas grandi, mais a stagné à l'intérieur des limites. Et nous savons déjà ce qui se passe quand on vit dans l'étang : seuls ceux qui se nourrissent de ce qui est pourri y survivent.

Dans la pensée, la limite se produit quand on pense que la pensée est la chose la plus décisive, comme c'est le cas avec l'idéalisme, le psychologisme, etc. ; les limites de la volonté se produisent quand on veut penser que la volonté est la clé de tout, comme le volontarisme, et toutes les philosophies anti-hégéliennes comme celles de Nietzsche, Shopenhauer, Sartre... ; les limites sentimentales qui se produisent quand on met la clé de l'homme dans le sentiment, comme cela pourrait se produire avec l'hédonisme, le narcissisme, etc.., réduisent l'être de l'homme à ce qu'ils ressentent, et ceux qui vivent dans ces limites décident d'être ce qu'ils veulent être à partir de leurs sentiments.

Depuis quelques années, on insiste particulièrement sur le caractère de la personne, comme s'il s'agissait de la chose la plus décisive... Or, le caractère est ce qui reste de la personne, la dernière chose... et c'est justement parce qu'il est la dernière chose qu'il ne peut pas être la chose la plus décisive.

Il semble que le facteur décisif ait été placé dans les facultés, dans les pouvoirs humains : penser, vouloir et sentir. À mon avis, la clé ne peut pas se trouver dans quelque chose qui n'est pas en action. La clé de ce que nous sommes ne peut pas être dans ce que nous pouvons être, mais nous devrons plutôt redécouvrir ce que nous sommes, afin, comme le disait Pindare, de devenir ce que nous voulons être, mais en partant de ce que nous sommes : des personnes.

La pensée, la volonté et le sentiment jouent évidemment un rôle fondamental dans la vie de chaque personne. Cependant, la pensée, la volonté et le sentiment sont des facultés, des pouvoirs... Oui, les pouvoirs les plus importants de l'homme, mais après tout, des pouvoirs... et en tant que tels, ils ont besoin de quelque chose pour les actualiser. Et ce qui les actualise est effectivement décisif.

Nous avons longtemps vécu dans le bocal des potentialités, nous avons vécu, et nous continuons à vivre, dans les limites qui nous éclipsent. Nous avons vécu dans des grottes sombres, des aquariums étroits. Nous avons accordé beaucoup d'importance au potentiel, à ce que le "je" peut faire ou ne pas faire, penser ou ne pas penser, construire ou détruire, sentir ou ne pas sentir... Mais... où est la majesté de l'homme ? L'homme est bien plus que ses facultés, ses œuvres, ses peurs et ses limites.

La vérité de l'homme rend l'homme libre. Libre de quoi ? Des limites. Mais ce serait vivre comme Dieu, qui seul est illimité, me dira-t-on. Et il en est ainsi. C'est notre grandeur ou notre majesté de vivre comme Dieu... C'est pour cela que nous avons été créés. 

L'auteurAlberto Sánchez León

Monde

L'Opus Dei dénonce des manipulations dans le cas de l'Argentine

L'institution religieuse a publié une déclaration dans laquelle elle dénonce l'utilisation par les médias d'une enquête criminelle en Argentine et met en garde contre l'absence de fondement juridique de l'implication de son prélat.

María José Atienza / Javier García Herrería-28 juillet 2025-Temps de lecture : 5 minutes

Dans la Le Bureau de la communication internationale de l'Opus Dei a publié un communiqué de presse dans lequel il critique vivement ce qu'il considère comme une "grave manipulation à des fins médiatiques" d'une enquête judiciaire en cours en Argentine. Le communiqué répond aux récentes déclarations de l'avocat de la partie civile, qui a demandé que le prélat soit convoqué pour témoigner lors d'une audience. Opus Dei, Monseigneur Fernando Ocáriz.

Selon le texte publié, la prélature considère que cette demande est dépourvue de fondement factuel et juridique, et l'assimile à une stratégie trompeuse visant à déformer le véritable objectif d'une affaire pénale : "enquêter sur des crimes et rechercher la justice", et non pas poursuivre - comme ils le prétendent - des objectifs économiques camouflés en plaintes pénales.

La demande d'enquête sur Fazio et Ocáriz a été déposée uniquement par le plaignant auprès du bureau du procureur et ne constitue pas un acte d'accusation formel. À ce jour, le juge intervenant n'a convoqué aucune des personnes mentionnées par le procureur - dont trois vicaires de l'Opus Dei en Argentine, Monseigneur Mariano Fazio et maintenant le prélat Fernando Ocáriz - pour témoigner, et n'a émis aucun acte d'accusation. Aucun procès oral n'est en cours.

Développement de cas

Le site Opus Dei se réfère au fait que le conflit a commencé par une demande de cotisations de retraite (équivalentes à la contribution à la sécurité sociale en Espagne) de la part d'un groupe de femmes membres de la prélature. Par la suite, il est passé au tribunal civil en tant que demande de dommages-intérêts et s'est terminé en août 2024 par une plainte pénale pour traite d'êtres humains.

L'organisation affirme qu'une telle accusation est une "décontextualisation complète" du mode de vie et de la vocation de ces femmes et de ces jeunes filles. Numéros auxiliairesqui, selon la prélature, choisissent librement leur voie.

Le communiqué dénonce l'instrumentalisation du système pénal argentin pour amplifier la pression médiatique et publique. Dans ce sens, il souligne que la même ressource a déjà été utilisée pour tenter de lier d'autres autorités de l'organisation, comme Monseigneur Mariano Fazio, vicaire auxiliaire de l'Opus Dei et qui a été, pendant un temps, vicaire régional de la prélature en Argentine.

L'affaire est dans la presse depuis cinq ans et devant les tribunaux argentins depuis trois ans, où elle se trouve actuellement dans la phase d'enquête criminelle préparatoire. À ce jour, le juge intervenant n'a convoqué aucune des personnes mentionnées par l'avocat du plaignant pour qu'elles témoignent. En résumé, la situation actuelle est qu'un juge est en train d'enquêter sur les accusations pour voir s'il y a lieu de poursuivre ou de rejeter les accusations. 

Le fait que l'avocat de l'accusation modifie l'objet de l'accusation au fil du temps et tente d'impliquer de plus en plus d'autorités de l'Opus Dei est considéré par l'institution comme un moyen de pression sur l'opinion publique.

La prélature a exprimé son désir de coopérer avec la justice et sa confiance dans le fait que la vérité prévaudra, appelant à préserver le sérieux institutionnel du système judiciaire et le principe de la présomption d'innocence.

Quelques idées pour comprendre le contexte

L'affaire connue sous le nom des "43 anciens numéraires auxiliaires", en référence au nombre de victimes présumées, a été réduite dans le processus judiciaire à une seule femme, qui a déposé une plainte en septembre 2024. C'est cette plainte qui fait l'objet d'une enquête depuis lors, conformément à la procédure du système judiciaire argentin, qui est très différent d'autres systèmes juridiques tels que les systèmes américains ou européens.

Sur les 43 anciens membres de l'Opus Dei mentionnés au début, certains ont résolu leurs requêtes en dialogue et en accord avec la Prélature, par l'intermédiaire du Bureau d'écoute. Un seul cas a été porté devant les tribunaux. 

Pendant ce temps, l'Opus Dei a publié plusieurs communiqués sur cette affaire au cours des cinq dernières années. En outre, les documents suivants ont été rendus publics de nombreuses données tels que les lieux de vie de ces femmes, les conditions de travail, etc. En outre, des représentants de l'institution ont rencontré, à plusieurs reprises, l'avocat plaignant qui avait toujours refusé de fournir des informations sur les victimes présumées. 

Chronologie

Septembre 2020L'avocat représentant les femmes invoque la non couverture sociale des 43 femmes membres de la prélature, mais ne donne pas d'informations individualisées permettant de connaître la situation particulière de chacune d'entre elles.

Avril 2021L'avocat porte l'affaire devant les médias, ajoutant de nouvelles critiques, dont certaines sont fausses et sorties de leur contexte, selon la prélature. 

Novembre 2021Le vicaire régional d'Argentine rencontre l'avocat, mais ne fournit toujours pas d'informations sur chaque cas individuel, ce qui ne permet pas de donner une réponse adéquate à chaque personne.

Juin 2022La prélature crée une commission d'écoute et d'étude en raison de l'absence de présentations judiciaires par les victimes présumées et de la frustration des voies de dialogue par l'intermédiaire de l'avocat des femmes. 

Septembre 2022Le Conseil de l'Europe publie une lettre ouverte appelant au respect de la vocation des numéraires auxiliaires du monde entier.

Décembre 2022Le bureau de guérison et de résolution a été créé : sur la base de l'expérience de guérison du processus d'écoute des personnes qui y ont participé, le vicaire régional a décidé de créer une commission permanente ouverte aux personnes qui appartenaient à l'Opus Dei et qui souhaitaient se manifester pour résoudre une question spécifique ou parler de leurs expériences dans l'institution. Grâce à ces initiatives, il a été possible de résoudre les plaintes de certaines femmes qui ne font plus partie du groupe. Certaines d'entre elles ont déclaré qu'elles voulaient seulement résoudre un problème de pension et qu'elles avaient été utilisées sans leur consentement pour formuler de graves accusations qu'elles ne partagent pas. 

mars 2024Un protocole de traitement des plaintes institutionnelles est établi pour tous les pays où l'Opus Dei est présent, qui inclut la création de bureaux de guérison et de résolution dans les circonscriptions où cela est jugé opportun. Ce type de bureau a été mis en place dans plusieurs pays, par exemple en Espagne. 

septembre 2024Après que le bureau du procureur a présenté son avis, l'information a été publiée dans la presse et le bureau du procureur a inclus dans son bulletin institutionnel qu'il avait mené une enquête et l'avait transmise au juge correspondant. Il était clair que la demande avait été initiée pour des cotisations de retraite incongrues et pour des questions de travail, éventuellement transférables à une demande de dommages-intérêts, et qu'elle s'était étrangement transformée en une enquête criminelle pour "trafic d'êtres humains" et "exploitation du travail". L'Opus Dei a catégoriquement rejeté ces allégations. En même temps, l'Opus Dei a maintenu sa volonté de coopérer avec le système judiciaire et d'écouter avec une attitude empathique et ouverte tous ceux qui se présentent avec une plainte ou pour partager une expérience négative.

Juillet 2025Mariano Fazio, ancien vicaire régional d'Argentine, actuellement vicaire auxiliaire de la prélature, résidant à Rome. Quelques jours plus tard, l'avocat du plaignant a déclaré dans une interview à la radio qu'il avait demandé que le prélat de l'Opus Dei Fernando Ocariz soit inclus dans l'enquête. L'Opus Dei soutient qu'il s'agit d'une grave manipulation du système judiciaire à des fins médiatiques pour faire pression sur une revendication économique de travail, par des manœuvres dépourvues de toute base factuelle ou juridique.

L'auteurMaría José Atienza / Javier García Herrería

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Monde

Une attaque djihadiste fait au moins 35 morts dans une église catholique au Congo

Une attaque des Forces démocratiques alliées (ADF) contre une église catholique à Komanda (RD Congo) a fait au moins 35 morts, pour la plupart des jeunes rassemblés pour une veillée. Il s'agit du massacre le plus grave après des mois de calme relatif dans la région.

Javier García Herrería-27 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Une attaque brutale des rebelles islamistes des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait au moins 35 morts et plusieurs blessés graves dimanche dans la ville de Komanda, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont confirmé des sources locales. Ce massacre a mis fin à plusieurs mois de calme relatif dans la région, historiquement en proie à la violence djihadiste.

Les faits se sont produits lors d'une veillée de prière à la paroisse catholique Blessed Anuarita, où de nombreux fidèles, principalement des jeunes, s'étaient rassemblés samedi soir en vue de la célébration des confirmations prévue le dimanche. Dans la nuit, des membres de l'Office des forêts ont fait irruption dans l'église et ont ouvert le feu sur les personnes présentes.

"Nous avons au moins 31 membres de la Croisade eucharistique morts, six blessés graves... des jeunes ont été enlevés, nous sommes sans nouvelles d'eux", a déclaré le père Aime Lokana Dhego, curé de l'église attaquée, visiblement affecté par la tragédie.

Origine de la FDA

Les FDA, un groupe armé formé à l'origine par des rebelles ougandais et qui, depuis 2019, a prêté allégeance à l'État islamique, ont intensifié leur activité dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu. Si l'attaque de ce week-end est la plus meurtrière récemment enregistrée, la région de Komanda et la ville voisine de Mambasa subissent des raids et des attaques du groupe depuis plus de deux ans.

Les forces armées congolaises, en coordination avec l'armée ougandaise, mènent depuis des mois une opération conjointe pour contenir la menace djihadiste dans la région, mais n'ont pas encore réussi à éradiquer complètement sa capacité opérationnelle.

Cet attentat a suscité la consternation tant au niveau local qu'international et a relancé le débat sur l'efficacité des mesures de sécurité dans les zones vulnérables du pays, en particulier autour des communautés religieuses.

Condoléances du Saint-Père

Dans un communiqué envoyé par le cardinal Parolin, Léon XIV a accueilli avec consternation et une profonde douleur la nouvelle de l'attentat perpétré contre la paroisse de Komanda, dans la province de l'Ituri. Le Pape "s'est associé au deuil des familles et de la communauté chrétienne gravement touchée, en leur exprimant sa proximité et en les assurant de sa prière. Sa Sainteté implore Dieu pour que le sang de ces martyrs soit une semence de paix, de réconciliation, de fraternité et d'amour pour tout le peuple congolais", ajoute le message envoyé par la Secrétairerie d'État du Vatican.

* Nouvelles mises à jour le 28/7/2025. 15.24.



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Vatican

Léon XIV accueille des milliers de jeunes sur la place Saint-Pierre

Il a également rappelé la Journée mondiale des grands-parents, soulignant leur rôle de témoins de l'espoir.

Javier García Herrería-27 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Au cours d'une journée riche en émotions, marquée par la foi et l'espérance, le Pape Léon XIV a salué aujourd'hui les dizaines de milliers de jeunes pèlerins rassemblés sur la Place Saint-Pierre pour le Jubilé de la Jeunesse. Dans un message prononcé en plusieurs langues, le souverain pontife a encouragé les participants à vivre cette expérience comme une rencontre personnelle avec le Christ.

"J'espère que c'est une occasion pour chacun d'entre vous de rencontrer le Christ et d'être fortifié par lui dans votre foi et dans votre engagement à le suivre avec intégrité de vie", a déclaré le pape depuis le balcon du palais apostolique.

Journée mondiale des grands-parents : "Ne les laissez pas seuls".

Dans son intervention, le Saint-Père a également rappelé que cette journée coïncide avec la célébration du cinquième anniversaire de la naissance de l'enfant. Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgéesdont la devise est : "Heureux ceux qui n'ont pas perdu espoir".. "Ne les laissons pas seuls, mais tissons avec eux un lien d'amour et de prière", a exhorté le pape, soulignant la valeur des personnes âgées en tant que "témoins de l'espérance, capables de montrer le chemin aux nouvelles générations".

Réflexion sur le Notre Père

Avant de prier l'Angélus, le Pape Léon XIV a offert une profonde méditation sur l'Évangile du jour, centrée sur le Notre Père (Lc 11, 1-13). Il a rappelé que cette prière unit tous les chrétiens et révèle l'amour du Père céleste. "Le Seigneur nous écoute toujours lorsque nous le prions", a-t-il déclaré, évoquant l'image du père qui se lève au milieu de la nuit pour aider, ou de l'ami qui ne ferme jamais sa porte, comme symboles de l'amour inconditionnel de Dieu.

En outre, il a souligné que la prière ne manifeste pas seulement la filiation divine, mais qu'elle implique également un engagement concret : "On ne peut pas prier Dieu comme "Père" et ensuite être dur et insensible aux autres. Il est important de se laisser transformer par sa bonté, par sa patience, par sa miséricorde", a-t-il déclaré en citant les Pères de l'Église.

Une invitation à la prière confiante et à l'amour fraternel

La liturgie de ce dimanche, a souligné le pape, nous invite à vivre avec la même disposition et la même tendresse que celles avec lesquelles Dieu nous aime. Il a conclu en invoquant l'intercession de la Vierge Marie pour que tous les fidèles puissent répondre à l'appel à aimer comme le Père céleste : "Demandons à Marie de savoir manifester la douceur du visage du Père".

Par ces mots, le pape Léon XIV a scellé une journée de profonde spiritualité, qui a réuni différentes générations sous le signe de l'espérance, de la prière et de la fraternité chrétienne.

Les fondations Gates, Soros et des Nations unies accusent les institutions d'inspiration chrétienne d'extrémisme religieux

Le rapport La prochaine vaguefinancée par des fondations progressistes, accuse les organisations chrétiennes d'"extrémisme religieux" pour avoir défendu des valeurs traditionnelles telles que la vie et la famille. Toutefois, elle présente un point de vue biaisé, assimilant la dissidence légitime à une menace pour la démocratie, sans preuve de violence ou de coordination extrémiste.

27 juillet 2025-Temps de lecture : 4 minutes

"La prochaine vague", "The next wave : how religious extremism is regaining power" (La prochaine vague : comment l'extrémisme religieux reprend le pouvoir). est un rapport de la Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifsLe Parlement européen, une association de parlementaires européens et de députés européens, financée par la Fondation Bill Gates, l'Open Society de George Soros et le Fonds des Nations unies pour la population.

L'objectif du rapport est de dénoncer les organisations qui favoriseraient "l'extrémisme religieux" en Europe, en accusant les acteurs religieux - principalement les chrétiens catholiques, évangéliques et orthodoxes - de chercher à accéder au pouvoir par le biais de stratégies politiques de "capture institutionnelle", afin d'éroder les droits à l'avortement, les droits sexuels, l'égalité des sexes et la démocratie elle-même.

De manière surprenante, le rapport a été présenté le 26 juin 2025 au Parlement européen, lors d'un événement co-organisé par des députés du Parti populaire européen (premier groupe au Parlement européen, avec 26%), de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (deuxième groupe au Parlement européen, avec 19%), de Renew Europe (association de partis centristes, troisième groupe au Parlement européen, avec 11%), et des Verts/Alliance libre européenne (sixième groupe, avec 7%).

Mouvements extrémistes ?

Le rapport prétend dénoncer une prétendue résurgence en Europe de mouvements chrétiens "extrémistes religieux", affirmant qu'ils ont reçu plus de 1,18 milliard de dollars entre 2019 et 2023 de diverses sources dans le but coordonné de saper les droits des chrétiens et même la démocratie. Cependant, le rapport apparaît comme un document radicalement biaisé, manquant de définitions claires et motivé par un agenda idéologique progressiste et mondialiste.

Parce que la défense des valeurs chrétiennes traditionnelles - telles que la protection de la vie dès la conception, la famille naturelle et l'éducation fondée sur des principes éthiques - par la parole uniquement, sans promouvoir la haine et la violence, ne peut jamais être qualifiée d'"extrémisme religieux".

"The Next Wave assimile les positions conservatrices légitimes à des menaces antidémocratiques, en utilisant des termes péjoratifs tels que "anti-droits" ou "anti-genre" pour stigmatiser ceux qui promeuvent des alternatives éthiques, telles que le planning familial naturel ou l'abstinence sexuelle, sans preuve de violence ou de coercition réelle. Même les ONG ecclésiastiques sont qualifiées de manière désobligeante de "ChONGO".

Les fonds qu'il indique avoir reçus de sources européennes (73%), russes (18%) et américaines (9%) proviennent de divers programmes soutenant des initiatives en faveur de la famille et de la vie, et répondent à des préoccupations démographiques et éthiques, et non à un quelconque complot religieux extrémiste coordonné. Plusieurs institutions, universités et associations sont injustement qualifiées d'"extrémistes religieux", alors qu'elles défendent les valeurs chrétiennes traditionnelles sans promouvoir la haine ou la violence, et qu'elles participent à des débats démocratiques légitimes.

Institutions espagnoles

En Espagne, le rapport les mentionne :

Fondation de l'université San Pablo CEU : pour avoir soutenu des événements et des manifestes pro-vie tels que "Oui à la vie", défendu les enseignements catholiques traditionnels, sans extrémisme ni violence, et récompensé des personnalités conservatrices pour leurs contributions éthiques.

L'Université de Navarre (UNAV), de l'Opus Dei, pour la promotion du planning familial avec des méthodes naturelles, et pour sa formation éthique basée sur l'humanisme chrétien. L'UNAV défend les valeurs chrétiennes traditionnelles - protection de la vie, famille et éducation éthique - sans extrémisme. Elle participe et promeut les débats démocratiques et n'a jamais eu recours aux menaces ou à la promotion de la violence.

L'Université Francisco de Vitoria (UFV), des Légionnaires du Christ, est également active dans les actions en faveur de la vie. L'UFV défend les valeurs catholiques traditionnelles sans jamais promouvoir la haine ou la violence.

CitizenGO : plateforme de pétition pour la promotion des valeurs familiales chrétiennes.

Fondation Fortius : impliquée dans des réseaux pro-famille, considérée comme soutenant les valeurs chrétiennes. Aucun signe de radicalisme.

Institute for Legal Culture Ordo Iuris (branche espagnole) : défend les principes chrétiens en matière de droit. Son opposition aux programmes progressistes est un débat légitime, qui n'a rien de pseudo-catholique ou d'extrémiste.

Fondation Jérôme Lejeune (branche espagnole) : Axée sur la recherche éthique et la lutte contre l'avortement. Qualifiée d'extrémiste, elle défend la vie humaine sur la base de la science et de la foi chrétienne, et non du fanatisme.

Centres de grossesse en crise (CPC) financés par l'État : Ils offrent un soutien compatissant aux femmes enceintes. Ils sont alignés sur les valeurs chrétiennes de serviabilité, et non sur les "services antisexistes" extrémistes ou violents.

Asociación Red Política por los Valores (PNfV Espagne) : plateforme transnationale qui fait des dons aux conservateurs ; considérée comme un réseau de valeurs chrétiennes. Mais pas extrémiste.

Fondation pour l'amélioration de la vie, de la culture et de la société. Soutient les améliorations sociales fondées sur des principes éthiques.

Fundación Disenso : groupe de réflexion VOX. Il promeut le débat conservateur et non les actions extrémistes violentes. Le rapport accuse les organisations et universités susmentionnées de promouvoir la "désinformation" sur les réseaux, mais c'est le document lui-même qui induit gravement en erreur en assimilant les positions pro-vie à des "menaces pour la démocratie", sans preuve d'une coordination unifiée ou d'actes de violence.

Critique du rapport

"The Next Wave est critiquable pour son manque de nuance, (1) pour encourager la désinformation en qualifiant d'"extrémiste" ce qui n'est qu'une simple dissidence idéologique ; (2) pour ne pas reconnaître le droit de défendre les principes chrétiens sans stigmatisation ; (3) pour ne pas accepter le droit de promouvoir un véritable dialogue plutôt que la polarisation ; et (4) pour son hypocrisie en matière de financement - le rapport lui-même a été financé par des donateurs tels que la Fondation Gates et Open Open Open ; (3) pour ne pas avoir accepté le droit de promouvoir un véritable dialogue plutôt que la polarisation ; et (3) pour son hypocrisie en matière de financement - le rapport lui-même a été financé par des donateurs tels que la Fondation Gates ou l'Open Society, qui promeuvent des agendas mondialistes progressistes, et qui ont effectivement fait l'objet de graves accusations de "capture institutionnelle".

Le rapport part du principe que la défense des valeurs chrétiennes traditionnelles, enracinées dans les enseignements bibliques sur la vie, la famille et la moralité, équivaut à de l'extrémisme religieux. L'extrémisme implique généralement la violence, l'intolérance forcée ou le rejet du dialogue démocratique, autant d'éléments absents dans les organisations mises en évidence. Plusieurs analystes et médias chrétiens voient dans ce rapport une tentative désespérée de l'establishment de faire taire les débats légitimes sur des questions telles que l'avortement, l'idéologie du genre et les droits parentaux.

Même les politiques pro-famille en Hongrie sont présentées comme une menace, ignorant qu'elles répondent à la véritable crise démographique, et non à un fanatisme anti-démocratique violent. L'objectif déclaré du rapport est de cartographier une "nouvelle vague" d'extrémisme religieux chrétien "revendiquant le pouvoir", en analysant son financement et ses stratégies entre 2019 et 2023, en classant les organisations en catégories : lobbying, médias, fondations, services, groupes de réflexion et plaideurs.

Le rapport exagère et déforme le financement pour insinuer l'existence d'une conspiration religieuse extrémiste bien orchestrée et coordonnée. Ce récit ne tient pas compte du fait que les organismes de financement ne sont pas coordonnés et visent à promouvoir les valeurs chrétiennes traditionnelles - telles que la promotion de la famille nucléaire ou l'objection à l'avortement - des valeurs qui ne sont pas extrémistes, mais qui sont l'expression de la liberté religieuse et de la conscience.

Des termes tels que "anti-genre" sont utilisés pour qualifier l'opposition raisonnable aux lois subjectives sur l'auto-identification du genre ou à l'éducation à la fluidité du genre pour les enfants, que les parents et les conservateurs considèrent comme des impositions idéologiques, et non comme des droits inaliénables.

Conclusion

"The Next Wave" met faussement en garde contre l'extrémisme religieux chrétien, mais cette critique révèle son parti pris idéologique, son manque de définitions et son hypocrisie. Défendre les valeurs chrétiennes traditionnelles n'est pas de l'extrémisme, mais un exercice de liberté. Le rapport encourage la polarisation en qualifiant la dissidence de menace. Il est urgent d'adopter une approche équilibrée qui respecte le pluralisme et encourage le dialogue, en reconnaissant que les positions pro-vie et pro-famille enrichissent la démocratie et la société.

L'auteurJoseph Gefaell

Analyste. Sciences, économie et religion. Cinq enfants. Banquier d'affaires. Profil sur X : @ChGefaell.

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Évangélisation

"L'amour est plus fort que la mort" : un témoignage d'espoir après un suicide

Le témoignage de Javier est un rappel puissant de la résilience humaine, de la force de la foi et de la nécessité impérative d'aborder le suicide avec compassion, compréhension et un engagement collectif en faveur de la prévention.

Javier García Herrería-26 juillet 2025-Temps de lecture : 4 minutes

Dans un nouvel épisode du podcast Couverture et foiDans cet épisode, la communicatrice Bárbara Bustamante aborde un sujet plus délicat et souvent passé sous silence : le suicide. À travers le témoignage de Javier Díaz Vega, fils d'une femme qui s'est suicidée il y a 16 ans, l'épisode offre un regard honnête sur la douleur, la culpabilité, le silence et l'espoir, à la lumière de la foi catholique.

"Je n'avais pas besoin d'être le psychologue de ma mère... j'avais besoin d'être son fils", dit Javier, en retraçant son expérience du deuil à partir du cœur et de la grâce. Avec sensibilité et profondeur, le podcast invite à réfléchir à l'amour qui demeure, à la miséricorde de Dieu et à l'importance d'accompagner avec vérité et tendresse ceux qui souffrent de ce type de perte.

L'épisode fait également référence au livre Entre le pont et la rivière (Nouvelle Eve), écrit par Xavier lui-même, et reprend les enseignements du Catéchisme sur le suicide, en rappelant que "la miséricorde de Dieu peut atteindre la personne qui s'est donné la mort, par des voies connues de Lui seul" (cf. CEC 2283).

Les fruits d'un témoignage courageux

Javier explique qu'il a été témoin de nombreux fruits au cours des cinq années et des trois éditions que Nueva Eva a publiées avec le livre : "des personnes qui, ayant traversé une transe similaire à la mienne, ont été réconfortées en lisant chez d'autres la douleur et l'espoir, ou, comme le dit l'hymne du Vendredi saint, la santé née de la blessure". Cette consolation partagée est d'autant plus logique que non seulement le tabou du suicide, mais aussi le silence face à la parole suicidaire, provoquent la solitude et une peur plus profonde de l'incompréhension. Chaque personne qui s'est approchée de moi à travers les réseaux sociaux et les rencontres pour me remercier est un fruit précieux et une action de grâce à Dieu".

Les histoires d'espoir dont il a été témoin l'aident à continuer à transmettre son message. Bien que "la foi nous aide, nous ne devrions pas la proposer comme un automatisme ou comme un outil magique qui nous rendrait la santé. Nous croyons en un Dieu qui souffre pour nous et avec nous", ajoute-t-il.

"Je me souviens d'une réunion où, parlant du deuil par suicide, j'avais au premier rang une femme très émotive qui, à la fin, demandait si le deuil durait longtemps, que dans son milieu elle était déjà un peu pressée parce qu'elle vivait la même chose tous les deux ou trois jours. Peut-être aura-t-elle besoin d'une autre aide, mais dans notre souffrance, nous devons chercher Dieu, nous laisser trouver par Lui, non pas simplement pour arrêter de souffrir, ce sera Sa volonté, mais pour que cette souffrance ait un sens. Car dans la Croix du Christ, il y a de la place pour toutes les souffrances qu'il a embrassées".

L'espoir après le suicide

Javier est psychologue et partage publiquement sa profonde expérience du suicide de sa mère, offrant une perspective d'espoir. L'expérience de Javier l'a conduit à consigner ses expériences et ses enseignements dans un livre, qu'il décrit comme "une lettre d'amour à ma mère". "Ma mère s'est suicidée en décembre 2009. Cela a été un choc", déclare Javier, décrivant l'impact dévastateur de la nouvelle. Cette première phrase donne le ton de son récit, qui vise à déstigmatiser le suicide et à réconforter ceux qui en ont fait l'expérience.

Tout au long de son processus de deuil, Javier a trouvé un pilier fondamental dans sa foi. "Je dis toujours que la foi m'a sauvé", dit-il, soulignant que sa spiritualité lui a donné la force d'affronter l'une des épreuves les plus difficiles de sa vie. Son témoignage nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, il existe des sources de réconfort et de soutien.

Suicide et catéchisme

Le chemin de la guérison n'a pas été facile. Javier insiste sur le fait que "la culpabilité ne doit pas être confondue avec la responsabilité", une distinction essentielle pour aider les survivants à traiter leurs sentiments sans tomber dans l'auto-condamnation. Son message souligne la croyance dans le pouvoir de l'amour et de la miséricorde. "L'amour est plus fort que la mort", déclare Javier, une phrase qui résume l'essence de son espoir. Dans sa réflexion, il intègre également la perspective de la foi, citant le catéchisme de l'Église catholique : "Dieu peut donner à une personne l'occasion de se repentir". Cette perspective offre une lumière d'espoir et de compréhension, suggérant que la miséricorde divine embrasse même les circonstances les plus tragiques.

À un moment clé de la conversation, Javier aborde le point de vue de l'Église catholique, citant une phrase puissante de la Bible. CatéchismeDieu, par des voies qu'il est seul à connaître, peut donner à une personne l'occasion de se repentir". Cette citation souligne un message fondamental d'espoir et de miséricorde. L'enseignement de l'Église, tout en considérant le suicide comme un acte gravement pécheur, souligne également l'importance de comprendre les facteurs atténuants, tels que les troubles psychologiques graves, la détresse ou la crainte sérieuse d'une épreuve, qui peuvent diminuer de manière significative la responsabilité morale d'une personne. Cette approche met en lumière la profonde miséricorde de Dieu, invitant à une réflexion compatissante sur la complexité de ces tragédies et à la foi en l'infinie bonté de Dieu.

Avec une conviction inébranlable, Javier insiste sur l'importance d'une conversation ouverte : "Nous devons parler du suicide pour le prévenir". Son appel à l'action est clair et direct, prônant un dialogue qui brise le silence et encourage la recherche d'aide. Enfin, il donne un conseil fondamental à ceux qui souhaitent soutenir une personne en deuil : "Le plus important est d'accompagner, d'être là, d'écouter".

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Faire du cinéma une industrie saine

La productrice María Luisa Gutiérrez affirme qu'il peut y avoir une industrie saine, mais que cela nécessite à la fois des superproductions et des options plus risquées.

26 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

La productrice de films María Luisa Gutiérrez a fait la une des journaux il y a quelques mois pour son discours viral lors de la cérémonie de remise des prix. Goya de 2025après avoir reçu le prix du meilleur film pour "The infiltrator". Il a parlé de la liberté d'expression en déclarant : "... n'oublions pas que la démocratie est fondée sur la liberté d'expression. Et la liberté d'expression est basée sur le fait que chacun pense ce qu'il pense, et que, même si je suis à l'opposé de ce que vous pensez, je vous respecte et vous avez le droit de dire ce que vous pensez".

Mais il en a également fait un point de référence pour l'industrie cinématographique lorsqu'il a déclaré : "Je veux partager mon petit morceau de Goya avec mon partenaire Santiago Segura, car notre société réalise des films, des comédies familiales qui rapportent beaucoup d'argent au box-office et grâce à eux, nous pouvons réaliser des films risqués comme celui-ci. Dans une industrie saine, les deux cinémas sont nécessaires. L'un ne peut pas vivre sans l'autre. Je veux aussi partager cela avec mes collègues producteurs indépendants, ceux qui font des paris risqués sur des films qui ne sont peut-être pas rentables au box-office. Parce que la culture ne doit pas seulement rapporter au box-office, mais aussi voyager dans le monde entier en tant que marque de l'Espagne".

Conformément à ces déclarations, il est entendu qu'il peut y avoir une industrie de qualité, où différents genres coexistent, où un cinéma libre et plein d'espoir est projeté.

D'une part, le cinéma familial

Sans aucun doute, dans la période pré et post-pandémique, au sein du cinéma familial, la saga à succès de "Padre no hay más que uno" s'est distinguée, qui a débuté en 2019 et dont le cinquième volet est arrivé dans les salles de cinéma au mois de juin. À cette occasion, l'humour est basé sur le contraste entre le syndrome du "nid vide", qui a été banalisé, et le syndrome du "nid plein" vécu par Javi - le personnage principal - parce que dans son cas, personne ne quitte la maison. 

Au milieu de la cascade de succès de cette série de films sont arrivés "A todo tren destino Asturias" 1 et 2, un autre triomphe de ce type de cinéma, qui a également été bien accueilli. Dans les deux cas, la clé du succès réside dans le réalisateur et acteur principal Santiago Segura, qui a toujours su faire rire le public. Faire des films qui plaisent au spectateur, susciter l'intérêt et l'humour comme personne, avec des films comme Torrente ou avec ce genre qui s'adresse à tous les publics. Comment y parvient-il ? Ce réalisateur créatif est capable de radiographier et de scanner l'âme de nombreuses personnes qui ont vécu avec lui au quotidien, en se concentrant sur de nombreux détails qu'il capture ensuite au cinéma, en donnant du jeu à acteurs et les nouveaux arrivants.

Ce cinéma est compatible avec la production d'autres types de films plus risqués, comme l'a déclaré sa partenaire María Luisa García.

Les paris risqués du cinéma espagnol

Il n'y a pas que "La Infiltrada" qui se distingue dans l'industrie créative espagnole. Lourdes Esqueda, collaboratrice du podcast cinématographique "El antepenúltimo mohicano", affirme qu'il existe une nouvelle façon de faire des films avec des paris risqués qui ne semblent pas être sous l'influence de la politisation et du "topicazo". Il s'agit d'un cinéma réalisé par des sociétés de production indépendantes à petit budget, qui n'essaient pas d'imposer un discours. C'est un cinéma d'exploration, qui nous fait réfléchir.

La grande majorité des représentants sont des femmes. Elle a cité en exemple les films de la réalisatrice Celia Rico avec des films comme "La buena letra" (2025).

Elle parle également de Pilar Palomero, une réalisatrice aragonaise qui a réalisé des films tels que "Las niñas" (2020)., où une jeune fille passe son adolescence dans une école de religieuses. Elle constate la grande différence entre ce qu'elle apprend à l'école et ce qu'elle apprend dans la société. Elle découvre ce que signifie pour sa mère le fait d'être célibataire, sous le regard sévère de la société. Le contexte du film est novateur, suggérant que la clé du succès dans la vie est d'être qui l'on est, quelqu'un d'authentique.

Ou encore "La maternelle" (2022), où cette réalisatrice raconte la grossesse d'une autre adolescente à la Maternelle, une résidence où sont accueillies des adolescentes enceintes, victimes de viols et de violences. Elle parle du jugement social des femmes. Dans "Los destellos" (2024) Palomero traite d'un sujet très différent. L'isolement de Ramón dans sa chambre en raison de sa maladie. Cette situation éveille l'intérêt de sa fille pour lui, intérêt qu'elle transmet à son tour à sa mère, afin qu'elle puisse rendre visite à son ex-mari. Bien qu'ils soient étrangers l'un à l'autre, ils parviennent à surmonter leurs ressentiments et préjugés mutuels et à s'intéresser l'un à l'autre.

Tous ces films sont des exemples des "éclairs" d'un nouveau cinéma de qualité qui sort du moule, où les réalités sociales sont montrées avec une perspective différente, plus optimiste et plus porteuse d'espoir, offrant une issue à chacune des situations complexes qui se présentent.

L'auteurÁlvaro Gil Ruiz

Professeur et collaborateur régulier de Vozpópuli.

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Vatican

Les migrants catholiques "doivent être reconnus et appréciés comme une véritable bénédiction divine".

Le message du Pape Léon, centré sur le thème de la "Les migrants, missionnaires de l'espoir"a été publié au Vatican le 25 juillet, jour de la fête de l'apôtre Jacques.

OSV / Omnes-25 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Par Carol Glatz (CNS)

Par leur courage et leur ténacité dans la recherche du bonheur, les migrants et les réfugiés sont des "messagers d'espoir", a déclaré le pape Léon XIV.

"Leur courage et leur ténacité témoignent héroïquement d'une foi qui voit au-delà de ce que nos yeux peuvent voir et qui leur donne la force de défier la mort sur les différentes routes migratoires contemporaines", a écrit le pape dans son message pour la célébration de la Journée mondiale de l'enfance. Journée mondiale des migrants et la Journée du réfugié du 4 au 5 octobre, qui coïncidera avec le Jubilé des migrants.

Les migrants et les réfugiés rappellent également à l'Église catholique qu'elle est elle aussi en voyage et que la véritable citoyenneté se trouve au ciel, a-t-il écrit. "Chaque fois que l'Église cède à la tentation de la sédentarisation et cesse d'être civitas peregrineLe pape a écrit, en citant le fondateur de son ordre religieux, saint Augustin, que "le peuple de Dieu, en route vers sa patrie céleste, cesse d'être dans le monde et devient du monde".

La recherche du bien commun

"Le contexte mondial actuel est malheureusement marqué par des guerres, des violences, des injustices et des phénomènes climatiques extrêmes, qui obligent des millions de personnes à fuir leur pays d'origine pour trouver refuge ailleurs", peut-on lire dans leur message.

"La tendance généralisée à défendre les intérêts de communautés limitées constitue une menace sérieuse pour le partage des responsabilités, la coopération multilatérale, la recherche du bien commun et la solidarité mondiale au profit de l'ensemble de la famille humaine", peut-on lire dans le rapport.

"La perspective d'une nouvelle course aux armements et le développement de nouvelles armes, y compris nucléaires, l'absence de prise en compte des effets néfastes de la crise climatique actuelle et l'impact des profondes inégalités économiques rendent les défis du présent et de l'avenir toujours plus exigeants", a écrit le pape.

"Face à des scénarios terrifiants et à la possibilité d'une dévastation mondiale, écrit-il, davantage de personnes doivent aspirer à un avenir de paix et de respect de la dignité de tous. "Cet avenir est essentiel au plan de Dieu pour l'humanité et le reste de la création.

Dieu a placé le désir de bonheur dans le cœur de chaque être humain, a-t-il écrit. En effet, "la recherche du bonheur et la perspective de le trouver au-delà de son lieu d'origine est sans doute l'une des principales motivations des mouvements de population aujourd'hui".

"De nombreux migrants, réfugiés et personnes déplacées sont des témoins privilégiés de l'espérance", a-t-il écrit. "En effet, ils le démontrent chaque jour par leur résilience et leur confiance en Dieu, en affrontant l'adversité dans leur quête d'un avenir dans lequel ils imaginent que le développement humain intégral et le bonheur sont possibles.

"Dans un monde assombri par la guerre et l'injustice, même lorsque tout semble perdu, les migrants et les réfugiés sont des messagers d'espoir", a-t-il écrit.

"D'une manière particulière, les migrants et les réfugiés catholiques peuvent devenir des missionnaires de l'espérance dans les pays qui les accueillent", a écrit le pape Léon. "Avec leur enthousiasme et leur vitalité spirituelle, ils peuvent aider à revitaliser les communautés ecclésiales devenues rigides et pesantes, où la désertification spirituelle progresse à un rythme alarmant.

La présence de migrants et de réfugiés catholiques "doit être reconnue et appréciée comme une véritable bénédiction divine", a-t-il écrit. Citant la Lettre aux Hébreux du Nouveau Testament, il a rappelé aux fidèles de ne pas négliger l'hospitalité envers les étrangers, car "par elle, certains ont involontairement accueilli des anges".

L'auteurOSV / Omnes

Initiatives

La cathédrale de Santiago : douze siècles d'histoire, d'art et de pèlerinages

L'histoire de Compostelle est aussi riche qu'ancienne. Depuis que l'évêque d'Iria Flavia Teodomiro observa les luminaires qui indiqueraient l'emplacement de la dépouille de l'apôtre Saint-Jacques, douze cents ans se sont écoulés de personnages, d'événements, de cérémonies et de remaniements qui ont façonné la cathédrale que nous connaissons aujourd'hui.

Ramón Yzquierdo Peiró-25 juillet 2025-Temps de lecture : 11 minutes

Dans la Histoire de Compostelleécrit dans la première moitié du XIIe siècle sur ordre de l'archevêque Gelmirez, décrit la découverte du tombeau de l'apôtre saint Jacques comme suit : "... la découverte du tombeau de saint Jacques est un mystère.Des hommes de grande autorité... racontèrent qu'ils avaient vu plusieurs fois la nuit des luminaires allumés dans la forêt... et qu'un ange y était apparu fréquemment... il se rendit lui-même sur les lieux et vit les luminaires de ses propres yeux... il entra précipitamment dans le bosquet susmentionné et.... il trouva au milieu des herbes et des buissons une petite maison contenant un tombeau de marbre... il alla... voir le roi Alphonse le Chaste... et lui communiqua exactement ce qui s'était passé... le roi... vint... et restaurant l'église en l'honneur d'un si grand Apôtre, il changea le lieu de résidence de l'évêque d'Iria en celui qu'ils appellent Compostelle...".. Cet événement, qui aurait eu lieu entre 820 et 830, à l'époque de l'évêque Teodomiro d'Iria Flavia, marque le début d'une histoire vieille de 1200 ans, marquée par des personnages, des événements, des cérémonies, des remaniements, etc. qui ont façonné l'édifice destiné à abriter et à vénérer les restes de l'apôtre saint Jacques le Majeur. 

Les premières basiliques

La tradition jacobéenne raconte le voyage miraculeux des restes de saint Jacques le Majeur, après son martyre à Jérusalem, jusqu'au nord-ouest de la péninsule ibérique, dans le diocèse d'Iria Flavia, où, profitant d'un mausolée romain préexistant, ils furent enterrés par ses disciples Théodore et Athanase. Le lieu de sépulture, situé sur le mont Libredon, a été oublié jusqu'à ce qu'il soit découvert au IXe siècle, donnant lieu au phénomène jacobéen. 

Lorsque le roi Alphonse II apprit la découverte des restes de Santiago, il ordonna la construction d'une église sur le site pour abriter le tombeau. Il s'agissait d'une construction simple, à nef unique, conditionnée, au niveau du chevet, par les dimensions et l'emplacement du mausolée romain susmentionné qui l'abritait. Peu de vestiges archéologiques ont été récupérés de ce premier temple de Santiago dans la zone entourant le tombeau apostolique et, sans aucun doute, le plus remarquable d'entre eux est la pierre tombale de l'évêque Teodomiro, décédé, comme l'indique son inscription, en 847, et qui a été trouvée lors de fouilles archéologiques réalisées en 1955. 

Le temple d'Alphonse II devint rapidement trop petit pour accueillir les pèlerins qui commençaient à arriver. À cela s'ajoute l'intérêt manifeste de la monarchie asturienne de consolider un point de référence pour le christianisme dans ce lieu, qu'elle dote de privilèges et de dons ; c'est ainsi que, sur ordre d'Alphonse III, débute la construction d'une nouvelle église destinée à accueillir les reliques de saint Jacques, qui sera consacrée en 899. Une fois de plus, bien qu'elle suive les postulats du style préroman asturien, le mausolée préexistant conditionne les dimensions de la nef centrale, très large, par rapport aux dimensions inhabituellement étroites des deux nefs latérales. L'église possédait également un grand portique occidental, dont l'accès a été découvert lors des fouilles archéologiques menées dans les premières années du XXe siècle, ainsi que d'autres éléments architecturaux. 

En 997, l'église de Santiago fut détruite par l'armée musulmane sous les ordres d'Almanzor, qui, selon les chroniques, respecta cependant le sépulcre. L'église fut immédiatement reconstruite sur l'ordre de Bermudo II et de l'évêque San Pedro de Mezonzo, en incorporant de nouvelles influences stylistiques, de sorte que dans les premières années du Xe siècle, l'église était à nouveau opérationnelle et le resterait jusqu'à ce que l'avancement de la construction de la nouvelle cathédrale romane finisse par l'ensevelir sous ses fondations en 1112. 

Le début de la cathédrale romane

L'essor des pèlerinages à Compostelle tout au long des Xe et XIe siècles, ainsi que le fort soutien reçu de l'Église et de la monarchie, ont conduit à la construction d'une cathédrale, dont les travaux ont commencé vers 1075, une fois résolus les problèmes d'espace avec la communauté voisine d'Antealtares, qui était alors responsable de la garde et de l'attention du culte et du tombeau à l'extrémité orientale de la cathédrale. Ce que l'on appelle Codex Calixtinusécrit à l'époque de l'archevêque Gelmírez par les Scriptorium compostelano, elle précise que ".les maîtres tailleurs de pierre qui commencèrent à construire la cathédrale de Santiago s'appelaient Don Bernardo el Viejo, un maître admirable, et Roberto, avec une cinquantaine d'autres tailleurs de pierre qui y travaillaient assidûment".Des recherches récentes semblent le confirmer, bien qu'avec des nuances différentes. 

Une inscription dans la chapelle du Sauveur et deux chapiteaux situés à l'entrée de celle-ci attestent que la construction de la cathédrale a commencé ici à l'époque du roi Alphonse VI et de l'évêque Diego Peláez. Cette première phase de construction a duré jusqu'en 1088, date à laquelle les parties centrales du déambulatoire et leurs chapelles respectives ont été construites, et un programme iconographique complet conçu par le prélat lui-même a été développé, principalement dans ses chapiteaux d'influence française. 

À partir de 1088, au moins, il y eut un certain ralentissement des travaux dû à l'affrontement entre le roi et l'évêque, qui conduisit à l'emprisonnement et à l'exil de ce dernier. L'atelier qui avait commencé la construction de la cathédrale fut finalement dissous et, vers 1094, sous la direction d'un nouveau maître, Esteban, le rythme de la construction reprit dans une nouvelle perspective artistique, en modifiant les proportions du projet initial et en poursuivant les travaux sur le reste des chapelles du déambulatoire. 

Cette deuxième phase durera jusqu'en 1101, date à laquelle la nomination de Diego Gelmírez comme nouvel évêque de Compostelle marquera le début d'une phase décisive pour la cathédrale. Au moment où Gelmírez entame son projet, Maître Esteban s'installe à Pampelune pour diriger les travaux de construction de la cathédrale. 

La cathédrale de l'archevêque Gelmirez

Après avoir été formé dans la cathédrale elle-même et avoir eu des responsabilités dans l'administration du diocèse, en l'an 1101, Diego Gelmirez fut consacré évêque de Compostelle, initiant ainsi une période cruciale dans l'histoire de la cathédrale et de la ville, tout cela après l'iter marqué par ce prélat, qui disposait d'une solide formation et d'importantes relations personnelles, notamment avec des membres de la dynastie bourguignonne et du puissant ordre de Cluny. Grâce à tout cela, Gelmirez conçut un projet ambitieux visant à faire de la cathédrale une seconde Rome, située au nord-ouest de la péninsule ibérique et placée sous la protection de l'apôtre saint Jacques le Majeur, dont les restes étaient vénérés sous l'autel de cette nouvelle cathédrale. 

Gelmirez obtient tout d'abord du roi le privilège de battre monnaie, ce qui lui donne les moyens économiques d'entreprendre son projet, qui se concentre alors sur le transept, ses façades historiées et un nouvel autel de Saint-Jacques, actions pour lesquelles il s'appuie sur une série de maîtres étrangers qui non seulement apportent ici de nouveaux modèles et influences, mais les développent et les adaptent de telle sorte que Compostelle devienne un centre artistique de référence à l'avant-garde de l'époque. 

L'implication de Gelmírez dans le projet a été telle que la Histoire de CompostelleLa chronique de son épiscopat, qu'il a lui-même rédigée, le désigne même comme un sapiens architectusEn 1105, le nouvel autel est consacré sur le sépulcre apostolique, pour lequel l'ancien mausolée, qui avait été respecté jusqu'alors, est modifié ; et en 1112, l'ancienne basilique d'Alphonse III, qui avait coexisté jusqu'alors avec la construction de la cathédrale, est complètement supprimée. 

Habile politicien et gestionnaire, son épiscopat a entraîné une transformation complète de l'organisation de l'église de Saint-Jacques-de-Compostelle, en créant un nouveau chapitre de chanoines réguliers qui devaient s'occuper du culte de Saint-Jacques ; parmi eux, à la manière de Rome, un collège de sept cardinaux, dont l'un était exclusivement chargé de la prise en charge liturgique des pèlerins. 

Sous le pape Calixte II, le clunisien Guido de Bourgogne, frère de l'ancien comte de Galice Raymond de Bourgogne, Gelmirez devint archevêque et Compostelle devint le siège métropolitain en 1120, consolidant ainsi l'importance de la cathédrale et ouvrant une période de splendeur pour les pèlerinages à Saint-Jacques. 

Pour savoir à quoi ressemblait cette cathédrale gelmirienne, nous en avons la description détaillée dans le livre V de la Liber Sancti Iacobile site Codex Calixtinusqui, en résumé, stipule que ".Dans cette église, enfin, il n'y a pas une seule fissure ni un seul défaut ; elle est admirablement construite, grande, spacieuse, claire, de taille convenable, proportionnée en largeur, en longueur et en hauteur, d'une facture admirable et ineffable, et elle est doublement construite, comme un palais royal. Quiconque traverse les allées du triforium d'en haut, même s'il monte tristement, est encouragé et heureux de voir la splendide beauté de ce temple.". 

Après avoir achevé le transept et ses façades monumentales, dans lesquelles un programme iconographique unitaire complet centré sur l'histoire de l'humanité a été développé dans ses reliefs de marbre et de granit par une série de grands maîtres aujourd'hui renommés pour leurs œuvres principales, les travaux se sont poursuivis pendant l'épiscopat de Gelmirez jusqu'à la mort du prélat ; et pour faire face, entre autres, à deux révoltes des habitants de Santiago contre leur prélat, qui ont causé d'importants dommages à une cathédrale encore en construction, les travaux se sont poursuivis pendant l'épiscopat de Gelmirez jusqu'à sa mort en 1140. 

À partir de cette époque, on manque d'informations sur l'état d'avancement des travaux de la cathédrale de Santiago vers l'extrémité ouest, où l'on se heurte en outre au problème posé par les fortes dénivellations du terrain. Pour cette raison et en l'absence de vestiges archéologiques prouvant leur existence, il existe des doutes raisonnables quant à l'achèvement des travaux de construction de la cathédrale pendant l'épiscopat de Gelmirez. Codex Calixtinus lorsqu'il déclare que "une partie est complètement terminée et une autre reste à terminer".. 

Projet du maître Mateo

Comme on l'a souligné, il est plus que probable que, bien qu'à un stade très avancé, les travaux n'étaient pas terminés à la mort de Diego Gelmírez et, après lui, il y eut une période pendant laquelle divers prélats se succédèrent et le roi Alphonse VII fut plongé dans d'autres affaires, de sorte qu'il n'y eut personne pour mener à bien la poursuite du projet. Cette situation se résoudra quelques décennies plus tard, sous le règne de Ferdinand II, qui donnera l'impulsion nécessaire à l'achèvement de la construction de la cathédrale romane, qui deviendra également un temple de référence pour le royaume et un lieu de sépulture pour les rois et leurs familles. Tout cela sera possible grâce à une figure essentielle de l'histoire de la cathédrale et de l'art de la Galice : Maître Mateo. 

Il n'existe pas d'informations certaines sur l'origine et la provenance de ce Maître Mateo, qui est mentionné dans le document de 1168 dans lequel Ferdinand II lui accorde une généreuse pension à vie pour avoir dirigé les travaux de l'église de Santiago. Depuis lors et jusqu'en 1211, date de la cérémonie solennelle de consécration de l'église en présence du roi Alphonse IX, Mateo a dirigé un projet complet qui, outre l'achèvement des travaux commencés vers 1075, comprenait une réforme conceptuelle de l'édifice de la cathédrale en vue de sa consécration et des usages cérémoniels qu'elle devait avoir à partir de ce moment-là ; Il s'agit également d'un projet qui marque la transition entre le style roman et le style gothique, en incorporant une nouvelle sensibilité artistique et des innovations intéressantes résultant de sa connaissance de l'art le plus avant-gardiste de son époque. 

Achèvement des travaux 

Tout d'abord, Maître Mateo entreprit l'achèvement des derniers tronçons de la nef principale de la cathédrale, en respectant son organisation architecturale mais en incorporant de nouveaux éléments décoratifs ; il réalisa ensuite la clôture occidentale de l'église, ce qui n'avait probablement pas été fait dans le cadre du projet gelmirien, avec une solution innovante qui permettait de surmonter les inégalités du terrain avec une crypte inédite supportant un narthex ouvert sur l'extérieur par une façade qui donnait sur une terrasse et, couronnant l'ensemble, une tribune. Cet espace sacré unique, sur trois niveaux, contenait un programme iconographique unitaire, au contenu apocalyptique et salvateur, qui trouve son point culminant dans la triple arcade intérieure du narthex, aujourd'hui connue sous le nom de Portique de la Gloria, l'une des plus grandes œuvres de l'art universel. 

Outre le Portique de la Gloria, qui a survécu jusqu'à nos jours, mutilé et altéré par les diverses interventions effectuées au cours de l'histoire, Maître Mateo a également conçu un chœur monumental en pierre polychrome qui occupait les premières sections de la nef centrale et servait à organiser la vie et la liturgie du chapitre de Compostelle rénové ; Il a réformé une partie des façades du transept afin d'éclairer davantage l'intérieur de la cathédrale, la lumière jouant un rôle symbolique et fonctionnel important. Il a également créé un élément de référence pour les pèlerins à l'intérieur de la cathédrale, compensant l'absence de contact visuel direct avec le sépulcre apostolique et les reliques de saint Jacques, en plaçant une image assise de l'apôtre qui, bien que très réformée, a survécu jusqu'à aujourd'hui sous le nom de Saint Jacques. de l'étreinte. En outre, l'atelier sous les ordres du maître Mateo a également configuré, dans l'actuelle chapelle de Santa Catalina, située à l'extrémité nord du transept, le Panthéon royal, dans lequel ont été enterrés les rois Ferdinand II et Alphonse IX, ainsi que d'autres membres de leurs familles, tels que la reine Bérenguela et Raymond de Bourgogne. 

Le 21 avril 1211 eut lieu la consécration solennelle du temple, dont témoignent les croix de granit polychromes et dorées qui courent le long des nefs de la cathédrale et qui commémorent la figure de l'archevêque Pedro Muñiz. Cependant, l'achèvement du projet du maître Mateo n'a pas signifié la fin des travaux de la cathédrale, une constante au cours des siècles. Les ateliers influencés par Mateo continuèrent à travailler sur de nouveaux projets jusqu'à la fin du Moyen-Âge, tels que le remodelage du palais de Gelmírez, promu par l'archevêque Juan Arias, ou le nouveau chœur gothique inachevé qui fut enterré sous l'escalier de l'actuelle Plaza de la Quintana ; et, surtout, le nouveau cloître, commencé à l'époque de l'archevêque susmentionné, situé à l'extrémité sud de la cathédrale et qui devait être associé à une série de chapelles qui allaient jouer un rôle de premier plan dans l'activité artistique de la cathédrale au cours des siècles suivants. 

Une nouvelle robe pour la maison de Santiago

Précisément, les problèmes structurels que, en raison des caractéristiques du terrain, le flanc sud de la cathédrale a toujours suscités, ont rendu nécessaire la construction d'un nouveau cloître sur le cloître médiéval, donnant ainsi naissance au style Renaissance, promu par les archevêques de la famille Fonseca. 

Cependant, dans le cas de la cathédrale, l'époque moderne a été marquée par le baroque, un style qui allait donner un nouvel aspect à l'ensemble. Le XVIIe siècle commence par la démolition du chœur en pierre et la construction d'un escalier monumental sur la façade occidentale, qui avait déjà été partiellement remodelée un siècle plus tôt. Il convient de rappeler que le Maître Mateo avait conçu le chœur monumental en pierre polychrome qui occupait les premiers tronçons de la nef centrale.

Mais c'est dans la seconde moitié de ce siècle, sous la direction du chanoine José Vega y Verdugo, que va commencer la grande modernisation de la cathédrale : à l'extérieur, avec la nouvelle façade de la Quintana ou le remodelage de la Tour de l'Horloge ; et à l'intérieur, avec une nouvelle chapelle principale, conçue à la plus grande gloire de l'apôtre saint Jacques, comme une véritable apothéose jacobéenne. Une fois de plus, comme cela a toujours été le cas dans les grandes transformations de la cathédrale, l'union de la hiérarchie ecclésiastique et de la monarchie hispanique, ainsi que du grand artiste de l'époque, le compostellan Domingo de Andrade, sera décisive. 

Ce grand remodelage baroque devait être complété au XVIIIe siècle par d'importantes interventions, notamment la nouvelle façade occidentale, par laquelle Fernando de Casas devait habiller en style baroque la structure médiévale de Matthey, et la façade de l'Azabachería, qui devait remplacer au milieu de ce siècle l'ancienne façade du Paradis. À l'intérieur, les "Palacios Capitulares" ont été rénovés et la construction de la chapelle de communion a été achevée dans l'espace précédemment occupé par la chapelle de l'archevêque Lope de Mendoza. 

La résurgence du phénomène jacobéen 

Après la splendeur des siècles baroques, le XIXe siècle a été une période de crise pour la cathédrale de Compostelle et les pèlerinages à l'église de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette crise a été influencée par diverses causes politiques, sociales et économiques qui ont également affecté l'ensemble de la ville. Cependant, dans les dernières décennies du siècle, la lumière au bout du tunnel a commencé à apparaître. À partir du milieu du siècle, la découverte de Santiago par des voyageurs étrangers qui ont inclus dans leurs chroniques les trésors artistiques conservés ici, comme le Portique de la Gloria, presque oublié depuis le Moyen Âge, a joué un rôle important, ce qui a également contribué à stimuler l'intérêt des érudits locaux. Mais surtout, la renaissance du phénomène jacobéen a commencé dans la nuit du 29 janvier 1879, lorsqu'un groupe de chanoines dirigé par López Ferreiro, avec l'appui du cardinal Payá, a découvert dans le trasaltar le tombeau apostolique, caché là depuis l'époque de l'archevêque Sanclemente, il y a près de trois cents ans. 

À la suite de la redécouverte des restes de saint Jacques, certifiée en 1884 par le pape Léon X avec l'autorisation de l'Église catholique, l'Église catholique est devenue le centre de l'Église catholique. Bull Deus OmnipotensLe phénomène jacobéen a connu une première résurgence, notamment sous la direction du cardinal Martín de Herrera, dont le long épiscopat a comporté plusieurs Années Saintes. La renaissance des pèlerinages qui, dans les dernières décennies du XXe siècle, était également liée à la célébration des Années Saintes, devait entrer dans une nouvelle phase après les deux visites du cardinal Martín de Herrera à Compostelle. Saint Jean Paul II et le fort soutien du gouvernement autonome de Galice. 

Aujourd'hui, au cours d'un biennium sacré sans précédent en raison des circonstances, la cathédrale de Santiago présente un aspect renouvelé après une décennie de travaux de réhabilitation et de restauration, années au cours desquelles des éléments emblématiques tels que le portique de la Gloria, la façade de l'Obradoiro ou la chapelle principale ont été récupérés ; tout cela, sans perdre l'essence d'un lieu qui, tout au long de douze cents ans d'histoire, a été un point de référence et d'accueil pour des millions de fidèles et de pèlerins. n

L'auteurRamón Yzquierdo Peiró

Musée de la cathédrale de Santiago

Livres

"Faire revivre Paul de Tarse : une nécessité pour l'Église contemporaine

Giulio Mariotti, judaïste et bibliste, parle à Omnes de la figure de Paul de Tarse, pour comprendre ce que signifie aujourd'hui lire l'apôtre sans préjugés, et comment sa proclamation peut continuer à parler aux gens.

Gerardo Ferrara-24 juillet 2025-Temps de lecture : 6 minutes

Nous avons tous entendu parler de saint Paul de Tarse et de ses aventures : voyages, péripéties sur terre et sur mer, naufrages, dangers. Sa vie semble plus passionnante qu'une série télévisée. Depuis des siècles, son nom évoque des pays lointains, des langues et des peuples nouveaux, jamais connus auparavant, le soleil, l'air salé et le vent qui caresse le visage. Lorsqu'il est né à Tarse, on l'appelait Shaul - l'impétueux - mais c'est avec le nom de "Paul", un petit homme, qu'il est devenu universellement célèbre.

Nous en avons parlé avec Giulio Mariotti, un judaïsant et un érudit bibliqueL'auteur est un chercheur dans le domaine du judaïsme du Second Temple et des origines chrétiennes, étudiant l'histoire de la pensée juive et le mouvement naissant des disciples de Jésus.

Il est co-auteur avec Gabriele Boccaccini de "Paul, un juif de son temps" (2025), co-éditeur avec Piotr Zygulski et Federico Adinolfi du volume de compilation "Reactivating Paul of Tarsus" (2025), et auteur de "Election, Dualism, Time. Lire 2 Thessaloniciens dans le judaïsme de son temps" (2024).

Omnes l'interroge pour comprendre ce que signifie aujourd'hui relire Paul sans préjugés, et comment sa proclamation peut continuer à parler aux gens.

Dans "Réactiver Paul de Tarse" (Effeta, 2025), vous avez rassemblé des contributions de théologiens et d'universitaires internationaux pour faire sortir Paul de ses limites confessionnelles et académiques. Pourquoi avez-vous choisi le verbe "réactiver" pour parler de Paul ? Qu'y a-t-il à réactiver dans sa figure aujourd'hui ?

Couverture italienne du livre "Réactiver Paul de Tarse".

- Nous avons choisi le verbe "réactiver" parce qu'il ne s'agit pas simplement d'étudier Paul à nouveau, mais de lui redonner une voix vitale dans le débat culturel, social, théologique et interreligieux d'aujourd'hui. Réactiver" signifie sortir Paul d'une lecture chrétienne exclusiviste et le replacer au centre d'une réflexion pluraliste et partagée. Trop longtemps, il a été lu comme un apostat du judaïsme et un fondateur du christianisme. Par ce verbe, nous avons voulu souligner que Paul n'est pas une figure du passé à exhumer, mais une voix toujours capable de remettre en cause nos certitudes et nos systèmes.

Réactiver Paul signifie offrir de nouveaux espaces à des perspectives qui, jusqu'à présent, ont reçu peu d'attention en Italie, comme la lecture de Paul au sein du judaïsme de son temps. Ainsi, aux études fondamentales d'auteurs tels que Romano Penna, Mauro Pesce, Antonio Pitta et Gabriele Boccaccini, pour ne citer que quelques chercheurs, s'ajoutent d'autres études sur le judaïsme de l'apôtre qui intègrent la tradition de recherche italienne et internationale.

Dans ses études sur Paul, il insiste sur le fait qu'il n'a jamais "abandonné" le judaïsme. Qu'est-ce que cela change si nous le lisons vraiment comme un juif croyant, pratiquant et apocalyptique ?

- Lire Paul comme un juif croyant, pratiquant et apocalyptique revient à démanteler l'un des piliers sur lesquels la théologie chrétienne a été construite pendant des siècles : l'idée qu'il a rompu avec le judaïsme pour fonder une nouvelle religion universelle, spirituelle et, en fin de compte, "supérieure".

En réalité, Paul n'a jamais abandonné le judaïsme : c'est un pharisien qui adhère à un mouvement eschatologique et messianique au sein du judaïsme de son temps, convaincu qu'en Jésus a été inaugurée une phase définitive de l'histoire d'Israël et de l'humanité. Il ne rejette pas la Torah et ne la considère pas comme inutile, mais il interprète le temps présent comme un "moment eschatologique" où même les païens peuvent faire partie du peuple de Dieu, Israël, sans avoir à devenir juifs, tout l'Israël qui sera sauvé (Rm 11,26). Ainsi, Paul n'est pas le destructeur du judaïsme, mais simplement l'une de ses voix dans le judaïsme de son temps.

Dans ce volume, vous avez rassemblé des essais qui font dialoguer Paul de Tarse avec des questions telles que l'égalité des sexes, l'écologie et l'injustice sociale. Ne risquons-nous pas de projeter sur lui trop d'éléments de notre époque ?

- C'est une question très juste, et nous en sommes pleinement conscients. Le risque d'anachronisme existe dès lors que l'on tente de "mettre à jour" un auteur ancien. Cependant, il ne s'agit pas de prétendre que Paul parlait d'écologie, d'égalité des sexes ou de justice globale comme nous le ferions aujourd'hui. Ce serait idéologique et historiquement incorrect. Notre intention est différente : partir des principes de sa pensée pour se demander s'ils peuvent encore dire quelque chose à notre époque.

Paul soulève des questions radicales - sur le mal, sur le sens de la loi, sur l'espérance, sur l'universalité du salut - qui sont toujours d'actualité. Il est donc légitime de se demander : que peut nous suggérer son mode de pensée, également dans le domaine des droits, de la politique, de la sauvegarde de la création ? Non pas pour la moderniser de force, mais pour nous permettre de la questionner.

Y a-t-il un verset paulinien qui vous a accompagné et qui vous accompagne particulièrement à ce moment de votre vie ?

- Le verset qui me touche le plus en ce moment est le suivant : "Car lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort" (2 Cor 12:10). C'est une phrase qui renverse toutes les logiques de pouvoir, de succès et de performance qui dominent nos vies. Dans un monde qui exige que nous soyons toujours performants, toujours gagnants, toujours impeccables, Paul nous rappelle que c'est précisément dans la faiblesse que la puissance de Dieu se révèle.

Dans le cadre de la vision apocalyptique du monde, Paul estime qu'une intervention divine est nécessaire pour résoudre le problème du mal, et c'est ce qu'il a trouvé dans ce qui est décrit comme une révélation sur le chemin de Damas. Cette prise de conscience, associée à celle d'être à la fin des temps, guidera toute la pensée de Paul et nous permet de réaliser que, même à notre époque, l'atout est de faire preuve de fragilité plutôt que de performance à chaque occasion.

Pourquoi ne peut-on plus parler de Paul comme d'un converti ?

- Parler de "conversion" pour Paul dans le sens traditionnel du passage d'une religion à une autre est historiquement et théologiquement trompeur. À l'époque de Paul, le christianisme en tant que religion autonome n'existait pas encore. Paul n'a donc pas abandonné le judaïsme, il n'a jamais renié la Torah ni son identité juive. Lui-même s'est fièrement décrit comme "Juif, de la tribu de Benjamin, pharisien dans l'observance de la loi" (Ph 3,5).

Ce qui est vécu sur le chemin de Damas n'est donc pas une "conversion" religieuse, mais un appel prophétique à la manière de Jérémie et d'Isaïe, lu comme une révélation. Continuer à parler de "conversion" perpétue une théologie de la rupture qui a alimenté l'antijudaïsme chrétien pendant des siècles. Il est temps de remplacer ce langage par des mots plus appropriés historiquement et littéralement : "appel" ou "révélation".

Paul n'a pas changé de religion, il a changé de position tout en restant dans le judaïsme. C'est pourquoi, depuis quelques années, le Secrétariat pour les activités œcuméniques propose de changer le nom de la fête du 25 janvier de "conversion" en fête de la "vocation" de Paul.

Vous avez également inclus des voix juives et laïques dans cet ouvrage. Pourquoi une confrontation qui transcende la sphère chrétienne est-elle importante aujourd'hui ?

- Car parler de Paul aujourd'hui ne peut plus être une affaire interne à la seule exégèse et théologie chrétienne. Pendant trop longtemps, Paul a été lu et utilisé uniquement d'un point de vue ecclésial, souvent dans une optique polémique et anti-juive. Pourtant, lui-même s'est toujours défini comme un juif - un pharisien, un juif pratiquant - et n'a jamais renié cette identité. Il était donc essentiel dans ce volume, comme dans les recherches et les débats internationaux, d'ouvrir le dialogue à d'autres voix : aux chercheurs juifs et aux penseurs laïcs, ainsi qu'à toute personne intéressée par la recherche de ce qu'était réellement Paul, sans préjugés ni idées préconçues.

C'est aussi une manière de dépasser les barrières confessionnelles et d'inviter chacun, croyant ou non, à se confronter à un personnage qui, quel que soit le point de vue, a profondément marqué l'histoire de la pensée occidentale. Paul n'appartient pas à une église, mais, comme tous les grands penseurs, à l'humanité.

Que peut apporter au monde juif la relecture de Paul de Tarse que vous proposez ?

- L'un des grands potentiels de la perspective de Paul au sein du judaïsme est d'ouvrir enfin la voie à une réception non hostile de Paul également par le monde juif. Pendant des siècles, en effet, Paul a été perçu comme celui qui trahissait le judaïsme, condamnait ses pratiques et fondait une religion distincte, de substitution et souvent hostile.

Cette image est apparue principalement à partir du deuxième siècle et s'est ensuite consolidée dans le christianisme comme la "vision standard", presque jusqu'à aujourd'hui. Mais aujourd'hui, les études historiques nous disent le contraire : Paul n'a jamais voulu fonder une autre religion, pas plus qu'il n'a cherché à abolir la Torah. Il est resté au sein du judaïsme, en dialogue et parfois en tension avec d'autres groupes juifs de son époque.

Que souhaitez-vous à ceux qui liront ce livre, en particulier s'ils sont jeunes ou éloignés de la foi ?

- J'espère sincèrement que ceux qui liront ce livre rencontreront un Paul qui ressemble de plus en plus à son vrai visage, dépouillé des siècles d'interprétations qui ont fait de lui un modèle d'antijudaïsme chrétien ou de bigoterie exclusiviste. L'espoir est que nous comprenions que Paul échappe aux étiquettes et qu'il peut être apprécié par les croyants et les non-croyants, par les chrétiens et les juifs.

Évangile

L'importance de la prière. 17e dimanche du temps ordinaire (C)

Joseph Evans commente les lectures du 17e dimanche du temps ordinaire (C) du 27 juillet 2025.

Joseph Evans-24 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Le thème des lectures d'aujourd'hui est très clair : l'importance de la prière. Dans la première lecture, nous voyons la prière pour les autres. Abraham prie pour sauver les villes que Dieu menaçait de détruire à cause de leur corruption. Il a obtenu de Dieu qu'il ne les détruise pas s'il y avait ne serait-ce que dix hommes de bien dans ces villes. Mais sa prière a-t-elle été efficace ? Apparemment non, car Dieu a fini par détruire les villes. À quoi bon prier si Dieu ne nous écoute pas ? Mais en fait, les seuls bons habitants de la ville ont été sauvés, à savoir Lot, qui était le cousin d'Abraham, et sa famille. La prière d'Abraham a donc été efficace, mais pas comme il l'avait espéré. Toutes les bonnes personnes de la ville ont été sauvées. Cela nous aide à voir que Dieu entend nos prières, mais pas toujours comme nous l'espérons.

Dans l'Évangile, Jésus nous apprend à prier avant tout par son exemple. En le voyant prier, les disciples ont voulu apprendre à prier à leur tour. Sans se vanter, notre exemple de prière peut inspirer d'autres personnes à prier. Jésus enseigne ensuite le Notre Père, la prière parfaite et la prière modèle. Et pour nous encourager à persévérer dans la prière, il raconte une belle parabole sur un homme dont l'insistance finit par faire sortir son ami du lit pour lui donner la nourriture qu'il était venu chercher.

Jésus nous encourage ici à prier, à continuer à frapper à la porte de Dieu. Nous n'avons rien à donner aux autres. Si nous voulons leur donner quelque chose de valeur, nous devons nous adresser à Dieu. Ensuite, Jésus donne trois exemples amusants : "Quel père parmi vous, si son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu d'un poisson, ou s'il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ?. Bien sûr que non. Eh bien, si "Vous donc, qui êtes mauvais".dit Jésus, "Vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père qui est aux cieux donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent.. L'Esprit Saint est le meilleur des dons : il est Dieu lui-même, le don vivant, le don-personne. Dans l'Esprit Saint se trouvent tous les dons, tous les dons.

Le message est clair : prions pour les autres, soyons audacieux, téméraires, confiants, comme Abraham qui a prié pour Sodome et Gomorrhe. Prions pour sauver notre société, notre pays, ou pour la conversion d'autres pays. Dieu veut que nous demandions, que nous soyons "dérangeants", il nous invite à le déranger. "Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira".. Mais nous devons avoir confiance en la bonté de Dieu. Si nous voulons donner de bonnes choses aux autres, quel que soit notre degré de péché, il est encore plus disposé à le faire.

Vatican

Rome se prépare à accueillir un demi-million de jeunes pendant le Jubilé

Tant à Rome qu'au Vatican, les préparatifs sont en cours pour accueillir le demi-million de jeunes qui devraient participer au Jubilé entre le 28 juillet et le 3 août.

Paloma López Campos-23 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Les autorités vaticanes et italiennes mettent la dernière main aux préparatifs en vue d'accueillir le demi-million de jeunes qui devraient participer au Jubilé de la jeunesse. Ce grand événement se déroulera du 28 juillet au 3 août, avec plus de 70 activités différentes sur les places de la ville de Rome. Roma.

Lors d'une conférence de presse au Vatican le 23 juillet, Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, a souligné que le Jubilé est "un moment de grâce". Il a également souligné la participation de jeunes venant de pays en guerre, ce qui fait de cette rencontre "un événement de paix et de construction".

"Ce moment de joie et de célébration", a poursuivi l'archevêque, "se veut une étreinte de tous les jeunes du monde". Le président a souligné l'un des moments les plus importants de la journée de pénitence qui aura lieu le 1er août dans le Circus Maximus, où 200 prêtres se relaieront toutes les deux heures pour écouter les confessions de tous les jeunes qui souhaitent recevoir le sacrement.

Pour sa part, le président de la direction technique du Jubilé, Alfredo Mantovano, a indiqué lors de la même conférence de presse que "la présence des jeunes au Jubilé représente un patrimoine inestimable pour les communautés d'où ils viennent et où ils reviennent".

Un défi pour la sécurité

Le nombre de participants au Jubilé représente un énorme défi, comme l'a souligné Roberto Gualtieri, maire de Rome. C'est pourquoi "la ville a déployé un important dispositif technologique pour renforcer la sécurité", avec environ 20 000 personnes travaillant pour assurer la sécurité des participants.

D'autre part, afin de faciliter les transports, les services de métro et de bus de la ville seront étendus. Cela fait partie du plan élaboré par Fabio Ciciliano, chef du département de la protection civile, qui a assuré lors de la conférence de presse que l'objectif était d'éviter que le Jubilé ne perturbe la vie quotidienne des habitants de Rome.

Le Jubilé de la jeunesse, un exemple de foi et d'espoir

Roberta Angelilli, vice-présidente de la région du Latium, a souligné que "le Jubilé de la jeunesse est un événement spécial et mémorable, non seulement en raison de la participation extraordinaire, mais aussi de la participation émotionnelle et collective".

Il a souligné la beauté de voir des personnes de tous les pays réunies dans une même ville et a rappelé que, grâce au Jubilé, les jeunes deviennent "de formidables témoins de la paix, de la foi et de l'espérance".

Au cours de la série de questions posées lors de la conférence de presse, l'impact environnemental de l'événement a suscité un intérêt particulier. Les organisateurs ont assuré que de grands efforts ont été faits pour réduire l'impact négatif et il est prévu que les matériaux investis dans les structures préparées pour le Jubilé seront réutilisés pour d'autres événements à l'avenir.

Dates du Jubilé de la jeunesse

Les jeunes participant au Jubilé arriveront à Rome le lundi 28 juillet. Des centaines de logements ont été préparés dans les paroisses, les centres sportifs, les centres religieux, les familles d'accueil et les hôtels pour faire face à l'arrivée d'un si grand nombre de personnes.

Le 29 juillet à 19 heures, une messe d'accueil sera célébrée sur la place Saint-Pierre. Les 30 et 31 juillet, les jeunes pourront participer à diverses activités culturelles à Rome, et le vendredi 1er juillet aura lieu la journée de pénitence susmentionnée.

Le samedi 2 août sera une journée de divertissement, de musique et de témoignages, jusqu'à ce que la veillée avec le Pape Léon XIV commence à 20h30 à Tor Vergata. Dimanche, à 9 heures, le Saint-Père présidera la Sainte Messe avec tous les jeunes, dans un moment qui sera à la fois un adieu et un envoi en mission.

Toutes les informations sur le Jubilé de la jeunesse sont disponibles à l'adresse suivante site web autorisé à le faire.

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Évangélisation

Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe

La sainteté de sainte Brigitte fait d'elle "une figure éminente de l'histoire de l'Europe", a déclaré Benoît XVI en 2010. "Originaire de Scandinavie, elle témoigne du fait que le christianisme a profondément imprégné la vie de tous les peuples de ce continent", a-t-il ajouté. Saint Jean-Paul II l'a déclarée copatronne de l'Europe en 1999, aux côtés des saintes Catherine de Sienne et Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein).

Francisco Otamendi-23 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Benoît XVI a consacré l'audience générale d'octobre 2010 à sainte Brigitte de Suède, copatronne de l'Europe, solennellement canonisée par le pape Boniface IX en 1391. Selon ses propres termesLe pape de l'époque a évoqué "la sainteté de Bridget", qui "fait d'elle une figure éminente de l'histoire de l'Europe". Venant de ScandinavieSainte Brigitte témoigne que le christianisme a profondément imprégné la vie de tous les peuples de ce continent".

Le pape Benoît XVI a souligné qu'"en la déclarant co-patron de l'EuropeLe pape Jean-Paul II a souhaité que sainte Brigitte - qui a vécu au XIVe siècle, à une époque où la chrétienté occidentale n'était pas encore blessée par la division - intercède efficacement auprès de Dieu pour obtenir la grâce tant attendue de la pleine unité de tous les chrétiens.

"Pour cette même intention", a-t-il ajouté, "si importante pour nous, et pour que l'Europe se nourrisse toujours de ses racines chrétiennes, nous voulons prier, chers frères et sœurs, en invoquant la puissante intercession de sainte Brigitte de Suède, fidèle disciple de Dieu, co-patronne de l'Europe".

Le mariage, "le chemin de la sainteté".

"Nous pouvons distinguer deux périodes dans la vie de cette sainte. La première est caractérisée par son statut de femme mariée heureuse", a déclaré Benoît XVI. Son mari s'appelait Ulf et était gouverneur d'une importante province du royaume de Suède. "Le mariage a duré vingt-huit ans, jusqu'à la mort d'Ulf. Huit enfants sont nés, dont la deuxième, Karin (Catherine), est vénérée comme une sainte". Cela révèle, selon le pape germanique, un "engagement éducatif de Bridget envers ses enfants". 

Cette première période de la vie de Bridget "nous aide à apprécier ce que nous pourrions définir aujourd'hui comme une authentique "spiritualité conjugale" : "Les époux chrétiens peuvent parcourir ensemble un chemin de sainteté, soutenus par la grâce du sacrement du mariage", a-t-il souligné lors de l'audience. 

"Que l'Esprit du Seigneur suscite aussi aujourd'hui la sainteté des époux chrétiens", a déclaré le pape, "pour montrer au monde la beauté du mariage vécu selon les valeurs de l'Évangile : amour, tendresse, entraide, fécondité dans la génération et l'éducation des enfants, ouverture et solidarité envers le monde, participation à la vie de l'Église".

Les révélations

Lorsque Bridget est devenue veuve, la deuxième période de sa vie a commencé. Elle renonça à d'autres noces pour intensifier son union avec le Seigneur par la prière, la pénitence et les œuvres de charité, a expliqué Benoît XVI. "Les veuves chrétiennes aussi peuvent donc trouver en cette sainte un modèle à suivre".

"Brigida, après la mort de son mari, après avoir distribué ses biens aux pauvres, bien qu'elle n'ait jamais accepté la consécration religieuse, s'est installée dans la maison de l'abbaye. monastère monastère cistercien d'Alvastra. C'est là que le Divulgations Elle est connue pour ses messages aux papes pour qu'ils retournent d'Avignon à Rome, comme elle l'a fait. Elle est connue pour les messages qu'elle a adressés aux papes pour qu'ils reviennent d'Avignon à Rome, comme elle l'a fait. Sainte Catherine de Sienne. En 1391, le pape Boniface IX la canonise solennellement. 

L'auteurFrancisco Otamendi

Ressources

Andrés Esteban López : "Le Nouvel Âge a également touché les communautés chrétiennes".

Le prêtre et exorciste Andrés Esteban López parle du Nouvel Âge, de son origine et de son impact sur la société actuelle, en clarifiant certains concepts de ce mouvement qui, comme il le dit, a également affecté les communautés chrétiennes.

Paloma López Campos-23 juillet 2025-Temps de lecture : 9 minutes

Le père Andrés Esteban López Ruiz est un exorciste de l'archidiocèse de Mexico. Il fait partie de l'équipe de Association internationale des exorcistes et, en plus d'être membre du secrétariat hispanophone de cette association, est responsable de la formation continue d'autres prêtres. exorcistes.

Dans cet entretien avec Omnes, il explique en détail les origines du Nouvel Âge, les tromperies auxquelles il conduit et les raisons d'espérer que les catholiques peuvent avoir face à l'expansion de ce mouvement spirituel qui, dit le père Andrés, "a également touché les communautés chrétiennes".

Comment définiriez-vous le Nouvel Âge ?

- Il s'agit, en principe, d'un mouvement spirituel qui a émergé dans les années 1970 avec un système commun de croyances et de pratiques, mais avec beaucoup de variations selon les lieux, les personnes, les époques et les groupes.

Elle peut être classée dans le domaine d'une certaine "religiosité ésotérique", mais plus justement, selon sa propre compréhension, comme une "spiritualité ésotérique". Il ne s'agit pas d'un "mouvement" à proprement parler, car c'est un phénomène culturel non unifié, décentralisé, diffus et informel.

Certains parlent du New Age comme d'un "environnement" au sens social du terme, c'est-à-dire un certain environnement culturel impliquant certaines conditions de croyances, de pratiques et de coutumes qui influencent la vie de différentes personnes, principalement dans ses aspects spirituels, religieux et moraux.

Quelles sont vos principales convictions ?

- Le système de croyances du New Age est un système complexe, non unifié, qui a différentes sources et expressions. Voici quelques-unes de ses principales croyances :

Le New Age est une spiritualité syncrétique qui combine des éléments de diverses religions et traditions spirituelles, en mettant l'accent sur l'expérience subjective en termes d'illumination et de divinisation. En ce sens, il peut être considéré comme une sorte de néo-gnosticisme, où le Christ, Bouddha, Confucius et d'autres maîtres éclairés sont tout aussi pertinents.

D'autre part, le New Age comporte un élément spiritualiste fondamental et opérationnel, croyant en la communication avec des guides spirituels et des maîtres ascensionnés, parfois sous la forme d'anges ou d'êtres de lumière, et les invoquant souvent.

Le New Age repose sur la croyance que tout est composé d'énergie et qu'il est possible d'interagir avec elle, Dieu étant l'énergie cosmique qui compose le monde. Il s'agit donc d'une spiritualité panthéiste. Les guides spirituels sont les médiateurs de la sagesse et de l'énergie dans ce système cosmique, toujours présenté comme holistique.

Le Nouvel Âge est ésotérique, il recherche la connaissance occulte et l'illumination par des pratiques ascétiques et initiatiques d'illumination dans lesquelles les guides, les maîtres, les gourous, etc. sont toujours impliqués. La connexion avec les cycles cosmiques et la révélation à travers les étoiles ou d'autres aspects cosmiques sont recherchés. L'interaction énergétique avec le cosmos en termes de manipulation par le biais de rites et d'éléments constitue la base de sa composante magique.

Le New Age comporte donc une forte composante de pratique magique, recherchant la guérison et le bien-être par des pratiques occultes telles que les manipulations d'énergie, mais cherchant également à accéder à des connaissances occultes par le biais de pratiques rituelles.

Enfin, bien que le New Age soit éclectique et intègre des éléments de diverses religions, il se comprend comme un dépassement du christianisme, qui a incorporé depuis ses origines divers éléments religieux, principalement du bouddhisme, de l'hindouisme et, plus tard, de certaines religions indigènes et chamaniques. En ce sens, il est courant de trouver dans leurs croyances des idées telles que le "karma" ou la réincarnation. Cet élément de dépassement du christianisme a été exprimé comme l'axiome de la fin de l'ère des Poissons, qui représentait le christianisme, et du début de l'ère du Verseau, qui représenterait un nouvel éveil spirituel de l'humanité.

Comment la nouvelle ère a-t-elle vu le jour ? 

- Le New Age trouve ses racines dans la spiritualité ésotérique et éclectique du 19ème et du début du 20ème siècle. Des auteurs tels qu'Emanuel Swedenborg, Franz Mesmer et Allan Kardec ont influencé la perspective spirituelle du Nouvel Âge.

Helena Blavatsky, fondatrice de la Société théosophique, est considérée comme l'un des principaux idéologues du Nouvel Âge. Son ouvrage "La doctrine secrète" (1888) établit une unité cosmique entre les étoiles, l'univers, l'âme humaine et la nature. Elle a également jeté les bases d'un gnosticisme éclectique et syncrétique intégrant diverses expressions religieuses, qu'elle a appelé théosophie.

Blavatsky a également encouragé la pratique du yoga, de la méditation et de l'invocation des guides spirituels. En fait, une grande partie de son œuvre a été inspirée et écrite grâce à la médiation de guides spirituels. Alors que nous reconnaissons Kardec comme le père du spiritisme moderne, Blavatsky a été le principal promoteur d'une nouvelle spiritualité intégrant des éléments magiques, ancestraux et mystiques en Occident, ainsi que l'un des principaux promoteurs de l'introduction des pratiques ascétiques du bouddhisme en Europe.

Alice Bailey, disciple de Blavatsky et de Besant, est considérée comme la "mère du Nouvel Âge". Son ouvrage "A Treatise on the Seven Rays" (1936-1951) expose les principes de base du Nouvel Âge, notamment l'unité cosmique, la communication énergétique entre le corps et l'âme, et la possibilité de manipuler l'énergie divine à des fins de guérison et d'illumination. Pour elle, il existe une communication ou une connexion entre le corps et l'âme de l'homme et l'univers physique, par l'intermédiaire des 7 rayons qui sont des forces divines universelles associées au corps humain et à différentes zones énergétiques appelées "chakras".

L'expression New Age est attribuée à Alice Bailey, qui l'a utilisée dans certains de ses ouvrages tels que "Le discipulat dans le nouvel âge (1944-1955), et qui a fondé en 1937 une association appelée "Lucis Trust" afin de préparer l'humanité à un changement radical par le biais de la grande invocation de la lumière. En effet, Blavastky, Besant et Bailey avaient déjà exprimé un rôle fondamental pour Lucifer dans leur compréhension cosmique, en tant qu'ange de lumière qui s'est sacrifié pour devenir l'illumination des âmes dans leur éveil spirituel.

Leur perspective christologique, en revanche, est celle de "Maitreya", selon laquelle il est l'être le plus élevé de l'énergie cosmique qui s'est manifesté sous la forme du Christ et aussi du Bouddha, et qui doit revenir pour se manifester à nouveau. En ce sens, dans une perspective gnostique, ils considèrent Lucifer comme le médiateur de la sagesse spirituelle et le Christ comme sa manifestation dans la chair.

Le Nouvel Âge est-il compatible avec le christianisme ?

- Les croyances du New Age sont incompatibles avec la foi chrétienne fondée sur la Révélation divine qui reconnaît Dieu comme l'unique Créateur et Seigneur de l'Univers, son Fils Jésus-Christ comme l'unique médiateur du salut et le Saint-Esprit comme celui qui donne la vie. Le syncrétisme, le panthéisme et la croyance en l'énergie sont opposés aux vérités de la foi que nous professons, tout comme les pratiques ésotériques et magiques mentionnées sont opposées à la vertu de la religion. 

Ainsi, les personnes qui commencent à évoluer dans le milieu du New Age font l'expérience d'un changement de mentalité qui leur fait perdre progressivement la foi catholique et s'engager dans une série de pratiques qui finissent par les conduire à de graves péchés contre le premier commandement, tels que le spiritisme, l'idolâtrie, la magie, la sorcellerie, etc. 

Pensez-vous que les pratiques magiques du New Age ouvrent la porte au diable ? 

- Ces pratiques constituent des péchés objectivement graves qui portent atteinte à la relation du croyant avec Dieu. Elles sont donc en elles-mêmes toujours regrettables dans l'ordre de la grâce, de la foi et de la charité. De plus, elles impliquent un obscurcissement de la conscience et l'acquisition d'une mentalité magique avec de graves répercussions psychologiques et morales. Quant à savoir si, en plus de ces dommages, il peut se produire un problème spirituel dans lequel le démon pourrait exercer une action extraordinaire sur la personne, comme la contrariété, l'obsession ou la possession, il est possible de répondre de manière générale de la manière suivante :

La cause principale de l'action extraordinaire du diable est le péché contre le premier commandement, à savoir la pratique de l'occultisme sous ses diverses formes. Par conséquent, les pratiques magiques du New Age, telles que les soins énergétiques, les invocations d'esprits ou d'anges, les rituels magiques, les sorts, la divination, etc., peuvent occasionnellement amener une personne à être soumise à un domaine particulier du diable dans lequel elle subit une action extraordinaire de sa part. 

Dans tous les cas, il convient d'évaluer la pratique elle-même, le degré d'implication de la personne, la fréquence et la durée de la pratique afin de pouvoir répondre de manière plus précise à chaque cas. Normalement, le risque pour ceux qui sont déjà des opérateurs de ces techniques occultes n'est pas le même que pour ceux qui y ont participé occasionnellement.

Il faut dire que l'un des principaux problèmes auxquels nous sommes confrontés dans ce domaine à cause du New Age est précisément le fait que l'afflux culturel du New Age a fini par normaliser les pratiques ésotériques. 

Y a-t-il eu une augmentation des cas de possession en raison des tendances New Age ?

- Les croyances et les pratiques du Nouvel Âge sont un phénomène très répandu qui a malheureusement aussi touché les communautés chrétiennes. À cet égard, il y a eu un nombre croissant de personnes souffrant de diverses afflictions, à des degrés divers, à la suite de leur participation à ces environnements. Principalement, nous avons de nombreux témoignages de personnes qui, ayant été intensément immergées dans ces pratiques, ont souffert de diverses manières d'une sorte d'action extraordinaire du diable, y compris la possession.

Quel est le rôle de l'exorciste face aux dangers du Nouvel Âge ?

- Le prêtre exorciste a un ministère spécifique auprès des personnes qui pensent souffrir de l'action extraordinaire du démon. Sa première tâche est d'accueillir ces demandes avec charité afin d'accompagner spirituellement les fidèles par le discernement, la prière et l'enseignement de la foi. 

Lorsqu'il vérifie avec une certitude morale l'action extraordinaire du démon, il doit assister les fidèles contrariés en célébrant l'Exorcisme majeur aussi longtemps que nécessaire. En ce sens, le prêtre exorciste joue avant tout un rôle de discernement et d'attention à l'égard des fidèles qui ont déjà subi ces conséquences fâcheuses, afin de les aider dans leur libération. 

Cependant, son rôle ne se limite pas à cette attention spécifique, mais il peut aussi donner un aperçu équilibré et réfléchi des erreurs et des dangers du New Age en termes de prévention, selon sa propre expérience.  

Pensez-vous que de nombreuses personnes qui suivent ces pratiques recherchent la même chose que celles qui recherchent la foi chrétienne : un lien plus profond avec le divin ? 

- Bien que nous vivions un changement d'époque, nous pouvons difficilement définir notre époque comme une époque d'athéisme. L'ère post-moderne est une ère de post-vérité, de relativisme, de subjectivisme et d'émotivité profonde. Cependant, il existe en général en Occident une recherche d'éléments spirituels qui ne s'est pas encore éteinte dans les sociétés de l'ancienne chrétienté. Ainsi, bien que nous semblions entrer dans une ère post-chrétienne, des religiosités vagues, diffuses, éclectiques et sans engagement moral sérieux semblent augmenter et captiver un grand nombre de personnes, en particulier les jeunes. 

En ce sens, nous pouvons affirmer que de nombreuses personnes recherchent des réponses spirituelles et profondes dans de nouveaux modes de relation avec le divin et sont facilement amenées à se tourner vers le Nouvel Âge. Nous pourrions dire pour ces cas que le cœur de l'homme assoiffé de Dieu cherche des ruisseaux d'eau où se reposer, et même s'ils ne trouvent pas la source vive de Dieu dans le Nouvel Âge, cette recherche est une raison d'espérer.

Cependant, la plupart des personnes qui s'engagent dans l'occultisme, mais aussi dans ses expressions New Age, le font à la recherche d'un certain bien-être qu'elles pensent que ces pratiques peuvent leur procurer.

Parfois, il cherche à guérir ou à soigner des maladies physiques ou psychologiques. D'autres fois, il cherche à obtenir des avantages économiques, sociaux ou amoureux. Il peut aussi s'agir de rechercher des informations ou des connaissances utiles pour prévoir l'avenir ou prendre des décisions. Dans ce sens, nous voyons que la diffusion de l'occultisme a toujours été liée à un certain égoïsme qui dissocie l'individu de la source de son bien-être, qui est Dieu.

De plus, dans le Nouvel Âge, il semble que l'on propose la voie exactement opposée, bien que séduisante : les gens recherchent un pouvoir spirituel qui les dispense d'une relation avec Dieu, mais qui leur permet plutôt d'assumer un soi-disant potentiel divin avec lequel ils n'ont pas besoin de Dieu. En d'autres termes, le cœur humain s'endurcit lui aussi et cherche à se rassasier inutilement dans son propre repli sur soi.

Comment faire la différence entre ce qui ouvre réellement une porte à l'action du diable et une tromperie ?

- Il est difficile de faire la différence entre les charlatans et les véritables opérateurs de l'occulte. Cependant, il n'est pas toujours nécessaire de faire cette distinction, car les deux sont nuisibles aux personnes. Il est raisonnable d'éviter ces environnements et ces personnes dans le sens d'un engagement dans leurs pratiques. 

Néanmoins, je pense qu'un critère très concret consiste à reconnaître que si, dans les pratiques concernées, il y a des faits réels qui ne peuvent avoir d'explication naturelle, alors nous avons affaire à des éléments probablement préternaturels ou démoniaques, dans lesquels l'action extraordinaire du diable peut être subie.

Quelle devrait être l'attitude de l'Église à l'égard des croyances et des adeptes du Nouvel Âge ?

- L'attitude et la réponse de l'Église à ces croyances doivent être avant tout la proclamation joyeuse de l'Évangile de Jésus-Christ et la proclamation de la Parole de Dieu. Ce ministère prophétique, accompagné de l'enseignement de la foi et d'une catéchèse appropriée, est le meilleur moyen d'éclairer le peuple pour le conduire à la vie chrétienne et aussi pour l'avertir des maux qu'implique le fait de se détourner de Dieu dans l'occultisme. Cet enseignement doit aussi être capable de répondre aux problèmes toujours changeants de l'époque, c'est pourquoi il doit aussi discerner et éclairer les dangers du Nouvel Âge pour les fidèles.

D'autre part, face à la fascination pour les expériences occultes et le mysticisme moderne, nous devons être en mesure de proposer l'expérience vivante de la rencontre avec Dieu par Jésus-Christ dans l'Esprit Saint. Enseigner aux fidèles la belle voie de la prière chrétienne, le pouvoir transformateur des sacrements et la liberté contenue dans une vie d'amour pour Dieu, féconde en charité, sera toujours la meilleure façon de prendre soin du cœur des simples. 

En outre, l'Église, en tant que mère compatissante, doit avoir une attitude miséricordieuse et accueillante afin de pouvoir recevoir tous ceux qui, pour diverses raisons, se sont détournés de la vie chrétienne et sont tombés dans les pièges de l'occultisme. Cette attitude requiert une patience éprouvée qui sache expliquer calmement les différentes questions sur lesquelles la conscience des fidèles a été obscurcie et accompagner progressivement une métanoïa afin de ramener les personnes à l'esprit de l'Évangile. 

En ce qui concerne les personnes qui vivent immergées dans le Nouvel Âge, convaincues de la vérité et de l'efficacité de ses pratiques, l'Église doit également exercer un ministère d'intercession, en priant pour elles et en donnant un beau témoignage des raisons de notre espérance, en faisant confiance à la grâce qui apporte la conversion. Les témoignages de conversions de grands leaders du Nouvel Âge sont également abondants et nous montrent la nécessité de prier toujours et sans relâche les uns pour les autres, en particulier pour ceux qui sont les plus perdus, les plus désorientés et les plus asservis par les tromperies du mal.

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Évangélisation

Sainte Marie-Madeleine, les yeux baignés de larmes

"Marie était dehors et pleurait devant le tombeau", raconte saint Jean dans son Évangile. Sainte Marie-Madeleine, dont la fête est célébrée le 22 juillet, est un exemple de repentir et d'amour pour Jésus. Elle a été témoin de sa crucifixion, de sa mort et de sa résurrection. Au tombeau, deux anges lui ont demandé : "Femme, pourquoi pleures-tu ?

Mauro Leonardi-22 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Pendant le Jubilé de la Miséricorde, la Congrégation pour le Culte Divin, à la demande du Pape François, a fait de la mémoire de Sainte Marie Madeleine, que le Pape avait définie comme une disciple "au service de l'Église naissante", une "fête".

La brillante définition de l'évêque de Rome est due à ce que nous dit l'Évangile. C'est elle qui voit le Christ pour la première fois, c'est elle qui, passant de la tristesse des larmes à la joie, est appelée par son nom par Jésus et l'annonce aux apôtres.

La grâce des larmes

Le 2 avril, mardi après Pâques 2013, le Pape François, s'exprimant précisément sur le sujet de l'éducation et de la formation des adultes, a déclaré : "Nous avons besoin d'une éducation de qualité. Marie-MadeleineIl avait dit : "Parfois, dans nos vies, les lunettes pour voir Jésus sont les larmes". "Comme la Madeleine qui pleure, nous pouvons nous aussi demander au Seigneur la grâce des larmes. C'est une belle grâce...". "Nous pleurons pour tout : pour le bien, pour nos péchés, pour les grâces, et aussi pour la joie. Les pleurs nous préparent à voir Jésus".

"Et que le Seigneur nous donne à tous la grâce de pouvoir dire par notre vie : J'ai vu le Seigneur, non pas parce qu'il m'est apparu, mais parce que je l'ai vu dans mon cœur.

Les yeux qui l'annoncent

Pour un prêtre à l'activité pastorale intense, il n'est pas facile de compatir à la douleur de ceux qui viennent à la paroisse. Funérailles, mariages, baptêmes, nouvelles de deuil, chômage, tensions, se succèdent. Et elles atteignent le cœur du prêtre de manière tumultueuse, l'une après l'autre, forçant une alternance émotionnelle qui pousse parfois le prêtre à se protéger derrière une apparente indifférence.

Les yeux de Marie-MadeleineLes larmes d'un prêtre, baigné de larmes parce qu'il trouve un tombeau vide, peuvent devenir celles d'un prêtre qui, après avoir rencontré le Christ, ne cesse de le regarder et est le premier à l'annoncer aux apôtres incrédules.

L'auteurMauro Leonardi

Prêtre et écrivain

Monde

L'Église envisage d'exhumer le crâne de saint Thomas More pour le vénérer.

L'Église d'Angleterre envisage d'exhumer le crâne de saint Thomas More et de le placer en vénération. Ce serait à l'occasion du 500e anniversaire de son martyre, en 2035. Actuellement, la tête de Sir Thomas est enterrée à côté de sa fille Margaret. à l'église anglicane de Dunstan. 

Agence de presse OSV-22 juillet 2025-Temps de lecture : 4 minutes

- Simon Caldwell, Liverpool (Angleterre), OSV News.

L'Église d'Angleterre envisage d'exhumer, d'enchâsser et de placer en vénération le crâne de saint Thomas More, patron des gouvernants et des hommes politiques. L'objectif est d'arriver à temps pour le 500e anniversaire de son martyre en 1535.

Des années après sa décapitation, la tête du saint a été enterrée dans un caveau avec le corps de sa fille, Margaret Roper, dans l'église anglicane de Dunstan (Canterbury, sud-est de l'Angleterre).

Le conseil paroissial, ou PCC, a annoncé qu'il souhaitait exhumer le crâne afin qu'il puisse être vénéré par les pèlerins.

Préserver ce qui reste de la relique

Une déclaration lue aux paroissiens le 6 juillet, date du martyre de saint Thomas More, précisait que l'objectif serait d'exhumer et de préserver les reliques. "Le PCC a décidé, sous réserve de l'obtention de toutes les autorisations nécessaires, d'exhumer et de préserver ce qui reste de la relique. Il faudra plusieurs années pour qu'elle sèche et se stabilise".

Où le placer

"Nous pourrions le remettre dans le caveau, peut-être dans une sorte de reliquaire. Nous pourrions également placer le reliquaire dans une sorte de sanctuaire ou de pilier de pierre sculpté au-dessus du sol de la chapelle de Roper. C'est ce que beaucoup de nos visiteurs ont demandé", précise le communiqué. "Nous vous serions reconnaissants de nous faire part de vos idées et de vos réflexions. 

Selon The Times, le journal londonien qui a révélé l'affaire, l'église cherchera à collecter 50 000 livres, soit 67 300 dollars, pour financer le projet de conservation. L'objectif est de créer un sanctuaire d'ici 2035.

L'une des premières étapes consiste à obtenir l'autorisation d'un tribunal de Canterbury, qui rend des décisions sur les bâtiments et les terrains de l'église, selon le Times.

Thomas More et John Fisher n'ont pas prêté serment.

Thomas More était un avocat qui est devenu l'un des hommes d'État les plus admirés d'Europe. Il a acquis une renommée internationale grâce à "Utopia", son ouvrage satirique sur un État parfait.

Il est nommé Lord Chancelier d'Angleterre par le roi Henri VIII en 1529, mais démissionne en 1532 en raison de son opposition aux réformes de l'Église catholique en Angleterre décidées par le roi.

Il a encore irrité le roi en refusant d'assister au couronnement d'Anne Boleyn. Celle-ci était la maîtresse qu'Henri avait épousée après que le pape Clément VII eut refusé d'annuler son mariage avec Catherine d'Aragon. Cette décision a conduit Henri à mener l'Église au schisme.

Thomas More a été interné à la Tour de Londres après avoir refusé, avec l'évêque de Rochester, saint Jean Fisher, de prêter le serment joint à l'Acte de succession à la Couronne de 1534. Ce serment reconnaissait les descendants d'Henri et d'Anne comme les héritiers légitimes du trône d'Angleterre.

Condamné pour haute trahison

More est condamné à mort pour haute trahison lors d'un procès qui se tient à Westminster Hall, à Londres. Il sera pendu, écartelé et écartelé, une mort lente et douloureuse par éviscération.

Henry commue la peine en décapitation. Le jour de l'exécution à Tower Hill, à Londres, il demande à More de garder sa dernière lettre. 

Saint Thomas More a affirmé qu'il était mort "dans la foi et pour la foi" et qu'il avait toujours été un bon serviteur du roi, mais d'abord de Dieu.

Le corps du futur saint fut enterré sous l'autel de l'église Saint-Pierre enchaînée à la Tour de Londres, où il se trouve toujours. La chapelle royale de Saint Pierre ad Vincula ("St. Peter in Chains") est l'ancienne église paroissiale de l'Église catholique. Tour de Londres.

Tête sur une pointe sur le pont de Londres

Ils ont fait bouillir sa tête, qui a été placée sur une pique sur le pont de Londres, remplaçant celle de l'homme d'affaires. L'évêque John Fisherdécapité quinze jours plus tôt, le 22 juin.

La fille de More, Margaret, qu'il appelait affectueusement "Meg", a sauvé la tête et l'a embaumée. Elle fut enterrée avec la tête de son père après sa mort en 1544. La tête a été déplacée avec les restes du défunt lorsqu'ils ont été transférés dans la crypte de la famille Roper, plus de 30 ans plus tard.

Le pape Pie XI a déclaré Moro et Fisher martyrs en 1935. En 2000, Saint Jean Paul II a déclaré que Saint Thomas More était "le patron céleste des dirigeants et des hommes politiques".

Dans un discours prononcé en 1991, le cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, a décrit saint Thomas More comme "l'autre grand témoin de conscience de la Grande-Bretagne". En plus de St John Henry Newman.

L'exemple parfait d'un fonctionnaire

juin, le pape a encouragé les hommes politiques de s'inspirer de St. Thomas More en tant que un exemple Le travail d'un fonctionnaire est parfait.

Le pontife d'origine américaine a déclaré, à l'occasion du Jubilé des gouvernants, que "c'était un homme fidèle à ses responsabilités civiques. Un parfait serviteur de l'État, précisément en raison de sa foi. Cela l'a conduit à considérer la politique non pas comme une profession, mais comme une mission pour la diffusion de la vérité et du bien".

Le pape Léon XIV a souligné "le courage dont il a fait preuve en acceptant de sacrifier sa vie plutôt que de trahir la vérité". "Cela fait de lui, pour nous aussi aujourd'hui, un martyr de la liberté et de la primauté de la conscience".


Simon Caldwell écrit pour OSV News depuis Liverpool, en Angleterre.

Cette information est une traduction de l'original de OSV News, que vous pouvez consulter ici. ici. 

L'auteurAgence de presse OSV

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Trouver la paix dans la Bible

En nous appuyant sur la Bible, nous pouvons retrouver la paix qu'il est si facile de perdre dans le monde d'aujourd'hui.

22 juillet 2025-Temps de lecture : 8 minutes

L'histoire de l'humanité n'a même pas enregistré 100 années consécutives de paix. Il apparaît que sur les 3 400 dernières années de l'histoire, seules 8 % (268 années au total) ont été la somme de périodes totalement exemptes de guerres ou de confrontations. Nous savons que de nombreux conflits géopolitiques sont des cycles intergénérationnels qui n'ont pas été surmontés. D'autres ont des racines économiques, idéologiques, sociologiques (y compris les conflits territoriaux), voire ethniques et religieuses, plus récentes.

La psychologie nous aide à comprendre les principales raisons du fonctionnement de la relation entre émotion et réaction : une controverse ou un désaccord qui aurait pu être atténué ou ralenti, réveille les tendances et les instincts les plus primitifs de notre mémoire collective, enflamme les sentiments conflictuels au point de nous rendre otages de leur effervescence, inspirant des interventions sociales et interrelationnelles destructrices au fur et à mesure que notre sens de la survie menacé est suractivé. À ce stade, on ne peut plus compter les pertes humaines et économiques, ni les crises émotionnelles générées. Comment est-il possible que des êtres humains prétendument intelligents aient échoué à toutes les leçons précédentes et répètent bêtement ce qu'il a déjà été prouvé que nous devrions éviter ? Quelle folie, quel sadisme, quelle cruauté !

Même avec ces expériences profondes de la douleur humaine, nous n'avons pas été capables de remarquer ou de renoncer à tant de douleur inutile et superflue. Les Bible nous présente la façon dont Jésus-Christ décrit une racine plus profonde : la psychologie de la vie personnelle et l'état spirituel de chaque être humain. Dans Luc 6:45, Jésus dit : "Un homme bon produit du bien à partir du bien qu'il garde dans son cœur, et un homme mauvais produit du mal à partir du mal qu'il garde ; car c'est du trop-plein du cœur que parle la bouche". 

Seul l'Évangile de l'amour nous aide à interrompre ce circuit pour bloquer le flux des courants destructeurs croissants. Dans Matthieu 5, 38-48, Jésus propose une solution plausible : "Vous avez appris qu'il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas vous opposer à celui qui vous fait du tort. Au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui l'autre ; à celui qui te poursuit pour t'enlever ta tunique, donne-lui aussi ton manteau ; à celui qui te demande de faire un mille, fais-en deux avec lui ; à celui qui te mendie, donne ; et à celui qui t'emprunte, ne refuse pas. Vous avez appris qu'il a été dit : "Tu aimeras ton prochain" et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être fils de votre Père céleste, qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains ne font-ils pas de même ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous ? Les païens n'en font-ils pas autant ? Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait".

Nous nous sentons parfois très limités lorsque nous voulons changer certaines réalités extérieures instiguées ou provoquées par des forces sociales, politiques ou simplement autres qui échappent à notre contrôle. Mais comprenons une chose très importante : chaque être humain est maître de son raisonnement, de ses sentiments, de ses perceptions, de ses réactions et de ses décisions. C'est ainsi qu'un conflit extérieur ne doit pas être transféré en nous jusqu'à ce qu'il devienne notre conflit intérieur personnel. Ne nous laissons pas influencer par l'hystérie collective de la peur, de la haine et du sentiment de vengeance. Ce sont elles qui entraînent des multitudes et des peuples dans leurs grandes déchéances et leurs processus d'autodestruction.

Le pouvoir destructeur de la haine

Sur le plan personnel, je dois comprendre que ma haine ne détruit pas mon ennemi, mais qu'elle me détruit. La haine est un cancer émotionnel qui ronge le cœur et se métastase dans le corps et l'esprit. Il existe même plusieurs maladies physiques associées à de fortes expériences de ressentiment, car elles déclenchent des niveaux élevés de cortisol (l'hormone du stress) qui suppriment le système immunitaire, contribuant ainsi à des maladies cardiovasculaires, digestives, inflammatoires et à des douleurs chroniques, entre autres. La haine joue également un rôle majeur dans des troubles psychologiques connus tels que l'anxiété, la dépression, le syndrome de stress post-traumatique, la personnalité sociopathique, etc.

Sur le plan spirituel, la haine est le voleur des états de grâce et de la paix intérieure. Mes ennemis s'armeront de ma haine pour me consumer jour après jour et fausser mon intégrité et ma nature spirituelle. En haïssant et en cherchant à me venger, je renforce le pouvoir de mes ennemis, je leur donne la souveraineté sur mes sentiments et mes décisions. Pire encore, je leur donne le pouvoir de me priver de mon salut, car avec de la haine dans mon cœur, personne n'entrera au paradis, la demeure du Dieu d'amour.

Nous pensons peut-être qu'il y a des raisons humaines de haïr à cause d'injustices, d'outrages, de menaces, mais nous n'avons pas de permissions spirituelles. Bien que le Psaume 97:10 dise "Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur", il ne s'agit pas d'un sentiment dirigé contre un autre être humain, mais d'une décision d'abhorrer et de répudier le mal qui divise et nuit tant à des êtres humains qui devraient s'aimer et se respecter mutuellement.

Le magnifique 23e Psaume contient au verset 5 une citation que nous perdons souvent de vue : "Tu dresses devant moi une table en présence de mes ennemis". De quelle table s'agit-il ? La table où sont signés les traités de paix. Car ce n'est qu'en marchant dans la paix et en nous unissant dans la solidarité que nous pourrons trouver ces verts pâturages, ces eaux calmes et ces lieux de ravitaillement que nous offre ce même psaume.

Traités de paix

La coexistence humaine et surtout la fraternité chrétienne sont soutenues par des traités de paix et des pactes de miséricorde entre des personnes qui éradiquent leur égoïsme et leur narcissisme pour reconnaître que nous ne vivons pas seulement avec les autres autour de nous, mais qu'ils habitent dans nos cœurs.

L'amour vrai et authentique est celui qui répond à la proposition du commandement suprême prononcé par Jésus dans Matthieu 22, 37 : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit". L'amour a été la raison de la survie de l'humanité, qui fait face à tant de menaces pour sa survie. Les êtres humains ont tendance à s'allier dans les catastrophes naturelles et les menaces universelles. Lorsque nous vivons dans l'amour, nous concluons des alliances de paix parce que nous voulons préserver l'intégrité des personnes et nos relations humaines avec elles, car nous avons besoin d'elles dans notre vie pour notre survie physique et psychologique.

Des relations saines fondées sur un tel amour chercheront à préserver la paix en gardant à l'esprit que rien ne peut remplacer le respect, la considération, le dialogue sincère, le soutien mutuel et la reconnaissance que nous sommes tous enfants de Dieu et héritiers de son amour équitable. La personne vraiment convertie à Jésus et convaincue de ses enseignements ne peut choisir d'autre condition de vie que la paix dans son cœur et la paix autour d'elle. 

Romains 14:19 dit qu'il ne faut pas seulement vivre dans le calme, mais aussi s'édifier les uns les autres. En d'autres termes, il s'agit d'éliminer de notre vocabulaire et de notre comportement ce qui nous blesse, nous diffame, nous déshonore ou nous fait sentir comme des orphelins affectifs parce que personne ne se soucie de nous. Comme ce serait différent de vivre en s'édifiant les uns les autres par des paroles d'affection et des manifestations de confiance mutuelle, de compréhension sincère et de soutien inconditionnel !

Nous nous construisons lorsque nous faisons preuve de gentillesse et de miséricorde. Nous nous construisons lorsque nous disposons notre esprit et nos sens à écouter, à prendre soin et à comprendre les besoins des autres.

Nous nous construisons lorsque nous faisons une pause dans l'agitation de la vie pour nous réconforter et nous soigner, comme dans la parabole du bon Samaritain (Luc 10:25-37). 

Nous sommes édifiés lorsque nous reconnaissons les dons des autres et qu'au lieu d'être remplis d'envie et de désir de les usurper, nous les louons, les célébrons et les magnifions.

Nous sommes édifiés lorsque nous reconnaissons que nous sommes tous pécheurs et que personne n'est en mesure de jeter la première pierre à la femme adultère de Jean 8 ou, comme dans Marc 14, à ceux qui ont porté un jugement moral sur la femme au parfum de nard.

Et surtout, nous nous construisons nous-mêmes lorsque nous remplissons les conditions pour entrer dans le Royaume des Cieux, comme le dit Matthieu 25, 34 - 36 : " Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé dès la création du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, en prison et vous êtes venus me voir".

S'édifier les uns les autres, c'est promouvoir tout ce qui fait de nous des sœurs, qui nous soutient et qui construit des liens de paix entre nous. 1 Thessaloniciens 5:11-15 dit : "Encouragez-vous donc mutuellement et édifiez-vous les uns les autres, comme vous le faites déjà. Nous vous exhortons, frères, à apprécier les efforts de ceux qui travaillent parmi vous pour prendre soin de vous pour l'amour du Seigneur et pour vous exhorter. Témoignez-leur de l'estime et de l'amour pour leur travail. Gardez la paix entre vous. Nous vous exhortons, frères, à réprimander les indisciplinés, à encourager les apathiques, à soutenir les faibles et à être patients avec tous. Veillez à ce que personne ne rende à l'autre le mal pour le mal ; efforcez-vous toujours de faire du bien les uns aux autres et à tous".

Il n'est pas étonnant que Jésus ait proposé de répandre son Saint-Esprit sur nous, car c'est par son Esprit que nous pourrons réaliser ses propositions surhumaines et sanctifiantes ! Galates 5:22-23 : "Le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi.

À quoi devrait ressembler la coexistence ?

1 Jean 2, 4 : Celui qui dit aimer Dieu et n'aime pas son frère est un menteur. Cet amour doit être légitime et authentique, et non feint ou forcé. Il doit s'inspirer de la manière dont la Bible explique comment Dieu aime chacun d'entre nous.

Philippiens 2:2-5 : "Donnez-moi cette grande joie : que vous soyez tous d'un même accord, d'un même esprit et d'un même amour. N'agissez pas par rivalité ou par vanité, mais, en toute humilité, considérez les autres comme meilleurs que vous. Ne vous enfermez pas dans vos propres intérêts, mais recherchez ceux des autres. Ayez entre vous les sentiments du Christ Jésus".

2 Timothée 2, 24 : "Celui qui sert le Seigneur ne doit pas avoir de querelles, mais être doux envers tous, capable d'enseigner, tolérant".

1 Pierre 3, 8-9 : "Enfin, soyez tous animés d'un même esprit, soyez solidaires dans la souffrance, aimez-vous les uns les autres comme des frères, ayez un cœur compatissant et soyez humbles. Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l'injure pour l'injure, mais au contraire répondez par la bénédiction, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter de la bénédiction".

Ephésiens 4, 30-32 : "N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, qui vous a scellés pour le jour de la délivrance finale. Bannissez de vous l'amertume et la colère, la fureur et les injures, et toute malice. Soyez bons, compréhensifs, vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu vous a pardonné dans le Christ".

Jean 17:21-23 : "Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin qu'ils soient entièrement un, pour que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé".

Comment calmer les angoisses de l'esprit ?

Ne nous laissons pas emporter par les courants du monde, les hystéries collectives créées par des personnes qui ne savent pas réguler leurs émotions et entraînent le reste du monde dans leur propre enfer. L'"arme à feu" que les séducteurs politiques et sociaux, destructeurs du monde et de leurs sociétés, ont le mieux su manier est la manipulation émotionnelle des êtres vulnérables. Nous devons prendre le contrôle de ce qui veut nous contrôler et dominer ce qui veut nous dominer, afin de nous sentir et de décider d'être plus spirituels que charnels et de ralentir la croissance du mal dans le monde d'aujourd'hui. Atteindre la paix intérieure est l'affaire d'hommes et de femmes forts qui résistent aux instincts et s'orientent vers le vertueux et le surnaturel.

En tant que Padre PioLa paix est la simplicité de l'esprit, la sérénité de l'esprit, la tranquillité de l'âme, le lien de l'amour. La paix, c'est l'ordre, c'est l'harmonie entre nous tous, c'est une joie continuelle, née du témoignage d'une bonne conscience ; c'est la sainte joie du cœur, dans laquelle Dieu règne. La paix est le chemin de la perfection, c'est même dans la paix que se trouve la perfection ; et le démon, qui sait tout cela, emploie tous les moyens pour nous arracher la paix".

Retrouver sa force intérieure

Nous atteindrons et maintiendrons la paix grâce au dialogue intérieur qui régulera nos émotions précipitées pour nous aider à atteindre l'acceptation et la réconciliation. 

Nous atteindrons et préserverons la paix en réorganisant la vie selon un ordre de priorités plus vrai et plus réaliste ; en protégeant les relations interpersonnelles par l'établissement de limites saines et réelles qui témoignent du respect humain, de relations justes, réciproques et aimantes. 

Nous atteindrons et préserverons la paix en comprenant quand il faut continuer à se battre et à chercher, et quand il faut abandonner avec calme, adaptabilité, résignation et gratitude. 

Nous atteindrons et maintiendrons la paix en étant toujours fidèles à nos valeurs et à notre identité, grâce au don de la gratitude, aux dialogues de réconciliation et lorsque nous vivrons avec la conscience claire de faire ce que l'on attend de nous.

Et surtout lorsque nous vivons une relation personnelle et paternelle avec le Dieu d'amour et de miséricorde, avec une foi inébranlable et une vie de prière constante.

L'auteurMartha Reyes

Doctorat en psychologie clinique.

Monde

Léon XIV réitère son appel à la paix à Gaza lors de ses entretiens avec Mahmoud Abbas

Le souverain pontife a pu s'entretenir avec Mahmoud Abbas, président de l'État de Palestine, quelques jours après sa conversation avec le Premier ministre israélien sur le conflit de Gaza.

Rédaction Omnes-21 juillet 2025-Temps de lecture : < 1 minute

Le Pape Léon XIV a eu un entretien téléphonique avec Mahmoud Abbas, Président de l'Etat de Palestine. Cet appel fait suite à l'évolution de la Conflit dans la bande de Gaza et la violence en Cisjordanie, ainsi que l'attaque de la seule église catholique de la bande de Gaza, au cours de laquelle trois personnes ont été tuées.

Le bureau de presse du Saint-Siège a rapporté cette conversation dans laquelle Léon XIV poursuit la ligne de dialogue et de promotion de la paix, signe de son pontificat depuis ses débuts. Il y a deux jours, le pontife a discuté de la même question avec le premier ministre d'Israël.

Lors de la conversation avec M. Abbas, le Le Pape a de nouveau demandé le respect du droit international humanitaire, en soulignant l'obligation de protéger les civils et les lieux saints et l'interdiction de l'usage indiscriminé de la force et des déplacements forcés de population", selon la note publiée par le Saint-Siège.

Le Pape a rappelé l'importance d'aider les plus blessés et, surtout, de "permettre l'entrée correcte de l'aide humanitaire". À cet égard, il convient de noter la visite que plusieurs dirigeants chrétiens ont effectuée dans la région ces derniers jours, au cours de laquelle ils ont pu apporter des centaines de tonnes de nourriture, ainsi que des trousses de premiers soins et du matériel médical d'urgence à la région !des centaines de tonnes de nourriture, ainsi que des trousses de premiers soins et du matériel médical d'urgence. En outre, le patriarcat a assuré l'évacuation des personnes blessées dans l'attaque vers des établissements médicaux situés en dehors de Gaza, où elles recevront des soins médicaux", a déclaré le patriarcat latin de Jérusalem dans un communiqué.

Vatican

Le pape condamne une nouvelle fois l'attaque de Gaza et appelle à mettre fin à la "barbarie".

La "barbarie de la guerre" et les déplacements forcés de populations doivent cesser, et les civils et les lieux de culte doivent être protégés, a plaidé hier Léon XIV. à l'issue de l'Angélus avec les fidèles depuis sa résidence d'été de Castel Gandolfo. Le pape a fermement condamné l'attaque israélienne contre la paroisse catholique de Gaza et a appelé à mettre fin à la "barbarie".

CNS / Omnes-21 juillet 2025-Temps de lecture : 6 minutes

- Carol Glatz, Cité du Vatican (CNS).

"Ces jours-ci, des nouvelles tragiques continuent d'arriver du Moyen-Orient, en particulier de Gaza", a déclaré le pape Léon XIV après avoir récité l'hymne national. Angelus avec les personnes rassemblées devant le palais des papes à Castel Gandolfo hier, dimanche 20 juillet. "Je demande une fois de plus qu'il soit mis fin immédiatement à la la barbarie de la guerre et une résolution pacifique du conflit", a-t-il ajouté douloureusement.

Vendredi dernier, le souverain pontife avait appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à un cessez-le-feu immédiat, à des négociations et à un cessez-le-feu. la fin de la guerre.

"Je renouvelle mon appel à la communauté internationale pour qu'elle observe le droit humanitaire et respecte l'obligation de protéger les civils, ainsi que l'interdiction des châtiments collectifs, de l'usage indiscriminé de la force et des déplacements forcés de populations", a-t-il déclaré. hier.

Les noms des trois personnes décédées

Le pape a exprimé sa "profonde tristesse pour les l'attaque Attaque de l'armée israélienne contre l'église catholique de la Sainte Famille dans la ville de Gaza", le 17 juilletqui a tué trois chrétiens et en a gravement blessé d'autres.

"Je prie pour les victimes : Saad Issa Kostandi Salameh, Foumia Issa Latif Ayyad et Najwa Ibrahim Latif Abu Daoud, et je suis particulièrement proche de leurs familles et de tous les paroissiens", a déclaré le pape.

"Malheureusement, cet acte s'ajoute aux attaques militaires incessantes contre la population civile et les lieux de culte à Gaza", a déclaré le pape.

"Le monde ne peut plus supporter la guerre".

Avant de prier l'Angélus, le pape s'est adressé aux journalistes qui attendaient près de l'entrée de la villa papale après avoir célébré la messe dans la ville voisine d'Albano Laziale.

Il a été interrogé sur les conflits au Moyen-Orient, en particulier dans les pays de l'Union européenne. Bande de GazaIl a déclaré qu'il était nécessaire que les parties "s'asseyent à la table du dialogue et déposent les armes, parce que le monde ne peut plus le supporter".

"Il y a tant de conflits, tant de guerres ; il est nécessaire de travailler réellement pour la paix, de prier avec confiance en Dieu, mais aussi de travailler réellement pour la paix : prier avec confiance en Dieu, oui, mais aussi agir".

À Netanyahou : mettre toute cette violence derrière nous 

Interrogés sur les votre appel téléphonique avec le premier ministre d'IsraëlLe 18 juillet, au lendemain de l'attentat, le pape a déclaré : "Nous insistons sur la nécessité de protéger les lieux saints de toutes les religions" et de travailler ensemble à cet égard.

Mais il a ajouté qu'il fallait "vraiment respecter les personnes, les lieux sacrés et essayer de laisser derrière soi tant de violence, tant de haine, tant de guerres".

"Vous êtes dans le cœur du Pape et de toute l'Eglise".

Après la prière de l'Angélus, le Pape s'est adressé à tous "nos chers chrétiens du Moyen-Orient".

"Je comprends profondément votre sentiment d'impuissance face à cette grave situation", a-t-il déclaré. "Vous êtes dans le cœur du Pape et de toute l'Eglise. Merci pour votre témoignage de foi.

Il a prié la Vierge Marie d'intercéder pour "vous protéger toujours et accompagner le monde vers l'aube de la paix".

En saluant les pèlerins et les visiteurs de différentes parties du monde rassemblés sur la petite place, le Pape a remercié le Forum d'Action Catholique Internationale d'avoir promu le "Marathon de Prière pour les Dirigeants".

"L'invitation, adressée à chacun d'entre nous, est de nous arrêter aujourd'hui entre 10 heures et 22 heures pour prier pendant une minute, en demandant au Seigneur d'éclairer nos dirigeants et de leur inspirer des projets de paix", a-t-il déclaré.

L'été : du temps avec Dieu et de l'attention aux autres

L'été doit être consacré à cultiver le temps avec Dieu, à se détendre et à prendre soin des autres, a déclaré le pape Léon XIV lors de la messe célébrée hier dans la cathédrale de Saint Pancrace Martyr, dans la ville d'Albano Laziale, au sud-est de Rome.

"Pendant l'été, nous avons plus de temps libre pour rassembler nos pensées et réfléchir, ainsi que pour voyager et passer du temps avec les autres", a-t-il déclaré dans son homélie lors de la messe, qui a été célébrée avant l'Angélus à Castel Gandolfo.

"Profitons-en pour laisser derrière nous le tourbillon des engagements et des soucis et savourer quelques moments de paix et de réflexion, en prenant aussi le temps de visiter d'autres lieux et de partager la joie de voir d'autres personnes, comme je le fais ici aujourd'hui", a-t-il ajouté.

"Le Saint-Esprit a fait autre chose.

La cathédrale d'Albano avait été nommée église titulaire du futur pape le 6 février, et le cardinal Robert F. Prevost devait en prendre possession le 12 mai, jour de la fête de saint Pancrace.

"Mais l'Esprit Saint a fait autre chose", a déclaré le pape Léon, souriant, dans son homélie, en faisant référence à son élection en tant que pape. 8 mai.

Le diocèse d'Albano lui a remis le même plateau d'argent qu'il avait préparé pour lui en tant que cardinal, orné de ses armoiries, lors d'une brève remise de cadeaux devant l'entrée principale de la cathédrale. Cependant, "nous avons dû corriger les armoiries", lui a dit Mgr Vincenzo Viva, évêque d'Albano, en faisant référence aux légères modifications nécessaires pour en faire un emblème papal.

Le Pape s'est dirigé vers la cathédrale par une sortie arrière des villas et jardins papaux situés près de la cathédrale. Observatoire du Vatican Il a salué les centaines de personnes qui se sont rassemblées dans les rues et qui ont regardé sur les écrans géants de la place. Il a salué les centaines de personnes présentes dans les rues et sur les écrans géants de la place. Le Pape Léon s'est ensuite rendu à l'Observatoire du Vatican pour participer à la commémoration de l'anniversaire du premier alunissage, qui a eu lieu le 20 juillet 1969.

Après avoir salué un groupe de résidents et serré la main des maires locaux, il a béni la cathédrale avec de l'eau bénite avant d'entrer et de concélébrer la messe avec l'évêque, le cardinal Michael Czerny, le père américain Manuel Dorantes, directeur administratif et de gestion du Centre Laudato Si' pour l'enseignement supérieur, géré par le Vatican et situé à proximité, et d'autres personnes.

Marthe et Marie : le service et l'écoute, deux dimensions de l'hospitalité

Dans le homélieEn se référant à la lecture de l'Évangile du jour (Luc 10, 38-42) sur Marthe et sa sœur Marie, le pape a déclaré que "le service et l'écoute sont en fait deux dimensions jumelles de l'hospitalité".

Il serait erroné, selon lui, de considérer que la volonté de Marthe de servir Jésus et le désir de Marie de s'asseoir aux pieds du Seigneur pour l'écouter "s'excluent mutuellement ou de comparer les mérites des deux femmes".

S'il est vrai que nous devons vivre notre foi par des actions concrètes, en accomplissant fidèlement nos devoirs selon notre état de vie et notre vocation, il est essentiel que nous ne le fassions qu'après avoir médité la Parole de Dieu et écouté ce que l'Esprit Saint dit à nos cœurs", a-t-il déclaré.

Les chrétiens "doivent faire place au silence".

C'est pourquoi les chrétiens "doivent faire place au silence" et à la prière, loin du bruit et des distractions, pour "se recueillir devant Dieu dans la simplicité du cœur", a-t-il déclaré.

"L'été peut être un moment providentiel pour expérimenter la beauté et l'importance de notre relation avec Dieu, et comment elle peut nous aider à être plus ouverts et accueillants envers les autres. "Faisons de l'été une occasion de prendre soin des autres, de nous connaître, de nous conseiller et de nous écouter, car ce sont là des expressions d'amour dont nous avons tous besoin", a déclaré le pape.

"Promouvoir une culture de la paix

"Faisons-le avec courage", a déclaré le pape, "afin que, par la solidarité et le partage de la foi et de la vie, nous contribuions à promouvoir une culture de la paix, en aidant ceux qui nous entourent à surmonter les divisions et l'hostilité et à construire la communion entre les individus, les peuples et les religions".

"Nous devons prendre le temps de nous reposer".

Le pape est arrivé dans les villas papales le 6 juillet pour un séjour de deux semaines et devait retourner au Vatican le 20 juillet au soir. Mais après avoir récité l'Angélus aux personnes rassemblées sur la place principale de Castel Gandolfo, le pape a déclaré qu'il reviendrait à Rome "dans quelques jours", c'est-à-dire le 22 juillet au soir.

Dans les commentaires qui ont suivi la AngelusLe pape a répété : "Nous devons prendre le temps de nous reposer et d'essayer de mieux apprendre l'art de l'hospitalité.

"Être un foyer ouvert à tous".

L'industrie des vacances veut nous vendre toutes sortes d'"expériences", mais peut-être pas celles que nous recherchons vraiment", a-t-il déclaré. "Toute rencontre authentique est gratuite, elle ne s'achète pas, qu'il s'agisse d'une rencontre avec Dieu, avec les autres ou avec la nature.

La vocation des chrétiens et de l'Église, a-t-il déclaré, est "d'être une maison ouverte à tous" et d'accueillir le Seigneur, "qui frappe à notre porte et demande la permission d'entrer".

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Carol Glatz est correspondante principale du Catholic News Service Rome.

Cette information est une traduction de l'original, publié précédemment par OSV News, que vous pouvez trouver ici. ici y ici.

L'auteurCNS / Omnes

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Vatican

Le pape prie pour les victimes du typhon à Taïwan

Le pape Léon XIV a manifesté sa proximité avec les personnes touchées par le typhon Danas à Taïwan.

Rédaction Omnes-21 juillet 2025-Temps de lecture : < 1 minute

Le Bureau de presse du Saint-Siège a exprimé dans une note la proximité du pape Léon XIV avec les personnes touchées par le typhon Danas à Taïwan.

Le typhon a fait des centaines de blessés et au moins deux morts, et des milliers de personnes ont été évacuées. Face à cette situation, Léon XIV a demandé à la Limousine apostolique d'envoyer une "aide concrète" à la population.


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Évangélisation

Saint Laurent de Brindisi, prédicateur austère et infatigable

Né à Brindisi, Royaume de Naples (1559), saint Laurent de Brindisi (ou Brindisi), que l'Église fête le 21 juillet, appartenait à une célèbre famille vénitienne. Il devint ministre général des Capucins et fut un prédicateur éloquent et infatigable. Austère, il dormait sur des planches, jeûnait fréquemment, fuyait les honneurs et se tournait vers le Christ crucifié.

Francisco Otamendi-21 juillet 2025-Temps de lecture : < 1 minute

La liturgie d'aujourd'hui accueille saint Laurent de Brindisi, qui est entré dans l'ordre des Capucins et a étudié à Padoue. C'était une personne douée à qui Dieu a accordé des qualités intellectuelles extraordinaires, selon le calendrier des saints franciscains. Prédicateur infatigable et éloquent dans diverses nations européennes, maître de ses frères, écrivain érudit, il occupa également de nombreuses fonctions dans son Ordre, dont celle de ministre général.

En raison de son grand don, il fut chargé, en tant que diacre, de prêcher les 40 jours de Carême dans la cathédrale de Venise pendant deux années consécutives. Les gens étaient touchés par ses sermons et il y eut de nombreuses conversions.

À l'âge de seize ans, il entre chez les Capucins à Vérone. Lorsqu'il a demandé à être admis, le supérieur l'a averti qu'il s'agirait d'une vie de dur et austère. Le jeune homme lui demanda : "Père, y aura-t-il un crucifix dans ma cellule ? "Oui, il y en aura un", répondit le supérieur. "Cela me suffit. Quand je regarde Le Christ crucifié J'aurai la force de souffrir par amour pour Lui toute souffrance". Il reçut le nom de Lorenzo dans l'habit religieux.

Simple et humble

Le site Martyrologe romain résume : "Saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l'Eglise, de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins, prédicateur infatigable dans diverses nations européennes".

"D'un caractère simple et humble, il remplit fidèlement toutes les missions qui lui sont confiées, telles que la défense de l'Église contre les Turcs qui tentent de dominer l'Europe, la réconciliation des princes belligérants et le gouvernement de son Ordre religieux. Il est mort à Lisbonne, au Portugal, le 22 juillet 1619". Le pape Léon XIII l'a canonisé en 1881 et saint Jean XXIII lui a donné le titre de "docteur apostolique" en 1959, pour sa profonde connaissance de la Parole de Dieu.

L'auteurFrancisco Otamendi

Initiatives

Des alliés sans barrières : la voie vers une société plus inclusive

Allies for Integration est une organisation qui souhaite promouvoir une société véritablement inclusive, dans laquelle les personnes handicapées ne sont pas seulement aidées, mais peuvent développer tout leur potentiel.

Eduardo Rodríguez-21 juillet 2025-Temps de lecture : 5 minutes

En Espagne, plus de 4,38 millions de personnes vivent avec un certain type de handicap. handicapLa population handicapée, qui représente une part importante de notre société, continue de faire face à des défis importants pour sa pleine inclusion. Malgré les avancées législatives et l'augmentation notable des investissements publics dans les politiques d'accessibilité universelle, une véritable transformation sociale nécessite un engagement plus profond et plus généralisé, impliquant une décision stratégique basée sur la reconnaissance de la valeur qu'apporte la diversité. 

Sur la voie d'une société plus inclusive, des organisations telles que Alliés pour l'intégration apportent leur contribution en créant des opportunités d'emploi grâce à la fourniture de services aux entreprises et aux institutions. Ces organisations servent de passerelles entre les personnes en situation de vulnérabilité et un marché du travail qui présente encore des obstacles importants, démontrant ainsi que l'inclusion par l'emploi est le meilleur moyen de promouvoir l'égalité des chances et de construire une société plus juste et plus égalitaire.

"Le défi collectif auquel nous sommes confrontés est de transformer profondément notre perception du handicap, en passant d'un modèle d'assistance à un modèle basé sur les droits et les opportunités, où chaque personne peut développer pleinement son potentiel et contribuer activement à la construction d'une société plus riche en diversité", explique Almudena Fontecha, présidente d'Aliados por la Integración.

La réalité en chiffres : une image contrastée

Les statistiques révèlent une réalité qui nécessite encore d'importantes transformations. Selon les dernières données de l'Institut national des statistiques, le taux d'emploi des personnes handicapées n'est que de 27,8 %, contre 68,1 % pour la population non handicapée. Cette différence de plus de 40 points de pourcentage reflète les barrières structurelles qui persistent dans notre société. Si l'on se concentre spécifiquement sur les personnes souffrant de déficiences intellectuelles, la situation est encore plus préoccupante, avec seulement 23,8 % en emploi.

"Ces données ne sont pas de simples chiffres ; elles représentent des vies et des rêves reportés, des talents gâchés et un potentiel humain que notre société n'intègre pas pleinement", déclare Almudena Fontecha.

En outre, l'un des obstacles les plus difficiles à surmonter est celui des préjugés et du manque de connaissances. Une étude récente révèle que 43 % des Espagnols admettent ressentir une certaine gêne lorsqu'ils interagissent avec des personnes handicapées, principalement par crainte de dire ou de faire quelque chose de déplacé. 

Plus révélateur encore, 63 % des personnes interrogées admettent qu'elles "ne peuvent pas éviter" de traiter les personnes handicapées mentales comme des enfants, une infantilisation qui est une forme subtile mais réelle de discrimination. Par ailleurs, 75 % déclarent n'avoir jamais eu de collègue handicapé, ce qui renforce la méconnaissance et la persistance des stéréotypes.

Alliés pour l'intégration : plus de deux décennies à jeter des ponts

Dans ce contexte, des organisations telles que Aliados por la Integración jouent un rôle transformateur. Depuis plus de 20 ans, cette organisation promeut l'inclusion sociale et professionnelle des personnes les plus vulnérables, y compris les personnes handicapées. Sa mission repose sur un principe clair : l'inclusion par l'emploi est le meilleur moyen de promouvoir l'égalité des chances.

Aliados por la Integración travaille en collaboration avec différentes entités sociales, entreprises et administrations, générant des opportunités d'emploi grâce à la fourniture de différents services. Ce modèle d'alliances stratégiques lui permet de multiplier l'impact de ses actions et de créer un écosystème favorable à l'inclusion.

Le centre spécial pour l'emploi qui fait partie du projet est un élément clé de sa stratégie visant à traiter spécifiquement l'inclusion des personnes handicapées dans le marché du travail. Grâce à cette ressource, ils facilitent la transition vers le monde du travail et créent des espaces où la diversité devient une valeur ajoutée.

Mais l'inclusion fait partie de l'ensemble du réseau de soutien d'Aliados. Le secteur des institutions religieuses est un domaine remarquable dans lequel Aliados génère de l'inclusion et est devenu une référence nationale avec une présence dans 116 centres desservant plus de 2 000 utilisateurs et collaborant avec 57 institutions religieuses entre les évêchés et les congrégations de différents charismes. ), les services généraux (nettoyage, entretien, cuisine) et la gestion administrative, l'organisation optimise non seulement les ressources, mais crée également des opportunités d'emploi pour les personnes en situation de vulnérabilité, tout en respectant le charisme de chaque institution.

Comme le souligne Carlos Buerba, directeur du secteur des institutions religieuses, "nous ne sommes pas seulement une entité autorisée à fournir des services dans le domaine social. Notre succès réside dans le fait que nous nous adaptons aux circonstances de chaque congrégation et que nous nous impliquons dans la résolution des défis communs auxquels nous sommes confrontés, mais surtout dans l'accomplissement de la mission sociale qui donne un sens à tout ce que nous faisons, et qui n'est autre que d'aider les personnes qui, comme tout le monde, méritent l'opportunité et savent en profiter, à construire leur projet de vie". 

La valeur de la diversité : une contribution inestimable

L'intégration des personnes handicapées n'est pas seulement un acte de justice sociale, mais aussi une occasion d'enrichir notre coexistence et nos espaces de travail. L'expérience d'Aliados por la Integración confirme que les entreprises et les organisations qui s'engagent en faveur de la diversité connaissent des améliorations tangibles : une meilleure communication au sein des équipes, des environnements de travail plus positifs, une stimulation de la créativité et de l'innovation, et une augmentation de la productivité.

Au-delà du lieu de travail, la présence et la participation active des personnes handicapées dans tous les espaces sociaux contribuent à construire une société plus empathique, consciente de la diversité humaine et mieux préparée à répondre aux besoins de tous ses membres.

Le handicap à l'horizon : un défi collectif 

Le handicap n'est pas une réalité étrangère ou lointaine, mais une condition qui fera encore plus partie de nos vies dans les décennies à venir. Le vieillissement accéléré de la population que connaît l'Espagne est étroitement lié à l'augmentation des situations de handicap. Selon les projections démographiques de l'INE, d'ici 2050, plus de 30 % de la population espagnole aura plus de 65 ans, ce qui entraînera une augmentation significative du nombre de personnes souffrant de limitations fonctionnelles liées à l'âge.

Cette réalité imminente nous place devant un scénario dans lequel le handicap cessera d'être perçu comme une circonstance qui affecte "les autres" et deviendra une expérience partagée par une grande partie de la société. Les données sont révélatrices : alors qu'à l'âge de 65 ans, environ 20 % des personnes souffrent d'une forme de handicap, ce pourcentage passe à 70 % chez les personnes âgées de plus de 85 ans. Alors que l'espérance de vie continue d'augmenter - elle est actuellement de 83,3 ans et devrait atteindre 86 ans en 2050 - nous sommes confrontés à un avenir où le handicap sera une réalité de plus en plus présente.

Ce scénario démographique exige une action coordonnée et commune de la part de la société dans son ensemble. Selon Almudena Fontecha, "nous ne pouvons plus considérer l'inclusion des personnes handicapées comme une responsabilité exclusive des administrations publiques ou des entités spécialisées du troisième secteur. Un pacte social impliquant tous les acteurs est essentiel : de l'éducation aux entreprises, des médias aux espaces culturels et de loisirs. L'accessibilité universelle et la conception pour tous doivent devenir des principes directeurs pour tout développement urbain, technologique ou de services".

Le chemin vers une société pleinement inclusive requiert l'engagement de tous les acteurs sociaux. Des entités telles qu'Aliados por la Integración démontrent qu'il est possible de créer de réelles opportunités pour les personnes handicapées lorsqu'il existe une vision claire et un travail systématique.

Le défi pour les années à venir n'est pas seulement d'améliorer encore l'accès à l'emploi et à la formation, mais aussi de transformer profondément la perception sociale du handicap. Nous devons passer d'une approche basée sur la compassion ou l'héroïsme à une approche basée sur la reconnaissance de la diversité en tant que valeur et des droits en tant que principe non négociable.

L'auteurEduardo Rodríguez

Alliés pour l'intégration

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Cinéma

Lumières héroïques dans le Far West 

La mini-série de Netflix qui combine histoire et fiction avec des personnages complexes et des moments de lumière au milieu des ténèbres.

Pablo Úrbez-21 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Série

AdresseMark L. Smith, Peter Berg
DistributionTaylor Kitsch, Betty Gilpin, Kim Coates
Plate-formeNetflix
Pays: États-Unis, 2025


Il était une fois sur Ouest - NetflixUtah, États-Unis, 1857. Sara et son fils attendent un guide alors qu'ils se dirigent vers l'ouest, où elle espère rencontrer son mari à Crooks Springs. Pratt et Abish, quant à eux, sont deux mormons récemment mariés qui se rendent à l'établissement de Brigham Young, gouverneur de l'État et président de l'Association des mormons de l'Utah. Église mormone. Two Moons est une jeune Indienne qui s'échappe de sa tribu, Isaac un célèbre chasseur qui vit dans la forêt et Dellinger le capitaine du seul régiment de l'Union déployé dans le pays. Les vies de tous ces personnages vont se croiser dans une aventure aux proportions épiques.

Cette minisérie Netflix en six épisodes est un western colossal, déployant devant le spectateur un univers pharaonique de décors et de personnages. Le résultat est une immersion profonde dans la réalité historique de l'Utah en 1857, alternant événements historiques et intrigues fictives, montrant l'illusion de construire l'avenir dans une terre frontalière, mais aussi avec toute sa crudité et son drame. Il était une fois en Occident est une œuvre crue, déchirante, avec une forte dose de violence physique et de situations désagréables. En même temps, elle est suffisamment intelligente pour ne pas être morbide ou sensationnaliste ; elle évite de se complaire dans la violence et le sordide, les utilisant uniquement comme une ressource pour refléter la dure réalité que l'histoire exige, sans en faire un spectacle visuel.

Les personnages ont leurs limites, leurs ombres et leurs lumières, ils cachent leur passé et dissimulent leurs intentions, ce qui les rend extrêmement séduisants et plausibles. Ils évoluent, changent parfois de perception, et il est clair qu'ils ne sont pas les mêmes qu'au début de l'histoire. En ce sens, la série n'est pas relativiste, mais optimiste ; elle dégage un optimisme inexorablement ancré dans la faible nature humaine. Ainsi, chaque action héroïque, aussi minime et marginale soit-elle, éclaire une atmosphère de mal, de douleur et de cynisme. Il est difficile de répondre aux questions sur l'origine du mal et sur la transcendance, et c'est pourquoi les actes élucident parfois mieux le mystère que les mots. Les performances sont fabuleuses, tant celles de Taylor Kitsch et de Betty Gilpin dans les rôles principaux que celles des acteurs secondaires qui représentent le côté pervers.

L'auteurPablo Úrbez

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Vatican

L'appel du pape Léon XIV et le dialogue pour la paix s'intensifient

Le premier message adressé au monde par le nouveau pape Léon XIV, le 8 mai, après le "Habemus Papam", était "La paix soit avec vous tous". Depuis lors, le martelage papal et le dialogue pour la paix et l'unité se sont intensifiés. Après le bombardement de la paroisse catholique de Gaza, le pape a demandé un "cessez-le-feu immédiat". Vendredi, il a demandé directement au Premier ministre israélien, M. Netanyahou, de "mettre fin à la guerre".   

Francisco Otamendi-20 juillet 2025-Temps de lecture : 10 minutes

Le nouveau Pape Léon XIVLe 8 mai, visiblement ému, il s'est adressé aux fidèles de la place Saint-Pierre et au monde qui attendait, et a dit : "La paix soit avec vous tous". La paix, un cessez-le-feu immédiat, des négociations et même un cessez-le-feu sont des éléments essentiels de la paix. la fin de la guerreest précisément ce que le Pape a demandédeux mois et demi plus tard, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 

Le déclencheur a été l'attaque contre la paroisse catholique de la Sainte Famille à Gaza par un char israélien. Entre-temps, l'esprit tourné vers la guerre en Ukraine, Léon XIV a dialogué avec Zelenski, avec Poutine, et a demandé des prières et impliqué tout le monde.

Le drapeau de la Cité du Vatican flotte le 18 juillet 2025, à l'église de la Sainte Famille dans la ville de Gaza, qui a été touchée par une attaque israélienne le 17 juillet. (Photo OSV News/Khamis Al-Rifi, Reuters).

Premier message de paix, 8 mai

Le 8 mai, depuis la loge centrale de Saint Pierre, les Pape nouvellement élu Il a dit : "Chers frères et sœurs, c'est la première salutation du Christ ressuscité, le Bon Pasteur, qui a donné sa vie pour le troupeau de Dieu, et je voudrais que cette salutation de paix entre dans vos cœurs, atteigne vos familles, tous les hommes, où qu'ils soient, tous les peuples, toute la terre. Je voudrais aussi que cette salutation de paix entre dans vos cœurs, qu'elle parvienne à vos familles, à tous les hommes, où qu'ils soient, à tous les peuples, à toute la terre. La paix soit avec vous !

"Une paix désarmée et désarmante".

Puis le nouveau pape, "fils de saint Augustin", a donné un adjectif : "Une paix désarmée et désarmante", a-t-il souligné. "C'est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, de Dieu qui nous aime tous inconditionnellement".

Commentant ces paroles et celles prononcées par le nouveau Pape dans son homélie eucharistique au début de son ministère pétrinien, le 18 mai, Mgr Luis Marín de San Martín, augustinien, a souligné dans Omnes quelques-unes des grandes lignes qui pourraient être nucléaires, et qui commencent déjà à l'être, dans le pontificat de Léon XIV. 

"Un berger serein pour un monde troublé".

La première est la centralité du Christ ressuscité : "Nous voulons dire au monde, avec humilité et joie, regardez le Christ, approchez-vous de lui, accueillez sa Parole qui éclaire et console ! Écoutez sa proposition d'amour pour former son unique famille : dans l'unique Christ, nous sommes un". Cela le conduit à veiller tout particulièrement à l'unité, voire à la communion dans l'Église, qui est son premier grand désir. Une Église unie, signe d'unité et de communion, qui devient un ferment pour un monde réconcilié. Cela ne sera possible que si nous prenons l'amour comme axe de notre vie. Il l'a d'ailleurs indiqué dans sa première salutation (...)".

Un peu plus loin, dans un texte intitulé titre significatif Léon XIV, berger serein d'un monde troublé", l'archevêque augustinien a ensuite commenté les premiers mots du nouveau pape depuis le balcon central, le balcon des grandes occasions : "Nous voulons être une Église synodale, une Église qui marche, une Église qui cherche toujours la paix".

Discours au corps diplomatique

Mgr Luis Marin, qui connaît "Robert Prévost depuis de nombreuses années, avec qui je partage la vocation et le charisme augustinien", observe "l'engagement pour la paix" du nouveau successeur de Pierre, "qui a été une constante dans les textes du Pape". "Par exemple, l'exigence et la clarté discours du 16 mai au corps diplomatique, que je vous invite à lire dans son intégralité".

Le canoniste et spécialiste des écritures Rafael Sanz Carrera a mis en évidence, dans un texte portant un autre titre significatif - "Léon XIV, un pont vers la paixson discours d'ouverture. "Lors de sa première apparition publique, le nouveau pape Léon XIV n'a pas besoin de grands gestes pour indiquer clairement l'orientation de son pontificat. Un seul mot a suffi : la paix. C'est le premier mot qu'il a prononcé en s'adressant au monde, un choix délibéré qui n'est pas passé inaperçu".

Le "berger des ponts" à bras ouverts

Dans son analyse, Rafael Sanz estime que Léon XIV a ainsi voulu "souligner dès le départ que sa mission serait celle d'un berger des ponts. Sa vision est celle d'une Église unie qui va dans le monde pour guérir les blessures, servir les plus démunis et construire des chemins communs fondés sur la foi et la raison".

Selon lui, "l'un des moments les plus significatifs de son premier discours a été l'image de la Place Saint-Pierre aux bras ouverts : c'est ainsi que Léon XIV comprend le rôle de l'Église dans le monde d'aujourd'hui, une Église qui ressemble à cette place où il y a de la place pour tous et qui sait accueillir avec tendresse ceux qui arrivent blessés, désorientés ou exclus (...). Une Eglise qui ressemble à cette place, où il y a de la place pour tous, et qui sait accueillir avec tendresse ceux qui arrivent blessés, désorientés ou exclus (...) Le nouveau Pape a proposé une communauté missionnaire, en dialogue, profondément humaine, où l'amour chrétien n'est pas seulement un idéal, mais une expérience réelle".

Demandez à chacun d'aider au dialogue, comme le fait François

Dans son discours d'ouverture, le pape Léon XIV a fait référence à son prédécesseur, le pape François. "Nous avons encore dans nos oreilles la voix faible mais toujours courageuse du pape François bénissant Rome. Le pape, en bénissant Rome, a donné sa bénédiction au monde, au monde entier, ce matin de Pâques".

"Permettez-moi de poursuivre cette même bénédiction : Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas. Nous sommes tous entre les mains de Dieu. C'est pourquoi, sans crainte, unis, tenant la main à Dieu et les uns aux autres, allons de l'avant".

"Nous sommes des disciples du Christ. Le Christ nous précède. Le monde a besoin de sa lumière. L'humanité a besoin de lui comme d'un pont pour être rejointe par Dieu et par son amour", a-t-il poursuivi. "Aidez-nous aussi, puis aidez-vous les uns les autres à construire des ponts, par le dialogue, par la rencontre, en nous unissant tous pour être un seul peuple toujours en paix. Merci au pape François ! a-t-il conclu cette partie de son discours d'ouverture.

Martelage constant pour la paix

Depuis lors, les messages de paix du pape Léon sont constants et ses efforts s'intensifient. Les plus récents ont porté sur l'attaque de la paroisse catholique de la bande de Gaza, comme nous l'avons rappelé. 

Actes et paroles de Léon XIV en faveur de la paix

Voici quelques-uns des aspects les plus publics et les plus médiatisés de l'action du pape Léon XIV en faveur de la paix :

- 8 mai. Discours après avoir été élu papedepuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre. Salutations de paix à toute la Terre. "Que la paix soit avec vous tous. (voir ci-dessus).

"Plus jamais la guerre !

- 11 mai. Première Regina coeli de la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre : "Plus jamais la guerre !"

Le Pape se souvient de l'anniversaire de la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est achevée il y a 80 ans, le 8 mai, après avoir fait 60 millions de victimes. Et il dit :

Comme le pape François l'a dit plus d'une fois, je m'adresse moi aussi aux grandes nations du monde, en répétant l'appel toujours d'actualité : "Plus jamais la guerre !

Le Pape a parlé du "peuple ukrainien bien-aimé", des prisonniers, et "que les enfants puissent retourner dans leurs familles".

Aide humanitaire

"Je suis profondément attristé par ce qui se passe dans la bande de Gaza. Cessez le feu immédiatement ! Une aide humanitaire doit être apportée à la population civile épuisée et tous les otages doivent être libérés".

"J'ai salué l'annonce du cessez-le-feu entre l'Inde et le Pakistan et j'espère que les négociations à venir permettront de parvenir rapidement à un accord durable.

-12 mai. Réunion avec les communicateurs.

Elle rappelle les journalistes emprisonnés, demande leur libération et appelle à une communication désarmée et désarmante. 

- 12 mai. Entretien avec le Président de l'Ukraine.

Volodimir Zelenski a annoncé sur le réseau X qu'il avait invité le pape en Ukraine : "Une telle visite", disait le message, "apporterait un véritable espoir à tous les croyants et à tout notre peuple".

Le pape Léon XIV rencontre le président ukrainien Volodymir Zelenski à la villa papale de Castel Gandolfo (Italie), le 9 juillet 2025. (Photo CNS/Vatican Media).

- 16 mai. Audition du corps diplomatique.

Il encourage les ambassadeurs à travailler ensemble pour construire un monde de vérité, de justice et de paix. 

- 18 mai. Audience avec le Président de l'Ukraine, Volodimir Zelenski, après la messe de début de pontificat.

Après la rencontre, Zelenski a écrit dans X qu'il avait remercié le Pape pour les paroles qu'il avait prononcées sur l'Ukraine lors du Regina Coeli le dimanche précédent. En particulier, "sur la nécessité d'une paix juste". Le pape a également salué les présidents et les chefs d'État de différents pays.

- 21 mai. Audience générale

Appel pour Gaza et promotion de la paix basée sur le dialogue. 

Une Église qui construit des ponts, qui s'engage dans le dialogue

- 24 mai. Discours à la Curie.

"Une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts, qui dialogue, toujours prête à accueillir à bras ouverts tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre présence, de notre dialogue et de notre amour".

Conversation avec le président Poutine

- 4 juin. Conversation avec le président russe Vladimir Poutine au téléphone

Le pape Léon XIV et le dirigeant russe Vladimir Poutine ont eu une première conversation téléphonique le 4 juin. Le chef de l'Église catholique a encouragé le président russe à faire un geste de paix envers l'Ukraine, a rapporté le service de presse du Vatican. 

- 22 juin. L'Angélus. Que les armes n'étouffent pas le cri de l'humanité

Le Pape lance une appel urgent la communauté internationale à mettre un terme aux conflits au Moyen-Orient, avec une préoccupation particulière pour la situation en Iran, en Israël et en Palestine. Dans son message, il met en garde contre les souffrances de la population civile, en particulier à Gaza et dans les autres territoires touchés. 

Condamnation de l'attentat de Damas

- 25 juin. Condamnation de l'attentat contre une église orthodoxe à Damas (Syrie).

Léon XIV exhorte la communauté internationale à ne pas abandonner la Syrie et appelle au dialogue, à la diplomatie et à la paix pour l'ensemble du Moyen-Orient. Le pape Léon XIV s'adresse à tous les chrétiens du Moyen-Orient en leur disant : "Je suis proche de vous, toute l'Église est proche de vous". "Nous suivons de près et avec espoir les développements en Iran, en Israël et en Palestine", a-t-il déclaré.

Toujours avec Zelenski

- 9 juillet. Deuxième visite du Président de l'Ukraine à Léon XIV.

Le Pape a reçu en audience Zelenski le 9 juillet, et a réaffirmé sa volonté d'accueillir des représentants russes et ukrainiens au Vatican pour des négociations.

- 9 juillet. Les soins de la maison commune

"On semble encore ignorer que détruire la nature ne nuit pas à tout le monde de la même manière : bafouer la justice et la paix, c'est toucher avant tout les plus pauvres, les marginalisés, les exclus. Dans ce contexte, la souffrance des communautés indigènes est emblématique". C'est ce que dénonce le pape Léon XIV dans son Message pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la créationqui aura lieu le 1er septembre 2025.

- 13 juillet. Premier Angélus de Léon XIV à la résidence de Castel Gandolfo. 

"N'oublions pas de prier pour la paix et pour tous ceux qui, à cause de la violence et de la guerre, se trouvent dans une situation de souffrance et de besoin".

- 16 juillet. Promouvoir des sociétés pacifiques au service du développement humain

Message L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration de principes de la Confédération italienne des syndicats de travailleurs (CISL), signée par le Secrétaire d'État Parolin, à l'occasion du 20e Congrès national de la Confédération italienne des syndicats de travailleurs (CISL), qui s'est tenu à Rome. L'objectif commun est "un ordre plus humain des relations sociales" afin de contribuer à la "tranquillité de l'ordre", si chère à saint Augustin. Par cette expression, saint Augustin désigne la paix comme un état d'harmonie et d'équilibre qui survient lorsque chaque chose et chaque personne occupe la place qui lui revient dans un ordre juste. 

La fête du cœur

- 16 juillet. Le sport transforme le conflit en rencontre

Dans un message vidéo à l'occasion de la Partita del Cuore (la fête du cœur), qui s'est déroulée à L'Aquila, le pape a rappelé que "le plus grand défi est de s'unir", en particulier en ces temps de "divisions, de bombes et de guerres". Jouer ensemble, a souligné le pape, c'est en fin de compte s'unir. 

Léon XIV rappelle dans la vidéo le Trêve de 1914 de la Première Guerre mondiale, qui s'est déroulée à Noël.

- 17 juillet. Le pape Léon XIV appelle à un cessez-le-feu immédiat à Gaza.

À la suite de l'attaque israélienne susmentionnée contre la paroisse catholique de Gaza, le souverain pontife "renouvelle son appel à un cessez-le-feu immédiat et exprime son profond espoir de dialogue, de réconciliation et de paix durable dans la région".

Pour Netanyahu, "la fin de la guerre".

- 18 juillet Le pape Léon XIV demande au Premier ministre israélien Netanyahou de cesser les hostilités et de mettre fin à la guerre.

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, dans une interview accordée à Tg2 Post (RAI), a qualifié l'appel du Premier ministre Netanyahu au Pape d'"opportun" et de "positif", a rapporté Vatican News. "Il n'était pas possible de ne pas expliquer au pape, de ne pas l'informer directement de ce qui s'est passé, ce qui est absolument grave", a déclaré le cardinal Parolin.

Le secrétaire d'État du Vatican a appelé à la clarté sur l'assaut de l'église de la Sainte-Famille à Gaza, qualifiant le conflit de "guerre sans limites".

Autres réactions : Cardinaux Parolin, Chomalí...

En plus de la Cardinal ParolinDans une déclaration du cardinal Fernando Chomalí, archevêque de Santiago du Chili, qui a qualifié la situation à Gaza d'"insoutenable", l'un des ecclésiastiques qui s'est le plus exprimé est le cardinal Fernando Chomalí, archevêque de Santiago du Chili.

"J'exprime ma solidarité et mon rejet total et clair d'un tel acte qui a fait deux morts (finalement trois, et plusieurs blessés, dont certains grièvement), le curé blessé, le père Gabriel Romanelli, et une église qui a accueilli des centaines de Gazaouis déplacés par la guerre", a-t-il déclaré dans un communiqué. communiqué le 17 juillet.

"Lorsqu'un attentat est commis contre la maison de Dieu, il s'agit d'un attentat contre ce que l'être humain a de plus sacré, sa foi, source d'espérance et de charité", a ajouté le cardinal. Selon lui, "cet acte inhumain" doit être condamné de manière générale par toutes les personnes de bonne volonté et "doit interpeller profondément ceux qui croient encore qu'ils peuvent atteindre leurs objectifs politiques par la violence".

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, le père Gabriel Romanelli, curé de l'église de la Sainte Famille, et le patriarche grec orthodoxe Theophilos III posent devant l'église grecque orthodoxe de Saint Porphyre, le 18 juillet 2025, alors qu'ils rendent visite aux réfugiés dans les églises de la ville de Gaza, à la suite de l'attaque israélienne (photo CNS/courtesy of the Latin Patriarchate of Jerusalem).

La proximité du pape avec le patriarche Pizzaballa

Suite à l'attaque de la paroisse de Gaza, le pape Léon XIV a contacté le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbatista Pizzaballa, qui visitait la paroisse de la Sainte Famille, rapporte l'agence vaticane, accompagné du patriarche grec orthodoxe Theophilos III.

Léon XIV a exprimé sa "proximité, sa préoccupation, sa prière, son soutien et son désir de faire tout ce qui est possible non seulement pour parvenir à un cessez-le-feu, mais aussi pour mettre fin à cette tragédie".

"Le pape a répété à plusieurs reprises qu'il était temps d'arrêter ce massacre, que rien ne justifiait ce qui s'était passé et que nous devions veiller à ce qu'il n'y ait pas d'autres victimes", a déclaré le patriarche Pizzaballa dans un communiqué. déclarations à Vatican News.

Au nom du Patriarcat latin et de toutes les Églises de Terre Sainte, M. Pizzaballa a remercié le Pape pour "sa solidarité et les prières dont il nous avait déjà assurés", exprimant la gratitude de toute la communauté catholique de Gaza.

En outre, face à l'inquiétude croissante de la communauté internationale, les dirigeants du monde entier ont condamné l'attaque du 17 juillet contre la paroisse de la Sainte Famille dans la ville de Gaza.

L'auteurFrancisco Otamendi

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Vocations

La seule bénédictine de la Cité du Silence

Il ne reste plus qu'une moniale bénédictine à Mdina, la "ville du silence", autrefois capitale de Malte.

Paloma López Campos-20 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Peter's Monastery, le plus ancien monastère de Malte, et une longue tradition de moniales bénédictines remontant au XVe siècle. Cependant, cette continuité séculaire est aujourd'hui menacée car elle est la seule à arpenter les couloirs de ce magnifique monastère situé à Mdina, la "cité du silence" qui fut autrefois la capitale du pays.

Bienheureuse Maria Adeodata Pisani

Ce sont les mêmes démarches que celles de la bienheureuse Maria Adeodata Pisani. Cette religieuse, qui reçut le nom de Marie-Thérèse lors de son baptême, vécut de 1806 à 1855. Fille d'un mariage Elle refuse la vie mondaine que sa mère veut lui imposer et entre au monastère Saint-Pierre de Mdina le 16 juillet 1828, à l'âge de 22 ans. Elle y prend le nom de Maria Adeodata et, deux ans plus tard, fait sa profession solennelle.

La bienheureuse Pisani a occupé diverses fonctions : sacristaine, infirmière, portière, maîtresse des novices et abbesse. Pendant son séjour à la tête du monastère, elle s'est distinguée par sa fidélité à la règle de saint Benoît et par sa ténacité à aider les moniales de toute la communauté.

Le 25 février 1855, il alla communier en disant à l'infirmière qui s'occupait de lui que c'était la dernière fois qu'il descendait à la chapelle. Après avoir reçu le sacrement, il est victime d'une crise cardiaque et meurt quelques heures plus tard, après avoir reçu l'onction des malades.

Saint Jean Paul II béatifié Maria Adeodata Pisani, le 9 mai 2001, en déclarant que sa vie était un "splendide exemple de consécration religieuse bénédictine". Le pape polonais, se référant à la bienheureuse, a souligné que "par sa prière, son travail et son amour, elle est devenue une source de fécondité spirituelle et missionnaire, sans laquelle l'Église ne peut pas prêcher l'Évangile selon le commandement du Christ, car la mission et la contemplation ont absolument besoin l'une de l'autre".

Une religieuse octogénaire

Aujourd'hui, la seule personne qui perpétue l'héritage de cette femme bénie est une religieuse octogénaire. Sa maison, ce couvent caché dans la ville maltaise de Silence, est ouverte à tous ceux qui souhaitent la visiter. Mais vous ne la verrez pas.

Les visiteurs qui pénètrent dans l'enceinte du musée rencontrent d'abord le sourire d'un bénévole qui travaille à la porte et propose des guides du musée-monastère en différentes langues. Puis, en se promenant dans les salles, en contemplant la multitude d'œuvres d'art accrochées aux murs, ils entendront peut-être un chien aboyer au loin. En jetant un coup d'œil dans le jardin qui sert de potager à l'unique hôte, on peut voir le petit animal jouer dans la terre, tandis qu'une femme s'occupe des plantes qui y poussent. Toutes deux sont la seule compagnie de la seule moniale bénédictine restée à Malte.

Que se passe-t-il ensuite ?

À la fin de la visite du monastère, il est impossible de ne pas se demander ce qu'il adviendra de tout ce patrimoine spirituel et artistique lorsqu'il n'y aura plus de religieuses. Si vous posez la question au bénévole à l'entrée, il se contentera de hausser les épaules en souriant, laissant entendre que c'est la même question que se posent tous les passants.

L'héritage des moniales bénédictines passera-t-il entre les mains du gouvernement, un autre ordre religieux commencera-t-il à y vivre, certaines des moniales bénédictines restantes dans le monde viendront-elles s'installer au monastère ?

Peut-être qu'une jeune fille maltaise répondra à un appel de Dieu, l'invitant à se recueillir et à Le rencontrer dans ce monastère qui, par une belle coïncidence, se trouve précisément dans la Cité du Silence.

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Évangélisation

Sainte Aurea de Cordoue, vierge et martyre dans la persécution

Le 19 juillet, l'Église célèbre sainte Aurea de Cordoue, de père musulman et de mère chrétienne, à partir du IXe siècle. Elle entra dans un monastère à Cordoue, et dans un contexte de persécution des chrétiens, ses proches la dénoncèrent. Elle hésite d'abord, mais elle est martyrisée pour ne pas avoir abandonné la foi chrétienne.

Francisco Otamendi-19 juillet 2025-Temps de lecture : < 1 minute

Sainte Aurea de Cordoue est née à Séville dans une famille aisée. La plupart d'entre eux étaient mahométans, mais sa mère, Artemia, était chrétienne. Elle l'a éduquée dans la foi chrétienne et dans les Évangiles. Sœur des martyrs Adolphe et Jean, elle se retira au monastère de Cuteclara après la mort de ses frères. Elle y vécut en paix jusqu'à ce qu'elle soit dénoncée pour sa foi. Dans l'un des persécutions sous les musulmans, a été traduit devant le juge et a renié la foi chrétienne.

Mais elle se repentit, se présenta au même magistrat et, après la répétition du procès, elle resta ferme dans sa foi, ce qui lui valut d'être décapitée. Nous connaissons sa vie et son martyre grâce au témoignage de saint Eulogius de Cordoue. Le martyrologe romain confirme que la première fois, elle a eu peur devant le juge, mais qu'elle est restée ferme (année 856). On se souvient d'elle pour son courage et sa foi inébranlable en temps de persécution. 

Saint Macrina, Saint Epaphras

La liturgie catholique d'aujourd'hui commémore également Saint MacrinaElle était la sœur aînée des saints Basile le Grand et Grégoire de Nysse, pères cappadociens, et de Pierre de Sébaste, évêque. Ensemble, ils ont formé une famille de saints qui a exercé une profonde influence sur la doctrine et la spiritualité chrétiennes.

Saint Epaphras figure également dans le calendrier des saints d'aujourd'hui. Il était originaire de Colosses et était un disciple de l'apôtre Paul, qui l'a converti au christianisme pendant son séjour à Éphèse. L'apôtre le mentionne dans ses lettres aux Colossiens et à Philémon, dans lesquelles il l'appelle "notre cher compagnon et fidèle ministre du Christ", "mon compagnon de captivité". Il a évangélisé Colosses et d'autres villes.

L'auteurFrancisco Otamendi

Évangélisation

Du "vagabond" au "tonnerre", le voyage de la foi du musicien Dion

Que fait un musicien chevronné, un troubadour, un membre du temple du rock and roll et un catholique contemplatif dans un rappel ? Si vous êtes Dion DiMucci, vous continuez à écrire de la nouvelle musique et à chanter les louanges d'une existence centrée sur le Christ. De "The Wanderer" à "The Thunderer". Du vagabond au tonnerre, au tonnerre.  

OSV / Omnes-19 juillet 2025-Temps de lecture : 6 minutes

- Mike Mastromatteo

DiMucci, connu tout au long de sa carrière de près de 70 ans sous le prénom de Dion, s'est distingué de nombreux pairs du rock and roll à la fin des années 1960 en s'engageant publiquement dans la voie de la foi chrétienne.

Le retour à la foi de Dion s'est fait alors que le chanteur luttait pour surmonter des dépendances à la drogue qui s'étaient développées peu de temps après son premier succès commercial et populaire. Dion avait enregistré plusieurs chansons à succès à la fin des années 1950 et avait décroché un contrat d'enregistrement lucratif avant l'âge de 21 ans.

Après une période creuse sur le plan musical et émotionnel, Dion revient sur le devant de la scène en 1968 avec le tube "Abraham, Martin and John", une complainte sur les assassinats et les troubles politiques aux États-Unis dans le sillage de la lutte pour les droits civiques.

Programme de rétablissement des toxicomanies

C'est à cette époque que Dion s'est inscrit à un programme de désintoxication et a fait les premiers pas sur la voie de la sobriété et de la satisfaction intérieure. L'une des leçons les plus importantes que Dion a apprises sur le chemin du retour a été de comprendre la différence entre le succès commercial et l'épanouissement personnel.

Le retour de Dion à la plénitude et à la tranquillité spirituelle est l'une des principales caractéristiques de son nouveau livre "The Rock 'N' Roll Philosopher", une série de conversations sur la vie, la guérison, la foi et la musique.

L'évêque Barron préface son nouveau livre

Dans l'avant-propos de ce nouveau livre, la L'évêque Robert Barron du diocèse de Winona-Rochester, Minnesota, et responsable des ministères catholiques du diocèse de Winona-Rochester, Minnesota. Mot en feua réfléchi à la "percée de la grâce divine" qui a aidé Dion à se remettre d'une dépendance débilitante.

"Dion a beaucoup insisté sur les quatre principales tentations que les maîtres spirituels ont identifiées comme des substituts de Dieu : la richesse, le plaisir, le pouvoir et l'honneur", a déclaré Mgr Barron. Il a ajouté que le détachement des choses matérielles est essentiel pour quiconque cherche à suivre un chemin centré sur le Christ.

Engagement de foi : 57 ans de sobriété et de vie propre

Dans une série d'entretiens avec OSV News, Dion a réfléchi à la manière dont son nouvel engagement envers la foi a soutenu ses 57 ans de sobriété et de vie propre. Il a également partagé ses réflexions sur la nature déchue de l'homme.

"Je suis une personne confiante, mais je n'attends jamais trop des gens de nos jours", a déclaré Dion. "Nous sommes nés déchus, et quand les gens viennent me demander si nous sommes bons ou mauvais, je pense toujours que nous sommes fondamentalement bons. Mais c'est toujours 'incertain' parce que nous sommes déchus. Il y a quelque chose de très bon en nous, mais nous devons le cultiver et le faire progresser. Sinon, les choses peuvent mal tourner.

Pères italo-américains, paroisse Our Lady of Mount Carmel dans le Bronx

Ce sont des paroles humbles mais puissantes de la part du fils de parents italo-américains de la classe ouvrière qui, bien qu'inscrits à la paroisse Our Lady of Mount Carmel dans le Bronx, à New York, n'étaient pas particulièrement fervents dans leur pratique de la foi catholique.

Selon M. Dion, grandir dans le Bronx n'a pas été particulièrement difficile. Mais il était parfois difficile d'éviter la culture des gangs de rue, qui exigeait souvent des jeunes qu'ils prouvent leur valeur par la rébellion et le rejet de la plupart des formes d'autorité légitime. Il a également raconté comment un manque de confiance en sa propre valeur l'a amené à rechercher constamment l'approbation des autres.

Couverture de "The Rock 'N' Roll Philosopher", une série de conversations sur la vie, le rétablissement, la foi et la musique par Dion DiMucci et Adam Jablin (Photo OSV News/courtesy of Dion DiMucci).

Il continue d'enregistrer avec Springsteen, Clapton, Simon

Bien que Dion ait accédé à la célébrité il y a plus de 60 ans avec des succès tels que "The Wanderer", "Runaround Sue", "Ruby Baby" et "Lovers Who Wander", il refuse de se reposer sur les lauriers du passé. Il continue d'enregistrer des albums basés sur le blues aux côtés de collègues musicaux bien-aimés tels que Bruce Springsteen, Eric Clapton et Paul Simon.

Paroles basées sur la Bible et le Christ

Certains de ses albums récents ont un parfum de gospel, mais elle ne prétend pas prêcher avec sa musique contemporaine. Cependant, les paroles de certaines chansons de Dion, basées sur le blues, sont sans équivoque dans leurs messages axés sur la Bible et en Christ.

Leur chanson "The Thunderer", par exemple, est basée sur la vie et l'œuvre de Saint Jérôme, le saint du 4ème siècle qui a traduit pour la première fois la Bible en français. la Bible en latin. 

La chanson juxtapose la personnalité piquante de Jérôme et sa passion pour faire de l'Écriture le langage du commun des mortels. Les paroles nous avertissent : "[Vous] ne pouvez pas passer votre vie à être gentil / L'ignorance de l'Écriture est l'ignorance du Christ / L'amour sans la vérité n'est que sentimental / La vérité sans l'amour est stérile".

Mike Aquilina : l'amitié, clé de l'évangélisation

Pour en savoir plus sur l'attitude de Dion à l'égard de la foi, de la musique et de la vie en général, il faut s'adresser à son mentor et partenaire de composition, Mike Aquilina. Paul Center for Biblical Theology à Steubenville, Ohio, et auteur de plusieurs livres sur l'ère patristique de l'église, Aquilina, cite l'effet positif que Dion a sur ses auditeurs et ses collègues musiciens.

Aquilina a déclaré que Dion était une "figure colossale" pour les Italo-Américains, qui continuaient à s'assimiler à l'Amérique des années 1950 et 1960.

"Un élément clé de l'évangélisation est l'amitié, et la carrière de Dion l'a placé dans la vie de grands artistes", a déclaré M. Aquilina à OSV News. 

"Regardez la liste des personnes avec lesquelles il a travaillé sur les derniers albums. Ces hommes et ces femmes sont ses amis depuis plusieurs décennies. Cela signifie qu'il a été présent dans leur vie et qu'il a eu une certaine influence. Dion a un grand sens de l'humour, mais il n'a pas de conversations superficielles, et ces personnes le savent. Il reste leur ami parce qu'ils apprécient sa spiritualité.

La musique, également une forme d'évangélisation

Aquilina a également déclaré qu'une partie du contenu "explicitement religieux" de la musique plus contemporaine de Dion peut être considérée comme une forme d'antisémitisme. évangélisation.

La chanson "Angel in the Alleyways", par exemple, parle des anges gardiens. "Can't Go Back to Memphis" raconte l'histoire de l'expulsion d'Adam de l'Éden. Mais je pense que tout ce qu'il fait reflète une perspective chrétienne. Même les chansons qui reflètent les dures réalités de la dépendance, comme "Cryin' Shame", montrent comment nous sommes punis pour nos propres péchés".

Lorsqu'elle ne se produit pas ou ne prépare pas de nouveaux enregistrements, Dion consacre plusieurs heures chaque semaine à aider les gens à se remettre de leurs dépendances et de leurs problèmes de toxicomanie. "C'est une grande partie de sa vie, et c'est une mission motivée par la religion", a déclaré Aquilina. "Dion sait qu'il a été sauvé de la mort et de la misère, et il veut aider les autres à trouver ce salut.

Humilité 

Bien qu'il ne soit en rien un théologien, Dion a contribué à attirer l'attention sur un élément moins connu de l'enseignement de l'Église sur le péché et la punition. Dans les interviews et les remarques impromptues qu'il fait à ses amis et à ses disciples, Dion promeut l'idée de l'humilité en tant que "guérisseur de la douleur".

Comme l'a noté l'évêque Robert Barron, " [Dion] explique que nous sommes punis pour l'acte [de péché], et non à cause de lui. Je ne pense pas que le docteur de l'Église saint Jean de la Croix aurait pu mieux le dire".

Spectacle de Broadway

Bien qu'il ait eu 86 ans en juillet, Dion n'a pas l'intention de ralentir. Il partage son temps entre Boca Raton, en Floride, où il est membre de la paroisse St. Jude, et New York, où il possède un appartement.

Il sortira bientôt un album pour accompagner le livre "Rock 'N' Roll Philosopher" et supervise la production du spectacle de Broadway "The Wanderer", une comédie musicale librement inspirée de ses débuts en tant que rocker et pionnier du doo-wop. Le spectacle a déjà été joué dans de petits théâtres du New Jersey, mais sa première à Broadway fera sans aucun doute connaître l'histoire de Dion à une nouvelle génération de fans de musique.

Dion affirme que le spectacle a des composantes fortes, évidentes, transformatrices et rédemptrices. "Mais elle le fait d'une manière très belle, bonne et vraie, en utilisant le langage du cœur dans les chansons et les paroles".

"Il a un plan pour votre vie

Quel que soit le succès de "The Wanderer" à Broadway, Dion n'a pas l'intention de modifier ses priorités dans la vie. Il n'envisage pas non plus d'arrêter de produire de la musique. Il reste reconnaissant de l'intuition qui lui a permis, il y a longtemps, de comprendre la différence entre le succès et l'épanouissement.

"Je pense que sans Dieu dans ma vie, toute la pression de la vie est sur moi pour que je comprenne tout [et] que je prenne position sur tout", a-t-il déclaré. "Lorsque vous avez foi en Dieu, vous savez qu'il a un plan pour votre vie et vous bénéficiez d'une clarté morale. Avoir sa sécurité, sa sérénité, sa paix et sa liberté est une belle façon de traverser cette vie. Son amitié est primordiale et je remercie Dieu de m'avoir donné cette énergie. Il a été bon pour moi.

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Mike Mastromatteo est écrivain, éditeur et critique de livres à Toronto.

Cet article a été publié à l'origine dans OSV News. Cet article est une traduction de l'original en anglais, que vous pouvez voir ici. ici.

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L'auteurOSV / Omnes

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Famille

Rebbe : le "coureur" de la foi

Rebeca, mère salvadorienne, femme d'affaires et marathonienne, a fait de la course à pied un "dialogue avec Dieu" en offrant tous ses efforts pour sa famille et les âmes du purgatoire.

Juan Carlos Vasconez-19 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Rebeca, ou Rebe comme beaucoup l'appellent, est un tourbillon d'énergie et de foi. Épouse, mère de cinq enfants, femme d'affaires et marathonienne salvadorienne, sa vie témoigne de la manière dont les multiples facettes de la femme contemporaine peuvent converger sur le chemin de la rencontre avec Dieu. "Comme tant de femmes de ce siècle, je vis chaque jour avec le cœur divisé entre de multiples facettes, en essayant de donner le meilleur de moi-même dans chacune d'elles", confesse Rebe. Pour elle, cette tapisserie complexe de la vie est tissée, comme elle le dit, "toujours avec le fil invisible de la foi".

Sa relation avec la foi a été nourrie dans la chaleur d'un foyer catholique, marqué par des exemples simples et profonds. "Je me souviens de mes deux grands-mèreschacune avec son chapelet entre les doigts", se souvient-elle. Sa grand-mère paternelle lui a inculqué la dévotion aux âmes bénies du purgatoire et la confiance en la miséricorde divine. Cependant, c'est l'amour qui la propulsera vers une connexion encore plus profonde.

Courir pour l'amour

Dans sa jeunesse, elle a prié pour "trouver un petit ami qui aimerait Dieu et m'aiderait à marcher vers Lui". Sa prière a été exaucée avec l'arrivée de son mari, qui lui a non seulement appris à prier le Salve, mais qui, des années plus tard, a incité Rebe à prendre des chaussures de course.

La vie de famille, avec l'arrivée de cinq enfants, est devenue une véritable "course de fond". Après la naissance de leur cinquième fille, un avis médical conduit son mari à se mettre à la course à pied pour des raisons de santé. Rebe, "désireuse de partager du temps avec lui et de raviver la flamme de l'amour", décide de le rejoindre. Les débuts ne sont pas faciles. "Je me souviens du premier jour : j'avais du mal à respirer en essayant de le suivre, tandis qu'il allait et venait à mes côtés", raconte-t-elle. L'anecdote qui a marqué un avant et un après, et qui a forgé son esprit de coureuse, c'est lorsque, dans un moment de désespoir lors de ces premiers joggings, il a lâché : "Rebe, je ne suis pas venu ici pour marcher". Cette phrase a été le signal de départ de sa détermination. Elle commence à s'entraîner seule en semaine, alternant marche et jogging, jusqu'au jour où, lors des courses communes, c'est elle "qui donne désormais le rythme".

Les longues distances sont rapidement devenues son nouvel horizon. Elle se levait tôt le matin pour accumuler les kilomètres et revenir à temps pour la routine matinale de sa famille. Dans "ce silence profond du petit matin, entre le bruit de mes pas et les battements de mon cœur", Rebe trouve un "espace sacré : mon dialogue avec Dieu". 

Elle a découvert que "dans la solitude du chemin, je pouvais lui parler, le remercier, lui demander de la force". Si elle s'évade parfois au Tabernacle, elle reconnaît que lors de ses courses matinales, "Dieu nous donne des levers de soleil uniques, chaque lever de soleil avec sa propre palette de couleurs, me rappelant que son amour est toujours nouveau et impressionnant".

Prier et courir

Pour Rebeca, la foi se vit "au quotidien". Avec son mari, ils sont convaincus que "l'exemple est le meilleur moyen de rapprocher nos enfants de Dieu". Mais ils ne cachent pas leurs propres luttes et fragilités, car ils savent qu'"il est important de leur montrer nos chutes, nos luttes, et comment nous nous relevons encore et encore, sachant que nous sommes les enfants bien-aimés d'un Père miséricordieux".

La course à pied lui a enseigné une leçon précieuse : "Un coureur avance toujours dans la douleur". Cette maxime est devenue un pilier fondamental. "Comme dans la vie, réfléchit Rebeca, si nous voulons atteindre nos objectifs, nous devons aller de l'avant malgré la douleur, malgré nos peurs, en sachant que nous ne sommes pas seuls à chaque pas.

Elle a appris à offrir cet effort, "cette fatigue, pour les âmes du purgatoire, pour ma famille, pour les intentions de ceux que j'aime". Une illusion l'accompagne constamment : "penser que, peut-être, un jour je rencontrerai au ciel les âmes pour lesquelles j'ai couru un kilomètre de plus ou offert un kilomètre à un rythme suicidaire".

La course à pied est également devenue une activité familiale. Ils ont participé à plusieurs courses ensemble, célébrant chaque objectif atteint et apprenant que "la vie spirituelle, comme le sport, est une lutte constante, mais aussi une célébration partagée".

Aujourd'hui, Rebeca regarde en arrière et constate que "chaque pas, chaque course, chaque prière, a fait partie du même chemin : celui de chercher Dieu dans l'ordinaire, de le trouver dans l'amour, dans l'effort et dans la joie de vivre". Parce que, finalement, courir et croire sont, pour elle, deux façons d'aller toujours vers Lui.

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Monde

Léon XIV appelle Netanyahou à cesser les attaques et à relancer les négociations sur Gaza

Léon XIV a pu rencontrer aujourd'hui le patriarche latin de Jérusalem et le premier ministre d'Israël.

Rédaction Omnes-18 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Le pape a pu s'entretenir par téléphone avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à la suite de l'attaque menée hier par l'armée israélienne. contre l'église de la Sainte Famille à Gazaqui a tué trois personnes et en a blessé d'autres, dont certaines grièvement. C'est ce qu'a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège dans un communiqué.

Lors de cette conversation, selon la note, le pape a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat et à la réactivation d'un processus de négociation de paix pour la région.

Léon XIV a exprimé au dirigeant israélien sa préoccupation pour la situation humanitaire de la population de Gaza et a souligné "l'urgence de protéger les lieux de culte et en particulier les fidèles et toutes les personnes en Palestine et en Israël".

Entretien avec le patriarche de Jérusalem

Cet entretien avec l'autorité politique n'est pas le seul que le Pape a eu ces dernières heures pour s'informer et manifester sa volonté d'aider dans la situation de la guerre qui ravage la Terre Sainte depuis plus d'un an.

Le souverain pontife a pu s'entretenir avec les Cardinal Pierbattista PizzaballaLe patriarche latin de Jérusalem peu avant son arrivée à l'église attaquée.

Le cardinal s'est rendu sur les lieux de l'attentat avec Sa Béatitude Theophilos III, patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, "dans le cadre d'une délégation ecclésiastique, exprimant la sollicitude pastorale commune des Églises de Terre Sainte et leur préoccupation pour la communauté de Gaza", comme l'a rapporté le Patriarcat latin de Jérusalem.

Le cardinal Pizzaballa souhaitait "évaluer personnellement les besoins humanitaires et pastoraux de la communauté, afin d'orienter la présence et la réponse de l'Église".

En outre, au cours des dernières heures et à la demande de la Commission européenne, le Conseil de l'Europe a décidé de mettre en place un système d'information sur les droits de l'homme. Patriarcat latinet en coordination avec les partenaires humanitaires, "a assuré l'accès à l'aide essentielle non seulement à la communauté chrétienne, mais aussi au plus grand nombre de familles possible. Cette aide comprenait des centaines de tonnes de denrées alimentaires, ainsi que des trousses de premiers secours et du matériel médical d'urgence. En outre, le Patriarcat a assuré l'évacuation des personnes blessées dans l'attaque vers des institutions médicales en dehors de Gaza où elles recevront des soins médicaux".

Vocations

Plus de dévotion à Marie = augmentation des vocations

Une étude du Center for Applied Research in the Apostolate de l'université de Georgetown montre que la dévotion à la Vierge Marie a un impact significatif sur les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.

Agence de presse OSV-18 juillet 2025-Temps de lecture : 4 minutes

-Nouvelles de l'OSV / Gina Christian

Selon une nouvelle étude, la dévotion à Marie est un facteur important dans le discernement et le maintien d'un appel à la vie sacerdotale et religieuse.

"En tant que femmes religieuses, Marie a joué un rôle très important dans notre vie religieuse, et je me réjouis de voir dans ce rapport une sorte de confirmation que Marie est bien notre modèle", a déclaré Sœur Thu T. Do, sœur des Amants de la Sainte-Croix et associée de recherche au Center for Applied Research in the Apostolate (CARA) de l'université de Georgetown.

Le 16 juillet, CARA a publié un rapport intitulé "Impact de Marie, Mère de l'Église sur les vocations ecclésiastiques", que Sœur Thu et son collègue chercheur Jonathon L. Wiggins ont préparé en réponse à une demande du diocèse de Saginaw, Michigan.

Étudier la dimension mariale de l'Église

Le théologien diocésain et coordinateur de la formation diaconale permanente, Daniel Osborn, a été le fer de lance de cette demande. Osborn a déclaré à OSV News que la "genèse principale" du projet était l'appel du Pape François, en novembre 2023, aux membres de la Commission théologique internationale pour une étude plus approfondie de la dimension mariale de l'Église.

"D'un point de vue personnel, a-t-il ajouté, je dois ma vocation ecclésiale de théologien laïc à l'intercession de la Vierge. L'étude, explique Osborn, était donc aussi "une façon de l'honorer et de la remercier personnellement pour la façon dont elle est intervenue dans ma propre vie", qui l'a vu revenir à la foi catholique de son enfance après une période d'éloignement.

L'enquête, menée entre mars et mai à l'aide de formulaires papier envoyés par la poste et de questionnaires envoyés par courrier électronique, a permis de recueillir les réponses de 1 091 personnes, parmi lesquelles des évêques catholiques américains, des prêtres diocésains, des diacres permanents, des directeurs de diacres et des supérieurs majeurs de religieux et de religieuses.

Discernement professionnel

Parmi les six groupes interrogés, 59 % en moyenne ont déclaré que la dévotion mariale avait eu un impact "significatif" ou "important" sur leur discernement d'une vocation au service de Jésus-Christ et de l'Église. Parmi les groupes, les prêtres religieux (71 %) ont le plus cité la dévotion mariale, tandis que les diacres (49 %) l'ont le moins citée.

La majorité des personnes interrogées (92 %) ont déclaré avoir été initiées à la dévotion mariale dans leur enfance, la famille (79 %) étant le principal moyen d'initiation, suivie par les paroisses (44 %) et les écoles catholiques (44 %).

Le rosaire arrive en tête des pratiques de dévotion mariale les plus courantes au cours du discernement vocationnel, 71 % déclarant le prier en privé et 52 % déclarant le prier avec d'autres personnes. La prière devant les images de Marie - qu'il s'agisse d'icônes, de statues ou de peintures - est citée par 40 % des personnes interrogées.

Parmi les participants, la maison (80 %) a été le principal lieu de dévotion pendant leur discernement vocationnel, suivie par la paroisse (77 %).

Apparitions mariales et médailles

Les personnes interrogées ont également déclaré porter "souvent" ou "toujours" la médaille miraculeuse (32 %), associée aux apparitions de Marie à Sainte Catherine Labouré au XIXe siècle, le scapulaire brun de Notre-Dame du Mont Carmel (29 %) ou une autre médaille mariale (18 %).

Les pèlerinages sur les sites des apparitions mariales avant leur vocation dans l'Église ont également été mentionnés par 44 % de l'ensemble des répondants, Guadalupe (29 %) et Lourdes (28 %) étant les sites les plus visités.

La majorité des personnes interrogées (74 %) ont affirmé que la dévotion à Marie avait "renforcé" ou "beaucoup renforcé" la réalisation de leurs vocations respectives. Les évêques (89 %) sont ceux qui ont le plus souligné le rôle de Marie à cet égard.

La dévotion mariale renforce également la dévotion actuelle des personnes interrogées à l'égard de l'Eucharistie, avec un total de 8 0% déclarant que Marie a eu un impact "significatif" ou "important".

La question ouverte de l'enquête sur le dogme ou la doctrine mariale qui a le plus influencé les vocations des répondants a donné lieu à 31 exemples spécifiques, l'Immaculée Conception, la Mère de Dieu ou "Theotokos", l'Assomption et la virginité perpétuelle de Marie étant les plus fréquemment cités.

Dévotion mariale la plus importante

Une autre question ouverte sur les titres mariaux les plus significatifs a reçu un taux de réponse élevé, 84 participants au % ayant cité un total de 128 titres mariaux différents. Le plus populaire était "Marie, Mère de Dieu", suivi de "Notre-Dame du Perpétuel Secours", "Marie, Mère de l'Église", "Détachement", "Notre-Dame de Guadalupe", "Notre-Dame/Mère des Douleurs", "Théotokos" ("porteuse de Dieu"), "Reine de la Paix", "Notre-Dame du Bon Conseil" et "Cœur Immaculé".

Parmi les auteurs marials cités par les participants à l'enquête, le prêtre français Saint Louis Marie de Montfort arrive en tête, suivi de Saint Jean Paul II, Saint Maximilien Kolbe, le Vénérable Fulton J. Sheen, le Père Michael E. Gaitley, membre des Pères marials de l'Immaculée Conception, et Saint Alphonse de Liguori.

Parmi les autres conclusions du rapport :

– Saint Jean Paul II a été désigné comme le saint qui a le plus inspiré la dévotion mariale des répondants, suivi de saint Louis de Montfort, saint Joseph, sainte Bernadette de Lourdes, saint Alphonse de Liguori, saint Dominique et sainte Thérèse de Lisieux.

- Les évangiles de Luc et de Jean sont les sources les plus populaires de l'Écriture concernant Marie.

- L'art marial tel que la Pietà, la tilma de Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin imprimée avec l'image de Notre Dame de Guadalupe, et les représentations de l'Annonciation et de Notre Dame du Perpétuel Secours ont reçu "un grand nombre de mentions" parmi les participants à l'enquête.

Marie comme "compagne, amie et guide".

"La plupart des personnes interrogées ont décrit la présence de Marie dans leur vie en utilisant des termes tels que compagne, amie, guide, consolatrice, modèle, intercesseur, mère et inspiratrice de vocations", indique le rapport. "Beaucoup ont également parlé de l'expérience de son rôle à travers les pratiques de dévotion mariale et de la consécration à Marie.

Marie "nous rencontre partout", a déclaré Sœur Thu à OSV News. "Même à l'endroit ou au moment où nous ne rencontrons personne, la Vierge Marie est là.


Cette nouvelle a d'abord été publiée en anglais dans OSV News. Vous pouvez lire le texte original ICI.

L'auteurAgence de presse OSV

Évangélisation

Sainte Symphorosa et sept enfants saints, martyrs sur la Via Tiburtina à Rome

Le 18 juillet, l'Église célèbre sainte Symphorosa et les sept fils martyrs, également saints, qu'elle a eus avec son mari. Saint Getulius, tribun militaire, mort martyr au temps d'Hadrien. Tous sont restés fidèles à la foi aux IIIe et IVe siècles. 

Francisco Otamendi-18 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

"À neuf milles de Rome, sur la via Tiburtina, commémoration des saints Symphorosa et de ses sept compagnons (la tradition affirme qu'il s'agit de ses fils). Crescentius, Julian, Nemesius, Primitivus, Justin, Statius et Eugenius, martyrs, qui ont été martyrisés de diverses manières, fidèles à leur fraternité avec le Christ". C'est ce que dit le martyrologe romain sur Sainte Symphorosa et ses sept saints enfantsLes saints et bienheureux sont commémorés le 18 juillet, en même temps que d'autres saints et bienheureux.

Sainte Symphorosa était une matrone romaine, mère de martyrs. Son mari, saint Gétulius, qui était tribun militaire, mourut martyr au temps d'Hadrien. Ce couple eut sept fils, dont nous venons de citer les noms et que la tradition conserve. C'était une famille chrétienne.

Famille de martyrs 

Devenu persécuteur des chrétiens, l'empereur Hadrien envoie Getulius et son frère Amantius, également soldat, en prison et ils sont décapités dans le Tibre.

Symphorosa a parlé à ses enfants de la menace et de la fidélité à Dieu, l'attitude de son père. Elle a dû se cacher pendant sept mois avec ses enfants, dans la persécution, et leur a parlé du martyre. Ils ont tous dit qu'ils étaient prêts à mourir plutôt que d'adorer des idoles. La famille a été arrêtée. Symphorosa fut jetée dans la rivière Teverone, près de Tivoli, avec une pierre attachée autour du cou. Ses enfants furent martyrisés, et ils bénirent Dieu au milieu de leur tourment. 

"Les sept frères et autres saints

Lorsque Hadrien se calma, les chrétiens purent enterrer ceux qu'ils appelaient "les sept frères", et ils construisirent une petite église à Symphorosa. Par la suite, ses reliques furent transportées à Rome et placées aux côtés de celles de son époux, saint Gétule.

Le même jour, la liturgie commémore autres saints comme Arnulf de Metz, Simon de Lipnica, Bruno de Segni, Dominique Nicolas Dinh Dat, Frédéric d'Utrecht, Emilien de Dorostoro, Philastrius de Brescia, Materno de Milan, Rufilo, Sainte Théodosie de Constantinople, et la religieuse ukrainienne bienheureuse Tarcisia (Olga) Mackiv, assassinée en Pologne en 1944.

L'auteurFrancisco Otamendi

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Évangile selon Jean : où l'humain révèle l'éternel

Saint Jean, qui a écrit son Évangile dans sa vieillesse, découvre toujours la même Parole, le même Christ intemporel et éternel derrière chaque événement de la vie temporelle du Christ.

18 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Lire ces jours-ci les Évangile selon JeanJ'ai été frappé, avec une clarté particulière, par un aspect fondamental qui semble contraster avec l'idée générale que l'on peut se faire de cet Évangile. Il semblerait que ce dernier Évangile canonique, écrit à la fin du premier siècle, après les trois Évangiles synoptiques, serait "théologique", en comprenant ce concept comme peu attentif aux données historiques concrètes dans lesquelles s'est déroulée la vie terrestre de Jésus de Nazareth.

Mais cette idée générale sur le quatrième Évangile contraste, dès le début, avec la réalité de ce qui est concrètement écrit, conformément au dessein de l'auteur qui, dès le début, indique clairement qu'il veut présenter le côté véritablement humain de Jésus : "Et le Verbe s'est fait chair" (Jn 1,14).

L'éternité et l'humanité

Oui, en effet, il regarde le Verbe dans son éternité, dans sa prétemporalité, mais non plus séparée ou prétemporelle, mais dans son union avec la " chair ", avec son humanité, et d'ailleurs avec son humanité dans ce qu'elle a de plus faible et de plus fragile. 

Jean, qui a écrit son Évangile dans sa vieillesse, pressent et découvre derrière chaque événement de la vie temporelle et historique du Christ, le même Verbe, le même Christ intemporel et éternel, "qui est encore dans le sein du Père" (cf. Jn 1,18), à l'œuvre sur la terre. L'humain ne s'oppose en rien au divin en Jésus, mais il en est la transparence et la manifestation.

L'unité dans l'Évangile

Il n'y a pas de dualisme, pas de docétisme gnostique, mais l'unité, même dans les heures les plus douloureuses de la passion et de la mort de Jésus. C'est précisément dans ces souffrances que Jean voit la divinité du Christ, son Amour éternel et définitif, briller d'une splendeur particulière : "Et quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi" (Jn 12,32). Les miracles, quant à eux, plus que des œuvres de puissance, sont des "signes", des "éclats" de son Amour, de sa divinité.

En définitive, tous les faits de la vie de Jésus, bien ancrés dans la terre et dans l'histoire, sont placés dans la lumière du Verbe éternel, le Fils "unique" : "Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, la gloire de l'unique engendré par le Père, pleine de grâce et de vérité" (Jn 1,14).

L'auteurCelso Morga

Archevêque émérite du diocèse de Mérida Badajoz

Monde

La paroisse catholique de Gaza bombardée, Léon XIV appelle à un cessez-le-feu immédiat

La seule paroisse catholique de Gaza a été touchée par un char israélien et sept paroissiens ont été blessés. Dans un télégramme, le pape appelle à un cessez-le-feu immédiat.

Rédaction Omnes-17 juillet 2025-Temps de lecture : < 1 minute

Le site Patriarcat latin de Jérusalem a rapporté dans une brève déclaration l'attaque de la paroisse de la Sainte Famille, la seule paroisse catholique de la bande de Gaza, au cours de laquelle sept personnes ont été blessées, dont deux personnes âgées.

Bien que le bilan ne soit pas encore connu au moment de l'annonce initiale, deux personnes ont été tuées dans l'attaque, comme cela a été confirmé depuis.

Selon les premières informations, un char israélien a tiré sur l'église, qui dessert les quelque 500 chrétiens restants à Gaza. L'armée a attribué l'incident à une "erreur de tir". Le curé, Gabriel Romanelli, a été légèrement blessé à la jambe, mais il a pu soigner les blessés plus graves avant d'être soigné et autorisé à quitter l'hôpital baptiste arabe Al-Ahli.

L'appel à la paix du pape Léon XIV

Cette attaque contre la seule église catholique de la bande de Gaza ne fait qu'aggraver la situation intenable de la communauté.

Le pape Léon XIV a envoyé un télégramme à la communauté catholique de la région, soulignant sa "profonde tristesse" face à l'attentat et l'assurant de ses prières pour "la consolation de ceux qui sont en deuil et pour le rétablissement des blessés".

Le souverain pontife a lancé un "appel à un cessez-le-feu immédiat", comme il le fait depuis son élection, dans "l'espoir d'un dialogue, d'une réconciliation et d'une paix durable dans la région".

Espagne

L'Opus Dei crée un bureau de guérison et d'écoute en Espagne

Avec les membres et anciens membres de l'Œuvre comme interlocuteurs, le Bureau veut "canaliser ces processus de manière structurée et mieux répondre aux demandes reçues".

Maria José Atienza-17 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Dans la Prélature de l'Opus Dei a publié sur son site Internet le lancement d'une nouvelle bureau de guérison et d'écoute s'occuper des anciens membres de la prélature ou des anciens participants à ses activités qui pourraient se sentir blessés ou avoir des plaintes de nature institutionnelle. 

Le Bureau de l'écoute et de la guérison Opus Dei en Espagne, créée par un décret du Vicaire régional de la Prélature en date du 13 mai 2025, poursuit la ligne d'interlocution marquée par les protocoles que l'institution a mis en place il y a plus de 10 ans pour faire face à d'éventuels cas d'abus et qui ont progressé et pris forme au fil des ans.

Ce type de bureau existe déjà dans de nombreux diocèses et institutions religieuses en Espagne et, selon l'Opus Dei, ce nouveau bureau vise à "promouvoir des processus de guérison" avec d'anciens membres de la prélature ou d'anciens participants à ses activités qui pourraient se sentir blessés ou avoir des plaintes de nature institutionnelle. 

Ce n'est pas la première fois que l'Opus Dei dispose d'un tel bureau : depuis 2022, en Argentine, il y a le Bureau de la guérison et de la résolution, avec un objectif similaire dans la région américaine. Depuis 2024, la prélature dispose également d'un bureau de guérison et de résolution, avec un objectif similaire dans la région américaine. canal de réception des demandes ou des plaintes par courrier électronique, en rapport avec leur temps de travail. 

Anciens membres de l'équipe d'écoute

Ce bureau se veut une étape supplémentaire dans la tâche de "canaliser ces processus de manière structurée et de mieux répondre aux demandes reçues". À cette fin, la prélature a constitué une équipe composée de professionnels de la psychologie, de la spiritualité, de l'éducation, du travail social et de l'accompagnement pastoral. 

Parmi ces personnes, il y a des hommes et des femmes, certains appartenant à l'institution, d'autres sans fonction gouvernementale, et des personnes ayant appartenu à l'Œuvre dans le passé, afin d'offrir un "espace de confiance qui permette de traiter chaque cas avec empathie et respect". 

En effet, le bureau dispose d'une indépendance opérationnelle par rapport au gouvernement de la Prélature et ce sont ces personnes qui agissent comme interlocuteurs entre l'Œuvre et les personnes affectées et qui sont chargées de "transmettre à la Prélature, le cas échéant, les demandes ou suggestions de pardon ou de réparation qui, en accord avec le demandeur, sont considérées comme opportunes". Le communiqué ne précise pas le type de réparation auquel il est fait référence, ni si la possibilité d'une restitution financière est même envisagée dans certains cas.

Réparation et guérison

Le bureau recueillera des informations "pour comprendre ce qui s'est passé, évaluer l'ampleur du cas et chercher la meilleure façon d'offrir assistance et guérison". La prélature elle-même souligne que "l'équipe du bureau peut compter sur des conseils externes - par exemple, pour une orientation juridique ou une médiation institutionnelle - toujours avec le consentement exprès de la personne prise en charge".

Préparation du centenaire de l'Opus Dei

Le bureau est né d'un chemin de travail, d'écoute et d'apprentissage de la prélature de l'Opus Dei, ainsi que de toute l'Église catholique, pour traiter non seulement les cas d'abus (sexuels ou de conscience) mais aussi l'accueil des personnes blessées ou en confrontation avec l'institution religieuse. 

Outre les divers cas d'ex-membres mécontents qui ont affecté directement l'institution fondée par saint Josémaria Escriva, l'Œuvre souligne sa volonté d'" améliorer l'attention personnelle, surtout envers ceux qui ont quitté l'Œuvre " et que ce type d'action doit servir à préparer le centenaire de la fondation de l'Opus Dei, en 2028. 

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Évangélisation

Saintes Hedwige, reine de Pologne et de Lituanie, et Thérèse de Saint-Augustin

Le 17 juillet, l'Église célèbre sainte Edwige, la jeune reine de Pologne et de Lituanie. Avec son mari, le roi de Lituanie, elle a eu une grande influence sur l'évangélisation de ce pays. Elle a fondé la faculté de théologie de l'université de Cracovie, "la Jagellonne" (Pologne). La bienheureuse Thérèse de Saint-Augustin et 15 carmélites déchaussées, martyrisées en France, sont également commémorées aujourd'hui.

Francisco Otamendi-17 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

La liturgie d'aujourd'hui commémore Sainte Hedwige, qui hérita du trône de Pologne (1382-1399) à la mort de son père, Louis Ier de Hongrie. La sainte était personnage historique importante dans l'union de la Pologne et de la Lituanie. Elle a épousé le roi Ladislas Jagellon de Lituanie, qui s'est converti au christianisme sous le nom de Ladislas II, et son mari, évangélisé le pays.

Le 'Martyrologe romainIl la définit ainsi : " À Cracovie, ville de Pologne, sainte Edwige, reine, qui, née en Hongrie, hérita du royaume de Pologne et épousa Jagellon, grand seigneur de Lituanie, qui reçut au baptême le nom de Ladislas, et avec lequel elle implanta la foi catholique dans ce territoire de Lituanie († 1399) ". Jadwiga AndegaweńskaCe pape de langue polonaise était connu pour ses œuvres caritatives, sa fondation d'hôpitaux et son rôle dans la christianisation de la Lituanie. 

Faculté de théologie de l'université de Cracovie

Sainte Edwige participa activement à la vie de l'immense État polono-lituanien. Elle a encouragé la culture et fondé la faculté de théologie de l'université de Cracovie ("Jaguellonian"), l'une des plus anciennes d'Europe. Saint Jean Paul IIqui y a étudié, enseignerait que "la vraie richesse d'un pays, ce sont ses universités". 

La reine Edwige, morte à l'âge de 25 ans, est admirée depuis des siècles. Elle a été béatifiée en 1987 et canonisée dix ans plus tard par le saint pape polonais. Ses reliques ont été transférées sur l'autel du Christ crucifié dans la cathédrale de Cracovie.

Les martyrs de la Révolution française

La bienheureuse Thérèse de Saint-Augustin, prieure, et 15 carmélites déchaussées du Carmel de Compiègne, ont été guillotinées à Paris en 1794, pendant la Révolution française. Thérèse de Saint-Augustin est née à Paris en 1752 et est entrée au Carmel de Compiègne, à 65 km au nord de Paris. Sous son inspiration, toutes les carmélites se sont offertes au Seigneur comme victimes expiatoires pour demander la paix pour l'Eglise et pour leur pays.

On fête également aujourd'hui saint Alexis, IVe siècle, qui quitta sa maison pour devenir mendiant et demander l'aumône incognito. Saint Hyacinthe, martyr en Asie Mineure (aujourd'hui en Turquie). Saintes Justa et Rufina, sœurs martyres de Séville (Espagne), dont la mémoire est consignée dans les plus anciens martyrologes. O Saint Léon IVPape (847-855), enterré à Saint-Pierre.

L'auteurFrancisco Otamendi

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Monde

L'évêque Dunia appelle à l'aide face aux attaques et aux enlèvements au Nigeria

L'évêque d'Auchi, au Nigeria, Gabriel Ghieakhomo Dunia, a lancé un appel à l'aide nationale et internationale face aux attaques et aux attentats à la bombe perpétrés dans son diocèse. Il y a quelques jours, des hommes armés ont pris d'assaut le Petit Séminaire de l'Immaculée Conception à Auchi, dans l'État d'Edo, au Nigeria, tuant un agent de sécurité et enlevant trois séminaristes.      

OSV / Omnes-17 juillet 2025-Temps de lecture : 4 minutes

- Auchi, Nigeria (OSV News)

Après l'attaque par des hommes armés du Petit Séminaire de l'Immaculée Conception dans le diocèse d'Auchi (Nigeria) il y a quelques jours, l'évêque Gabriel Dunia a lancé un appel à la prière et à l'aide, spirituelle ou humaine, pour endiguer l'insécurité. À cette occasion, des assaillants ont tué un agent de sécurité et enlevé trois séminaristes, ont rapporté le diocèse d'Auchi et l'Aide à l'Église en détresse (AED). Les autorités ont également été appelées à l'aide.

L'ACN a fermement condamné l'attaque. Elle se joint au diocèse d'Auchi "pour pleurer la perte de M. Aweneghieme et pour prier avec ferveur pour la libération rapide et en toute sécurité des séminaristes enlevés". 

"Nous sommes solidaires des familles touchées et de la communauté chrétienne, qui continue à souffrir des conséquences de la violence et de l'instabilité", a déclaré l'AED. La fondation pontificale soutient les églises locales du monde entier qui luttent contre la persécution religieuse.

Le diocèse d'Auchi en contact avec les assaillants

L'évêque d'Auchi, Mgr Gabriel Dunia, a demandé à tous les prêtres du diocèse de célébrer des messes, d'offrir des bénédictions et de guider les fidèles dans le rosaire afin de demander la protection divine pour l'ensemble de l'État d'Edo.

Décrivant l'attaque dans un message envoyé à ACN, il a déclaré : "Ils sont venus en grand nombre et il était impossible pour les gardes de les arrêter. Il a ajouté que le diocèse était "...en état d'urgence".en contact avec les agresseurs par l'intermédiaire de médiateurs".

L'évêque a confirmé que les séminaristes enlevés étaient âgés de 14 à 17 ans. L'ensemble de la communauté du séminaire, étudiants et enseignants, a été évacué vers les paroisses voisines jusqu'à ce que les mesures de sécurité soient renforcées. Il est également prévu d'ériger une clôture de protection autour des terrains du séminaire.

Une rançon élevée n'est pas envisageable

Bien qu'il y ait déjà eu des contacts avec les ravisseurs, le paiement d'une rançon élevée n'est pas envisageable. "Les étudiants et leurs familles vivent dans une extrême pauvreté. Et le diocèse d'Auchi lui-même dépend de l'aide extérieure, y compris celle de l'AED, pour couvrir les coûts de base de la formation sacerdotale", a déclaré l'évêque Dunia. En outre, les autorités ecclésiastiques du Nigeria ont pour politique officielle de ne pas payer de rançon, en partie pour éviter d'encourager d'autres enlèvements.

Le Petit Séminaire de l'Immaculée Conception, fondé en 2006, a formé plus de 500 étudiants à la prêtrise et "continue d'être une lueur d'espoir pour la communauté catholique locale", note l'AED.

Violence dans le pays le plus peuplé d'Afrique

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, est en proie à des violences meurtrières dans plusieurs régions du pays. En particulier par des groupes terroristes internationalement reconnus tels que Boko Haram, des bergers peuls (ethnie) principalement islamiques, des bandits ou des gangs.

Des groupes ont envahi des terres agricoles, menaçant les propriétaires et forçant les chrétiens à partir. Les analystes ont décrit cette situation comme une persécution lente mais silencieuse que les autorités n'ont pas encore qualifiée de terrorisme.

Le pape Léon XIV prie pour les victimes de l'Holocauste

Des scènes d'horreur ont eu lieu à la mi-juin après qu'environ 200 personnes ont été "brutalement assassinées" à Yelwata, dans l'État de Benue, au Nigeria. Le pape Léon XIV a prié pour les victimes, parlant d'un "terrible massacre". À l'occasion de cet attentat, Omnes a dénoncé le silence de la grande presse espagnole, qui n'a pratiquement pas parlé de cette tragédie.

En outre, au début du mois, au moins 85 personnes ont été tuées lors de vagues d'attaques coordonnées en l'espace d'une semaine dans l'État de Benue. L'Église nigériane est également victime de nombreux enlèvements de prêtres.

Le père Alphonsus Afina, affecté à plusieurs paroisses d'Alaska depuis septembre 2017 jusqu'en 2024, a été enlevé le 1er juin au Nigéria, son pays d'origine, avec un nombre indéterminé de compagnons de voyage alors qu'il se trouvait dans l'État de Borno au Nigéria, près de la ville de Gwoza, dans le nord-est du pays. Des fidèles de deux continents prient pour qu'il revienne sain et sauf. Le 15 juillet, il était toujours retenu en otage.

Deux millions de personnes enlevées en un an (2023-2024)

En décembre, le Bureau national des statistiques du Nigéria a publié un rapport indiquant que plus de 2 millions de personnes avaient été enlevées entre mai 2023 et avril 2024 seulement. Environ 600 000 Nigérians ont été tués, et environ 1,4 milliard de dollars ont été versés en rançon. Soit une moyenne de 1 700 dollars par incident au cours de cette période.

Malgré la persécution, 94 % des catholiques nigérians qui se sont identifiés comme tels ont déclaré dans une enquête qu'ils assistaient à la messe chaque semaine ou chaque jour. Ces données sont publiées dans une étude réalisée au début de l'année 2023 par le Center for Applied Research in the Apostolate de l'université de Georgetown.

Appel de l'évêque

S'adressant à ACN, Mgr Dunia a lancé un appel émouvant à la solidarité, tant au Nigeria qu'au niveau international. "J'appelle tout le monde, chaque personne, à nous venir en aide : à prier pour nous, à faire tout effort, quel qu'il soit, matériel, spirituel ou humain, qui nous aidera à contenir l'insécurité. Nos efforts locaux sont débordés", a-t-il déclaré.

L'évêque a également exprimé sa frustration face à l'absence de protection concrète de la part des autorités locales. "Nous demandons au gouvernement civil de venir sur place", a ajouté Mgr Dunia. "Ils nous ont assuré qu'ils resteraient pour protéger la zone. Mais nous n'avons vu aucune action concrète jusqu'à présent".

Attaques contre les chrétiens

Bien que les motivations exactes des attaquants ne soient pas encore claires, l'évêque Dunia a déclaré à l'AED que la situation dans son diocèse, situé au sud-ouest de la capitale du Nigeria, Abuja, était préoccupante depuis un certain temps. Ce n'est pas la première attaque contre le Petit Séminaire de l'Immaculée Conception. En mars 2025, le recteur du séminaire a été enlevé et l'un des séminaristes a été tué.

Ces attaques répétées mettent en évidence les menaces systématiques auxquelles les institutions chrétiennes du Nigeria sont de plus en plus confrontées. Selon le prélat, les agresseurs viennent du nord et seraient des membres de l'ethnie Fulani.

"Nous ne savons même pas avec certitude ce qu'ils veulent. Mais nous constatons que les attaques visant les communautés et les institutions chrétiennes se multiplient", a déclaré l'évêque, qui craint qu'il ne s'agisse d'une tentative d'occuper des terres ou de chasser la communauté chrétienne de la région.

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Cette nouvelle est une traduction de la version originale de OSV News en anglais, que l'on peut trouver à l'adresse suivante ici.

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L'auteurOSV / Omnes

Foi et vie : le leadership dans l'Église et la société

Foi et Vie fait un travail nécessaire et louable en invitant les catholiques à mieux connaître Jésus, à l'aimer davantage et à mieux le servir.

17 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

"Les hommes forts créent de bons moments, les bons moments créent des hommes faibles, les hommes faibles créent des moments difficiles, les moments difficiles créent des hommes forts". La phrase ci-dessus figure dans le roman "The Remainers" de Michael Hopf. L'auteur y réfléchit sur la nature humaine et le cycle de l'histoire. Son récit nous amène à confirmer que les épreuves forgent le caractère, c'est en elles que l'homme connaît sa force et son envergure.

Et nous pouvons reconnaître à travers l'histoire que c'est précisément dans les tempêtes que les héros émergent. Par exemple, Nelson Mandela qui, après 27 ans de prison, est devenu un symbole de réconciliation et d'espoir. Ou le Mahatma Gandhi qui a mené la lutte pour l'indépendance de son pays de manière pacifique. Saint François d'Assise qui a "renouvelé" l'Église décadente dans sa conduite par son témoignage de sainteté. Anne Frank, Malala Yousafzai, le cardinal Van Thuan... les exemples d'héroïsme nés de l'injustice et de la douleur sont nombreux.

Je pense que nous pouvons être d'accord sur le fait que nous vivons des temps difficiles (guerres, faim, trafic de drogue, injustices envers les immigrés, violence, mensonges...) et que cela doit nous motiver à devenir des hommes et des femmes forts. C'est ce dont notre époque a besoin ! Que l'Eglise nous donne des leaders chrétiens !

Redécouvrir notre valeur

Il est certain que la science et la foi apportent ensemble des réponses à nos questions les plus profondes et sont la clé qui ouvre la porte du sens de la vie. La crise de l'homme d'aujourd'hui s'enracine dans le manque de sens. L'excès de sensations et la folie de l'immédiat empêchent l'homme postmoderne de réfléchir et d'approfondir la valeur de son être et de son existence. Nous avons besoin d'un leadership sain et saint, nous avons besoin de chrétiens cohérents pour sauver le monde entier qui est en train de sombrer. 

J'ai eu la grâce d'être invitée par le mouvement La foi et la vie pour participer à leur programme annuel de leadership. L'expérience que j'ai vécue m'a inspirée. J'ai pu constater que notre Église est vivante et qu'elle veut aller vers les périphéries pour que chacun sache qu'il n'est pas seul, que chacun se sente soulagé de ses fardeaux et voie la lumière sur son chemin.

J'ai été invitée à animer un atelier avec Ferney Ramírez sur le thème de la "santé mentale". Ils m'ont expliqué qu'il était nécessaire d'apporter une réponse efficace à ce problème qui se développe de manière palpable dans les familles. Ils nous ont demandé de les doter d'outils pour la vie.

La foi et la vie

Nous avons fait un travail qui nous a apporté beaucoup de satisfaction, et pourquoi ?

  • Fe y vida est un institut qui forme des agents pastoraux, des animateurs de jeunesse et des parents à la nouvelle évangélisation de la jeunesse latino aux États-Unis. 
  • Elle promeut le mode de vie chrétien, qui se fonde sur les valeurs de la vie. La pratique des vertus et de l'amour comme moteur puissant.
  • Il ne s'agit pas d'un institut autoréférentiel, mais d'un effort coordonné qui forme les responsables de toutes les paroisses à accomplir leur travail pastoral avec une préparation professionnelle, améliorant ainsi leur efficacité pour le bien du plus grand nombre.
  • Ils forment une formidable équipe de laïcs et de religieux unis dans un même but, vivant ensemble comme une famille organisée et solidaire, où chacun apporte ses talents, enrichissant l'œuvre et ses fruits. 
  • Une formation complète est dispensée à tous les responsables d'église dans leurs différents ministères : musique, catéchèse, transmission de la parole, liturgie, prière et piété, formation des familles, écoles pour les parents... et à cette occasion, le travail de promotion de la santé mentale a été introduit car il est considéré comme un besoin actuel et urgent des jeunes et de leurs familles.
  • C'est ainsi que nous nous forgeons un caractère et que nous voulons faire de notre vie une épopée : un long récit d'actes héroïques.

Je suis convaincu et plein d'espoir par ces mots d'Alexandre Dumas : "le bien est lent parce qu'il monte, le mal est rapide parce qu'il descend" ; et mes oreilles entendent cet appel divin : "Ne nous lassons pas de faire le bien, car si nous ne nous décourageons pas, nous moissonnerons au temps convenable" (Gal. 6:9).

Je remercie Dieu que son Eglise soit vivante et qu'elle embrasse et accueille tout le monde, à travers ses nombreuses initiatives pour nous rapprocher de Lui. Foi et Vie fait un travail nécessaire et louable, je vous invite à connaître tout ce qu'elle offre et comment vous pouvez vous préparer avec elle à mieux connaître Jésus, à mieux l'aimer et à mieux le servir.

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Évangile

Hospitalité et Sainte Trinité. 16e dimanche du temps ordinaire (C)

Joseph Evans commente les lectures du 16e dimanche du temps ordinaire (C) pour le 20 juillet 2025.

Joseph Evans-17 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

La première lecture d'aujourd'hui est l'un de ces épisodes mystérieux de l'Ancien Testament dans lequel la Sainte Trinité est entrevue, évoquée. La Trinité n'est pleinement révélée que dans le Nouveau Testament, et ce pour une bonne raison. Dans un monde où les gens adoraient presque n'importe quoi, Dieu a dû préciser qu'il n'y avait qu'un seul Dieu. Mais une fois que cela a été fait - au moins pour Israël - il a pu révéler la Trinité, ce qu'il a fait par l'intermédiaire de Jésus. Cependant, il pouvait encore laisser quelques indices en cours de route et préparer le terrain. Et c'est ce que nous faisons aujourd'hui.

Ce qui est frappant dans cet épisode, c'est que parce qu'Abraham se montre généreux en offrant l'hospitalité à ces visiteurs inconnus - ou était-ce simplement un visiteur ? - Dieu le bénit en lui donnant le fils que Sarah et lui avaient toujours désiré. Le Seigneur s'en va en lui disant que dans un an, Sarah concevra, et c'est ce qu'elle fait. Sa générosité a porté du fruit, et le meilleur fruit de tous, un être humain. D'une manière mystérieuse, sa générosité a donné vie à un enfant. Abraham ne connaissait pas la Trinité, mais il l'a embrassée sans le savoir. 

L'Évangile d'aujourd'hui traite également de l'hospitalité. Jésus se rend chez Marthe et Marie ; Marthe est occupée à le servir, lui et ses disciples, tandis que Marie s'assoit simplement à ses pieds pour l'écouter. Lorsque Marthe se plaint de l'inactivité de sa sœur, au lieu que Jésus réprimande Marie, c'est Marthe qui reçoit une réprimande affectueuse. 

Cet épisode nous parle également de la véritable nature de l'hospitalité, si importante à l'époque biblique et dans le monde antique. Elle était considérée comme sacrée. Peut-être avons-nous perdu un peu de cela dans notre monde occidental occupé et individualiste. Peut-être devrions-nous être plus disposés à faire preuve d'hospitalité envers les autres, avec générosité et non à contrecœur. Mais l'hospitalité ne consiste pas seulement à courir partout pour faire plein de choses pour les invités, comme l'a fait Marthe, même si cela peut témoigner de beaucoup d'amour et d'affection. elle consiste à reconnaître la dignité et la valeur de celui qui est venu nous rendre visite.

Dans le Nouveau Testament, il y a un texte dans la lettre aux Hébreux qui dit : "N'oubliez pas l'hospitalité : c'est par elle que certains ont reçu des anges sans le savoir". (Hébreux 13:2). Cela semble faire référence à cet épisode où Abraham accueille ces trois hommes. Parfois, dans l'Ancien Testament, on ne sait pas s'il s'agit de Dieu ou d'un ange : Dieu semble parler par l'intermédiaire d'un ange, mais finit par être lui-même. Lorsque nous accueillons les autres, nous accueillons des anges, voire Dieu. Jésus nous l'a dit : "Chaque fois que vous l'avez fait à l'un d'entre eux, mes plus petits frères et sœurs, c'est à moi que vous l'avez fait"..

S'il a réprimandé Marthe, c'est parce qu'elle ne se rendait pas vraiment compte de qui elle avait dans sa maison. Elle n'a pas réalisé, du moins pas encore, que Dieu lui-même était venu chez elle sous une forme humaine. Mais peut-être que Marie l'a compris, et c'est pourquoi elle s'est assise et l'a écouté. Elle savait qu'il avait des paroles de vie éternelle. Elle savait que rien de ce qu'elle pouvait faire pour le Christ n'était comparable à ce qu'il lui donnait dans son enseignement. La véritable hospitalité consiste à apprécier la dignité du visiteur et le fait que, dans chaque visiteur, nous sommes visités par Jésus, notre Seigneur et notre Dieu.

Évangélisation

Notre Dame du Mont Carmel, Mère et Reine des Carmélites

Une invocation très populaire de la Vierge Marie est celle de Notre-Dame du Mont Carmel, que l'Église célèbre le 16 juillet. Les carmélites déchaussées du couvent de San José (Ávila) écrivent pour Omnes sur Notre-Dame du Mont Carmel. Ils traitent, par exemple, de la vision de Saint Simon Stock et de la dévotion de Sainte Thérèse de Jésus à la Vierge du Mont Carmel.

Carmélites déchaussées. Saint Joseph d'Avila-16 juillet 2025-Temps de lecture : 4 minutes

L'une des invocations les plus populaires de la Vierge est sans aucun doute celle de Notre-Dame du Mont Carmel, la Vierge maternelle et aimante tenant l'Enfant Jésus dans l'un de ses bras et offrant le saint Scapulaire dans sa main. 

Patronne de la mer, patronne de nombreuses villes et églises, patronne de l'Ordre du Carmel et avocate spéciale de ceux qui sont sur le point de partir pour l'au-delà. Mais d'où vient ce titre, cette icône familière et attachante, ces anciennes promesses de salut et d'assistance même pour ceux qui sont au purgatoire ?

Est-ce une légende que de la représenter sur tant de tableaux et d'images, parmi des nuages vaporeux, des anges et des fleurs, remettant le scapulaire à un vieux carme à la barbe grise, ou étendant son manteau blanc sur un chœur de frères et de moniales vêtus comme leur reine et patronne ? 

La prière de Saint Simon Stock

Cependant, il n'y a rien de plus réel que ce fait marial autour duquel tourne toute l'histoire et la spiritualité des Carmélites. Cet ordre médiéval unique et mystérieux, né - on ne sait pas exactement quand et comment - d'un mouvement d'ermites en Terre Sainte, et qui a commencé à prendre une forme canonique au début du XIIIe siècle, trouve son apogée dans cette scène si douce. 

Un supérieur général d'Angleterre, Simon StockIl est inquiet et découragé quant à l'avenir de son Ordre. Il demande et supplie la Vierge, par une prière devenue célèbre, de protéger ses fils :

Flos Carmeli - vitis florigera

Splendor coeli - Virgo puerpera singularis

Mater mitis - sed viri nescia

Carmélite - da privilegia

Stella maris

Quel privilège demandait la vénérable supérieure ? Le privilège de pouvoir continuer ce mode de vie profondément contemplatif qui existait depuis les débuts de l'Ordre. Le privilège de pouvoir rester fidèle au charisme originel dans une situation canoniquement très compliquée, qui aurait menacé la survie du Carmel. C'est alors que la Vierge a répondu, en offrant plus que ce qui lui était demandé.

Le Saint Scapulaire

L'un des meilleurs historiens de la figure du S. Simon Stock Il décrit la scène comme suit : "... A qui la Sainte Vierge apparut, accompagnée d'une multitude d'anges, tenant le scapulaire dans ses mains bénies. Elle le lui donna en disant : "Ce sera pour toi et pour tous les carmélites une grâce : celui qui mourra avec ce scapulaire ne souffrira pas le feu éternel. Envoie des frères au pontife romain Innocent, pour que je te le rende favorablement et qu'il confirme tes privilèges..." (Ildefonso de l'Immaculée Conception). (Ildefonso de l'Immaculée Conception, Saint Simon Stock. Reivindicación histórica, p. 100, Valence 1976).

Mais il y a plus. Dans l'Ordre du Carmel, surtout aux XIVe et XVe siècles, la conscience d'être, par excellence, l'Ordre de Marie la Très Sainte s'est développée. De grands poètes comme Bautista Mantuano ou Arnoldo Bostio. Des théologiens et des écrivains comme Jean de Hildesheim, Jean Grossi, Thomas Bradley et Jean Paléonidore. Des supérieurs et des historiens du Carmel ont mis leur pensée et leur plume au service de la dévotion mariale. 

La grande fête du 16 juillet

Une dévotion qui s'est progressivement concrétisée dans la grande fête du 16 juillet, qui a rassemblé toute la grande tradition antérieure et lui a donné un nouvel élan. La fête du Mont Carmel s'appelait à l'origine la fête des "bienfaits de la Vierge pour son Ordre". Plus tard, elle a été appelée la fête du Scapulaire. Et enfin, comme nous la connaissons aujourd'hui : "Notre-Dame du Mont Carmel", que les religieux honoraient comme Mère, Sœur, Patronne, modèle, intercesseur et joyau le plus précieux de leur Ordre.

La multitude de miracles physiques et spirituels opérés au moyen du saint Scapulaire (une dévotion qui s'est répandue très rapidement et avec une grande acceptation de la part des fidèles) a fait de cette invocation, comme nous l'avons déjà dit, non seulement un trésor très aimé des Carmélites, mais aussi quelque chose qui était vraiment dans le cœur du Peuple de Dieu. C'était aussi quelque chose qui était vraiment dans le cœur du Peuple de Dieu.

Dévotion de Sainte Thérèse de Jésus à Notre-Dame du Mont Carmel

La dévotion de la femme à l'égard de l'homme a été peu étudiée. Sainte Thérèse de Jésus à la Vierge Marie. Il ne faut pas s'en étonner, car dans ses écrits, les allusions à la Vierge sont très éparses et il faut un regard attentif pour les découvrir. 

Cependant, le grand réformateur du Carmel n'était pas seulement une âme profondément mariale, mais un véritable lieu théologique. Le mystère de Marie s'y trouve avec une telle richesse, une telle variété de nuances et sous une forme si complète que le saint mérite une place d'honneur parmi les saints uniquement marials. 

La récitation du Rosaire et un long etcetera

La récitation du Rosaire, qu'il a apprise de sa mère Beatriz de Ahumada. Les mystères et les fêtes de la Vierge, qui sont tous liés à un événement important de sa vie. Considérer le Carmel comme l'Ordre de la Vierge dans les moindres détails est déjà une indication de cette tendre et profonde dévotion. Dans l'ombre bleue et blanche de l'Immaculée Conception, il réussit à convertir le prêtre de Becedas. En la fête de l'Assomption, il reçoit trois grâces mystiques prémonitoires, dont deux en rapport avec la Réforme des pieds nus ; il aime renouveler sa profession en la fête de la Nativité de la Vierge... Et ainsi de suite.

La vision de la protection de la Vierge

L'Ordre de la Vierge, les maisons ou les petits pigeonniers de la Vierge, l'habit de la Vierge ou la Règle de Notre-Dame sont des expressions courantes chez elle. La miséricorde reçue dans le chœur primitif de San José de Ávila, dans laquelle il voit la Vierge protéger de son manteau blanc la première communauté qu'elle a fondée, est tout à fait emblématique. C'est peut-être la seule fois où il se réfère à la Vierge du Mont Carmel, mais pas comme la Vierge du scapulaire. Mais comme celle qui garde de manière très spéciale ce premier couvent dont les habitants auront "un haut degré de gloire" (Livre de Vie 36, 24).

Pour citer un paragraphe particulièrement expressif de ses écrits, celui-ci, tiré du Livre des Moradas, peut servir de conclusion parfaite. Elle y place sous les yeux de ses moniales la Vierge comme patronne et idéal de vie :

"Car tu as une si bonne mère".

"Sa Majesté sait bien que je ne peux que présumer de sa miséricorde, et comme je ne peux cesser d'être ce que j'ai été, je n'ai d'autre choix que de venir à elle et de me confier aux mérites de son Fils et de la Vierge, sa Mère, dont je porte indignement l'habit et dont vous portez l'habit". 

"Louez-le, mes filles, car vous êtes vraiment de cette Dame, et vous n'avez donc aucune raison de vous reprocher que je sois misérable, puisque vous avez une si bonne Mère. Imitez-la et considérez combien la grandeur de cette Dame doit être grande et combien il est bon de l'avoir pour Patronne, car mes péchés et le fait que je sois ce que je suis n'ont pas suffi à ternir en quoi que ce soit ce Sacré Ordre" (Troisième Moradas 1, 3).

 

L'auteurCarmélites déchaussées. Saint Joseph d'Avila

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Il n'y a qu'une seule mère

Il n'y a qu'une seule mère, et Carmen nous parle d'une relation conjugale absolument contre-culturelle, mais extrêmement importante pour le développement de l'être humain.

16 juillet 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Vierge, Mère, Épouse, ce ne sont pas les valeurs les plus valorisées chez les femmes d'aujourd'hui. Il est pourtant frappant de constater que des milliers d'hommes et de femmes sortiront ces jours-ci, autour du 16 juillet, pour honorer celle qui les représente le mieux : Notre Dame du Mont Carmel.

Cela paraît incroyable, mais c'est ainsi. Les villes du monde entier célèbrent des fêtes patronales, des festivals, des processions maritimes et terrestres, des neuvaines, des triduums et toutes sortes de célébrations religieuses et civiles pour commémorer la fête de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, qui est son nom d'origine.

En outre, le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel est l'un des sacrements les plus populaires et d'innombrables fidèles le portent et se l'imposent chaque année. Ces deux petits morceaux de tissu brun, reliés par deux rubans ou cordons que l'on porte autour du cou, symbolisent le port de l'habit de Marie et, par conséquent, l'adhésion à sa figure, non seulement extérieurement, mais aussi intérieurement.

Vouloir ressembler à Marie et l'imiter dans ses vertus, c'est ce que signifie le fait de s'habiller, même si, bien sûr, peu de gens le savent et que beaucoup ne le portent que comme une sorte d'amulette.

Il est curieux que les multitudes qui admirent, d'après le nombre de "like" sur les réseaux sociaux, un modèle de femme totalement contraire à celui que représente Maria, comme la femme autonome, qui vit pour elle-même, libérée du fardeau de la maternité et de la vie pour les autres, aillent ensuite l'applaudir et l'avoir comme référence et soutien dans leur vie quotidienne. Elles me rappellent ces adolescentes qui ont honte de leur mère devant leurs amies, à cause de sa façon de s'habiller ou de parler, mais qui, lorsque l'une d'entre elles les trahit, courent se réfugier dans les bras réconfortants de leur mère, dont elles savent qu'elle ne leur fera jamais défaut.

Il n'y a qu'une seule mère, et Carmen représente, dans l'inconscient collectif de notre peuple, cette mère dont nous avons tous eu besoin au sens biologique le plus pur. Quelqu'un qui a vécu la virginité, dans le sens de la consécration et du dévouement total, parce que pendant neuf mois, elle s'est totalement consacrée à nous. Elle a été la seule personne au monde à nous connaître, à nous donner son oxygène, à nous nourrir, à nous porter partout avec elle et à souffrir les douleurs de l'accouchement pour nous donner la vie.

Il n'y a qu'une seule mère, et Carmen est l'image ancestrale de la maternité dont nous avons tous besoin au plus profond de notre âme pour nous sentir protégés et soignés. Elle est ce giron dans lequel nous nous sentons en sécurité, cette oreille inépuisable à laquelle nous pouvons confier nos chagrins, ce sein qui nous rassasie et nous réconforte, cette voix chaude qui nous apaise...

La maternité fait aussi de nous des membres d'une famille, de la grande famille humaine. Notre Dame du Mont Carmel nous unit à nos frères et sœurs les plus proches et à la famille élargie qu'est la communauté. Notre Dame construit le peuple, la ville, la nation, l'universalité.

Il n'y a qu'une seule mère, et Carmen nous parle d'une relation conjugale absolument contre-culturelle, mais extrêmement importante pour le développement de l'être humain. Une relation conjugale telle que celle proposée par l'Église aux couples chrétiens, qui implique littéralement de donner sa vie ("Je me donne à toi" se disent-ils tous deux lors de la cérémonie), comme elle l'a fait, en étant "la servante du Seigneur".

Le fait d'être une épouse ou un époux pour la vie va à l'encontre du narcissisme que notre société glorifie. Les époux et les épouses ne se regardent pas eux-mêmes, mais l'un l'autre. De même que les mères humaines brisent leur tendance naturelle à surprotéger leurs enfants, en s'alliant à une autorité autre que la leur - celle du père - pour rompre le cordon ombilical et trouver une référence qui fixe les limites, Marie se réfère toujours à son fils, qui est Dieu lui-même, en nous disant : "Faites tout ce qu'il vous dira".

La fête du Carmel nous réconcilie avec le plus intime de notre être humain, qui est précisément d'être divin. Marie est cet idéal de Femme Vierge, Mère et Épouse, en majuscules, qu'il est si difficile de promouvoir à haute voix aujourd'hui, parce que le grand dragon de l'Apocalypse est déterminé à la persécuter et à "faire la guerre au reste de sa descendance" (Ap 12, 13-18).

Marie, qu'elle soit connue sous le nom de Marie du Mont Carmel ou sous tout autre nom, est en définitive une femme à admirer, non pas de manière superficielle comme le modèle actuel de la femme, mais en profondeur, comme on peut le voir ces jours-ci dans les rues et sur les plages. Marie est unique, parce qu'il n'y a qu'une seule Mère.

L'auteurAntonio Moreno

Journaliste. Diplômé en sciences de la communication et licencié en sciences religieuses. Il travaille dans la délégation diocésaine des médias à Malaga. Ses nombreux "fils" sur Twitter sur la foi et la vie quotidienne sont très populaires.

Culture

Scientifiques catholiques : Guadalupe Ortiz de Landázuri, docteur en sciences chimiques et professeur

Le 16 juillet 1975, Guadalupe Ortiz, docteur en sciences chimiques et professeur espagnol béatifié en 2019, est décédée. Cette série de courtes biographies de scientifiques catholiques est publiée grâce à la collaboration de la Société des scientifiques catholiques d'Espagne.

Luis Felipe Verdeja-16 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Guadalupe Ortiz de Landázuri (12 décembre 1916 - 16 juillet 1975) commence des études de chimie à Madrid en 1933. Un dimanche de 1944, alors qu'elle assiste à la messe, elle se sent " touchée par la grâce de Dieu ". Elle rencontre saint Josémaria Escriva, fondateur de l'Opus Dei, qui lui apprend que l'on peut trouver le Christ dans le travail professionnel et dans la vie ordinaire. Il rejoint l'Opus Dei quelques mois plus tard, voyage au Mexique et à Rome pour aider à mettre en place des initiatives apostoliques et éducatives et retourne en Espagne, à Madrid, en 1958. Il y enseigne la physique à l'Institut Ramiro de Maeztu et commence sa thèse de doctorat au CSIC sous la direction de Piedad de la Cierva.  

Sa thèse, "Isolation des réfractaires avec des cendres de balle de riz", visait à "éviter le gaspillage inutile d'énergie thermique en maintenant la température élevée et en réduisant la dispersion de la chaleur". Concrètement, il a été décidé d'utiliser un produit issu de la calcination de déchets agricoles, la balle de riz, matériau plus efficace que la terre de diatomée, matière première utilisée jusqu'alors. De plus, l'utilisation des balles de riz permet de donner une utilisation industrielle à un déchet agricole, fermant ainsi le circuit de production du riz d'une manière récupérable et efficace. C'est l'économie circulaire et l'économie d'énergie au milieu du 20ème siècle.

La Guadeloupe souhaitait également trouver et développer des molécules-composés organiques capables d'adhérer à la saleté (taches sur les textiles), par l'une des extrémités de la molécule. Ainsi, les textiles tachés pourraient être nettoyés et éliminés, ce qui permettrait d'économiser de l'eau, des détergents et de l'énergie.

En 1967, elle devient professeur à l'École féminine de maîtrise industrielle. En outre, elle est directrice adjointe et professeur de chimie textile au Centre d'études et de recherches en sciences domestiques (CEICID).

Elle se caractérisait par sa joie, sa force et son engagement envers tous ceux qui l'entouraient, son amour profond pour l'Eucharistie et la Vierge Marie. Elle a souffert d'une maladie cardiaque pendant de nombreuses années et est décédée à l'âge de 58 ans. Elle a été béatifiée à Madrid en 2019 et nous est ainsi présentée comme un modèle pour les laïcs en général et les scientifiques en particulier.

L'auteurLuis Felipe Verdeja

Université d'Oviedo. SCS-Espagne.

Évangélisation

Saint Bonaventure, évêque et docteur de l'Église

Le 15 juillet, l'Église célèbre saint Bonaventure, évêque et cardinal franciscain, nommé docteur de l'Église par le pape Sixte Quint, en même temps que saint Thomas d'Aquin. Sont également commémorés saint Ansuero et 29 martyrs de la communauté bénédictine, ainsi qu'Ignace d'Azevedo et 39 martyrs jésuites portugais, tués en 1570 alors qu'ils se rendaient au Brésil.  

Francisco Otamendi-15 juillet 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Né à Bagnoregio, près de Viterbe, en 1218, Jean Fidanza, le futur saint Bonaventure, qui deviendra évêque, cardinal et docteur de l'Église, est le fils d'un médecin. Il ne voulait pas suivre la voie de son père. Selon la légende, le facteur décisif fut une réunion avec saint François d'Assise qui, enfant, l'aurait guéri d'une grave maladie en marquant son front de la croix et en s'exclamant : "Oh, bonne fortune". 

À l'âge de 18 ans, il se rend à Paris, étudie la philosophie et la théologie et entre dans l'ordre des frères mineurs. Après avoir enseigné dans cette même université, il est élu ministre général de l'Ordre en 1257. Il le gouverne avec prudence et sagesse, devenant une sorte de second fondateur. Nommé évêque du diocèse d'Albano et cardinal, il œuvra pour l'union des Églises d'Orient et d'Occident lors du deuxième concile de Lyon, où il mourut le 15 juillet 1274.

Médecin séraphique

Il a légué de nombreux ouvrages théologiques et philosophiques, spirituels et mystiques, qui lui ont valu le titre de Médecin séraphiquepour son ardent amour de Dieu. Sa "Legenda maior", la biographie officielle de saint François, dont Giotto s'est inspiré, a joué un rôle important dans l'histoire franciscaine. 

En 1588, le pape Sixte V le place parmi les docteurs de l'Église - six à l'époque - aux côtés de saint Thomas d'Aquin, distinguant saint Bonaventure comme docteur séraphique et saint Thomas comme docteur angélique.

Parmi ses contributionsSelon l'agence vaticane, la nécessité de subordonner la philosophie à la théologie peut être soulignée, en suivant la pensée de Saint Augustin, selon l'agence vaticane. Et l'élaboration de sa théologie trinitaire. Il a été canonisé en 1482 par le pape Sixte IV.

Martyrs germaniques, portugais et vietnamiens

La liturgie célèbre également en ce jour, entre autres, saint Ansuérus et 29 moines de la communauté bénédictine de Saint Georgenberg, près de Ratzenburg (Allemagne). Ils ont été lapidés par une tribu de Vendos, des païens, qui s'étaient rebellés contre le travail d'évangélisation des moines. 

Le bienheureux portugais Ignace d'Azevedo et 39 martyrs jésuites, tués en 1570 alors qu'ils se rendaient au Brésil dans le cadre de leur mission, sont également commémorés. Les saints vietnamiens Peter Nguyen Ba Tuan et Andrew Nguyen Kim Thong Nam, persécutés pour avoir évangélisé. Et à saint Vladimir le Grand, ou saint Vladimir de Kiev (aujourd'hui en Ukraine), mort en 1015.

L'auteurFrancisco Otamendi

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