Évangélisation

8 idées sur ce que les gens attendent de leurs catéchistes

Qu’est-ce qu’être catéchiste ? Tout le monde peut-il le devenir ? Qu’attendent les personnes catéchisées ? Cet article présente deux perspectives qui définissent ce qu’est un bon catéchiste.

Teresa Aguado Peña-28 septembre 2025-Temps de lecture : 4 minutes

À l’occasion du Jubilé des catéchistes, le 28 septembre dernier, le pape Léon XIV a présidé la messe sur la place Saint-Pierre, instituant de nouveaux catéchistes – un geste qui souligne l’importance de leur mission dans la vie de l’Église. Dans ce contexte, nous avons interrogé des catéchistes et des personnes en catéchèse sur les clés d’une mission réussie et joyeuse, selon leur expérience. Cet article présente huit clés concrètes pour être un bon catéchiste, recueillies auprès de ceux qui transmettent et reçoivent la foi.

Beaucoup pensent qu'être catéchiste est le fruit d'une accumulation de mérites, comme s'il s'agissait d'une simple fonction attribuée après avoir gravi une longue série d'épreuves de foi. Rien n'est plus faux. La première condition pour être catéchiste est de se reconnaître pécheur, car seuls ceux qui font l'expérience de la miséricorde de Dieu peuvent la proclamer avec authenticité. De cette humilité naît la volonté de servir, d'accompagner les autres sur leur chemin de foi et de laisser l'Esprit Saint agir en eux. Le catéchiste ne parle pas depuis une position de perfection personnelle, mais depuis l'expérience vécue d'un Dieu qui transforme et soutient, partageant avec simplicité le trésor reçu. Dès lors, que disent les catéchistes, et que disent ceux qui sont catéchisés ?

Que disent les catéchistes ?

1. Être témoin de l'amour de Dieu

Le catéchiste ne transmet ni théorie ni liste de règles ; il partage une expérience vécue. Témoigner de l’amour de Dieu, c’est l’avoir vécu en soi et laisser cet amour transformer ses paroles, ses gestes et ses attitudes. Le catéchiste est celui qui, ayant rencontré le Christ, peut sincèrement dire : “ Venez et voyez ”, car il partage son expérience personnelle, et non des concepts abstraits.

2. L'Église comme mère

Le catéchiste n'agit ni seul ni de manière indépendante. Il vit sa mission au sein de l'Église, mère qui enfante et nourrit la foi. Cela implique de se sentir pleinement intégré à la communauté chrétienne, d'y apprendre, d'y recevoir formation et soutien, et d'accompagner simultanément les autres dans leur cheminement spirituel. Fort de cette conscience, le catéchiste est un signe d'accueil et de proximité, montrant à ceux qu'il catéchumène que l'Église est un foyer, une famille.

3. La prière comme source

Le cœur du catéchiste se nourrit de la prière personnelle et communautaire. On ne peut donner ce que l’on ne possède pas : ceux qui accompagnent les autres dans la foi ont besoin de s’abreuver quotidiennement à la source vivante qu’est leur relation avec Dieu. La prière nous soutient dans les moments de lassitude, éclaire nos décisions et transforme la catéchèse en bien plus qu’un simple cours : en une rencontre qui peut mener à une rencontre personnelle avec Dieu.

4. L'audace de proclamer l'Évangile

La parrêsia, c'est l'audace du Saint-Esprit : proclamer l'Évangile avec courage, joie et liberté intérieure. Un bon catéchiste ne se laisse pas freiner par la peur, la timidité ou le regard des autres, mais il fait confiance à l'Esprit et s'adapte au langage et à la réalité de ses interlocuteurs. À l'image de Jésus, il s'efforce de rendre la Bonne Nouvelle accessible à tous, sans en diluer le sens, mais en la rendant concrète et pertinente.

Que demandent les catéchumènes à leurs catéchistes ?

1. Non aux coups

Un catéchiste définit avec justesse ce que signifie cette vocation : “ être un témoin, et non un tyran ”. La catéchèse ne saurait se réduire à un déferlement de connaissances ni à un discours moralisateur. La foi ne s’impose pas, elle se partage ; elle ne se transmet pas par la froideur d’un manuel, mais par la proximité d’une expérience vécue qui inspire la foi. Un bon catéchiste sait accompagner, écouter et s’adapter au rythme et à la réalité des personnes catéchisées, afin que la catéchèse devienne un espace de rencontre, de dialogue et de croissance, et non un lieu d’ennui ou d’imposition.

2. Cohérence

Rien n'est plus percutant que l'exemple. Un catéchiste peut disposer de nombreux outils pédagogiques, mais si sa vie contredit ses enseignements, le message perd de sa force. Vivre en accord avec les préceptes proclamés ne signifie pas être parfait, mais plutôt s'efforcer d'harmoniser sa vie quotidienne avec ce qui est proclamé : la prière, l'engagement communautaire, la charité, le pardon. Cette authenticité, même imparfaite, inspire confiance aux catéchistes et leur montre que l'Évangile est possible au quotidien. Comme l'a dit l'un d'eux : “ Je n'attends pas de mon catéchiste qu'il soit un saint, mais j'attends de lui qu'il croie clairement à ce qu'il dit. ”.

3. Empathie

Chaque personne qui vient en catéchèse a son histoire, ses doutes, son rythme et ses blessures. Un bon catéchiste a besoin, outre sa formation, d'intelligence émotionnelle pour se mettre à la place des catéchumènes, accueillir leurs questions sans s'offusquer, les écouter sans juger et trouver des moyens de les accompagner dans leur cheminement. Cette empathie crée un climat de confiance propice à l'ouverture au message de l'Évangile. Les catéchumènes l'expriment ainsi : “ On se sent écouté quand on n'est pas traité comme un numéro, mais comme une personne avec un nom et une vie qui nous sont propres. ”.

4. Discernement

Tous les conseils ne sont pas pertinents, et chaque chemin est unique. C'est pourquoi, outre l'empathie, le catéchiste a besoin de discernement : la capacité de reconnaître les signes de Dieu dans la vie de chacun, de prier pour ceux qu'il accompagne et de laisser l'Esprit Saint inspirer ses paroles et ses actions. Le discernement permet de guider sans imposer, de suggérer sans forcer, d'indiquer les chemins qui mènent à la rencontre du Christ, et non de proposer des solutions toutes faites. Ainsi, le catéchiste devient un véritable compagnon de route, aidant chacun à découvrir la volonté de Dieu pour sa vie.

Vatican

Le pape aux catéchistes : “ Il existe un "sixième sens" pour les choses de Dieu. ‘

Ce matin, lors de son audience générale pour le Jubilé des catéchistes, le pape Léon XIV a défendu l'existence du ‘ sensus fidei ’, un ‘ sixième sens ’ de Dieu que possèdent les gens ordinaires. Il l'a décrit comme “ l'infaillibilité du peuple de Dieu dans la foi ”. C'est cette même infaillibilité qui a poussé un enfant à Milan, un catéchumène, à s'écrier : “ Ambroise, évêque ! ”.

OSV / Omnes-27 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

– Francisco Otamendi

Au IVe siècle, à Milan, l'Église était divisée par de grands conflits et l'élection du nouvel évêque devenait un sujet de tumulte, comme le décrit le pape Léon XIV dans le Audience du Jubilé des catéchistes. 

“ La légende raconte qu’alors la voix d’un enfant s’éleva et cria : “Ambroise, évêque !” Et toute la ville pria : «Ambroise, évêque !” Et Ambroise, qui n’était même pas baptisé, mais catéchumène se préparant au baptême, devint “l’un de ses plus grands évêques et un Docteur de l’Église” », a déclaré le Pape.

Intuitions chez le peuple de Dieu

Le Jubilé fait de nous des pèlerins de l'espérance, “ car nous ressentons un grand besoin de renouveau qui nous concerne, nous et la terre entière ”, a déclaré Léon XIV sur une place Saint-Pierre ensoleillée, lors du Jubilé des catéchistes, devant plus de 35 000 pèlerins.

“ Je viens de dire “ nous pressentons ” : ce verbe — pressentir — décrit un mouvement de l’esprit, une intelligence du cœur que Jésus a trouvée avant tout chez les petits, c’est-à-dire chez les personnes à l’âme humble. ». 

Bien souvent, en réalité, les personnes instruites manquent de perspicacité car elles présument tout savoir. “ Il est beau, en revanche, de garder en nous un espace où Dieu peut se révéler. Quel espoir lorsque de nouvelles perspectives émergent parmi le peuple de Dieu ! ”

L'infaillibilité du peuple de Dieu dans la foi

Jésus s'en réjouit, il est plein de joie, a poursuivi le Pape, car il comprend que les petits le sentent. Ils possèdent le ‘ sensus fidei ’, une sorte de ‘ sixième sens ’ que les gens simples ont pour les choses de Dieu. Dieu est simple et se révèle aux simples. 

“ Par conséquent, ” a-t-il souligné, “ il existe une infaillibilité du peuple de Dieu dans la foi, dont l’infaillibilité du Pape est une expression et un service ” (cf. Concile œcuménique Vatican II, Lumen Gentium, 12 ; Commission théologique internationale, Le Sensus Fidei dans la vie de l’Église, 30-40).

“ Ambroise, évêque ! ”

Il évoqua alors ce moment de l'histoire de l'Église qui montre comment l'espoir peut naître de l'intuition populaire. Comment, au IVe siècle à Milan, le nom d'Ambroise, saint Ambroise, fut inspiré par le cri d'un enfant.

Ambroise refusa d'abord, allant même jusqu'à s'enfuir. Puis il comprit qu'il s'agissait d'un appel de Dieu ; il se laissa donc baptiser et ordonner évêque. “ Et il devint chrétien en servant comme évêque ! ” rappela le pape. 

Don des enfants à l'Église

“ Voyez-vous quel don précieux les tout-petits ont fait à l’Église ? Aujourd’hui encore, c’est une grâce que nous devons implorer : devenir chrétiens en vivant pleinement l’appel que nous avons reçu ! Êtes-vous mère, père ? Devenez chrétien en tant que mère et père. Êtes-vous chef d’entreprise, salarié, enseignant, prêtre, religieuse ? Devenez chrétien dans votre cheminement. Les gens ont ce ‘ présence ’ : ils savent si nous devenons chrétiens ou non. Et ils peuvent nous corriger, ils peuvent nous montrer le chemin de Jésus. ”.

Saint Ambroise, au fil des ans, a beaucoup donné à son peuple, comme l'a souligné Léon XIV. Par exemple, “ il a inventé de nouvelles manières de chanter les psaumes et les hymnes, de célébrer, de prêcher. Il avait lui-même une intuition remarquable, et ainsi l'espérance s'est multipliée. ». Agustin Il se convertit grâce à sa prédication et fut baptisé par lui. L'intuition est une forme d'espérance, n'oublions pas cela !”

«Que le Jubilé nous aide à devenir humbles selon l’Évangile afin de pressentir et de servir les rêves de Dieu !», conclut-il sa catéchèse.

L'auteurOSV / Omnes

Vatican

La miséricorde qui fait l'homme

Le pape Léon XIV souligne que la miséricorde de Dieu ne se contente pas de pardonner, mais recrée : là où l'homme détruit, Dieu recrée.

Diego Blázquez Bernaldo de Quirós-27 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

La catéchèse récente du pape Léon XIV, le mercredi 24 septembre, nous place au cœur du christianisme : la miséricorde de Dieu comme source inépuisable de vie nouvelle. Il ne s’agit pas d’une idée de dévotion secondaire, mais du cœur même de l’Apocalypse.

Saint Jean-Paul II affirmait avec force : “ La miséricorde est le plus grand attribut de Dieu ” (Dives in misericordia, 13). Et Benoît XVI rappelait que “ la foi chrétienne n’est pas d’abord et avant tout une idée, mais une rencontre avec un événement, avec une Personne ” (Deus caritas est, 1) : cette rencontre est avec le Christ qui, sur la croix, fait de son pardon le visage visible de l’amour divin.

La proposition de Léon XIV

La nouveauté de la catéchèse du pape Léon XIV réside dans l'accent mis sur le fait que le pardon divin n'est pas simplement un “ oubli ” du péché, mais un acte créateur. Là où l'humanité détruit, Dieu recrée. Le pardon n'absout pas seulement : il recrée. Ainsi, la miséricorde de Dieu est toujours source d'espérance. Le croyant n'est pas défini par ses chutes, mais par l'amour qui le relève.

Cependant, cette expérience exige un cheminement spirituel : humilité et repentance. L’orgueil ferme la porte à la grâce, tandis qu’une confession sincère ouvre grand celle du pardon. Le fils prodigue n’a pu recevoir l’étreinte du Père qu’après avoir reconnu sa misère et dit : “ Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi ” (Luc 15, 21). La miséricorde n’humilie pas ; elle honore. Mais elle requiert le courage de reconnaître son besoin.

Se pardonner

Un autre aspect crucial apparaît ici : le pardon de Dieu exige également que
Apprenons à nous pardonner. Bien souvent, la vie chrétienne ressemble à
si l'absolution sacramentelle était inefficace, elle porterait une culpabilité déjà absoute
rachetés. Mais la foi nous enseigne que le jugement final sur nos vies n'est pas
Ils dénoncent nos péchés, mais le sang du Christ versé pour nous. Se pardonner, c'est finalement accepter le regard de Dieu sur notre histoire.

De cette certitude jaillit la joie de l’Évangile. Le pardon n’est pas un simple soulagement psychologique, il est une paix ontologique : il nous ramène à l’état d’enfants réconciliés, de nouveau en communion. Comme l’enseigne le Catéchisme, “ il n’y a ni limite ni mesure à ce pardon essentiellement divin ” (CEC 2845). Aussi, l’expérience de la miséricorde ne conduit-elle pas à la résignation, mais à la mission : la personne pardonnée devient témoin et ministre du pardon dans un monde blessé par la dureté et le ressentiment.

La catéchèse du pape Léon XIV nous invite en définitive à contempler le pardon comme un don qui exige l’humilité et qui confère l’espérance : l’humilité, car reconnaître notre propre culpabilité est une condition pour nous ouvrir à la grâce ; l’espérance, car chaque chute peut devenir un lieu de rencontre avec le Dieu qui “ fait toutes choses nouvelles ” (Ap 21, 5) ; et surtout, la gratitude, car tout dans la vie chrétienne jaillit d’une admiration reconnaissante devant un Dieu qui ne se lasse jamais de nous recréer par sa miséricorde.

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États-Unis

L’évêque Paprocki : “ Dire la vérité n’est pas contraire à l’unité. ”

L'archidiocèse de Chicago et le cardinal Blase J. Cupich envisagent de remettre au sénateur Dick Durbin un prix pour l'ensemble de son œuvre en matière d'immigration. Or, selon l'évêque Thomas J. Paprocki, interrogé par OSV News, le sénateur a toujours défendu une position très ferme et constante en faveur de l'avortement, et l'archidiocèse devrait retirer cette distinction. Mgr Durbin réside officiellement dans l'archidiocèse.

OSV / Omnes-27 septembre 2025-Temps de lecture : 8 minutes

– Gretchen R. Crowe (OSV News)

Le Bureau du ministère de l'Immigration, de la Dignité Humaine et de la Solidarité de l'archidiocèse de Chicago, en collaboration avec le cardinal Blase J. Cupich, prévoit de remettre au sénateur Dick Durbin, catholique, un prix pour l'ensemble de son œuvre en matière d'immigration en novembre. Cette décision intervient malgré la position publique de longue date du sénateur sur l'avortement. Mgr Thomas J. Paprocji, évêque de Springfield (Illinois), diocèse où réside officiellement Mgr Durbin, a adressé une mise en garde fraternelle au cardinal Cupich, demandant à l'archidiocèse de reconsidérer son projet.

“ Parce que cette décision menace de scandaliser les fidèles et de porter atteinte aux liens de communion ecclésiale, elle doit être annulée ”, a écrit l’évêque Paprocki le 23 septembre dans First Things.

Dans une interview accordée à OSV News le 24 septembre, l'évêque Paprocki a déclaré que, indépendamment des positions du sénateur Durbin sur d'autres sujets, son soutien public aux politiques protégeant l'avortement légal le disqualifie pour recevoir toute distinction, conformément aux directives de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis et de l'archidiocèse de Chicago. Il a soutenu que cette distinction est incompatible avec la doctrine de l'Église sur les questions liées à la vie et que défendre la vérité ne signifie pas rompre l'unité de l'Église.

L'intégralité de l'interview, légèrement modifiée pour plus de clarté et de concision, suit.

OSV News : Plus tôt cette semaine, vous avez adressé une correction fraternelle officielle au cardinal Cupich concernant la décision d’attribuer un prix pour l’ensemble de sa carrière au sénateur Dick Durbin de l’Illinois. Selon vous, quelle est la meilleure solution à l’heure actuelle ? 

- L'évêque Thomas J. Paprocki : Je crois que la meilleure solution à l'heure actuelle serait que le cardinal Cupich et l'archidiocèse de Chicago retirent leur prix pour l'ensemble de sa carrière décerné au sénateur Durbin. 

Il me semble évident qu'en tant que sénateur américain, il a toujours défendu une position très ferme et constante en faveur de l'avortement. Et malgré ses autres bonnes actions, il s'agit bien d'une éthique de vie cohérente. 

C'était un problème majeur avec le cardinal Joseph Bernardin, archevêque de Chicago dans les années 1990, lorsque j'étais son chancelier. Le sénateur Durbin, qui occupe ce poste depuis plusieurs années, semble croire que toutes ses autres bonnes actions compensent son statut d'homme politique pro-avortement, ce qui est tout simplement impossible. Ce serait comme dire que quelqu'un est un bon catholique parce qu'il respecte neuf des Dix Commandements : “ Le cinquième commandement, ‘Tu ne tueras point’, nous ne le respectons pas, mais les neuf autres, je les observe parfaitement. ” Par conséquent, il est totalement incohérent de décerner un prix pour l'ensemble de son œuvre à quelqu'un qui promeut l'avortement. 

OSV News : Dans sa déclaration, le cardinal Cupich a évoqué “ l’éthique cohérente de la vie ”, un concept forgé, comme vous l’avez mentionné, par le cardinal Bernardin. Pourriez-vous expliquer ce qu’il entendait par là ?

- L'évêque Paprocki : Le cardinal Bernardin lui-même insistait beaucoup sur ce point. On l'a interrogé à ce sujet à maintes reprises. C'était dans les années 1980, alors qu'il promouvait une éthique de la vie cohérente. Même à cette époque, certains hommes politiques et autres personnes instrumentalisaient cette éthique pour affirmer, à l'instar du sénateur Durbin, que tant qu'on adhère à la doctrine catholique sur la plupart des questions, il n'y a pas de problème et que l'avortement n'est pas un sujet si grave. 

Il y a une citation très marquante du cardinal Bernardin – il a été interviewé par le National Catholic Register en 1988 – et j'aime la citer souvent car je suis persuadé qu'elle lui appartient. Il a dit : “ Je sais que certaines personnes à gauche, si je puis me permettre cette appellation, ont instrumentalisé l'éthique cohérente pour donner l'impression que la question de l'avortement n'est plus aussi importante. Qu'il faut s'opposer à l'avortement en général, mais qu'il existe des questions plus importantes, et donc ne pas tenir qui que ce soit responsable uniquement pour un avortement. C'est un détournement de l'éthique cohérente, et je le déplore. ” C'est une citation très forte, et je pense qu'elle est parfaitement applicable à la situation actuelle avec le sénateur Durbin. 

Le sénateur américain Dick Durbin, démocrate de l'Illinois, en 2019, et le cardinal Blase J. Cupich de Chicago, en 2018 au Vatican. (Photo OSV News/Jim Bourg, photo Reuters/CNS/Paul Haring).

OSV News : En cas de correction fraternelle, pensez-vous que toute réponse que vous pourriez recevoir sera rendue publique, étant donné que votre correction fraternelle était publique ? 

- L'évêque PaprockiJe crois que le cardinal Cupich a déjà déclaré publiquement son intention de maintenir la distinction honorifique décernée au sénateur Durbin. Par conséquent, s'il revenait sur sa décision, cela se saurait. Mais pour l'instant, il ne semble pas qu'il le fera. En effet, il a publié sa déclaration lundi, après que je l'ai informé de ces éléments. Il est donc clair qu'il redouble d'efforts et qu'il est déterminé à procéder à l'attribution de ce prix. 

OSV News : Il ne semble pas idéal que des évêques expriment leur désaccord dans les médias. Ce n’est certainement pas idéal pour l’unité de l’Église. Qu’est-ce qui, dans cette affaire, vous a conduit à prendre cette décision ? 

- L'évêque Paprocki : J'ai pris cette décision en réaction à une action du cardinal Cupich et de l'archidiocèse de Chicago. Je n'en suis pas à l'origine. Leurs actions contredisent la déclaration de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis sur “ Les catholiques dans la vie politique ”, une déclaration que nous, évêques des États-Unis, avons publiée en 2004. 

Le texte est très clair : « La communauté catholique et les institutions catholiques ne doivent pas honorer ceux qui agissent à l’encontre de nos principes moraux fondamentaux. Il ne faut pas leur décerner de prix, de distinctions ni leur offrir de tribune qui puisse laisser entendre qu’on soutient leurs actions. ” C’est on ne peut plus clair. De fait, l’archidiocèse de Chicago applique une politique très similaire, refusant d’accorder des honneurs ou des tribunes aux personnes dont la position publique s’oppose aux principes moraux fondamentaux de l’Église catholique. 

Par conséquent, lorsqu'une telle situation se présente, ou lorsqu'une personne enfreint cette règle, je ne pense pas que l'unité sera rompue en le signalant et en demandant que nos règles et les enseignements de l'Église catholique soient respectés.

En réalité, je crois que nous devons dire la vérité, et le pape Léon XIII a récemment prononcé un discours dans lequel il affirmait que dire la vérité ne nuit pas à l'unité, que nous devons dire la vérité. Et je crois que c'est ce que nous faisons ici. 

Sinon, à quoi servent ces politiques ? Nous passons beaucoup de temps à les débattre, nous les adoptons, et ensuite, lorsqu'une personne les enfreint, y a-t-il des conséquences, au moins une déclaration publique, indiquant que cela constitue une violation des politiques de notre conférence épiscopale ? 

D'autres évêques se sont déjà exprimés. J'ai vu que l'archevêque Cordileone de San Francisco a publié une déclaration, tout comme l'évêque James Conley de Lincoln (Nebraska). Je les remercie de leur soutien et je m'attends à ce que d'autres évêques fassent également connaître leur opinion. 

OSV News : Est-il normal qu'un évêque ignore les directives et les politiques de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) de son propre diocèse concernant ces questions ?

- L'évêque Paprocki : Je ne crois pas. Je veux dire, je n'ai jamais vu de réprimande publique aussi retentissante adressée à un sénateur américain aussi éminent. C'est du jamais vu. Ensuite, il y a la question de la communion. C'est un autre problème. Et, comme vous le savez, je sais que l'archevêque Cordileone de San Francisco a également dit à Nancy Pelosi qu'elle ne devait pas communier. Il existe donc d'autres cas similaires où des évêques ont appliqué le droit canonique. Ce dernier stipule, en substance, que lorsqu'une personne persiste obstinément à promouvoir un péché grave et manifeste, elle ne doit pas communier.

OSV News : Dans sa déclaration du 22 septembre, le cardinal Cupich a partiellement justifié ses actions, affirmant qu’il s’agissait d’une manière de rester fidèle aux instructions de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de mai 2021. Quelle est votre réaction ? 

- L'évêque Paprocki : Vous savez, la consigne est d'engager le dialogue avec les politiciens, et c'est très bien ainsi. Je le fais. J'ai parlé avec le sénateur Durbin. Mais lorsqu'un évêque tente de le faire et que le politicien l'ignore, il faut agir. Et ce problème est antérieur à mon arrivée dans le diocèse. 

Cela remonte à 2004, lorsque le curé de sa paroisse, la paroisse du Saint-Sacrement à Springfield, était Monseigneur Kevin Vann. Il est aujourd'hui Mgr Kevin Vann, évêque d'Orange, en Californie. À cette époque, il avait déclaré au sénateur Durbin qu'il ne devait pas communier, ce qui fut confirmé par mon prédécesseur, Mgr George Lucas, aujourd'hui archevêque émérite d'Omaha.

Et c'est ce que nous avons constaté. Le sénateur Durbin m'a dit personnellement qu'il ne communie pas dans notre diocèse. Or, il semble qu'il communie dans une église de Chicago. Il possède un appartement à Chicago, mais sa résidence principale se trouve toujours à Springfield. À cet égard, je demeure son évêque. Il est très intéressant de noter que le cardinal Cupich a été interrogé à ce sujet en 2018. 

Et concernant l'impossibilité pour le sénateur Durbin de recevoir la sainte communion, dans un article paru dans le State Journal Register, le journal de Springfield, le cardinal Cupich a déclaré ce qui suit. 

“ Je laisse à chaque évêque le soin de décider, car il a l’obligation d’en discuter avec ses élus, compte tenu de son rapport à la pratique de la foi catholique. N’ayant pas participé à la conversation entre l’évêque et le sénateur Durbin à ce sujet, je ne peux me prononcer. Toutefois, je respecte tout évêque qui juge nécessaire d’agir au sein de son diocèse et je crois également que cette discussion doit rester privée. ”. 

Eh bien, comme l'a dit le cardinal Cupich lui-même, il s'agit du sénateur Durbin et de moi-même, l'évêque Paprocki. À ce jour, rien n'a changé. Il réside toujours ici, ce que le droit canonique appelle son domicile. Son domicile se trouve dans ce diocèse. De ce fait, je me sens tenu de prendre la parole. Il ne s'agit pas simplement de savoir si je dois m'exprimer ; j'estime avoir le devoir de le faire. 

OSV News : Votre résidence se situe-t-elle dans le diocèse de Springfield ?

– L’évêque Paprocki : Il l'utilise toujours comme adresse d'électeur officielle. Son historique de vote indique qu'il vote depuis cette ville, et même le site web officiel du sénateur Durbin confirme qu'il réside à Springfield. C'est donc assez clair. 

OSV News : Un diocèse peut-il récompenser ou honorer un homme politique pour son action dans un domaine précis, même si ce dernier est publiquement en désaccord avec l’Église sur un autre sujet ? L’archidiocèse de Chicago aurait-il pu, par exemple, reconnaître plus justement le travail du sénateur Durbin sur l’immigration ? Ou est-ce tout simplement impossible ? 

- L'évêque Paprocki : On pourrait certes arguer que si la déclaration était très limitée et se contentait de reconnaître tout ce qu'il a fait pour aider les immigrants, cela pourrait fonctionner. Mais je tiens à souligner deux points.

L'une des raisons est que la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) stipule clairement qu'il ne faut pas honorer ceux qui agissent à l'encontre de nos principes moraux fondamentaux et qu'il ne faut pas leur décerner de récompenses. Par conséquent, si quelqu'un ne suit pas les enseignements de l'Église, il semblerait que même le fait de mettre en avant un aspect méritant d'être honoré soit inapproprié. 

L'autre point, que je tiens à souligner dans ce cas précis, c'est qu'ils parlent d'un “ prix pour l'ensemble d'une carrière ”. Il n'est donc pas honoré uniquement pour cette question particulière.

OSV News : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ? 

– L’évêque Paprocki : Je vous demande simplement de prier pour moi. Je crois que c'est très important. Nous prions toujours pour un changement de cœur et croyons au pouvoir de la grâce de Dieu et de la conversion. C'est pourquoi je vous demande de prier pour le sénateur Durbin, pour le cardinal Cupich, et aussi pour tous ceux qui sont engagés dans le mouvement pro-vie.

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Gretchen R. Crowe est rédactrice en chef d'OSV News.

Cet entretien a été initialement publié en anglais sur OSV News. Vous pouvez le lire ici. ici. 

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L'auteurOSV / Omnes

Évangélisation

Rosa Pich : « Le paradis sur terre est possible, avec sacrifice, humour et chaos. »

Rosa Pich, mère de 18 enfants, transforme la douleur de ses pertes en enseignement et en joie dans son nouveau livre ‘ Il y a aussi le paradis '.

Teresa Aguado Peña-27 septembre 2025-Temps de lecture : 4 minutes

Rosa Pich, mère de 18 enfants – dont trois sont décédés – et veuve, est un véritable tourbillon de joie, de foi et d'énergie communicative. Dans son nouveau livre, « Le paradis existe aussi », elle démontre qu'il est possible de rire au milieu de la douleur et que celle-ci peut se transformer en leçon. Avec son fameux “ chaos organisé ”, Rosa fait de chaque jour un spectacle de la vie familiale, qu'elle partage sur les réseaux sociaux afin d'offrir une lueur d'espoir à tous ceux qui en ont besoin.

Dès les premières années de leur mariage, Rosa et son mari ont décidé de confier leur famille à Dieu. “ Nous n'avons pas tranché sur le nombre d'enfants : un, deux, trois… Nous avons évoqué le désir d'une famille nombreuse, mais au final, c'est Dieu qui décide ”, se souvient-elle.

Leur parcours personnel n'a pas été facile : leur troisième enfant est décédé dix jours après sa naissance, et quatre mois plus tard, leur deuxième, tous deux des suites de problèmes cardiaques. Les médecins leur ont déconseillé d'avoir d'autres enfants, leur disant qu'ils risquaient tous de mourir et que leur aîné ne vivrait que jusqu'à trois ans. Malgré tout, Rosa et Chema ont décidé de persévérer : “ Personne ne se mêle de nos affaires, on fait ce qu'on veut ”, déclare Rosa. Ils ont donc pris le risque et se sont remis à leur destin.

Rosa et ses enfants sur une photo de famille ©Image tirée de ses réseaux sociaux

Pour Rosa, chaque enfant est un don immérité de Dieu, un cadeau temporaire que les parents reçoivent pour l'élever et le guider, sachant qu'il suivra bientôt son propre chemin. Elle souligne l'immense responsabilité qui accompagne la liberté de fonder une famille : “ Dieu nous donne la liberté… si papa et maman disent non, il n'y aura pas d'enfant ”, fait-elle remarquer, insistant sur le fait que la décision de mettre un enfant au monde appartient exclusivement aux parents et que cette responsabilité transcende la vie terrestre. Chaque enfant exige dévouement, sacrifice et attention : même si parfois les petits détails de l'éducation des enfants semblent accablants, Rosa nous rappelle qu'il s'agit d'un acte d'adoration et d'amour, un don constant qui renforce les liens familiaux.

Éduquer dans la foi

Rosa explique que la piété est omniprésente chez elle : “ Nous allons à la messe le dimanche, et aussi en semaine quand c’est possible. Nous récitons le chapelet à la maison ”, sans que les enfants aient à choisir d’y participer ou non, tout comme “ on ne les laisse pas décider s’ils veulent aller à l’école ”. Rosa montre à ses enfants comment intégrer la spiritualité à leur quotidien. “ Les enfants ont besoin de voir leurs parents prier ”, affirme-t-elle, soulignant que la spiritualité s’apprend avant tout par l’exemple.

Cependant, en grandissant, les enfants prennent leurs propres décisions : “ Il faut les laisser faire des erreurs. ” Chaque enfant a sa propre identité et, bien que leur éducation religieuse soit continue, elle respecte le fait qu’à un certain moment, ils décideront par eux-mêmes. “ On les élève à la maison avec une foi vécue dès le plus jeune âge, mais au final, il faut respecter leurs choix ”, explique-t-elle.

La perte

Malgré la perte de trois enfants et de son mari, Rosa affirme dans son nouveau livre ‘ Le Ciel existe aussi ’ avoir été « très favorisée par le Seigneur ». Elle perçoit la douleur comme une occasion de la transformer en quelque chose de plus fécond, en une leçon. C’est pourquoi elle souligne l’importance d’affronter la réalité et de ne pas la fuir. Lorsqu’elle se sent submergée, elle sait vers qui se tourner : « Seigneur, aide-moi. Donne-moi la force, car je ne peux pas y arriver seule. » Elle remarque que nous avons été créés pour être heureux ici-bas, « même si nous l’oublions parfois ».

Il y a aussi le paradis

AuteurRosa Pich
EditorialLoué
AnnéeDécembre 2024
Nombre de pages: 90

‘ Influenceur ’ par hasard

Partager son témoignage et la façon dont Dieu a agi dans sa vie lui vient naturellement. Elle raconte avoir commencé sur Instagram presque par hasard, sur la suggestion de son fils, et n'avoir jamais recherché la célébrité ni le nombre d'abonnés. Pour elle, l'essentiel est de montrer la vie telle qu'elle est, avec ses joies, ses épreuves et ses défis, comme lorsque son fils Rafa a lutté contre le cancer : “ Le Seigneur voulait montrer à travers mon compte… une autre façon d'appréhender la maladie… pour révéler un aspect plus humain et offrir une lueur d'espoir. ” Rosa est convaincue que, par son exemple et son témoignage, elle peut transmettre réconfort, espoir et motivation, aidant ainsi les autres à affronter les difficultés du quotidien et à apprécier la vie de famille comme un espace où la foi et l'engagement s'expriment pleinement.

Avec plus de 123 000 abonnés sur son compte @commentêtreheureuxavecundeuxtroisenfants, Ses publications illustrent à la fois le chaos et la joie de vivre avec quinze enfants. C'est ce qu'elle appelle un « chaos organisé » : un équilibre entre le désordre inévitable d'une famille nombreuse et le bonheur débordant qui en découle. Rosa Pich pense que ses abonnés la suivent parce qu'elle reflète la réalité, sans filtre, montrant aussi bien les défis que les rires, les jeux improvisés et les anecdotes qui emplissent sa maison. Ce chaos, loin d'être négatif, génère optimisme, créativité et complicité, et transmet l'idée que, même si la vie n'est pas parfaite, la vie de famille peut être joyeuse, enrichissante et profondément humaine.

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Monde

Nécrologie : Tatiana Goritchéva, une femme courageuse

La philosophe et dissidente russe Tatiana Goritcheva (1947-2025) est décédée récemment dans une relative indifférence médiatique. Pionnière du féminisme chrétien et critique du régime soviétique, sa mort est passée largement inaperçue malgré l'importance de son œuvre.

Santiago Leyra Curiá-27 septembre 2025-Temps de lecture : 5 minutes

Tatiana Goritcheva est née à Saint-Pétersbourg (alors Leningrad) en 1947 et est décédée dans sa ville natale le 23 septembre 2025. Elle y a étudié la philosophie et l'ingénierie radio et a été pendant un certain temps responsable du Komsomol (Jeunesse communiste).

À 26 ans, elle se convertit au christianisme. Plus tard, avec des amies, elle fonde MARIA, le premier mouvement féministe en Union soviétique, au sein duquel elle organise des séminaires religieux et publie clandestinement deux revues. Après plusieurs interrogatoires et emprisonnements, elle est expulsée de son pays en 1980. Elle vit alors en exil à Paris pendant des années. Durant cette période, elle rencontre des personnalités telles que Heidegger, Sloterdijk et saint Jean-Paul II.

Dans ses livres “ Parler de Dieu est dangereux. Mon expérience en Russie et en Occident. ” (Herder, 1987); “ Le pouvoir de la folie chrétienne. Mon expérience ” (Herder, 1988) et “ La force des faibles ” Dans son ouvrage « Rencontre » (1989), le Dr Goritchéva raconte comment, en tant que responsable de la jeunesse communiste et professeure de philosophie, elle s'est réfugiée dans une vie d'excès, nourrie par sa passion pour les philosophies occidentales et orientales et dévouée au yoga. Jusqu'à ce que, méditant sur le Notre Père, elle découvre la foi qui allait transformer sa vie.

Conversion

Il comprenait “ De tout son être, Dieu existe… un Dieu qui, par amour, s’est fait homme ”. Il redécouvrit ensuite l'Église en Russie, malgré la persécution, et apporta un témoignage puissant au peuple russe, lui faisant comprendre que la souffrance et la persécution, malgré tout, ne peuvent éradiquer la foi. Cela l'amena à appeler également les Occidentaux à croire de tout leur cœur.

Goritchéva, en ces années désormais lointaines, était convaincue que seule la foi apporte la liberté : elle ne s’obtient ni par le matérialisme, ni par le communisme, ni par le cynisme à l’orientale ou à l’occidentale, mais seulement par ce qu’elle appelle la “ la folie sacrée ”.

Elle a su déceler ces fous et ces insensés au sein des masses uniformisées de la Russie, mais aussi dans les sociétés de consommation occidentales. En ces hommes et ces femmes, Tatiana Goritcheva perçoit une opportunité de renouveau pour un christianisme qui s'est adapté à son environnement et semble avoir perdu de sa vigueur originelle. Ces chrétiens excentriques sont une source d'inquiétude car ils ont le courage de vivre en marge de la société, au bord même du précipice.

Grande humanité

Près de trente ans après ces paroles éclairantes, j'ai eu la chance, l'an dernier, de m'entretenir brièvement à nouveau avec Tatiana Goritcheva. J'aurais aimé discuter avec elle de ce que signifiait pour une émigrée russe vivre en Europe. Son désir ardent de la chaleur des relations humaines et d'une vie spirituelle riche, ainsi que la difficulté de s'enraciner dans l'atmosphère froide de l'Occident, lui ont révélé nos faiblesses, qui se sont accentuées ces dernières décennies.

Elle m'a dit qu'elle ne souhaitait ni établir de diagnostic ni polémiquer, mais plutôt avoir une conversation cordiale, dans un esprit de foi et de fraternité chrétienne, et qu'elle s'efforçait de vivre son espérance intensément et au quotidien. Elle était fatiguée et malade, et nous n'avons pu échanger que quelques messages, que je partage ici afin qu'ils ne tombent pas dans l'oubli.

Il y a trois ans, je lui ai écrit en russe sur les réseaux sociaux (un des avantages de notre époque, car je ne parle ni n'écris cette belle langue) pour lui faire part de mon intérêt. Elle m'a répondu : « Cher Santiago ! Merci de votre intérêt. Je suis actuellement à Saint-Pétersbourg, mais je suis malade et je pars pour Paris dans une semaine. J'espère toutefois revenir à Saint-Pétersbourg d'ici un mois ou deux. Alors, tout sera possible. » Et elle m'a donné son numéro de téléphone. 

Un mois plus tard, je lui ai écrit à nouveau, et elle m'a répondu : « Ma chère amie ! Je suis si heureuse de l'intérêt que tu portes à ma personne. Et de ton amour pour la Russie ! Mais je suis toujours en traitement. Et une fois de plus, je suis hospitalisée (à Paris), d'où il m'est impossible d'écrire, de donner des interviews… Toute mon énergie est consacrée à des exercices douloureux et à un travail patient sur mon corps. Prie pour moi, s'il te plaît. Je pourrais donner des interviews en allemand, en russe, en français… mais tout doit se dérouler dans une atmosphère d'ouverture créative et de compréhension bienveillante. Malheureusement, je ne pourrai pas le faire avant deux mois. J'espère pouvoir te contacter à l'hôpital. ».

L'amour des animaux

Elle a répondu via WhatsApp à une photo que je lui avais envoyée d'un de mes élèves faisant une présentation sur Tatiana Goritchéva : Le Christ est ressuscité ! Ayant remarqué qu'il partageait de nombreuses photos de chats et d'autres animaux sur ses réseaux sociaux, dont une adorable photo de Benoît XVI, déjà retraité de la papauté, souriant à un chaton qui tenait sa soutane blanche, j'ai pensé lui envoyer une vidéo montrant une multitude d'oiseaux de toutes les couleurs avec la phrase “ même Salomon dans toute sa gloire n'a pas réussi à s'habiller comme ça ”.

Le lendemain, il répondit : « Le Christ désigne directement la beauté suprême des oiseaux et des bêtes. Ils nous ont transmis l’harmonie du ciel. Ils ont préservé à la fois la bonté et la vérité. ».

Un jour, elle m'a appelée pour me dire que l'interview ne pourrait avoir lieu qu'après sa convalescence. Elle parlait russe, français et allemand, et je parle espagnol et me débrouille en anglais. Je l'ai remerciée de son appel et l'ai assurée de mes prières. J'aurais aimé lui demander comment elle allait et comment sa vie avait été depuis les années 1990, époque où elle était très connue en Europe pour ses livres. J'aurais également aimé savoir ce que le christianisme représente pour elle aujourd'hui.

La foi et la société contemporaine

Dans “ L'Idiot ”, Dostoïevski affirme que la beauté sauvera le monde, et certains pensent qu'il entendait par là la beauté morale, Jésus-Christ, la bonté incarnée et, en somme, les gens de bien. J'aurais aimé lui demander ce qu'il continue de dire aujourd'hui, ainsi que son opinion sur le rôle de l'Espagne dans l'histoire, son œuvre en Amérique, etc.

Je souhaitais connaître son avis sur la manière dont le christianisme (lui-même marqué par les divisions humaines) peut contribuer à l'unité de nos sociétés de plus en plus polarisées. Et comment, selon lui, le christianisme pourrait jouer un rôle de premier plan dans le dialogue avec une société sécularisée – si cela est même possible. Un tel dialogue est-il envisageable ?

Je n'ai pas eu l'occasion de lui demander ce que l'Église catholique romaine peut apporter aujourd'hui aux “ poumons ” orientaux de l'Église ; quels auteurs elle avait lus ou lisait récemment ; quels auteurs russes et étrangers contemporains elle trouvait intéressants et pourquoi ; si elle avait lu le roman d'Evgueni Vodolazkine, “ Laurus ”, qui avait été bien accueilli en Espagne ; comment le Dr Goritchéva envisageait le rôle des intellectuels dans la construction de ponts entre les cultures et entre les peuples ; comment elle percevait la situation actuelle des femmes en Europe et en Russie ; et comment empêcher qu'un éventuel retour aux “ valeurs traditionnelles ” en Russie n'entraîne un retour à certaines des souffrances endurées par les femmes pendant l'ère soviétique.

J'aurais conclu l'entretien potentiel en l'interrogeant sur les préoccupations actuelles concernant les questions environnementales et le rôle d'un “ écologie intégrale ” (qui prend soin à la fois de la planète et des êtres humains sans les considérer comme une menace dangereuse). J'aurais également souhaité recueillir son avis sur le rôle de l'université aujourd'hui et sur la manière de transmettre l'espoir aux nouvelles générations qui ne semblent voir que des nuages sombres à l'horizon.

Je restais sur ma faim, désireuse d'entendre ses réponses, mais avec la satisfaction de savoir que, malgré les années et les difficultés, Tatiana Goritchéva avait gardé jusqu'au bout sa confiance en Christ, Sauveur du monde et de chacun d'entre nous.

Vatican

Monseigneur Filippo Iannone nommé préfet du dicastère pour les évêques

Le carme prend la direction du dicastère chargé des évêques du monde, vacant depuis l'élection de Robert Prévost comme pontife de l'Église catholique.

Maria José Atienza-26 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Le Saint-Siège a rendu publique cet après-midi la première nomination « majeure » du pape Léon XIV au sein de la structure vaticane : celle du préfet du dicastère pour les évêques.

Monseigneur Filippo Iannone, O. Carm., jusqu'à présent préfet du Dicastère pour les textes législatifs, a été choisi par le pontife pour lui succéder dans sa tâche de choisir et de traiter les questions relatives aux pasteurs des églises locales du monde entier et a également été nommé président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.

Il s'agit de la première nomination importante au sein de la structure vaticane par le pape Lao XIV, bien que la préfecture du Dicastère pour les textes législatifs soit désormais vacante. Le nouveau préfet du Dicastère pour les évêques entrera en fonction le 15 octobre.

Le secrétaire du Dicastère pour les évêques, Monseigneur Ilson de Jesús Montanari, et le sous-secrétaire du même Dicastère, Monseigneur Ivan Kovač, ont tous deux été confirmés pour cinq ans.

Monseigneur Filippo Iannone

Monseigneur Filippo Iannone est né le 13 décembre 1957 à Naples, en Italie. En 1976, il entre dans l'Ordre du Carme et est ordonné prêtre le 26 juin 1982, à l'âge de 24 ans. Le nouveau préfet aux évêques a étudié à la Faculté pontificale de théologie d'Italie du Sud et a exercé comme avocat auprès du Tribunal de la Rote romaine.

Dans ses différentes fonctions, Iannone a été commissaire, trésorier national, conseiller des commissaires et président de la Commission pour la révision des Constitutions. Au sein du diocèse de Naples, il a occupé plusieurs postes à responsabilité, notamment celui de défenseur du tribunal régional de Campanie (1987-1990), de vicaire judiciaire adjoint du tribunal diocésain de Naples (1990-1994), de vicaire épiscopal de la quatrième zone pastorale (1994-1996) et de vicaire général (1996-2001).

Le 12 avril 2001, il fut nommé évêque auxiliaire de Naples par saint Jean-Paul II. Huit ans plus tard, il fut nommé évêque titulaire de Sora-Aquino-Pontecorvo.

En janvier 2012, il fut nommé vice-régent de Rome, puis, en novembre 2017, secrétaire adjoint du Conseil pontifical pour les textes législatifs. Quelques mois plus tard, il fut nommé président de ce même Conseil.

Il a également été membre, ad quinquennium, provenant de divers dicastères et organes du Saint-Siège tels que le Dicastère pour le Clergé, la Congrégation pour les Causes des Saints, le Tribunal de la Signature Apostolique ou la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.

Le 5 juin 2022, avec l'entrée en vigueur de la Constitution apostolique Praedicate Evangelium, il est devenu préfet du Dicastère pour les textes législatifs et fait également partie du Dicastère pour les Églises orientales.

Cinéma

Un voyage au cœur de vos petits traumatismes. Déconseillé aux personnes parfaites.

Le film “ Un voyage extraordinaire, audacieux et merveilleux ” ose être différent : un voyage visuellement éblouissant qui mêle l'intime au fantastique, où deux inconnus explorent leur passé pour apprendre à s'aimer au présent.

Patricio Sánchez-Jáuregui-26 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Film

Adresse: Kogonada
Le scénarioSeth Reiss
DistributionMargot Robbie, Colin Farrell, Phoebe Waller-Bridge, Kevin Kline, Lily Rabe, entre autres.

À une époque où les comédies romantiques ont tendance à se répéter, « Un voyage formidable, audacieux et merveilleux » prend un risque en proposant quelque chose de différent. 

Réalisé par Kogonada, cinéaste reconnu pour sa sensibilité visuelle, le film mêle l'intime au fantastique, offrant un récit d'une beauté esthétique saisissante qui invite à la réflexion sur la mémoire et l'amour. L'histoire suit Sarah (Margot Robbie) et David (Colin Farrell), deux inconnus qui se rencontrent à un mariage et se retrouvent liés par hasard – ou peut-être par le destin – grâce à un mystérieux GPS. L'appareil ne les guide pas sur les routes, mais à travers les méandres de leur passé. Chaque étape est une confrontation avec des blessures, des souvenirs et des affections non résolus. Ce qui semble être un voyage fortuit se transforme en un miroir intérieur où ils doivent choisir entre rester prisonniers du passé ou oser s'avancer vers l'avenir. 

La plus grande force du film réside dans son approche visuelle (un cadrage soigné, des silences chargés de sens, des moments comme suspendus dans le temps), et Robbie et Farrell y déploient une alchimie contenue, transmettant tendresse et mélancolie davantage par les gestes que par les mots. Ceci touche un public marqué par un passé traumatique, capable et digne de reconnaître la dimension intentionnelle des passages apparemment terribles du scénario. Il s'agit de deux personnes qui tentent de jouer la comédie, et non d'un scénario dénué de vérité. Lorsque les masques tombent, le film se transforme en une exploration intime des traumatismes de l'enfance et de l'adolescence qui nous empêchent d'aimer. La manière dont ces traumatismes sont résolus est à la fois drôle, tendre et parfois captivante. Le résultat est inégal : fascinant par moments, un peu froid à d'autres.

Malgré ses faiblesses (le scénario s'essouffle parfois légèrement, s'appuyant sur des clichés pour tenter d'atteindre la vérité), le film nous rappelle que nul ne peut échapper à son histoire, mais que celle-ci ne le définit pas. Le GPS fantastique symbolise ce guide qui, tel une grâce divine, nous conduit sur des chemins inattendus vers l'essentiel. Parfois, il suffit de faire le premier pas. Le premier « oui ». Ce petit acte de foi. 

Ainsi, « Un voyage extraordinaire et merveilleux » nous invite à affronter nos “ petits traumatismes ” de front, à examiner notre passé et à aller de l’avant, convaincus que même les choses les plus douloureuses peuvent être transformées et que l’amour est possible pour tous. La vie peut toujours être un voyage extraordinaire et merveilleux. Tout dépend de nous.

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Évangélisation

Saints Côme et Damien, martyrs, docteurs de Syrie

La liturgie célèbre les saints Côme et Damien le 26 septembre. Ces frères jumeaux du IIIe siècle comptent parmi les martyrs les plus vénérés des premiers temps du christianisme. Ils exerçaient la médecine à Cyrrhus, dans l'actuelle Syrie, et furent martyrisés à la fin du siècle près d'Alep.  

Francisco Otamendi-26 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Cosmas et Damian étaient docteurs chrétiens célèbres pour leur profession et pour le soigner les malades. Les deux frères furent torturés, brûlés vifs, puis, après avoir survécu, décapités sur ordre de Dioclétien vers l'an 300. La dévotion envers les deux frères se répandit dans la seconde moitié du IVe siècle.

Le site Martyrologie Romano dit : “ Les saints Côme et Damien, martyrs, qui, selon la tradition, exerçaient la médecine à Cyrus, d'Augusta Euphratense (aujourd'hui Syrie” Ne demandant jamais de récompense et guérissant beaucoup par leurs services gratuits (cs III). » Théodoret, évêque de Cyrus au Ve siècle, fait allusion à la basilique que les deux saints possédaient là-bas.

Dès la première moitié du Ve siècle, deux églises lui étaient dédiées à Constantinople, et deux autres le furent sous le règne de Justinien. Ce même empereur fit également construire une église en son honneur en Pamphylie.

Sa dévotion s'étendit

En Cappadoce, à Matalasca, saint Sabas transforma la maison de ses parents en basilique dédiée aux saints Côme et Damien. Ces derniers possédaient également des temples à Jérusalem et en Mésopotamie. Ils furent les mécènes d'un hôpital construit à Édesse en 457. Le calendrier oxyrhyrique de 535 indique que saint Côme avait son propre temple en Égypte, et que la dévotion copte envers les deux saints demeura toujours vivante. était fervent. Dans la basilique Saint-Georges de Thessalonique, ils figurent sur une mosaïque avec les titres de martyrs et de médecins. Le plus célèbre des sanctuaires orientaux était celui d'Égée, en Cilicie.

En Occident, ils commencèrent également à être vénérés. Outre le témoignage de saint Grégoire de Tours, il en existe d'autres. À Rome, plus de dix églises leur furent dédiées. Saints Côme et Damien sont mentionnés dans le Canon romain et dans la Prière eucharistique utilisée lors de la messe. Les mosaïques de Ravenne qui les célèbrent sont célèbres. médecins, pharmaciens et les organismes de santé les comptent parmi leurs mécènes.

L'auteurFrancisco Otamendi

La théologie du 20ème siècle

10 grands livres de théologie recommandés par Juan Luis Lorda

Le XXe siècle a été un terreau fertile pour les travaux théologiques. Le professeur et théologien Juan Luis Lorda en a sélectionné dix parmi les plus importants, tout en mentionnant plusieurs autres. Romano Guardini, l'un des auteurs, les résume ainsi : “ L'essence du christianisme, c'est Jésus-Christ. ” Voir un extrait ici.

Francisco Otamendi-26 septembre 2025-Temps de lecture : 5 minutes

Voici les dix ouvrages théologiques que le théologien Juan Luis Lorda considère comme les plus importants des XIXe et XXe siècles. Selon lui, ils méritent d'être lus, ou du moins d'être connus. 

“ Parfois, on ne peut pas lire un livre en entier », dit-il, « mais on peut au moins nouer une relation avec lui, en suivre le fil, savoir de quoi il parle, en avoir lu un extrait – et c’est déjà beaucoup ”, assure le professeur de l’Université de Navarre. Ces propos sont tirés de la vidéo du professeur Lorda. Voici son témoignage.

1) ‘ La grammaire de l'assentiment ’, John Henry Newman (1801-1890)

Newman a écrit de nombreux ouvrages importants, mais le plus important est sans doute *La Grammaire de l'assentiment*. Son importance tient au fait qu'il s'agit d'un livre remarquable, et complexe, sur la foi et ses fondements. Sa lecture peut s'avérer ardue au premier abord, mais il mérite d'être approfondi. Ce livre a profondément influencé Chesterton (1874-1936). Lorsqu'il explique sa conversion, Chesterton évoque une ‘ convergence de raisons ’, ce qui correspond précisément au sujet de *La Grammaire de l'assentiment*.

C'est plus facile.‘Apologia pro Vita Sua’ “, qui est essentiellement une défense de sa vie et de son rapport à l’Église catholique, de son incorporation. ” Face à une objection – celle de sa déloyauté et de son intérêt personnel –, Newman relate sa vie, une vie de foi où le Seigneur se révèle à lui. “ Il s’agit peut-être d’une biographie aussi importante au XIXe siècle que celle de… Saint Augustin, ‘ Les Confessions »’ Plus anciens, plus précieux, et qui méritent bien sûr d'être lus. ”. 

2) ‘ Introduction au christianisme ’, Joseph Ratzinger (Benoît XVI) (1927-2022)

Joseph Ratzinger a marqué l'histoire et son importance ne cesse de croître. Il y a cinquante ans, si l'on avait demandé qui était le théologien le plus important et le plus influent du XXe siècle, la réponse aurait été Joseph Ratzinger. En effet, son œuvre est d'une grande richesse, même si d'autres ont mené des travaux plus académiques.

En définitive, Joseph Ratzinger, avec les différentes étapes de sa vie – professeur, évêque, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, auteur de nombreuses conférences majeures, puis pape – possède un parcours tout à fait singulier. Théologien de toujours, son œuvre est source d'intérêt. Cet ouvrage, publié en 1967 mais toujours d'actualité, est une introduction destinée à ceux qui souhaitent se familiariser avec le contexte. 

3) ‘ L'essence du christianisme ’, Romano Guardini

L'auteur s'interroge sur l'essence du christianisme, qui comprend une doctrine, un code moral et une forme de culte. Mais qu'est-ce qui est le plus important ? “ Le centre, l'essence du christianisme, c'est une personne, une personne vivante : Jésus-Christ notre Seigneur ”, déclare Juan Luis Lorda, citant Guardini. “ En lui réside l'essence même du christianisme. Il le dit lui-même : ”Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.” ».

Un autre ouvrage central de Guardini est ‘Monde et personne’ », qui est une lecture très intéressante. Juan Luis Lorda mentionne également deux livres sur la liturgie. ‘ L'esprit de la liturgie ’, du même auteur, Guardini, et '‘Théologie de la liturgie’, par Joseph Ratzinger, désormais inclus dans ses Œuvres complètes.

4) 'Dieu et nous', Jean Danièlou

Il dit beaucoup en très peu de pages. “ Jean Daniélou avait un don exceptionnel pour la synthèse et un savoir immense ”, affirme le théologien Lorda. Pour parler du Dieu chrétien, il explique le Dieu des religions, le Dieu des philosophes, le Dieu de l’Ancien Testament qui s’est fait présent à Abraham, le Dieu de Jésus-Christ manifesté en Christ, le Dieu de l’Église – comment s’est construite la doctrine chrétienne sur Dieu –, le Dieu des mystiques, l’expérience de Dieu vécue par les chrétiens…

5) ‘ Catholicisme ’, Henri de Lubac

Historiquement, cela a été très important, souligne Juan Luis Lorda. De Lubac souhaitait simplement mettre en lumière la dimension sociale du christianisme ; il se vit au sein d’une société, l’Église, Corps du Christ. Il le souligne en incluant des citations des Pères. Ce faisant, il créait sans le savoir une ecclésiologie, un traité sur la théologie des Pères, une œuvre inédite et alors peu connue. Pour beaucoup, ce livre fut une révélation sur la conception de l’Église chez les premiers Pères de l’Église.

Il commanda ensuite et publia quelques ‘ Méditations sur l'Église ’, qu'il juge également très belles.

6) ‘ Les chrétiens divisés ’, Yves M. Congar (1904-1995)

Congar est un pionnier de l'œcuménisme. Son ouvrage expose les principes de l'œcuménisme catholique. “ La position de l'Église sur cette question a quelque peu évolué. Elle est passée d'une attitude de protection des frontières face à l'autre à une recherche du dialogue, en tenant compte de la volonté du Seigneur. ‘ ’ Cette approche est résumée dans le Concile Vatican II, qui doit beaucoup à Congar, car il l'a étudié. ”.

‘ Le Saint-Esprit ’ C'est également un ouvrage très important de Congar. Il résume toutes les questions essentielles concernant le Saint-Esprit. Bien qu'il ne soit ni systématique ni organisé, tout ce qu'il aborde est intéressant et possède une dimension historique.

7) ‘ Gloire ’, Hans Urs von Balthasar (1905-1988)

La plus grande contribution de von Balthasar à la théologie du XXe siècle réside dans sa trilogie, bien qu'il ait beaucoup plus à offrir. Elle s'articule autour d'un thème central, qui se résume ainsi : la Gloire, la gloire de Dieu, la beauté de Dieu, manifestée dans le don de soi de son Fils, jusqu'à la mort. Ceci révèle la beauté de l'amour de Dieu, capable d'un tel abaissement et d'un tel sacrifice.

“ Balthasar est un auteur très allemand, bien qu’il fût suisse, qui veut ”tout mettre dans tout”, je le dis souvent à son sujet, ce qui rend sa lecture difficile, tout est énorme », explique Lorda.

8) ‘ L’orthodoxie ’ et ‘ L’Homme éternel ’, G.K. Chesterton (1874-1936)

Chesterton, à l'instar de C.S. Lewis, est un grand défenseur de la foi. Deux de ses ouvrages revêtent une importance théologique majeure. Le premier, ‘ Orthodoxie ’, expose les raisons de sa conversion, reprenant l'argument de Newman : “ de nombreuses raisons convergentes ”. Parmi celles-ci figurent son témoignage, la plausibilité de sa conversion, la sagesse qu'il apporte à de nombreux aspects de la vie, et bien d'autres encore. 

‘La première partie de ’ L'Homme éternel » traite de la contribution majeure du christianisme au monde, en réponse aux critiques rationalistes et agnostiques. La seconde partie aborde le salut par Jésus-Christ. C.S. Lewis la lut quelques mois plus tard, et elle fut déterminante pour sa conversion, comme il le relate lui-même.

9) ‘ Le christianisme pur et simple ’, C.S. Lewis (1898-1963)

Il a aidé de nombreux convertis, surtout dans le monde anglophone. Nombreux sont ceux qui le citent. Lewis s'attachait à bien “ retranscrire ” les choses, c'est-à-dire à les traduire dans un langage compréhensible, sans les dénaturer. Grâce à son talent littéraire, ce livre a eu un impact considérable. Personnellement, confie Lorda, j'ai été davantage marquée par d'autres ouvrages, comme ‘ L'Abolition de l'homme ’, qui transmet l'expérience du droit naturel.

10) ‘ Marie dans l’Écriture et dans l’Église ’, Cándido Pozo (1925-2011)

Cet ouvrage n'aura peut-être pas la même portée universelle que d'autres mentionnés par l'auteur. Cependant, Juan Luis Lorda affirme que ce livre du professeur jésuite Cándido Pozo explique très bien la théologie mariale. De plus, la liste qu'il a dressée répond efficacement à la question de la place de Marie dans la vie de l'Église.

En conclusion, il peut être utile d'écouter la dernière minute de la vidéo, où le professeur Lorda évoque une théologie de la Bible.

L'auteurFrancisco Otamendi

Livres

10 films et livres pour découvrir l'histoire du XXe siècle

Dans son ouvrage " Histoire, culture et christianisme ", Onésimo Díaz propose diverses ressources pour comprendre l'histoire du XXe siècle. Cet article présente une liste de dix livres, films et biographies qui permettent d'approfondir ces événements historiques.

Rédaction Omnes-26 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Le XXe siècle a été marqué par des guerres, des révolutions, des bouleversements culturels et des transformations politiques qui continuent d'influencer notre monde. Pour le comprendre, il faut plus que des dates et des faits : nous avons besoin de récits qui nous relient aux expériences de ceux qui l'ont vécu. Inspiré par l'ouvrage d'Onésimo Díaz, « Histoire, culture et christianisme (1870-2020) », cet article propose une sélection de romans et leurs adaptations cinématographiques, d'ouvrages historiques et de biographies qui offrent une compréhension captivante et éclairante des événements majeurs du XXe siècle.

De « Le Guépard » à « Les Cerfs-volants de Kaboul », ces œuvres offrent différentes perspectives sur des thèmes tels que la liberté et l’oppression, la guerre et la paix, la religion et la sécularisation, ainsi que sur des événements historiques majeurs : les guerres mondiales, la guerre froide, la décolonisation et la menace du terrorisme mondial.

10 films adaptés de romans pour découvrir l'histoire récente

  1. « Le Léopard » (1963). Luchino Visconti : représentatif du tournant du siècle.
  2. « Docteur Jivago » (1965). David Lean : représentant de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe.
  3. « Le Cardinal » (1963). Otto Preminger : représentant de l'entre-deux-guerres.
  4. «"Brideshead revisité"» (1981). Série de la BBC : représentative de l'entre-deux-guerres.
  5. « Les Raisins de la colère » (1940). John Ford : représentant de la Grande Dépression.
  6. « Ce qui reste de la journée » (1993). James Ivory : représentant du totalitarisme.
  7. « La vingt-cinquième heure » (1949). Henri Verneuil : représentant de la Seconde Guerre mondiale.
  8. « Le Troisième Homme » (1949). Carol Reed : représentante de la Guerre froide.
  9. «"En direct!"» (1994). Zhang Yimou : représentant de la Chine de Mao.
  10. « Les Cerfs-volants de Kaboul » (2007). Marc Forster : représentant du fondamentalisme islamique.

10 livres d'histoire du XXe siècle

  1. « Le pouvoir terrestre : religion et politique en Europe de la Révolution française à la Première Guerre mondiale »(2005). Michael Burleigh : une bonne analyse du monde d'avant la Grande Guerre.
  2. «Première Guerre mondiale» (2002). Michael Howard : Synthèse de la Grande Guerre.
  3. « La Fracture : Vie et culture en Occident, 1918-1938 » (2015). Philipp Blom : un aperçu de la culture de l'entre-deux-guerres.
  4. « L’Europe en guerre, 1939-1945. Qui a vraiment gagné la Seconde Guerre mondiale ? » (2008). Norman Davies : Un récit divertissant et profond de la Seconde Guerre mondiale.
  5. « Peur et liberté : comment la Seconde Guerre mondiale nous a changés » (2017). Keith Lowe : Vision originale du monde autour de la Seconde Guerre mondiale.
  6. « L’après-guerre. Une histoire de l’Europe depuis 1945 » (2005). Tony Judt : L'Europe analysée de manière critique et originale.
  7. « La Guerre froide : une brève introduction » (2003). Robert J. McMahon : Synthèse d'un demi-siècle d'histoire mondiale.
  8. « La civilisation. L'Occident et le reste » (2011). Niall Ferguson : une analyse stimulante de l'essor et du déclin de la civilisation occidentale.
  9. « Le passé d'une illusion » (1995). François Furet : explication de la chute du communisme.
  10. « Sang et rage : une histoire culturelle du terrorisme » (2008). Michael Burleigh : Origine et évolution du terrorisme.

10 biographies et mémoires pour découvrir l'histoire récente

  1. « Le monde d'hier : mémoires d'un Européen » (1944). Stefan Zweig : œuvre représentative du tournant du siècle.
  2. «"Un regard en arrière : une autobiographie"» (1934). Edith Wharton : Autobiographie représentative du tournant du siècle et de la Première Guerre mondiale.
  3. « Confessions » (1958). Boris Pasternak : Pensées représentatives des années 1910 et 1920.
  4. « Confessions d'un bourgeois » (1934). Sándor Márai : livre représentatif de l'entre-deux-guerres.
  5. «"Histoire d'un Allemand. Mémoires 1914-1933"» (1939). Sebastian Haffner : œuvre représentative de l'entre-deux-guerres et du totalitarisme.
  6. « Ma vie » (1968). Oswald Mosley : œuvre sur le totalitarisme.
  7. «"Mémoires"» (1969). Albert Speer : Mémoires sur la Seconde Guerre mondiale.
  8. «"Mémoires. Coups de pied au cul"» (1975). Alexandre Soljenitsyne : texte représentatif du monde communiste pendant la guerre froide.
  9. «"Vers l'infini"» (2015). Jane Hawking : Une vision réaliste du monde occidental pendant la guerre froide.
  10. «"Une histoire personnelle"» (1997). Katharine Graham : œuvre représentative de la fin de la Guerre froide.
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Cinéma

« Encyclopédie d’Istanbul » : une série qui donne à réfléchir

Netflix propose en avant-première la série du réalisateur turc Selman Nacar, un récit délicat sur l'identité, la tradition et les décisions qui marquent la vie de deux femmes à Istanbul.

Yolanda Cagigas-26 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Cette année, Netflix a sorti la série “ Encyclopédie d'Istanbul ” du scénariste et réalisateur Selman Nacar (1990, Turquie).

Les deux premiers films de Nacar, “ Between Two Dawns ” (2021) et “ Wound of Hesitation ” (2023), ont en commun le thème du dilemme moral auquel sont confrontés les protagonistes. Le jeune réalisateur a été récompensé pour les deux, notamment pour le premier. Le premier film a remporté le prix du meilleur long métrage au Festival international du film de Turin et a été nommé pour le prix des nouveaux réalisateurs au Festival de San Sebastián et pour le prix Horizons à la Mostra de Venise. Le second film a remporté le prix du meilleur film international au Festival de Zurich et le prix du meilleur réalisateur au Festival d'Arras.

“ Encyclopédie d'Istanbul ” est une série turque qui rompt avec les codes habituels ; elle est totalement différente. Elle raconte l'histoire de deux femmes : Zehra, une jeune femme qui quitte sa province pour Istanbul, pleine d'enthousiasme et de vitalité, afin d'y commencer ses études universitaires ; et Nesrin, une femme mûre qui respire la tristesse et aspire à quitter Istanbul.

La série aborde des thèmes tels que l'identité, les choix de vie, les tensions entre tradition et modernité, le désir d'intégration et le besoin d'émancipation. Le succès rencontré auprès des femmes turques, selon Begoña Alonso (ELLE), tient peut-être au fait que ces problématiques trouvent un écho profond dans la société turque contemporaine.

En quittant son foyer pour arriver à Istanbul, un environnement si différent de celui de son enfance, Zehra remet en question ses propres croyances et valeurs, vit des moments de doute, de rébellion et de foi, et ceux-ci sont narrés avec une grande délicatesse. 

D'un autre côté, malgré le fossé générationnel et des débuts tumultueux dans la relation entre Zehra et Nesrin, au fil de la série, les deux femmes gagnent en connaissances, en compréhension et s'enrichissent mutuellement. Dans une interview accordée à “ The Circular Group ” en 2024, Nacar affirmait : “ Les histoires doivent être racontées avec le cœur. ” Peut-être, contrairement à la prédominance de la rationalité qui, en tant qu'héritiers culturels de Descartes, imprègne-t-elle notre pensée occidentale, assistons-nous ici à une narration différente, plus orientale. Les protagonistes de cette série sont confrontées à de nombreux dilemmes, mais tous restent ouverts, invitant peut-être chaque spectateur à tirer ses propres conclusions. Oui, c'est une série qui donne à réfléchir, et rien que pour cela, elle mérite d'être vue.

L'auteurYolanda Cagigas

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Espagne

L’espérance, thème central du prochain Congrès des catholiques et de la vie publique 

José Masip et María San Gil, codirecteurs du Congrès, ont annoncé les principales nouveautés de cette rencontre, qui célèbre cette année sa vingt-septième édition sous le thème “ Vous, l’espoir ”.”

Maria José Atienza-25 septembre 2025-Temps de lecture : < 1 minute

L’Année jubilaire de l’espérance que vit l’Église catholique est présente cette année dans… XXVIIe Conférence sur les catholiques et la vie publique 2025. Cette vertu sera au cœur d'un congrès auquel participeront des intervenants tels que Kevin Roberts, président de la Heritage Foundation, Sophia Kuby, directrice des relations stratégiques et de la formation chez ADF International, le militant vénézuélien et fondateur de l'ONG Operation Freedom, Laurent Saleh, et le vulgarisateur des questions familiales, Pep Borrell. 

Cette annonce a été faite par les coordinateurs de ces conférences, José Masip et María San Gil, lors d'une rencontre avec les médias à la résidence universitaire San Pablo de Madrid. José Masip a souligné l'engagement des catholiques, notamment ceux des médias, à “ donner de l'espérance ”. “ Les catholiques, par essence, ne peuvent jamais renoncer à l'espérance ”, a-t-il déclaré. 

Lecture du manifeste

Pour sa part, María San Gil était chargée de lire le manifeste de ce congrès, qui souligne que “ sans vérités absolues, en tournant le dos à Dieu et en normalisant son abandon dans la vie publique, nous continuerons notre chute libre vers l’abîme. Par conséquent, nous, catholiques, avons l’obligation de discerner la Vérité dans chaque événement que nous vivons. ”. 

Avec 27 éditions nationales à son actif et autant dans d'autres régions d'Espagne comme Valence, Bilbao ou Cadix, Católicos y Vida Pública s'est imposé comme l'un des événements clés de la pensée et de l'action des catholiques espagnols dans la vie civile, sociale, politique et culturelle.

Évangélisation

‘ La Bible, scrutez les Écritures ’ comme « la parole vivante de Dieu pour nous »

Lors de la présentation de ' La Bible, examinez les Écritures ' par BAC et les Éditions San Pablo, les nouvelles caractéristiques de cette nouvelle édition ont été expliquées et les participants ont été encouragés à comprendre que la Bible " contient plus qu'il n'y paraît ", selon Francesco G. Voltaggio.

Teresa Aguado Peña-25 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

L'Université Francisco de Vitoria a accueilli aujourd'hui la présentation officielle de l'édition espagnole de ‘ La Bible. Examinez les Écritures ’, un projet d'édition ambitieux, fruit de plusieurs années de travail de plus de 50 spécialistes et coordonné à l'échelle internationale par Ezechiele Pasotti, Giacomo Perego, Fabrizio Fico et Francesco G. Voltaggio.

L'événement, organisé conjointement par la Bibliothèque des auteurs chrétiens (BAC) et les Éditions San Pablo, s'est déroulé en présence de l'évêque auxiliaire de Madrid, Juan Antonio Martínez Camino ; du vice-secrétaire aux affaires économiques de la Conférence épiscopale espagnole, Fernando Giménez Barriocanal ; et du secrétaire général de la Conférence épiscopale espagnole, César García Magán. Étaient également présents : Juan Carlos García Domene, directeur de la BAC ; Rafael Espino Guzmán, directeur de San Pablo Espagne ; Pedro Ignacio Fraile Yécora, coordinateur technique de l'édition espagnole ; et les éditeurs de l'ouvrage original, Giacomo Perego et Francesco G. Voltaggio.

Lors de son allocution, García Domene a souligné que “ la publication d’une nouvelle édition de la Bible est toujours un motif de réjouissance ”, car elle offre à l’Église et à la société tout entière une véritable bibliothèque qui enrichit la culture, la langue, la foi et la vie. Il a également rappelé l’histoire de la BAC dans la diffusion des textes bibliques depuis 1944, en précisant qu’il s’agit de la huitième édition de la Bible figurant dans son catalogue. Il s’est félicité que “ petit à petit, l’unification se réalise pour les textes liturgiques, les documents catéchétiques, la documentation magistérielle, etc. ”

Pour sa part, Espino Guzmán a exprimé sa gratitude pour l’effort collectif et a invoqué le bienheureux Jacques Alberione, fondateur de la Fraternité Saint-Paul : “ Aujourd’hui, la chaire de l’Église ne suffit plus ; tous les moyens sont nécessaires pour communiquer l’Évangile. ” Il a souligné que l’Écriture Sainte, “ lettre de Dieu à l’humanité ”, doit toujours occuper la première place dans l’apostolat paulinien.

L’édition espagnole de ‘ La Bible : Examinez les Écritures ’, publiée après son succès en italien, en portugais et en arabe, comprend des introductions à chaque livre biblique, des notes thématiques détaillées, des citations parallèles, un atlas et une chronologie mis à jour, un index théologique et un glossaire de plus de 350 termes bibliques. Sa méthode propose trois étapes : “ scrutatio, meditatio, et oratio ” (examen, méditation et prière), afin d’encourager non seulement l’étude, mais aussi une rencontre personnelle avec la Parole de Dieu.

Pedro Ignacio Fraile a souligné l'importance de reconnaître l'unité de sens entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Il a fait remarquer que, malgré la rupture souvent perçue entre les deux, cette nouvelle édition met en lumière et facilite la continuité et la cohérence qui existent entre eux. Ainsi, il nous encourage à savourer la Bible “ comme la parole vivante de Dieu pour nous ”.

Dans ses remarques finales, Francesco G. Voltaggio a rappelé les huit principes herméneutiques qui ont inspiré cette édition et a encouragé l'assistance à proclamer la Parole : “ La Bible n'a pas été conçue pour être appréciée individuellement, mais pour être proclamée et partagée en communauté. ” Il a également commenté ses multiples significations : “ Se limiter au littéralisme, c'est s'égarer. ” Ainsi, il a conclu en soulignant qu'à une époque où le langage est empreint de haine, il est nécessaire d'intégrer et de diffuser au monde le langage d'amour que l'on trouve dans la Bible.

Avec ses 3 024 pages imprimées sur papier bible couleur crème et disponible en édition reliée ou sous étui, cette édition représente une étape décisive pour rapprocher les Saintes Écritures de la communauté hispanophone. “ Que cette Bible soit une lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier ”, ont conclu les intervenants, en référence au Psaume 118.

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Évangélisation

Saint Cléophas, un des disciples d'Emmaüs

L'Église commémore saint Cléopas, l'un des disciples d'Emmaüs, le 25 septembre. Le soir du dimanche de Pâques, Cléopas et un autre disciple de Jésus se rendaient à Emmaüs. En chemin, Jésus-Christ leur apparut et leur expliqua les Écritures ; leurs cœurs furent saisis d'une profonde ferveur.

Francisco Otamendi-25 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Jésus fit mine de continuer, mais Cléopas et l'autre disciple, qui étaient déjà près d'Emmaüs, l'arrêtèrent en disant : “ Reste avec nous, car le soir approche. (…). Et lorsqu'ils furent tous à table, le Seigneur ” prit le pain, le bénit, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, mais il disparut de leur vue. (…) “.  

Ils retournèrent à Jérusalem et racontèrent aux Apôtres ce qui leur était arrivé en chemin, “ et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain ” (Lc 24,13-35).

L’évangéliste saint Luc écrit immédiatement après cela : “ Tandis qu’ils parlaient de ces choses, Jésus se tint au milieu et leur dit : ‘ La paix soit avec vous. ’.

Ils rencontrèrent le Sauveur

Le site Martyrologe romain Il est ainsi relaté : “ Commémoration de saint Cléophas, disciple du Seigneur. Son cœur, ainsi que celui de son compagnon de voyage, s’embrasa lorsque le Christ leur apparut sur le chemin le soir de Pâques, leur expliquant les Écritures. Plus tard, chez Cléophas à Emmaüs, ils reconnurent le Sauveur à la fraction du pain. ”.

Le nom de Cléophas On le trouve deux fois dans les Évangiles. Une fois dans l’Évangile selon saint Luc, comme nous l’avons vu. Et une autre fois dans l’Évangile selon saint Jean. ” Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie de Clopas, et Marie de Magdala ”, raconte l’Évangile (Jn 19-25).

Saint Serge de Radonège, maître ermite russe

La liturgie célèbre également maître de la vie monastique russe et protecteur de la Russie, saint Serge de Radonège. Né dans une famille noble à Rostov vers 1314. À l'âge de vingt ans, il commença une vie d'ermite dans une forêt près de Radonège, non loin de Moscou. 

Il fut bientôt rejoint par de nombreux disciples, et en 1354, il commença la vie monastique en communauté avec eux. Ainsi naquit le monastère de la Sainte-Trinité, un jalon du monachisme dans le nord de la Russie. Saint Jean-Paul II y fit allusion dans son angélus du 4 octobre 1992, établissant un parallèle avec saint François d'Assise.

L'auteurFrancisco Otamendi

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Vatican

Borgo Laudato Si' : la résidence d'été du Pape et le rêve de prendre soin de la création

Découvrez la “ cathédrale naturelle ” de Castel Gandolfo, près de Rome, et le centre de formation à l'écologie intégrale inauguré par le pape Léon XIV.

Luísa Laval-25 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

“ Là où la beauté a pris racine. ” Telle est la devise qui ouvre la visite de la Villa pontificale de Castel Gandolfo, où le pape Léon XIV passe une grande partie du mois de juillet et se rend chaque semaine (le mardi, jour de repos habituel des papes). Début septembre, il a inauguré le Borgo Laudato Si’, une initiative lancée par son prédécesseur François, qui abrite un centre de développement et de formation en écologie intégrale.

À environ 40 minutes de train de Rome, les visiteurs découvriront une véritable oasis de tranquillité. C'est l'endroit idéal pour échapper à l'agitation de la Ville Éternelle et contempler l'harmonie entre beauté naturelle et architecture romaine. Le site a ouvert ses portes au public en 2014, lorsque le pape François a cessé d'occuper la résidence papale, car il y prenait rarement des vacances.

La villa possède un passé glorieux : le site de l’actuel Castel Gandolfo abritait autrefois l’ancienne cité d’Albe la Longue, berceau légendaire de Romulus et Rémus. Elle servait de lieu de villégiature à la noblesse romaine. L’empereur Domitien (81-96 ap. J.-C.) y possédait une vaste villa de campagne, avec pavillons, jardins et aqueducs, dont les vestiges sont encore visibles lors de visites guidées. L’empereur Hadrien (117-138 ap. J.-C.) y séjourna également jusqu’à l’inauguration de la villa d’Hadrien à Tivoli, autre résidence secondaire près de Rome.

C’est le pape Urbain VIII Barberini (1623-1644) qui transforma le château en résidence d’été papale, confiant le projet à Gian Lorenzo Bernini. Dès lors, il devint le “ palais d’été des papes ”. Durant la Seconde Guerre mondiale, la propriété abrita des réfugiés de toutes origines, y compris des Juifs. Aujourd’hui, le complexe papal s’étend sur 55 hectares.

La visite

La visite guidée (à pied ou en minibus électrique) permet de découvrir les jardins Barberini, aménagés sur l'emplacement de l'ancienne villa de Domitien. Ces vastes jardins (30 hectares) présentent un grand intérêt historique et botanique ; ils abritent des vestiges romains tels que les restes du théâtre, du cryptoportique et des édifices impériaux. Parmi les pièces maîtresses, on trouve un corridor qui servait de “ jardin d'hiver ” à l'empereur, long de 300 mètres ; aujourd'hui, il n'en reste que 120 mètres, et la structure est encore visible.

Les visiteurs découvrent l'histoire des arbres plantés, illustrée par des références bibliques : de grands cyprès symbolisent la quête du Ciel et de l'immortalité ; des oliviers, qui dans le Nouveau Testament représentent l'arbre royal sous lequel le Christ entra à Jérusalem, symbolisant le Christ lui-même et l'Église ; et même un chêne vert octogénaire, évoquant l'essence même de l'arbre utilisé pour la croix de Jésus. La plupart de ces arbres sont à feuilles persistantes, symbolisant la stabilité et l'éternité.

Au cours de la visite, il est également possible de voir des fontaines baroques, des allées géométriques typiques des jardins de la Renaissance italienne et des zones agricoles (vergers, arbres fruitiers, vignobles) qui produisent encore de l'huile et du vin utilisés lors des cérémonies du Vatican.

En ce lieu, il est aisé de comprendre les paroles du pape Léon XIII, qui qualifiait le jardin de “ cathédrale naturelle ”. “ Faisant presque implicitement écho au récit de la Genèse, Jésus souligne la place particulière réservée, dans l’acte de la création, à l’humanité : la plus belle des créatures, faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. Mais ce privilège s’accompagne d’une grande responsabilité : celle de prendre soin de toutes les autres créatures, en respectant le dessein du Créateur. ”.

Borgo Laudato Si' : la graine du changement

En créant le Borgo Laudato Si' dans sa résidence de Castel Gandolfo, le pape François souhaitait qu'il soit guidé par les principes de l'encyclique Laudato Si', Publié en mai 2015. Le projet s'articule autour de trois axes : l'éducation à l'écologie intégrale, l'économie circulaire et générative, et la durabilité environnementale.

El Borgo unit deux âmes : le Centre d'enseignement supérieur Laudato Si', cœur éducatif du projet, et un système agricole fondé sur les mêmes principes.

Aujourd'hui, outre sa beauté naturelle, le village se transforme en un important centre de formation dédié aux activités éducatives destinées aux étudiants, aux professionnels et aux populations vulnérables. Chaque année, le complexe accueillera jusqu'à 2 000 étudiants du monde entier, dont des jeunes en situation de handicap, envoyés par les diocèses.

Lors de l'inauguration des lieux le 5, le pape Léon XIII a visité l'ensemble du domaine en voiturette de golf électrique et a salué la direction du Borgo, ainsi que les familles des employés et des étudiants. Cette rencontre a donné lieu à des images qui ont captivé le monde entier, comme le moment où il s'est arrêté pour nourrir des poissons ou lorsqu'on lui a présenté un veau.

Le pape a rappelé que le Christ avait invité ses disciples à contempler “ les oiseaux du ciel ” et à observer “ la croissance des lys des champs ”. Le pontife a souligné combien la faune et la flore sont souvent au cœur des paraboles évangéliques, mais qu’en l’occurrence, l’invitation vise à “ comprendre le dessein originel du Créateur ”.

“ Dès le commencement, tout a été sagement ordonné afin que toutes les créatures contribuent à la réalisation du Royaume de Dieu. Chaque créature a un rôle important et spécifique dans ce dessein, et chacune est ‘ une bonne chose ’, comme le souligne le livre de la Genèse ”, a-t-il ajouté.

Éducation

Rebeca Barba : “ Nos blessures viennent du fait de ne pas avoir été aimés et de ne pas savoir aimer. ”

L’intervention de Rebeca Barba, spécialiste mexicaine de la théologie du corps, de l’amour et de la sexualité, mérite réflexion. Atteinte d’un cancer, elle est conférencière au Congrès des éducateurs catholiques qui se tient à l’Université Francisco de Vitoria (UFV). Cet événement est 100% en ligne et gratuit, et porte sur la santé mentale et la sexualité.

Francisco Otamendi-25 septembre 2025-Temps de lecture : 4 minutes

“ Ma vie a basculé il y a un an lorsque j’ai appris que j’avais un carcinome malin au sein gauche. Je parlais déjà depuis quelques années de la théologie du corps et de la guérison intérieure. Mais une fois de plus, j’ai eu la confirmation que Dieu voulait que ma prédication s’appuie sur ma propre expérience vécue ”, a déclaré la professeure Rebeca Barba à Omnes avant le début du congrès de l’UFV.

“ On peut beaucoup apprendre sur la douleur et lire à son sujet, mais la vivre est une toute autre histoire. Je remercie Dieu pour le don de ma foi et la certitude qu’il veut que nous soyons sains et saufs ”, ajoute-t-elle depuis le Mexique.

L’amour de Dieu s’est manifesté de mille façons, explique-t-elle. Elle se sent “ très chanceuse ». Et « au terme de la période la plus difficile de mon traitement (chimiothérapie et radiothérapie), je réalise que j’ai encore le don de la vie pour continuer à apprendre à aimer et ainsi guérir. ”.

Santé mentale et sexualité 

La 6ème édition de Congrès des éducateurs catholiques Cet événement, qui se déroule jusqu'au 5 octobre, est organisé par l'Institut pour le développement et la personne. Il s'adresse plus particulièrement aux formateurs, éducateurs, parents, enseignants, psychologues et agents pastoraux. La cérémonie d'ouverture, également organisée en ligne, a accueilli le recteur de l'UFV, Daniel Sada, et une présentation de Mgr Ginés García Beltrán, évêque de Getafe, intitulée “ Santé mentale et cœur humain ”.

Rebeca Barba a suivi sa formation à l'Université Anáhuac (Mexique), à l'Athénée Regina Apostolorum de Rome, et a obtenu une maîtrise en mariage et famille à l'Université de Navarre, ainsi qu'aux États-Unis. Elle est membre consacrée de Regnum Christi et, se dit-elle, une fervente défenseure de la théologie du corps de saint Jean-Paul II. Voici un bref extrait de notre entretien.

Rebeca Barba se sent « très bénie » par Dieu.

Les cas de troubles mentaux sont en augmentation ces dernières années. Quelles sont les causes de cette augmentation ? Comment l’évalue-t-on ?

Je n'ai pas étudié le sujet en profondeur, mais je peux vous donner mon avis personnel. Je crois que nous vivons dans une société où le mariage et la famille sont fortement mis à mal. Cela crée, dès le départ, un environnement instable et difficile pour développer un équilibre mental sain. La sécurité que procure l'amour inconditionnel du foyer est essentielle au bien-être mental. 

D'un autre côté, nous ne pouvons ignorer que l'absence de Dieu et l'affaiblissement de la foi exposent les gens à de nombreuses épreuves et à de lourds fardeaux, les laissant livrés à eux-mêmes. L'être humain a ses limites, et nous devons le reconnaître, rechercher l'aide appropriée et renforcer nos relations fraternelles afin de vivre avec plus d'espoir. 

Que recommanderiez-vous en matière de prévention des problèmes de santé mentale ? Notamment chez les jeunes.

J’ai consacré presque toute ma vie à travailler auprès des jeunes et, à l’instar de saint Jean-Paul II, je crois qu’ils représentent l’espoir de l’avenir. Nombre d’entre eux sont désorientés par les idéologies actuelles ou souffrent d’un manque de repères affectifs, mais beaucoup d’autres, désabusés par ce que le monde leur offre, renouvellent leur quête pour étancher leur soif d’amour et d’épanouissement. 

Pour préserver leur équilibre mental, les jeunes ont besoin d'idéaux et de rêves, d'occasions d'aimer et d'être aimés, et de possibilités de faire le bien et d'avoir un impact positif. Par-dessus tout, ils ont besoin de vivre l'amour de Dieu – un Dieu proche et miséricordieux qui, précisément pour cette raison, ne les laissera pas sombrer dans la médiocrité ou le désordre. Une vie vécue selon les principes du véritable amour, un ami qui sait écouter et soutenir, un regard souvent tourné vers le ciel, une musique qui touche les cœurs au plus profond d'eux-mêmes… voilà ce dont ils ont besoin.

Et une fois le processus enclenché, quels sont vos conseils ?. 

La thérapie psychospirituelle, qui gagne en popularité ces derniers temps, même si elle n'offre pas une solution complète, me semble essentielle pour garantir à chacun le soutien d'un professionnel de santé. De plus, il est important d'avoir un guide spirituel et de trouver des personnes bienveillantes et patientes pour accompagner la personne dans sa démarche. 

Rebeca Barba anime le cours intitulé ‘ Aimer davantage, c'est guérir ’.

Par ailleurs, vous intervenez régulièrement sur la théologie du corps, l'amour et la sexualité. Pourriez-vous partager quelques concepts qui pourraient être particulièrement utiles ?.

Nous, catholiques, avons un besoin urgent d'apprendre sur l'affectivité et la sexualité dans une perspective positive et valorisante, comme l'expliquait Jean-Paul II. Ce qui nous a manqué, c'est un enseignement sur la beauté de la création, sur la perfection de l'œuvre de Dieu, et sur la meilleure façon de vivre le véritable amour. 

Enfin, je crois qu’en retrouvant la compréhension de la dignité de la personne humaine et de ce que signifie sa vocation suprême à aimer, nous atteindrons un plus grand bonheur et une plus grande harmonie avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes. 

‘ Aimer davantage guérit ’ est le titre d'un de ses cours. Puis-je vous expliquer ? Que veut-elle dire lorsqu'elle parle d'un chemin vers la guérison, ou d'apprendre à aimer pour se guérir soi-même ?

– Nombreux sont les catholiques qui ne connaissent pas bien le sujet de la guérison ou qui peuvent nourrir des soupçons, du scepticisme, etc. L’important est de comprendre ce que cela signifie : il s’agit d’un processus continu d’amour et de transformation en Dieu, qui implique d’accueillir consciemment ce qui a été vécu afin que la douleur n’ait pas le dernier mot. 

Mon cours s'intitule ‘ Aimer davantage guérit ’ car je crois fermement que toutes nos blessures proviennent d'un manque d'amour reçu et d'une incapacité à aimer véritablement. La guérison commence lorsque nous faisons l'expérience d'être aimés, même dans nos pires moments, et ce pouvoir appartient au Christ, celui qui nous a aimés le premier et qui continue de nous aimer, nous donnant la force d'aimer à nouveau par sa guérison et son salut. 

L'auteurFrancisco Otamendi

Évangile

Ce dont nous avons besoin pour être sauvés. 26e dimanche du temps ordinaire (C)

Joseph Evans commente les lectures du 23e dimanche du temps ordinaire (C) correspondant au 28 septembre 2025.

Joseph Evans-25 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Jésus raconte une parabole sur les conséquences de l'amour de l'argent et des richesses. Elle parle d'un homme riche, vivant dans le luxe, qui ignorait complètement le pauvre qui habitait à sa porte. Le pauvre meurt et trouve le repos dans l'au-delà. L'homme riche, lui, meurt et va en enfer.

Le message essentiel de cette parabole est que nous ne pouvons rester indifférents aux pauvres et à leurs besoins. Nous ne pouvons vivre égoïstement dans le confort tout en exploitant les pauvres ou en vivant à leurs dépens. Nous en serons punis dans l'au-delà. Les pauvres et les malheureux seront réconfortés ; ceux qui les exploitent seront punis. Mais nous serons également punis, non seulement pour avoir maltraité ou exploité les pauvres, mais aussi pour les avoir ignorés. Nous serons punis pour le mal que nous avons fait et pour le bien que nous n'avons pas fait.

Dans la parabole, l'homme riche ne maltraitait pas le pauvre : il ne le chassait pas, il l'ignorait tout simplement, tandis qu'il vivait entouré de luxe., “ Elle s’habillait de pourpre et de lin fin et festoyait chaque jour. ”. Seuls les riches pouvaient s'offrir de la teinture violette. L'homme riche ne lui donna même pas ses restes. L'homme était couvert de blessures, mais il était trop faible pour chasser les chiens qui venaient les lécher. Ou peut-être les chiens essayaient-ils de lui témoigner un peu de compassion, contrairement aux humains.

Le désir de richesse et de confort, la soif insatiable de toujours plus, nous endurcissent et nous rendent insensibles. La première lecture propose des exemples anciens d'une vie luxueuse qui, en réalité, est très moderne. Il s'agit d'un mode de vie hédoniste fondé sur des possessions onéreuses, le plaisir du corps et l'excès de nourriture et de boisson. La conclusion est que les riches ont reçu leur récompense sur terre et ne peuvent s'attendre qu'à un châtiment éternel.

Mais l'Évangile transmet aussi un autre message. Lorsque l'homme riche comprend qu'il n'y a aucun moyen d'échapper à l'enfer, il demande à Abraham d'envoyer Lazare avertir ses frères, afin qu'ils n'y soient pas damnés. Remarquons que le texte évoque clairement la réalité de l'enfer. quid de Abraham répond que Dieu nous a déjà donné tous les enseignements nécessaires pour éviter l'enfer et atteindre le paradis, et que nous ne devons pas attendre de révélations extraordinaires. Dieu nous transmet cet enseignement à travers la Bible, les enseignements de l'Église et de ses prêtres, et par notre conscience.

L'Évangile d'aujourd'hui montre clairement que Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin pour être sauvés : cela comprend tout l'enseignement et les conseils dont nous avons besoin, mais aussi les occasions de faire du bien à ceux qui sont dans le besoin, puisque, comme notre Seigneur l'enseigne clairement ailleurs (Mt 25, 31-46), nous devons aussi accomplir des œuvres de miséricorde pour être accueillis au Ciel.

Vatican

Le pape invite l'Église à prier le chapelet pour la paix en octobre

Le pape Léon XIV, lors de son audience générale d'aujourd'hui, a invité chacun à prier le Rosaire pour la paix, en particulier en famille et en communauté, durant tout le mois d'octobre. Un Rosaire sera récité chaque jour à 19h00 à la basilique Saint-Pierre. Le samedi 11 octobre, veille du Jubilé de la spiritualité mariale, un Rosaire pour la paix sera offert et l'ouverture du Concile Vatican II sera commémorée.

Francisco Otamendi-24 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Le pape Léon XIV a convoqué tout le monde, dans le Audience À compter de ce mercredi, chacun est invité à réciter le chapelet pour la paix chaque jour d'octobre, en particulier en famille et en communauté, a-t-il déclaré. De plus, un chapelet spécial pour la paix sera récité à l'église Saint-Pierre le 11 octobre.

Par une journée pluvieuse à Rome, sous de nombreux parapluies, le pape a fait cette annonce en tenant compte du fait que “ le mois d'octobre, qui approche déjà, est dédié par l'Église au Saint Rosaire ”.

L'invitation s'adresse à tous, avec une mention spéciale pour ceux qui travaillent au Vatican. Les employés et le personnel du Vatican sont invités à réciter cette prière mariale en la basilique Saint-Pierre tous les jours à 19h00.

11 octobre, anniversaire de l'inauguration du concile Vatican II

Par ailleurs, Léon XIV a déclaré que le samedi 11 après-midi, à 18 heures, sur la place Saint-Pierre, à l'occasion de l'anniversaire de l'ouverture de la Conseil du Vatican II.

Le 11 octobre 1962, saint Jean XXIII inaugura officiellement le concile Vatican II lors d'une cérémonie solennelle en la basilique Saint-Pierre. Ce concile dura quatre ans, jusqu'à sa clôture le 8 décembre 1965. À l'ouverture, saint Jean XXIII, pape Roncalli, prononça son allocution ‘ Gaudet Mater Ecclesiae ’.

Le geste le plus profond et le plus radical de l'amour de Dieu

Dans sa catéchèse, le pape a continué à méditer sur le mystère du Samedi saint et s'est concentré sur la descente de Jésus aux enfers, évoquée dans la Première Lettre de saint Pierre.

Il s'agit d'un acte salvifique, a-t-il souligné. “ Le Christ descend aux enfers pour apporter le message de la Résurrection à tous ceux qui sont plongés dans les ténèbres. Cet événement représente le geste le plus profond et le plus radical de l'amour de Dieu pour l'humanité. Il a choisi de nous chercher là-bas, en enfer, c'est-à-dire dans cette condition existentielle où règnent la souffrance, la solitude, la culpabilité et la séparation d'avec Dieu et les autres. ”. 

“ Le Christ descend là-bas pour libérer encore aujourd’hui ceux qui vivent dans la mort à cause du mal et du péché, ceux qui vivent l’enfer quotidien de la solitude, de la honte, de l’abandon ou du lassitude de la vie ”, a-t-il souligné.

Si nous avons “ touché le fond ”, Dieu est miséricordieux.

Le Christ pénètre “ dans toutes ces réalités obscures non pour juger, mais pour libérer ; non pour blâmer, mais pour sauver. Le Christ descend d’entre les morts pour manifester l’amour du Père. Par conséquent, il n’y a pas de passé si souillé, ni d’histoire si irrémédiablement brisée qu’elle ne puisse être touchée par sa miséricorde. ». 

Si parfois nous avons le sentiment d’avoir “ touché le fond ”, souvenons-nous que c’est de là que Dieu est capable de commencer une nouvelle création faite de cœurs pardonnés, comme le soulignait Léon XIV.

Également en roumain

La Cour a inauguré aujourd'hui des lectures en roumain et en slovaque, en plus des lectures habituelles.

Aux pèlerins roumanophones et hongrophones, le Pape a déclaré : “ J’adresse mes salutations les plus chaleureuses aux peuples roumanophones et hongrophones, en particulier aux fidèles de l’éparchie gréco-catholique de Maramureș, à Brașov, ainsi qu’à la délégation de sénateurs, d’avocats, de professeurs et de représentants de la société civile roumaine. Puisse ce pèlerinage dans la ville des Apôtres Pierre et Paul fortifier votre foi, afin que vous soyez toujours plus crédibles comme témoins de l’Évangile dans vos familles et dans la société. Que Dieu vous bénisse ! ”

Et en slovaqueo

“ J’adresse mes salutations les plus chaleureuses aux fidèles slovaques ”, a-t-il ajouté. “ En particulier, aux participants du 19e pèlerinage de l’Ordinariat des Forces armées et du Corps armé de la République slovaque, ainsi qu’aux groupes paroissiaux. ”.

“ Chers frères et sœurs, vous êtes venus ici en cette Année jubilaire pour franchir les Portes Saintes. Je souhaite que vous soyez des témoins courageux de l’Évangile d’espérance dans votre lieu de vie et de travail. Avec joie, je vous accorde la Bénédiction apostolique, ainsi qu’à votre service et à vos proches dans votre pays. Loué soit Jésus-Christ ! ”.

Enfin, après s'être exprimé en italien et avant de donner sa bénédiction, le Pape a adressé ses pensées aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. “ Que l'amitié avec Jésus soit pour vous une source de joie, une inspiration pour chacun de vos choix et un réconfort dans les moments de souffrance et d'épreuve. Que ma bénédiction soit sur vous tous ! ”

L'auteurFrancisco Otamendi

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Évangélisation

Sainte Marie, Mère de Miséricorde

L'Église célèbre la Vierge de la Miséricorde le 24 septembre. Les frères qui ont suivi le fondateur de l'Ordre mercédaire, saint Pierre Nolasque, étaient convaincus que la Vierge Marie était intervenue lors de sa fondation. C'est pourquoi, dans les Constitutions de 1272, ils l'ont nommé Ordre de Notre-Dame de la Miséricorde pour la Rédemption des Captifs.

Francisco Otamendi-24 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Lorsque les Mercédaires construisirent leur première église en 1249, ils la dédièrent à Sainte Marie, dont l'image commença à être connue sous le nom de Sainte Marie de la Miséricorde, et de là son culte se répandit dans toutes les églises où les Mercédaires s'installèrent.

Dans l'évangélisation de l'Amérique, à partir de 1493, le deuxième voyage de Colomb, avec les Mercédaires Marie de la Miséricorde était toujours présente. La dévotion populaire a changé son nom, la nommant Notre-Dame de la Miséricorde. C'est-à-dire, la dispensatrice de tous les dons que son Fils Rédempteur a placés entre ses mains.

Alors que la dévotion à Marie, sous le vocable de Notre-Dame de la Miséricorde, se répandait largement, l'Église, en 1616 avec Pie V, puis en 1684 et 1696, étendit sa vénération à toute la chrétienté. Les Constitutions actuelles de l'Ordre de la Miséricorde proclament : “ Pour son intervention dans la fondation et la vie de l'Ordre qui porte son nom, nous, mercédaires, invoquons… » Marie, Mère de Miséricorde. Et nous la vénérons comme la source d'inspiration de son œuvre de rédemption.

Sainte patronne de Barcelone

Le 24 septembre est la fête de Notre-Dame de la Miséricorde, Sainte Thérèse, patronne de Barcelone. Vous pouvez découvrir son histoire et assister aux célébrations à Barcelone. Site web de Mercedarian. Seules certaines fonctionnalités sont incluses ici.

Dès 1255, une confrérie dédiée à Notre-Dame de la Miséricorde existait. Le couvent jouissait d'une grande renommée dans la ville, car il était de coutume que les captifs affranchis défilent dans certaines rues de Barcelone. La ville remercia Notre-Dame de la Miséricorde pour son aide lors des épidémies de peste de 1651 et de la sécheresse de 1680. Lorsque l'invasion de criquets prit fin cette même année, Notre-Dame de la Miséricorde fut proclamée sainte patronne de Barcelone.

Le 21 octobre 1888, l'image de la Mare de Déu de la Mercé fut couronnée dans la cathédrale par l'évêque de Barcelone, avec l'approbation du pape Léon XIII le 31 mai.

Certains saints se sont tournés vers Notre-Dame de la Miséricorde à différentes époques, comme saint Josémaria Escrivá. Toutes les dévotions mariales qu'il a rencontrées ont trouvé une place dans son cœur. Et certaines sont devenues… importance particulière à des moments précis : la Vierge de la Miséricorde, sainte patronne de Barcelone, était l'une d'entre elles.

L'auteurFrancisco Otamendi

Évangélisation

Briser les moules : la vision des femmes selon Jésus

Si l'on interroge les internautes sur les révolutions les plus importantes de l'histoire liées à l'IA, on cite la révolution scientifique, la glorieuse révolution industrielle, la révolution française, la révolution américaine pour l'indépendance, la révolution russe et la révolution chinoise… Mais deux révolutions cruciales pour l'histoire de l'humanité manquent à l'appel, bien qu'elles soient fondamentalement les mêmes : la révolution de l'amour, le message central de Jésus et, en parallèle, sa vision novatrice des femmes.

Francisco Otamendi-24 septembre 2025-Temps de lecture : 5 minutes

À l'époque de Jésus, il y a deux mille ans, les femmes n'avaient aucun rôle. Ni alors, ni dans aucune des sociétés préchrétiennes. Mais “ dans l'histoire des amis de Dieu, le rôle des femmes est égal à celui des hommes ”, affirme l'avocat Benigno Blanco dans un podcast intitulé ‘‘ Les nouveaux influenceurs III ’, centré sur Marie-Madeleine, la disciple de Jésus. 

Une thèse similaire est formulée, d'un point de vue académique, par María Blanco, professeure de droit canonique à l'Université de Navarre. Dans son ouvrage ‘ Les femmes dans l'Église ’ (2020), le juriste souligne que Jésus-Christ “ était le véritable générateur et promoteur de sa dignité ”. 

Dans un bref aperçu historique, Maria Blanco affirme que “ les actions de Jésus-Christ envers les femmes se caractérisaient par une transparence et une profondeur extraordinaires “. Elle ajoute : ” La force de son comportement témoigne du respect et de l’honneur dus aux femmes. “.

Selon lui, “ l’humanisation apportée par le christianisme se manifeste, entre autres, par la reconnaissance des femmes pour ce qu’elles sont : des filles de Dieu, exactement au même titre que les hommes. ”.

Dieu cherche des amis 

L'exposition de Benigno Blanco explore des détails qui nous permettent de comprendre pourquoi le comportement et le point de vue de Jésus sur les femmes sont véritablement révolutionnaires. 

Tout au long de l'histoire, Dieu a recherché des amis à qui il a confié son message. Il prend soin d'eux, les traite personnellement et leur demande de transmettre la Révélation divine ancestrale à l'humanité durant cette période historique précise.

Avant Jésus-Christ, Abraham, David, Moïse et d'autres ont reçu et transmis les desseins de Dieu pour l'humanité. Ce rôle s'est intensifié lorsque le Christ s'est incarné et est venu sur terre. Dieu a alors cherché un groupe d'amis avec lesquels il a tissé une relation privilégiée, leur confiant ses projets pour l'humanité avec une plus grande intimité. Il leur a demandé, après son départ de ce monde, de continuer à transmettre son message de génération en génération. 

Dans la tradition de l'Ancien Testament, contrairement aux cultures grecque et romaine, les femmes jouent un rôle central. Parmi elles, on compte Miriam, la sœur de Moïse ; Ruth, qui donne son nom à un livre ; et plusieurs autres. 

La condition féminine en Grèce, à Rome et dans le monde juif

Après avoir évoqué saint Pierre dans un autre podcast, Blanco se concentre sur Marie-Madeleine et propose quelques idées fondamentales sur la condition des femmes dans cette société.

“Dans toutes les sociétés préchrétiennes, les femmes n'avaient pas voix au chapitre. Nous en savons beaucoup sur la Grèce et la Rome antiques : la discrimination y était omniprésente. Les femmes n'avaient aucune influence sur la vie publique ; leur rôle se limitait à celui d'épouse, par exemple l'épouse de l'empereur et la mère de ses enfants. 

Un auteur grec de l'époque résumait ainsi le rôle des femmes à Athènes : “ Une femme est une prostituée pour le plaisir, et une épouse pour nous donner des enfants. ” “ Les femmes n'avaient pas de personnalité juridique et appartenaient à leur père, puis à leur mari ”, selon le droit romain. “ Dans la culture juive, il en allait plus ou moins de même. ”. 

Les femmes n'avaient aucun rôle à jouer dans la vie publique, la culture, la politique, ni dans aucun domaine similaire. Leur rôle se limitait au foyer. Elles ne pouvaient ni commercer ni témoigner devant un tribunal. L'avocat Benigno Blanco souligne ce point : il était nécessaire d'obtenir le témoignage concordant d'au moins deux femmes pour vérifier leur version des faits.

Comment Jésus traitait les femmes 

Jésus ne traitait pas les femmes comme les sociétés préchrétiennes, la Grèce ou Rome. “ Il était véritablement novateur ”, affirme Blanco. Il est intéressant de souligner ce que nous savons du comportement de Jésus envers les femmes :

“ Il avait des disciples femmes, chose inédite chez les rabbins juifs. On le sait grâce à la Torah, le livre de la loi juive. Les Évangiles rapportent que Jésus était accompagné de ses disciples, ainsi que d'un groupe de femmes, parmi lesquelles Marie-Madeleine. ” C'était une nouveauté qui a dû fortement scandaliser les Juifs de l'époque », note Benigno Blanco. ». 

Par exemple, les disciples furent surpris de le voir parler avec une femme, la Samaritaine, au début de son ministère public, comme le relate l'Évangile. Jésus ne partageait pas les préjugés de son époque concernant les femmes.

Témoins de la Résurrection

De plus, Jésus-Christ a accompli de nombreux miracles pour les femmes. L’Évangile mentionne la présence de Marie-Madeleine au pied de la Croix, aux côtés de Marie, la mère de Jésus, de sa tante, Marie de Cléophas, et de saint Jean lui-même. Peu après, il décrit en détail le dialogue entre Jésus ressuscité et elle, qui commence ainsi : “ Femme, pourquoi pleures-tu ? ” Et Jésus répond : “ Marie. ” Et elle : “ Rabboni ”, ce qui signifie Maîtresse (Jn 20).

Elle est le premier témoin de la Résurrection de Jésus, bien que Benigno Blanco souligne que, selon lui, Jésus “ était déjà apparu à sa mère Marie, selon une ancienne tradition ”, même si l'Évangile n'en fait pas mention.

“ Jésus a rompu avec les coutumes, les normes juridiques et la façon dont les femmes étaient traitées à son époque. ” Le juriste Blanco cite des exemples et souligne “ le rôle prépondérant des femmes dans les origines du christianisme et de l’Église ”.

Résumé de la révolution de Jésus en 4 concepts

Les idées de Jésus sur les femmes étaient révolutionnaires car elles leur accordaient dignité, autorité morale et liberté, rompant ainsi avec les normes culturelles et religieuses de son époque qui les considéraient comme inférieures. 

Jésus s'est adressé à eux directement et avec respect, les a inclus dans son cercle de disciples, les a défendus devant la société (comme dans l'épisode de la femme adultère) et a fait d'eux d'importants témoins de son message et de sa résurrection, comme on l'a vu.

A. La dignité des femmes

Jésus a démontré que les femmes n'étaient pas inférieures, mais des personnes créées à l'image de Dieu, dotées d'une dignité et d'une valeur égales à celles des hommes.

Justice et compassion : face à la femme adultère, Jésus la défendit de la condamnation et fit preuve de compassion, déclarant que seul celui qui est sans péché jetterait la première pierre. Et tous s’en allèrent. Cela lui rendit sa dignité et la libéra de l’exclusion. 

B. Place dans la société. Liberté 

Les femmes étaient des interlocutrices directes de Jésus. Rompant avec la tradition, Jésus s'adressait aux femmes directement et publiquement, ce qui provoqua un scandale à son époque.

Compagnie de Jésus : Les femmes faisaient partie de son groupe de disciples, voyageant avec lui et jouant un rôle fondamental dans son ministère, ce qui était sans précédent dans son contexte historique.  

C. Rôle dans la communauté chrétienne. Témoins privilégiés

Dignité et citoyenneté : les femmes ont recouvré leur dignité et leur autorité morale, cessant d'être considérées comme de simples sujets passifs et devenant des membres actifs. 

La Samaritaine : Jésus lui a parlé directement, et elle est devenue évangéliste en partageant le message du Messie. 

La femme atteinte d'hémorragie : Jésus l'a guérie, manifestant ainsi son acceptation et sa paix. 

Martre Elle proclame la divinité de Jésus-Christ. Après la mort de Lazare, Marthe, la sœur de Marie et de Lazare, confesse la divinité du Seigneur, comme le fera plus tard saint Pierre. Marthe dit à Jésus que si elle avait été présente, son frère ne serait pas mort. Jésus répond : “ Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? ” Elle répond : “ Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde. ”.

Les femmes au pied de la croix de Jésus : Avec sainte Marie, la mère de Jésus, elles étaient présentes depuis les derniers instants de Jésus sur la croix, jusqu'à sa mort et sa résurrection, témoignant ainsi de leur fidélité.

Témoins privilégiés : Ils furent les premiers à annoncer la résurrection de Jésus, notamment Marie-Madeleine, comme indiqué ci-dessus.

D. Les acteurs clés des débuts et de l'expansion de l'Église

Les Actes des Apôtres font fréquemment mention des femmes. Maria Blanco écrit : “ L’étude du premier siècle – période où le christianisme a fait irruption dans le contexte judéo-romain – nous permet de constater que l’avenir des femmes chrétiennes était, dès le départ, porteur d’espoir. Il suffit de voir comment l’Apôtre aux Gentils s’adresse aux maris, les exhortant à traiter leurs épouses comme leurs propres corps. ”.

L'auteurFrancisco Otamendi

Évangélisation

Boèce, un héritage de 1500 ans : philosophe, homme politique et martyr de la vérité

Boèce, le dernier grand intellectuel romain et martyr chrétien, continue d'éclairer par son œuvre la relation entre la providence divine et la souffrance humaine.

David Torrijos-Castrillejo-24 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Le 22 avril 2007, Benoît XVI s'est rendu à la basilique Saint-Pierre-en-Ciel-d'Or de Pavie, accompagné du prieur général des Augustins de l'époque, le père Robert Prévost. À cette occasion, le pape a pu vénérer les reliques du grand saint Augustin d'Hippone, conservées en cette basilique, ainsi que celles d'un autre éminent intellectuel chrétien, vénéré comme martyr dans cette même basilique chaque 23 octobre : Anicius Manlius Torquatus Severinus Boethius. Il se trouve que le père Prévost est monté au trône pontifical en 2025, année du quinzième centenaire de son martyre, qui a dû avoir lieu entre 524 et 526, la date exacte étant incertaine.

Son nom révèle les origines patriciennes de Boèce, un trait qui le conduisit à s'engager en politique sous le règne de Théodoric. Il acquit une grande influence à la cour. Il nourrissait le rêve de préserver l'héritage politique et intellectuel des Grecs et des Romains au sein du nouvel ordre établi par les peuples germaniques. Parmi les trésors hérités de l'Empire romain vaincu, le christianisme se distinguait, ayant déjà conquis le cœur des vainqueurs. Ainsi, Boèce mena de front ses activités politiques et un projet culturel de premier plan, finalement freiné par ses nombreuses responsabilités et sa mort prématurée.

Il avait reçu une éducation non seulement imprégnée de la plus prestigieuse culture latine, mais aussi de philosophie grecque, maîtrisant la langue hellénique bien mieux que saint Augustin, qui exerça une influence considérable sur Boèce. Ce laïc chrétien, père de famille, aspirait notamment à faciliter l'accès des Latins à la sagesse grecque. Il était loin d'imaginer que, malgré l'inachèvement de son projet, il deviendrait l'un des plus grands maîtres des intellectuels médiévaux. Il ambitionnait de traduire et de commenter l'intégralité des œuvres de Platon et d'Aristote, pensant à ceux qui ne pouvaient lire leurs ouvrages dans leur langue originale. En réalité, il ne put traduire et commenter que quelques livres de Cicéron, Porphyre et Aristote. Ce travail suffit néanmoins à exercer une influence durable.

Ce dévouement à la pensée profane ne l'empêcha pas d'apporter également plusieurs contributions précieuses à la théologie, notamment grâce à ses pamphlets théologiques influents, qui viennent d'être retraduits dans notre langue cette année (éditions Sígueme). C'était l'époque où les grandes controverses trinitaires et christologiques qui avaient animé les Pères de l'Église étaient encore d'actualité.

La ‘ Consolation ’ et son héritage spirituel

Ainsi, Boèce, l'un des derniers intellectuels romains, est en quelque sorte considéré comme le père de la science médiévale. Cependant, il recouvrera également son prestige durant la Renaissance, période où son œuvre la plus célèbre, « La Consolation de la philosophie », sera traduite dans plusieurs langues romanes.

Son engagement politique fut le moteur de cette dernière œuvre, la plus remarquable de sa carrière littéraire. À la fin du règne de Théodoric, il tomba en disgrâce et passa le reste de sa vie en prison, victime d'une intrigue qui lui coûta la vie. Durant sa captivité, il écrivit sa « Consolation », alternant vers et prose et reprenant des métaphores connues telles que la “ roue de la fortune ”. Certes, le malheur l'avait frappé, mais cela lui permit de nous offrir une réflexion profonde sur la providence divine et la souffrance humaine.

Bien que Boèce emploie le langage des païens, la fortune n'obéit plus pour lui à un destin aveugle, mais tout est régi par la providence divine. Aucun mal n'atteint ceux qui se réfugient entre Ses mains, dont le seul malheur est de s'être séparés de Lui. Souvent, lorsque nous traversons des épreuves et que quelqu'un nous encourage à avoir confiance dans le plan de Dieu, nous avons tendance à penser qu'il est facile d'utiliser cet argument contre celui qui ne souffre pas. À l'inverse, dans la magistrale « Consolation » de Boèce, nous trouvons la vibrante protestation contre la consolation que procure la contemplation de la providence, chez celui qui a souffert pour sa fidélité à Dieu, sa loyauté envers son roi, envers la vérité et envers sa conscience.

L'auteurDavid Torrijos-Castrillejo

Professeur associé, Faculté de philosophie, Université ecclésiastique San Daámaso

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Le déclin de l'Europe et le futur Docteur de l'Église, John Henry Newman

Un voyage à travers la France et la Belgique devient une réflexion sur la sécularisation de l'Europe et la renaissance spirituelle naissante du continent.

24 septembre 2025-Temps de lecture : 4 minutes

En traversant les Pyrénées par Jaca, on rejoint la France par une route très étroite et sinueuse. La circulation, dense et incessante, est composée de conducteurs roulant à vive allure sur ce tronçon dangereux. En discutant de la conduite imprudente des Français avec mes amis et compagnons d'aventure – qui traversaient eux aussi la France pour rejoindre la Belgique – nous avons rapidement constaté que ce n'était pas une simple impression, mais bien une réalité. Nous sommes tombés sur un grave accident et, après nous être assurés que les blessés étaient bien pris en charge, nous avons repris la route. 

Après quelques kilomètres, nous avons commencé à remarquer un autre phénomène curieux : les panneaux indiquant l’entrée des villes étaient tous à l’envers, à 180 degrés ! Nous nous sommes demandés pourquoi, et comme nous ne pouvions répondre à cette question énigmatique, le copilote a lu un article que l’IA avait trouvé en ligne. Il expliquait que de jeunes agriculteurs français avaient décidé de retourner les panneaux pour “ attirer l’attention sur la situation difficile que rencontrent les jeunes agriculteurs en France ”. Cette pratique s’est répandue et est désormais utilisée dans certaines régions d’Espagne pour faire valoir les mêmes revendications.  

Après deux jours de voyage à travers la Gaule du sud au nord, avec des arrêts à Lourdes et Tours, nous sommes arrivés en Belgique et avons été impressionnés par Bruxelles, Gand, Anvers, Louvain, Liège… Où leurs bâtiments, leurs rues et leurs places se distinguent… Comme l’hôtel de ville de Louvain, la Grand-Place de Bruxelles ou celle d’Anvers… Mais les plus majestueuses sont peut-être les cathédrales gothiques, qui ressemblent aujourd’hui davantage à un musée bien conservé qu’à un lieu de culte. 

Comment les églises de Belgique ont-elles pu se retrouver dans un tel état ? Comme des édifices sans vie, dépourvus d'âme. Où est passé le christianisme dans cette Europe multiculturelle ? Où sont la bonté, la beauté et la vérité ? Car non seulement la foi en Dieu a disparu, mais aussi le bon goût et la sensibilité que le divin confère.

 La France semble se trouver dans la même situation, mais on observe depuis peu un regain de ferveur religieuse. Aux alentours de Pâques 2025, on a comptabilisé 10 000 baptêmes d'adultes et 7 000 baptêmes d'adolescents. Ce renouveau spirituel n'est pas un phénomène isolé ; il semble avoir atteint un tournant et se poursuit, comme l'a confirmé Fernando Díaz Villanueva dans une vidéo récente sur sa chaîne, en présentant des données qui attestent d'une légère augmentation générale. Ouest.

Mais comment cette crise a-t-elle commencé ?

On peut en faire remonter les origines au modernisme du XIXe siècle, lorsque l'Église catholique accepta la séparation des pouvoirs entre l'Église et l'État dans de nombreux pays occidentaux. Cette situation posa problème aux catholiques, très attachés au cléricalisme, qui peinaient à saisir le caractère naturel de cette séparation. Cette anomalie entraîna la disparition de certains ordres religieux, la nationalisation des biens de l'Église et la sécularisation des universités. 

Cette situation, aggravée par de nombreux autres événements, n'a fait qu'éroder la foi de beaucoup, jusqu'à la faire disparaître complètement. Mais lorsqu'une porte se ferme, une autre s'ouvre. Car, parallèlement, de nouveaux penseurs chrétiens ont émergé, contribuant à la renaissance subséquente, d'un point de vue anthropologique, de la pensée et de la foi. Selon le professeur Juan Luis Lorda, prêtre et docteur en théologie, on peut classer ces intellectuels en quatre groupes. 

Parmi les penseurs capables de saisir l'essence des événements, on compte Newman, Rosmini, Balmes et Kierkegaard. D'autres, comme Ozanam et Lord Acton, avaient une orientation plus politique et sociale. On trouvait également des fondateurs de congrégations vouées à l'éducation, tels que saint Jean Bosco et saint Antoine-Marie Claret. Enfin, il y avait les romantiques qui défendaient la tradition chrétienne contre le laïcisme rationaliste, comme Chateaubriand, les frères Schlegel et Novalis.

Dans le premier groupe, comme l'indique Lorda, Antonio Rosmini se distingue par son ouvrage *Antropologia Soprannaturale*. Jaime Balmes est remarquable pour son analyse de nombreuses questions philosophiques. Quant au penseur luthérien Søren Kierkegaard, il est une figure marquante car il a défendu la valeur unique de chaque individu, valeur qui ne peut être pleinement comprise qu'en présence de Dieu, et parce qu'il reconnaissait que chaque personne est intrinsèquement relationnelle à travers le langage et l'amour, contrairement au totalitarisme hégélien. Enfin, saint John Henry Newman mérite d'être mentionné pour son opposition à la déchristianisation de la société libérale. 

Il n’est donc pas anodin qu’en ces temps de déclin progressif, marqués par un léger regain de foi en la transcendance, le nouveau pape recherche des modèles moraux et intellectuels, espérant un retour à un passé meilleur. C’est pourquoi, le 31 juillet 2025, Léon XIV a confirmé l’avis favorable de l’Assemblée plénière des cardinaux et des évêques, membres du Dicastère pour les causes des saints, d’accorder prochainement le titre de Docteur de l’Église universelle à saint John Henry Newman, cardinal de la Sainte Église romaine. 

Casimiro Jiménez, prêtre et docteur en écologie et théologie, auteur de l'ouvrage “ John Henry Newman : Conversion et Providence ”, publié chez Digital Reasons, met en lumière deux aspects de la vie de Newman. D'une part, son amour de la vérité, qui le conduisit à se convertir de l'anglicanisme au catholicisme à l'âge de 44 ans, lui valant le mépris de beaucoup et le surnom péjoratif de “ Judas anglais ”. D'autre part, il voyait la main de Dieu dans les épreuves qu'il traversa, ce qu'il appelait la “ douce lumière ”, qu'il exprima dans un poème brillant du même titre. Il était certain que la Providence le guiderait et ne l'abandonnerait pas, et il en fut ainsi.

Quoi qu’il en soit, cette décision papale pourrait être un signe de plus de la renaissance de la foi, ou peut-être une voie ou un guide pour cette croissance, suivant les traces de ce converti.

L'auteurÁlvaro Gil Ruiz

Professeur et collaborateur régulier de Vozpópuli.

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Espagne

Madrid est en effervescence : l'Église rassemble des milliers de jeunes avec une force irrésistible.

Cet événement, qui devrait attirer des milliers de participants, proposera un programme varié allant d'ateliers sur la foi et les relations à un grand concert mettant en vedette des artistes de musique catholique.

Javier García Herrería-23 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Les trois diocèses de Madrid – Alcalá de Henares, Getafe et l’archidiocèse de Madrid – s’affirment comme un pôle d’excellence pour l’organisation d’activités destinées aux adolescents et aux jeunes adultes. Le dynamisme croissant des nombreuses initiatives paroissiales est complété par une pastorale des jeunes de plus en plus active dans les paroisses de toute la région.

Dans la foulée des Journées Mondiales de la Jeunesse de Lisbonne 2023, Madrid a lancé la Rencontre de la Vie, une journée festive qui a rassemblé 2 000 jeunes pour la prière, la catéchèse, une messe présidée par le cardinal José Cobo et un concert avec Hakuna et d'autres groupes. La deuxième édition a eu lieu en 2024 et a rassemblé 2 700 jeunes, soit une augmentation de 35 %. Plus récemment, plus de 30 000 jeunes Espagnols ont participé au Jubilé à Rome en juillet dernier.

C’est dans ce contexte qu’intervient le Festival WOW, Le premier Jubilé interdiocésain pour adolescents et jeunes adultes, organisé conjointement par les trois diocèses de Madrid, devrait attirer entre 1 000 et 2 000 adolescents le matin et entre 3 000 et 4 000 jeunes adultes l'après-midi, confirmant ainsi la consolidation d'une pastorale des jeunes en pleine expansion.

Activités prévues

Bien que le programme comprenne des activités récréatives — comme des chasses au trésor et un spectacle du magicien Numis —, l'événement propose bien plus encore. Au programme également : des ateliers et des présentations sur des sujets tels que les relations amoureuses, les blessures émotionnelles, les doutes sur la foi, l'art et la théologie, ainsi qu'une messe à la cathédrale de l'Almudena, un pèlerinage jubilaire, un podcast en direct et un grand concert de clôture avec Aisha Ruah, Paola Pablo, Javi Portela et le groupe Hakuna.

L'événement a été présenté à la presse par trois jeunes représentants de chaque diocèse : David (Alcalá), Rossy (Getafe) et Álvaro (Madrid). David a encouragé d'autres jeunes à se joindre à lui par un message direct : “ Si vous ne sortez pas de chez vous, vous ne trouverez pas de réponses à vos questions. ”.

Le WOW Fest est préparé par les délégations de la Pastorale des Enfants et des Jeunes, de la Pastorale Universitaire et de la Pastorale Professionnelle, en collaboration avec divers mouvements et réalités ecclésiaux, qui œuvrent ensemble pour montrer aux jeunes la beauté de la foi et la force de la communion.

L'organisation recommande de s'inscrire gratuitement à l'avance, tout en précisant qu'il sera également possible de le faire sur place.

Les organisateurs du WOW Fest lors de la présentation de l'événement.

Calendrier

🕙 10:00 – Jubilé pour les adolescents (12 à 15 ans)

  • 10h00 → Bienvenue dans la cour de la cathédrale
  • 10h30 → Spectacle d'ouverture
  • 11h00 → Gymkhana à travers le centre-ville
  • 12h30 → Rencontre avec nos évêques

🕧 12:30 – Moment du Jubilé

  • Pèlerinage à la cathédrale par groupes de chaque diocèse pour obtenir la grâce du jubilé.
    • GetafeÉglise de San Ginés
    • AlcaláCarmélites Plaza España
    • MadridJardins des Vistules
  • 13h30 → Eucharistie à la cathédrale de l'Almudena
    • Un cadeau spécial sera offert à ceux qui confirmeront leur inscription cette année.
  • 14h30 → Déjeuner ensemble sur la place

🕓 16:00 – Jubilé de la jeunesse (à partir de 16 ans)

  • 16h00 → Spectacle d'ouverture
  • 17h00 → Présentations (choisissez-en une)
  • 18:50 → Podcast en direct
  • 19:50 → Verveine
  • 20h30 → Concert (Aisha Ruah, Paola Pablo, Javi Portela et Hakuna Group Music)
  • 22h00 → DJ Set
  • 23h00 → Fermeture
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Culture

Artologie : « une autre façon d'observer l'invisible »

Le premier cours d'artologie propose un parcours esthétique et spirituel inspiré par le catéchisme de l'Église et les grandes œuvres de l'art universel.

Rédaction Omnes-23 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Le premier cours d'Artologie débutera à Madrid le 7 octobre. Ce programme pédagogique novateur vise à rendre plus accessible le mystère révélé de la foi chrétienne aux participants grâce à l'art et à la beauté. Placé sous le signe de « une autre manière d'observer l'invisible », le cours propose une expérience esthétique et spirituelle qui, à travers des chefs-d'œuvre et des échanges, permettra aux participants de découvrir la profondeur de la foi chrétienne d'une façon stimulante, dynamique et contemporaine.

“ Nous avons constaté une demande chez de nombreux jeunes : le mystère révélé s’accède moins par la raison que par la contemplation esthétique ”, explique Viver. “ L’art offre l’expérience d’une Présence sublime et véritable, pas toujours comprise, mais qui exige toujours notre engagement profond. Il est cathartique. Notre société recherche moins les dogmes ou les idéologies que l’expérience de la vérité. Ce n’est qu’ensuite que la réflexion théologique apparaît, dans la mesure où elle le peut. Tel est l’objectif du premier cours d’artologie », ajoute-t-il.

Animée par l'artiste et photographe Javier Viver, « Arteología » se tiendra dans son studio (C/Doña Berenguela 7, local, 28011 Madrid) les premier et troisième mardis de chaque mois, de 20h à 22h, jusqu'en juin 2026. L'inscription coûte 250 euros — avec une bourse de 200 euros pour les anciens élèves de l'Observatoire de l'Invisible ou les Amis de la Voie de l'Art — et peut être suivie en personne ou en ligne, en direct ou à la demande.

Un programme inspiré du Catéchisme et du Concile Vatican II

Ce cours propose une expérience esthétique du Dépôt de la Foi chrétienne, inspirée du Catéchisme de l’Église catholique et de la richesse du Concile Vatican II. Il s’articule autour des quatre grands “ arts ” de la vie chrétienne :

  • Ars Credendi (croire)
  • Ars Celebrandi (fêter)
  • Ars Orandi (prière)
  • Ars Vivendi (vivre)

Chaque séance combine formation, contemplation et commentaires sur des œuvres d'art — des classiques comme Vermeer, Caravage et Canova aux artistes contemporains comme Bill Viola — pour montrer comment la beauté illumine la foi et la vie quotidienne.

Public cible et contenu

Destiné tout particulièrement aux artistes et aux personnes dotées d'une sensibilité esthétique, ce cours vise à “ offrir aux hommes et aux femmes du XXIe siècle la beauté et l'harmonie de la foi ” à travers l'étude des Saintes Écritures, de la Tradition vivante de l'Église et de son Magistère.

Le programme s'ouvre le 7 octobre avec la session “ Création et tribulation. La beauté d'un monde créé et blessé ”, animée par Abel de Jesús, dans le cadre du bloc Ars Credendi, et se déroulera sur 17 séances jusqu'en juin, abordant des sujets tels que la prière, les sacrements, la morale chrétienne et la vocation, toujours en dialogue avec des œuvres d'art.

Pour plus d'informations, vous pouvez écrire à info@viadelarte.org et appelez le 614 128 152. 

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Cinéma

« Vers le sommet » : un film produit par une école qui atteint le cinéma

Production virtuelle, valeurs chrétiennes et travail d'équipe : c'est ainsi que le Colegio Alpamayo transforme le cinéma en une école de vertus avec “ Hasta la Cumbre ”, un film dont la première aura lieu le 27 septembre.

Teresa Aguado Peña-23 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

L'école Alpamayo de Lima fera ses débuts sur grand écran le 27 septembre avec « Hasta la Cumbre » (Vers le sommet), son premier long métrage. Ce film, réalisé par les élèves et les enseignants, est un projet éducatif novateur en Amérique latine. Réalisé par Emilio Campoverde, ancien élève de l'école et diplômé d'une école de cinéma d'Orlando, il marque le lancement d'un studio de cinéma scolaire permanent, doté de technologies de pointe et intégrant des valeurs chrétiennes à son récit.

Campoverde se souvient que “ tout a commencé lorsque le réalisateur Renzo Forlín m'a appelé dès que j'ai terminé mes études à Orlando pour me parler de l'idée de faire un film au Pérou. J'avais obtenu mon diplôme d'Alpamayo en 2020 et, en raison de l'affection que j'ai pour cette école, j'ai accepté sans hésiter. ”.

Avec du matériel professionnel (caméras, objectifs et autres équipements) importé des États-Unis, il a mis en place un petit atelier extrascolaire. “ Au début, nous n'étions qu'une poignée d'enfants, et je leur ai appris les bases : écrire des histoires, utiliser des caméras et des microphones, faire du montage… tout en rédigeant le scénario du premier film de l'école ”, explique-t-il. De cet atelier est né le “ Studio de cinéma de l'école Alpamayo ”.

Le cinéma comme formation aux vertus

Le film raconte l'histoire de deux étudiants qui entreprennent l'ascension de l'Alpamayo et font face à des défis physiques et mentaux. “ La montagne est une métaphore des défis personnels. Chacun a son propre sommet à conquérir ”, explique Campoverde. L'histoire reflète des valeurs profondément chrétiennes telles que la fraternité, le pardon et le dépassement de soi. “ Plus qu'un simple message d'évangélisation, le film inspire par l'exemple et le récit, montrant comment la foi se vit au quotidien ”, conclut-il.

Pour recréer ce voyage, ils ont opté pour des solutions techniques de pointe : “ Nous avons utilisé la Production Virtuelle, une technologie qui nous permet de filmer quasiment n’importe où sans quitter le studio de l’école ”, explique-t-il. “ L’école Alpamayo est probablement la seule en Amérique latine à enseigner et à produire avec la Production Virtuelle. C’est une pionnière et, de ce fait, une étape importante ”, affirme Campoverde. Pour lui, cet outil ouvre de nouveaux horizons créatifs aux élèves, leur permettant de raconter toutes les histoires qu’ils peuvent imaginer.

Au-delà des aspects techniques, Campoverde souligne que “ le tournage d'un film est un formidable moyen de forger son caractère : il faut être organisé, ponctuel et savoir gérer la frustration ”. Pendant le tournage, ils ont créé une ambiance bienveillante et humaine. “ Nous voulions que ce soit une expérience collective. Nous avons tourné dans des conditions exigeantes, ce qui nous a obligés à nous entraider, à pratiquer l'écoute active et à faire preuve de patience ”, explique-t-il.

Un projet qui unit toute la communauté

L’un des principaux objectifs était de “ fédérer toute la communauté d’Alpamayo ”, souligne Campoverde. Acteurs de l’atelier de théâtre, musique composée par un ancien élève, modèles de l’atelier d’arts plastiques, production de l’atelier de cinéma… “ Même les plus jeunes ont participé activement, que ce soit comme acteurs ou en coulisses ”, ajoute-t-il.

La production comportait également un volet social important : une collaboration avec les ONG Proyecta Perú et Operación Mato Grosso à Yungay. Cela a permis de tourner des scènes dans des structures où des étudiants vivaient aux côtés de jeunes en situation de handicap mental. “ Cette expérience restera gravée dans leur mémoire et les marquera profondément ”, affirme le réalisateur.

La leçon qu’ils souhaitent transmettre est claire : “ Même si la vie est pleine d’obstacles, il est toujours possible d’avancer si l’on a le courage d’affronter ses propres peurs et la volonté d’aider les autres. ” S’il devait résumer cette valeur essentielle en un seul mot, Campoverde n’hésiterait pas : “ La persévérance. ”.

Pour Emilio, la première de « Hasta la Cumbre » ouvre la voie à de nouveaux projets : “ Nous avons découvert le pouvoir du cinéma comme outil pédagogique et formateur. Nous souhaitons continuer à explorer des histoires qui véhiculent des messages positifs et pertinents. « Hasta la Cumbre » n’est qu’un premier pas ”, conclut-il.

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Les néo-malthusiens se trompent : nous ne sommes pas si nombreux sur la planète.

Alors que les nouveaux malthusiens craignent la surpopulation, les données montrent que le véritable problème est la baisse constante du taux de natalité.

23 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

La prédiction de l'économiste Thomas Malthus, dans son essai de 1798, reposait sur une idée simple mais puissante qui circulait dans les médias : la population humaine croît géométriquement, tandis que la production alimentaire croît arithmétiquement, ce qui conduirait inévitablement à des famines massives, à la pauvreté et à la mort pour « équilibrer » le surplus de population.

La révolution industrielle, les progrès technologiques et le développement du commerce mondial ont considérablement amélioré la productivité agricole et redistribué les ressources, brisant ainsi le cycle de pauvreté et de famine qu'il décrivait. C'était l'erreur classique de l'économiste médiocre qui fait des prédictions sans tenir compte de la capacité d'innovation du génie humain.

Malgré l'erreur flagrante de Malthus, le nombre de néo-malthusiens qui persistent à affirmer que la population mondiale est insoutenable a connu une croissance surprenante ces quarante dernières années. Ne pouvant plus invoquer une pénurie alimentaire (alors que la production mondiale augmente chaque année), ils s'appuient désormais sur un concept, lui aussi sujet à controverse : le changement climatique d'origine anthropique.

La réalité, c'est qu'il n'y a pas beaucoup d'êtres humains sur la planète.

  1. Notre biomasse est minimaleL'espèce humaine ne représente que 0,011 TP3T de la biomasse totale de la biosphère (presque tous les types de bactéries, champignons, protistes ou archées nous surpassent en biomasse de plusieurs dizaines, voire centaines de fois). Les molécules organiques se distinguent des molécules inorganiques par leur composition, essentiellement constituée de chaînes carbonées. C'est pourquoi la biomasse (la masse des êtres vivants) est généralement mesurée en tonnes de carbone. Voici la biomasse des quelque 9 millions d'espèces connues, mesurée en gigatonnes de carbone (Gt C) :
  1. Nos émissions de CO2 sont minimales.Seulement 31 % environ des émissions naturelles annuelles de CO2 de la planète sont d'origine humaine (le reste provenant de la respiration des organismes, de la décomposition de la matière organique, du dégazage des océans, des éruptions volcaniques, etc.). Par conséquent, l'activité humaine ne contribue qu'à hauteur d'environ 31 % à l'augmentation annuelle d'environ 2 parties par million du CO2 atmosphérique observée ces 60 dernières années. Ainsi, notre contribution est de 0,0000061 % (0,06 partie par million) de cette augmentation annuelle.
  1. La superficie occupée par l'urbanisation humaine est également minimale.Cela ne représente que 1 561 TP3T de la superficie continentale totale. On pourrait objecter qu'en incluant les zones consacrées à l'agriculture et à l'élevage, l'occupation humaine atteint environ 321 TP3T du total. Cependant, d'innombrables espèces coexistent sur les terres agricoles ; le chiffre exact pour représenter « l'occupation humaine » est donc les 1 561 TP3T mentionnés précédemment, soit la superficie occupée par les villes, les habitations et toutes les routes ; ou 2 931 TP3T si l'on exclut radicalement du calcul tous les déserts, les champs de glace, les montagnes, les rivières, les lacs, les marais et les mangroves. Et dans les deux cas, on exclut la vaste superficie des océans.

Nous ne sommes pas nombreux, mais les sociétés occidentales ont néanmoins adhéré à cette vision néo-malthusienne et pessimiste, et le taux de natalité continue de baisser. Le taux de fécondité mondial, hors Afrique subsaharienne, est déjà inférieur au seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme. Dans de nombreux pays occidentaux, il est bien plus bas. En Espagne, le dernier chiffre, datant de 2023, est de 1,12 enfant par femme (enfants nés hors d'Espagne inclus).

Outre la valeur inestimable des enfants, si nous ne voulons pas disparaître en tant qu'espèce à long terme, nous devons avoir plus d'enfants. Et sans attendre le long terme, si nous ne voulons pas que de nombreux pays occidentaux disparaissent culturellement à moyen terme, nous devons avoir plus d'enfants.

L'auteurJoseph Gefaell

Analyste. Sciences, économie et religion. Cinq enfants. Banquier d'affaires. Profil sur X : @ChGefaell.

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Monde

Erika, la veuve de Charlie Kirk, pardonne au présumé meurtrier de son mari

Lors de la cérémonie commémorative en l'honneur de son mari, l'épouse de Charlie Kirk, militant conservateur assassiné, a déclaré qu'elle pardonnait à son meurtrier présumé. “ Je pardonne à cet homme ”, dit Erika. “ La réponse à la haine n’est pas la haine. La réponse, comme nous le savons par l’Évangile, c’est l’amour. C’est toujours l’amour. ”.

OSV / Omnes-22 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

– Kate Scanlon (OSV News)

Parmi les personnalités présentes aux obsèques de son époux assassiné, Charlie Kirk, figuraient le président américain Donald Trump, le vice-président J.D. Vance, Marco Rubio et Robert F. Kennedy Jr. Son épouse, Erika, s'adressant à des milliers de personnes, a déclaré pardonner au meurtrier présumé. “ La réponse, comme nous l'apprenons des Évangiles, c'est l'amour. ”. 

D'après les informations qui circulent actuellement, Erika a été élevée dans une famille catholique et Charlie, son mari, était un chrétien évangélique.

Erika Kirk, nommée directrice générale de Turning Point USA après le meurtre de son mari le 10 septembre, a déclaré avoir ressenti “ un niveau d’angoisse dont j’ignorais même l’existence ”, mais que “ l’amour de Dieu a continué à se révéler à moi dans les jours qui ont suivi ”.

“ Après le meurtre de Charlie, nous n’avons vu ni violence, ni émeutes, ni révolution ”, a-t-elle déclaré. “ Au contraire, nous avons vu ce que mon mari avait toujours souhaité voir dans ce pays : un renouveau. ”.

Erika Kirk a exhorté les participants à adopter ce qu'elle a appelé une conception chrétienne de la “ véritable virilité ” car, a-t-elle expliqué, son mari, un chrétien évangélique, était passionné par le fait d'atteindre les “ garçons perdus ”.

‘ Soyez un leader digne d'être suivi ’

“ Soyez un leader digne d’être suivi ”, a-t-il dit. “ Votre femme n’est pas votre servante, votre femme n’est pas votre employée. Votre femme n’est pas votre esclave. Elle est votre aide. Vous n’êtes pas rivaux. Vous êtes une seule chair, travaillant ensemble pour la gloire de Dieu. ”.

Elle a également exhorté les femmes à “ être vertueuses ”. Son mari, a-t-elle dit, “ est mort avec une œuvre inachevée, mais pas avec des affaires inachevées ”. “ Il voulait sauver des jeunes, comme celui qui lui a ôté la vie ”, a déclaré Erika.

Et il ajouta : “ Je pardonne à cet homme. ” “ La réponse à la haine n’est pas la haine, dit-il. La réponse, comme nous le savons par l’Évangile, est l’amour. C’est toujours l’amour. ”.

Kirk “ ne haïssait pas ses adversaires ”.”

Dans ses remarques, Donald Trump semblait faire référence aux propos d'Erika Kirk, affirmant que cette dernière “ ne haïssait pas ses adversaires. Elle voulait leur bien. C'est là que je divergeais de Charlie : je hais mon adversaire et je ne veux pas son bien. ”.

“ Je suis désolé, je suis désolé, Erika, mais maintenant, Erika, tu peux me parler à moi et à tout le groupe, et peut-être qu’ils pourront me convaincre que ce n’est pas bien ”, a-t-il dit.

Vance a déclaré : “ Toute notre administration est réunie ici, non seulement parce que nous aimions Charlie comme un ami – même si c’était le cas – mais aussi parce que nous savons que nous ne serions pas là sans lui. Il a bâti une organisation qui a transformé l’équilibre de notre vie politique. ”.

Liens avec le président 

Charlie Kirk a été une figure déterminante lors de sa propre élection. Le président Donald Trump l'a révélé lors d'une cérémonie commémorative en l'honneur du fondateur de Turning Point USA et militant conservateur, le 21 septembre au State Farm Stadium en Arizona. “ Nul d'entre nous n'oubliera jamais Charlie Kirk, et l'histoire non plus ”, a déclaré Trump.

“ Charlie m’appelait la veille d’un grand événement à l’autre bout du pays et me demandait : ‘Pourrais-tu venir prendre la parole le lendemain ?’ ”, a raconté Trump. “ Je lui répondais : ‘Charlie… je suis le président des États-Unis. Tu veux vraiment que je fasse quatre heures de vol ?’ Et tu sais quoi ? Parfois, j’y allais. ”.

Trump a également plaisanté à un moment donné en disant que Kirk “ était l'un des premiers à me parler d'un homme de l'Ohio nommé JD Vance, en avez-vous déjà entendu parler ? ” Vance a qualifié Kirk de “ héros des États-Unis d'Amérique et de martyr de la foi chrétienne ”.

Tireur solitaire

Les autorités ont identifié et arrêté un suspect dans l'affaire du meurtre de Kirk. Vance et d'autres membres de l'administration Trump avaient précédemment indiqué qu'ils cibleraient ce que le vice-président qualifiait d'« extrémisme de gauche » après le meurtre de Kirk. Les forces de l'ordre pensent que le tireur a agi seul.

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Kate Scanlon est journaliste nationale pour OSV News et couvre l'actualité de Washington. Suivez-la sur Twitter : @kgscanlon.

Ces informations ont été initialement publiées en anglais sur OSV News. Vous pouvez les consulter. ici.

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L'auteurOSV / Omnes

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Évangélisation

Saint Maurice et ses compagnons de la Légion thébaine, et martyrs du XXe siècle

La liturgie commémore saint Maurice et ses compagnons de la légion thébaine de l'armée romaine, le 22 septembre. Ces chrétiens, qui refusèrent d'offrir des sacrifices aux dieux au début du IVe siècle, furent martyrisés. Les martyrs des persécutions religieuses du XXe siècle en Espagne sont également honorés. Hier était la fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste.

Francisco Otamendi-22 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

L'Église commémore aujourd'hui les soldats chrétiens de Thèbes, en Égypte, qui furent appelés à combattre dans la légion thébaine et sommés d'offrir un sacrifice aux dieux. Ils refusèrent, et à l'époque du empereurs Dioclétien et Maximien furent martyrisés. Le plus ancien témoignage écrit est une lettre de saint Eucherius, évêque de Lyon, à Salvius, environ 150 ans après les événements.

Le Martyrologe romain rapporte : “ À Agaunum (aujourd’hui Saint-Maurice d’Agaunum), dans le Valais, au pays des Helvètes, saints martyrs Maurice, Exupère et Candidus, qui, étant soldats, selon saint Eucher de Lyon, furent martyrisés pour leur foi en Christ, sous l’empereur Maximien (vers 302). ” On commémore également aujourd’hui sainte Basile et sainte Émérite, martyres romaines. 

De plus, la liturgie commémore à cette date les soi-disant “ martyrs de Valence ” et ceux “ de Grenade ”, victimes de la guerre de Sécession. persécution Figures religieuses du XXe siècle en Espagne. Parmi celles originaires de Valence, on compte le bienheureux José Aparicio Sanz, numéro 233, béatifié en mars 2001 par saint Jean-Paul II à Rome. Il s'agissait de prêtres, de religieux et de laïcs, jeunes et âgés. En outre, en 2007, Benoît XVI a été béatifié. béatifié également à Rome, jusqu'à 498 martyrs du XXe siècle.

Hier, saint Matthieu, apôtre et évangéliste

Des villes comme Logroño, Oviedo et Salerne (Italie) ont célébré hier, le 21 septembre, la fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Matthieu était collecteur d'impôts à Capharnaüm, comme le rappelle le texte. journées des saints du vatican. Un jour, alors qu'il était assis à son bureau, il entendit une voix différente. Jésus lui dit : “ Suis-moi. ” Il se leva et le suivit (Matthieu 9, 9-13). La vie de saint Matthieu ne fut plus jamais la même.

Outre l'Évangile, saint Matthieu est également mentionné dans les Actes des Apôtres. Sa mission était d'annoncer la Bonne Nouvelle du Christ. Ses reliques sont conservées dans la crypte de la cathédrale de Salerne (Italie), où il est fêté le 21 septembre par une procession solennelle.

Saint Matthieu a écrit l'Évangile qui porte son nom en pensant aux judéo-chrétiens, explique Vatican News. Dans ce texte, il souligne que Jésus est le Messie qui accomplit les promesses de l'Ancien Testament.

L'auteurFrancisco Otamendi

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Évangélisation

Ce que l'Église enseigne réellement sur l'évolution

Comprendre l'évolution d'un point de vue catholique implique d'aller au-delà de la science : de considérer les êtres humains, la morale et l'action de Dieu dans la création.

OSV / Omnes-22 septembre 2025-Temps de lecture : 9 minutes

–Par Benjamin Wiker, OSV News–

Quand on me demande : « Que pense l'Église catholique de l'évolution ? », on est rarement préparé à ma réponse : « Asseyons-nous pendant quelques mois et discutons-en. ».

Le problème est le suivant : l’Église catholique ne se contente pas de réfléchir à l’évolution. Elle conçoit la théorie de l’évolution humaine dans le contexte beaucoup plus large de sa compréhension de l’humanité, de la raison, de la science, du péché, de la morale et de la rédemption de l’humanité par Dieu incarné. L’Église ne peut penser à une chose sans penser à presque tout, car tout est l’œuvre de Dieu.

Je tiens à le souligner d'emblée, car notre culture des clichés a tendance à se contenter d'une courte citation d'un pape dans un discours ou une encyclique, d'un responsable du Vatican, d'un scientifique catholique ou d'un théologien catholique, et à la traiter isolément, comme si tout ce que nous devions savoir sur l'évolution en tant que catholiques pouvait tenir sur une fiche et être glissé dans notre portefeuille ou notre sac à main pour consultation ultérieure.

Mais ce n’est pas ainsi que l’Église catholique conçoit l’évolution, ni quoi que ce soit d’autre en général. L’Église ne raisonne pas en formules alambiquées pour les impatients. Elle conçoit comme une cathédrale où tout est lié, pierre sur pierre soigneusement agencée, complexe et intimement interdépendante, bâtie au fil des siècles pour durer des siècles à venir selon le plan éternel, le tout harmonieusement conçu pour adorer Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, afin que toute l’humanité soit rachetée, la nature transformée par la grâce dans son ascension vers le ciel.

Le meilleur point de départ pour comprendre ce que cela signifie concernant l'évolution est sans doute le Catéchisme de l'Église catholique. On y trouve des affirmations isolées sur l'évolution, mais elles font partie intégrante du catéchisme dans son ensemble, cette vaste et majestueuse présentation de la foi. À l'instar des pierres d'une cathédrale, on ne peut retirer ces affirmations isolées sans que l'édifice ne s'effondre. Plus précisément, on pourrait dire que la conception catholique de l'évolution s'inscrit dans le cadre de la catéchèse catholique sur la création et la rédemption. Cette catéchèse repose sur certains postulats, tant naturels que surnaturels, qui définissent les limites de la réflexion sur l'évolution.

Permettez-moi de citer deux exemples du catéchisme qui n'ont pas été abordés dans la presse grand public concernant l'Église catholique et l'évolution. « Par la raison naturelle, l'homme peut connaître Dieu avec certitude, en se fondant sur ses œuvres » (n° 50). Il s'agit là, en effet, d'une affirmation dogmatique qui s'appuie sur les merveilleuses capacités de la raison humaine naturelle et sur le fait que la nature elle-même, y compris ses aspects biologiques, manifeste la gloire et la sagesse de son Créateur, et que chaque créature reflète « à sa manière un rayon de la sagesse et de la bonté infinies de Dieu » (n° 339).

Qu’est-ce que cela implique pour notre compréhension de l’évolution ? Cela signifie que toute perspective sur l’évolution qui présuppose, par principe, que la nature biologique est entièrement régie par le hasard et des lois aveugles est erronée. Selon cette perspective – défendue aujourd’hui par des athées aussi connus que Richard Dawkins – la nature révèle une absence totale de sagesse, c’est-à-dire l’absence d’un Créateur sage. À l’inverse, le Catéchisme affirme avec force : « Nous croyons que Dieu a créé le monde selon sa sagesse. Il n’est le produit d’aucune nécessité, ni d’un destin aveugle, ni du hasard » (n° 295).

Ah ! Cela signifie donc que l'Église catholique rejette l'évolution ! Non, je suis désolé. Il n'y a pas de réponse simple. L'Église catholique ne rejette pas l'évolution car elle n'exclut pas, mais accueille favorablement, toute recherche scientifique légitime. La science étudie la nature, et la vérité de la création ne peut jamais contredire la vérité du Créateur.

Ainsi (citant le « Dei Filius » du premier concile du Vatican), le Catéchisme nous informe que « la recherche méthodique dans toutes les branches du savoir, pourvu qu’elle soit menée d’une manière véritablement scientifique et qu’elle n’annule pas les lois morales, ne peut jamais être en conflit avec la foi, car les choses du monde et les choses de la foi viennent du même Dieu » (n° 159).

Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour l’évolution ? Poursuivez votre lecture. « La création possède sa propre bonté et sa propre perfection, mais elle n’est pas sortie toute formée des mains du Créateur. L’univers a été créé en transit (in statu viae) vers une perfection ultime encore à atteindre, à laquelle Dieu l’a destiné » (n° 310). « Dans le plan de Dieu, ce processus de devenir implique l’apparition de certains êtres et la disparition d’autres, la coexistence du plus parfait et du moins parfait, des forces à la fois constructives et destructives dans la nature » (n° 310).

De ce point de vue, comme l’a souligné le cardinal Christoph Schönborn, l’évolution est comprise comme une création « prolongée dans le temps ».

Ah ! Ça veut dire que l'Église catholique accepte l'évolution ! Non, désolé.

Il n'existe pas de réponse simple et rapide. L'Église ne peut se contenter d'accepter la théorie de l'évolution, car il n'existe pas une seule théorie de l'évolution qu'elle puisse accepter. Il existe en réalité différentes théories, différentes approches de l'évolution.

Comme l’a justement souligné saint Jean-Paul II, « au lieu de parler de la théorie de l’évolution, il est plus exact de parler des théories de l’évolution. L’emploi du pluriel est nécessaire ici, en partie à cause de la diversité des explications concernant le mécanisme de l’évolution, et en partie à cause de la diversité des philosophies en jeu. ».

La vérité est la suivante : l’Église ne peut affirmer l’évolution avec une conviction absolue, car l’évolution, en tant que science, n’est pas entièrement fondée. Il faut distinguer l’évolution elle-même et notre compréhension de celle-ci (ce que les scientifiques actuels pensent savoir de l’évolution).

Nous avons toutes les raisons de croire que l'évolution a eu lieu, mais ce qui s'est réellement passé reste à découvrir au cours du long et difficile chemin de la recherche scientifique, dont nous n'avons parcouru qu'une partie. C'est pourquoi l'Église est, à juste titre, prudente.

Alors, quelle est la position véritablement catholique ?

Les récentes controverses autour de l'évolution, du dessein intelligent et du créationnisme ont engendré une telle confusion qu'il n'est pas étonnant que les catholiques soient presque totalement désemparés. Clarifier la situation ne sera pas chose aisée, mais voici un point de départ, étape par étape.

Premièrement, nous, catholiques, devons affirmer que notre étude de la nature confirme l’existence de Dieu. Le Catéchisme déclare clairement : « L’existence de Dieu le Créateur peut certainement être connue par ses œuvres à la lumière de la raison humaine, bien que cette connaissance soit souvent obscurcie et déformée par l’erreur » (n° 286).

Le catéchisme est fondé sur l'affirmation définitive de la constitution dogmatique « Dei Filius » du premier concile du Vatican : « La Sainte Église Mère tient et enseigne que Dieu, commencement et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la considération des choses créées, par la puissance naturelle de la raison humaine, car dès la création du monde, sa nature invisible est clairement perçue dans les choses créées. »

Et cette affirmation est fermement ancrée dans l'Écriture, comme l'affirme saint Paul dans l'épître aux Romains : « Car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant révélé. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient clairement, étant perçues à travers ses ouvrages » (1, 19-20).

Il ne faut donc pas s’étonner que le catéchisme déclare : « Créé à l’image de Dieu et appelé à le connaître et à l’aimer, celui qui cherche Dieu découvre certains chemins pour parvenir à sa connaissance. Ceux-ci sont aussi appelés preuves de l’existence de Dieu, non pas au sens des preuves propres aux sciences naturelles, mais comme arguments convergents et convaincants qui permettent de parvenir à la certitude de la vérité » (n° 31).

En réalité, on peut démontrer l'existence de Dieu par un raisonnement philosophique. Mais le fait qu'il s'agisse d'un raisonnement philosophique ne signifie pas pour autant qu'il soit non scientifique, ou pire, non scientifique. Si l'on peut raisonner à partir de la nature pour parvenir à l'existence de Dieu, ce raisonnement doit nécessairement reposer sur une compréhension très solide de la nature ; c'est-à-dire une compréhension qui intègre pleinement les dernières avancées scientifiques concernant le domaine ou l'aspect de la nature considéré.

Qu’en est-il du créationnisme et du dessein intelligent ? Malheureusement, le terme « créationnisme » est souvent associé au rejet total de l’évolution et à la tentative d’imposer une interprétation littérale de la Bible face à la science moderne. Or, l’Église ne rejette pas complètement la possibilité de l’évolution, et l’approche catholique de la Bible n’est pas celle du fondamentalisme.

Dans le même temps, l'Église adopte une position critique à l'égard de l'évolution plutôt que de simplement affirmer ce que disent les évolutionnistes contemporains de quelque nature que ce soit, et elle croit également de tout son cœur que la Bible est vraie, pleinement inspirée et sans erreur.

Qu’en est-il de la théorie du dessein intelligent ? Il convient de préciser d’emblée que la « théorie du dessein intelligent », telle qu’on l’appelle communément, ne constitue pas une entité monolithique, mais plutôt une combinaison complexe d’approches concurrentes. Toutefois, en général, les partisans du dessein intelligent tendent à affirmer qu’un fait scientifiquement vérifiable – par exemple, que telle structure moléculaire particulière est trop complexe pour être apparue uniquement par sélection naturelle – démontre directement l’existence d’un concepteur intelligent.

Ce genre d'arguments a une valeur considérable, plus que les catholiques n'ont été enclins à le reconnaître, précisément parce qu'ils se concentrent sur des points problématiques très particuliers pour une explication purement matérialiste et réductionniste de l'évolution.

Mais comme indiqué précédemment, l'approche catholique consiste à considérer les preuves scientifiques uniquement comme faisant partie d'une argumentation philosophique plus large qui doit être présentée si l'on veut démontrer l'existence de Dieu à partir de la nature.

L'idée est la suivante : les preuves scientifiques, à elles seules, ne sauraient suffire à prouver l'existence de Dieu et, de plus, il convient d'accorder une bien plus grande attention à la philosophie afin de rassembler correctement tous les arguments « convergents et convaincants » nécessaires à cette fin.

Historiquement, le point de départ le plus important d'une discussion sur l'Église catholique et l'évolution est l'encyclique « Humani Generis » du pape Pie XII (1950), qui affirmait que l'évolution était digne d'étude scientifique dans certaines limites.

Beaucoup ont eu le sentiment que l'Église disait quelque chose comme ceci : Vous pouvez croire ce que vous voulez au sujet de l'évolution tant que (1) vous tenez que toutes les âmes humaines sont immédiatement créées par Dieu, (2) vous tenez une forme de monogénisme au lieu de polygénisme — c'est-à-dire que vous tenez que tous les êtres humains ont un ancêtre évolutif commun plutôt que de provenir d'une multitude désordonnée — et (3) vous ne tenez pas manifestement une théorie purement matérialiste de l'évolution qui porte atteinte de quelque manière que ce soit à la dignité de la personne humaine.

Est-ce vraiment aussi simple ? Non, ce n'est pas possible, précisément parce que ces limites apparemment simples, à y regarder de plus près, sont tout sauf simples.

Prenons le premier point : l’idée que toutes les âmes humaines sont créées instantanément par Dieu. Cette affirmation ne traduit pas un repli de l’Église vers une position minimaliste : « On peut dire ce qu’on veut de l’évolution du corps humain, mais il nous faut une âme ! » Au contraire, elle signifie un « non ! » catégorique à toute forme de matérialisme, puisqu’il réduit l’être humain à un simple être physique.

Cela constitue un obstacle majeur pour de nombreux évolutionnistes de renom, car, en règle générale, ils ont eu tendance à prôner un matérialisme absolu.

Charles Darwin lui-même a délibérément défini son explication évolutionniste des êtres humains dans « La Filiation de l'homme » (1871) pour démontrer qu'il pouvait tout expliquer des êtres humains — de leur moralité à leurs capacités intellectuelles, de leurs aptitudes artistiques à leur croyance en Dieu — selon un schéma entièrement matérialiste et réductionniste.

Aujourd'hui, les évolutionnistes les plus influents ne font aucune place à l'âme humaine. À l'instar de la plupart des évolutionnistes, ils partent du principe que des causes purement matérielles — soumises à la sélection naturelle — expliquent à elles seules les capacités humaines.

Et le deuxième point ? Là encore, l’Église a beaucoup à dire. Elle affirme, en substance, que quelles que soient les opinions des scientifiques actuels, aussi bien établies que puissent paraître leurs théories sur les origines humaines, en fin de compte, lorsque toutes les preuves seront réunies, la science ne contredira pas le fait que les êtres humains n’ont qu’une seule mère.

Il est important de préciser que je ne prétends pas que la science prouvera enfin l'existence d'Adam et Ève. Le propos est bien plus surprenant.

Je dis que, malgré tous ses efforts et quelles que soient ses erreurs, la science découvrira que toutes ses tentatives d'explorer la possibilité du polygénisme humain sont en fin de compte vaines, et que toutes ses tentatives d'explorer la possibilité du monogénisme se révéleront merveilleusement fructueuses. L'Église déclare que la foi ne peut être contredite car le Dieu de l'Apocalypse est le Dieu Créateur.

Et la dernière ? C’est peut-être la limite la plus large de toutes, et la moins bien comprise. En affirmant qu’aucune théorie de l’évolution ne peut être vraie si elle nie ou dénature la dignité de la personne humaine, l’Église exige beaucoup. De fait, elle s’oppose frontalement au fondateur de la théorie moderne de l’évolution, Charles Darwin lui-même.

Dans son ouvrage « La Filiation de l'homme », Darwin proposa une explication évolutionniste de la nature humaine, conçue précisément pour démontrer que notre nature morale était le fruit direct de la sélection naturelle. Plusieurs conséquences en découlèrent.

Tout d'abord, le terme « moralité » est remplacé par « moralités », le singulier par le pluriel. Pour Darwin, les traits moraux se sont développés chez des peuples spécifiques, à des époques spécifiques et dans des circonstances spécifiques. Ils étaient aussi variables et éphémères que, par exemple, le plumage des oiseaux ou la forme de la carapace d'une tortue. Nombre de nos évolutionnistes contemporains partagent cet avis.

Deuxièmement, aucune action n'est intrinsèquement mauvaise. En réalité, le bien et le mal se résument à ce qui favorise la survie et à ce qui la compromet. Tout ce qui contribue à la survie d'un individu, d'un groupe, d'une ethnie ou d'une nation est forcément bon ; rien de ce qui contribue à la survie d'un individu, d'un groupe, d'une ethnie ou d'une nation ne peut être mauvais.

La plupart des darwinistes contemporains ont eu du mal à accepter cette vérité, et c'est tout à leur honneur ; je crois que leurs doutes démontrent qu'ils sont, en réalité, faits à l'image de Dieu. Mais d'autres n'ont aucun scrupule à pratiquer l'infanticide et à placer moralement les enfants humains en dessous des singes adultes.

Troisièmement, si la sélection naturelle est véritablement le fondement de la moralité, alors nous devrions nous efforcer de fonder nos politiques sociales sur ce principe. Si l'évolution humaine s'est faite par une concurrence féroce entre individus, tribus et races, où les inaptes disparaissaient et les aptes survivaient pour se reproduire plus fréquemment, alors nos politiques sociales devraient être adaptées en conséquence : nous ne devrions pas permettre aux « inaptes » — les faibles, les malades, les personnes moralement et intellectuellement inférieures — de surpasser en nombre les aptes, les forts, les bien portants et les personnes moralement et intellectuellement supérieures. En affirmant cela, Darwin a le triste privilège d'être considéré comme le père du mouvement eugéniste moderne, un mouvement qui prend de l'ampleur.

Il devrait ressortir clairement, même de cette brève analyse, combien sont importantes ces limites apparemment insignifiantes que l'Église impose à ceux qui souhaitent légitimement étudier l'évolution, en particulier l'évolution humaine.

L'auteurOSV / Omnes

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CollaborateursAlberto J. Castillo

Examen du jeune homme insensé

Alberto J. Castillo a publié " Examen de la jeunesse désenchantée ", un ouvrage qui vise à encourager les jeunes à mieux se connaître afin de s'engager pleinement. Dans cet article, il relate son parcours dans la quête de la vérité et les raisons qui ont motivé la publication de ce livre.

22 septembre 2025-Temps de lecture : 6 minutes

Je vais vous faire une confession. Voyez-vous, j'ai toujours voulu être une bonne personne. Aider les autres, remplir mes obligations, me consacrer aux plus nobles causes de notre époque. Je le désirais tellement que j'ai failli devenir le pire d'entre nous. Il suffit d'un coup d'œil pour constater à quel point la paresse et l'apathie semblent s'être emparées de notre temps, nous infectant comme un virus qui se propage sans cesse et dont le diagnostic n'est autre qu'une médiocrité qui se targue d'être médiocre. Ce n'était pas mon cas. Je voulais sincèrement donner un sens à ma vie, la rendre originale. Contrairement à ce que je voyais autour de moi, je ne pouvais me contenter du confort du troupeau ; j'aspirais à tracer ma propre voie. Je me sentais appelé à être un héros, à accomplir quelque chose d'exceptionnel. Je voulais changer le monde, le laisser meilleur que je ne l'avais trouvé. Ce désir de faire le bien me consumait, m'entraînant d'un front à l'autre dans une bataille dont, pour une raison qui m'échappait, je reculais toujours.

J'ai tout fait pour atteindre mon but, pour finalement réaliser que derrière ce désir de bonté, il n'y avait que cela : un désir. J'ai alors entrepris d'analyser ma vie et compris rapidement qu'elle n'avait rien de bon à mettre en avant, rien dont je puisse être fier, bien au contraire. Certes, j'ai beaucoup voyagé, mais il est encore plus vrai que j'ai laissé les lieux exactement comme je les avais trouvés. J'ai lu tout ce que je pouvais, mais jamais pour changer d'avis, seulement pour conforter mes préjugés. J'ai rencontré des gens formidables, mais j'ai fui les exigences qu'implique une véritable amitié. Je suis tombé amoureux aussi souvent que je me suis lassé d'aimer, car ce n'était pas l'amour qui me guidait, mais l'intérêt personnel. Ainsi, me prenant pour un héros, je me suis révélé être le plus grand des lâches. Malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à concrétiser mes bonnes intentions en faits et actions tangibles et indéniables. Au moment crucial, je prenais la fuite, me retirant une fois de plus. Un prétexte quelconque frappait à ma porte à la dernière minute pour me libérer de l'engagement dans lequel je m'étais fourré, un engagement dont je craignais secrètement de ne pouvoir me défaire. Une logique perverse me maintenait aveugle, muet et sourd à ma véritable pathologie. Je me battais pour l'impossible, simplement pour ignorer ce que je pouvais faire. J'étais préoccupé mais jamais actif, prêchant ce que je rejetais avec tant de véhémence, et critiquant sans hésiter la paille dans l'œil d'autrui tout en ignorant la poutre dans le mien. Car, en réalité, je ne voulais pas le faire. sur eh bien, mais mon Eh bien, un petit détail qui nous empêche de voir le véritable mal de notre époque : le vide et l’angoisse intérieure.

Comme vous pouvez l'imaginer, admettre une chose pareille n'est pas chose facile. Et plutôt que de m'en vouloir, j'ai décidé de m'en prendre au monde entier. À l'époque, mon orgueil démesuré étouffait la voix endormie de ma conscience, persuadé que la réalité finirait par se plier à mes désirs. La frustration qui m'habitait ne pouvait jamais être de ma faute, mais plutôt celle de cette cruelle réalité qui m'empêchait sans cesse d'atteindre ce qui était enfin à ma portée : le bonheur. J'étais la victime ; personne ne semblait me comprendre, car malgré tous les efforts que je déployais pour être “ bon ”, rien de valable n'en ressortait. Plus je le désirais, plus je m'éloignais de mon but. Je me sentais comme un fou pris au piège d'une camisole de force : plus je résistais à l'absurdité et à la banalité du monde, plus ses liens suffocants se resserraient autour de moi. 

Qui aurait cru que mon problème était celui-ci : vouloir être heureux à tout prix, placer mon bonheur au-dessus de tout ? Sans m’en rendre compte, je me suis laissé séduire par le mantra que notre monde a érigé en « bien suprême ». Enfin, nous avons le “ droit d’être heureux ”, plus rien ne nous empêche d’atteindre ce bonheur tant désiré, enfin tous nos problèmes seront résolus. Et pourtant, il est curieux de constater comment un monde qui ne cesse de parler de bonheur déplore simultanément son malheur comme jamais auparavant. Le paradoxe est aussi évident qu’insaisissable. L’homme moderne a oublié que tout droit qui ne s’accompagne pas de son devoir correspondant, comme une pièce de monnaie, est une imposture, laissant l’individu totalement vendu et au service de l’autorité. Rendez à César ce qui est à César, et rien de plus. Je comprends maintenant que ce que je croyais être le vrai bonheur n’était, en réalité, rien de plus qu’un filet filtré, tiède et impur, qui s’écoule de la véritable essence. J'ai pris pour du bonheur ce qui n'étaient que de simples prétextes pour justifier mon comportement et m'éviter d'avoir à le changer. J'ai fait du monde un refuge contre lui. Je ne jugeais pas les choses pour ce qu'elles étaient, mais pour ce que je voulais qu'elles soient. C'était un piège parfait, dont la tromperie était d'autant plus efficace que je croyais l'avoir surmonté.

Il est curieux de constater à quel point l'homme est capable de s'auto-saboter sans même s'en rendre compte. C'est précisément ce qui lui arrive avec le bonheur. C.S. Lewis me rappelait que “ si notre but est le ciel, la terre nous sera donnée aussi, mais si nous nous concentrons uniquement sur la terre, nous perdrons les deux ”. J'ai mis longtemps à comprendre que pour être heureux, je devais oublier le bonheur lui-même. D'abord, je devais le mériter, puis le risquer encore et encore, afin d'atteindre ce qui est plus grand que le bonheur lui-même, et avec lui, le bonheur absolu. Mais à l'époque, j'avais plus peur de perdre que l'envie de gagner. Je menais une vie insouciante et distraite, c'est vrai, mais au fond de moi, le sentiment que la vie m'échappait se faisait de plus en plus fort. J'ai commencé à chercher des preuves pour étayer mes convictions fragiles et je me suis heurté à un autre problème : tout ce que je pouvais vérifier par moi-même semblait complètement hors de propos et dénué de sens. D'un autre côté, tout ce qui aurait pu donner un sens à ma vie manquait de preuves auxquelles se raccrocher, et j'ai donc dû y renoncer. Avec le temps, j'ai compris que ce dilemme n'était rien d'autre que la différence entre certitude et vérité. La première ne requiert aucun effort de notre part et, par conséquent, comme tout ce qui est gratuit, nous laisse toujours insatisfaits. La Vérité, en revanche, nous demande de changer, jusqu'à nous détacher de nous-mêmes, exigeant même un acte de foi. C'est pourquoi le monde a renoncé à la Vérité pour se contenter, une fois de plus, de quelque chose de bien inférieur. Prenons, par exemple, la chose la plus réelle et essentielle de notre existence, celle que nul ne peut remettre en question, mais que nul ne peut prouver non plus : l'amour. Ce n'est que lorsque nous avons confiance en lui qu'il devient ce que nous avons de plus certain et d'indestructible ; dès que nous essayons de le confirmer, il disparaît. Car ce n'est pas la connaissance que recèle la vérité, mais l'amour qui en jaillit qui lui donne toute sa valeur. Ainsi, se connaître soi-même et s'abandonner à soi-même sont, au fond, une seule et même chose, car la Vérité n'est pas faite pour être connue, mais pour être vécue.

Pour ma part, j'ai longtemps vécu en croyant que pour trouver un sens à ma vie, je ne pouvais croire qu'en moi-même, quitte à payer le prix fort, le même prix que paient les jeunes d'aujourd'hui, des jeunes qui possèdent tout mais qui ne sont absolument rien ; des jeunes distraits par leurs possessions matérielles et rongés par l'angoisse de leur vide intérieur ; des jeunes qui tentent de brader leur fortune en trahissant les plus nobles valeurs de leur jeunesse. Mais le bonheur ne s'achète pas, car il est « le fruit du don de soi pour la vérité ». Pour la vérité ! Toute autre ambition n'est rien d'autre que le triomphe de l'ego et l'échec de la véritable liberté humaine, car celui qui vit pour lui-même ne vit pas, il souffre.

Voici le test que j'ai passé et que je vous propose maintenant dans ce livre: un examen de ces bonnes intentions dépourvues de bienveillance ; un voyage à partir de notre la vérité et ses terribles conséquences, à le site La Vérité et l'Amour qui ne peut naître que d'elle ; un éveil qui nous fait passer du non-sens à la raison d'être de notre existence, de la raison au cœur et à ses raisons, de l'éphémère à l'éternel, du contingent à l'absolu, de cette vie à l'unique Vie. Puisse l'ensemble des erreurs que j'ai commises, et que vous découvrirez dans ces pages, nous faire comprendre que ce ne sont pas les bonnes intentions, aussi louables soient-elles, qui nous sauvent. Par ce manuscrit, je souhaite seulement que vous…, jeune homme insensé, Vous surmontez l'inertie d'un monde qui vous entraîne à la dérive, afin de reconquérir ce qui vous appartient et de donner enfin un sens à votre vie. Mais je crains que rien de tout cela ne soit possible sans une première confession, celle-là même que je vous livre aujourd'hui, qui a changé ma vie à jamais et qui peut changer la vôtre aussi : Et la vérité est que la Vérité est inutile si je ne la sers pas. Servons-la donc de toutes les manières possibles. Aimons ce qui nous dépasse afin que, finalement, nous puissions nous surpasser nous-mêmes… 

Examen du jeune homme insensé

AuteurAlberto J. Castillo
Editorialtalon d'Achille
Pages: 92
Année: 2024
L'auteurAlberto J. Castillo

Évangélisation

Manu García. Connecter les jeunes à l'ère numérique

Manu García est un collaborateur de Jeunes catholiques, une plateforme qui met en relation des milliers de jeunes avec la foi grâce à un contenu créatif fidèle au message chrétien.

Juan Carlos Vasconez-22 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

L'histoire de Manu García avec la foi n'est pas celle d'une conversion tardive, mais plutôt celle d'un héritage vécu et cultivé depuis l'enfance. “ J’ai toujours été élevé dans une famille chrétienne pratiquante. ”, García explique : « Avoir grandi dans une famille chrétienne a posé les fondements d’une relation profonde et authentique avec l’Église. C’est cette expérience de la foi qui permet aujourd’hui à Manu de s’adresser aux autres avec authenticité et conviction. ».

Malgré son immersion dans le monde numérique, le chemin de Manu pour se rapprocher de Dieu reste profondément ancré dans le quotidien et le personnel. “ C’est très simple, à travers mon travail quotidien et ma rencontre avec Dieu dans chaque règle de piété ou dans chaque interaction avec autrui. ”, Il l'affirme. Graphiste et professeur, il se consacre principalement à son travail dans une société de production audiovisuelle, un milieu propice à la rencontre du divin.

Priez aujourd'hui y Jeunes catholiques

Manu collabore avec une association de jeunesse, contribuant à la formation des jeunes et de leurs familles, démontrant ainsi son engagement pour la transmission intégrale de la foi.

L'impact le plus significatif de Manu sur l'évangélisation numérique réside dans son rôle dans Priez aujourd'hui y Jeunes catholiques, Ces deux initiatives sont nées d'une réponse créative et opportune aux besoins des jeunes. Ces projets ont vu le jour pendant la pandémie, une période où la distanciation physique a encouragé la recherche de liens et de ressources spirituelles dans le monde numérique.

“ Il y a quelques années, nous avons lancé les podcasts de Priez aujourd'hui ” En pleine pandémie, dans le but d'aider et de faciliter la prière des jeunes confinés chez eux grâce à ces courts enregistrements audio de 6/7 minutes abordant différents thèmes de la spiritualité chrétienne », Manu explique. Ces podcasts, conçus comme un “ Un complément à vos moments de prière ”, Ils proposaient une dose accessible de nourriture spirituelle, adaptée au mode de vie des jeunes.

“ Et ces podcasts sont rapidement devenus partie intégrante de la plateforme. » Jeunes catholiques avec plus de 500 000 abonnés sur toutes les plateformes de médias sociaux et un site Web regorgeant de ressources pour aider les jeunes à vivre leur foi.”, García souligne que ce demi-million d'abonnés représente une communauté vaste et active qui cherche à nourrir sa foi dans l'environnement numérique, trouvant dans Jeunes catholiques un phare et un point de rencontre.

Le pouvoir de la prière

Les fruits de cette évangélisation numérique se manifestent dans des témoignages de transformation personnelle qui démontrent le pouvoir de la foi transmise par les nouveaux médias. 

L'une des anecdotes les plus frappantes est celle de “ une fille atteinte d’anorexie qui, Après des années de souffrance et de traitements de toutes sortes, elle a trouvé dans les enregistrements audio quotidiens de Priez aujourd'hui un chemin vers la guérison”, García raconte avec étonnement.

“ Une autre jeune fille qui souhaitait avorter à 16 ans a trouvé la force d'aller de l'avant grâce aux enregistrements audio et aux méditations. ”, Partagez-le. La Providence a agi de telle sorte que “ Sa mère nous a contactés et, à l'occasion d'une manifestation pro-vie, une partie de l'équipe a rencontré toute la famille, y compris le nouveau-né. ”. 

Derrière le succès de Jeunes catholiques y Priez aujourd'hui Il existe une équipe importante et engagée. “ Nous bénéficions de l’aide désintéressée de plus de 200 prêtres, séminaristes et frères (d’Espagne, de certaines régions d’Europe et de toute l’Amérique latine) qui collaborent pour accompagner les jeunes dans leur foi. ”.

Ce réseau de collaborateurs ecclésiastiques enrichit le contenu en l'intégrant à la doctrine catholique et en l'adaptant aux jeunes issus de milieux divers. La participation des prêtres et des séminaristes renforce le lien entre l'Église et les nouvelles générations, amplifie leurs voix et tisse des liens avec l'institution.

Le travail de Jeunes catholiques Cela démontre que les réseaux sociaux peuvent être un lieu de rencontre avec le Christ. Avec créativité et fidélité, ils sont parvenus à traduire le message de l'Évangile en langage numérique sans en altérer la profondeur. Leur travail est un appel urgent à l'Église : nous devons quitter nos sacristies virtuelles et oser parler de Dieu sur les réseaux sociaux, là où vivent aujourd'hui les jeunes. Le temps presse, et des âmes attendent.

Vatican

Le pape : “ Il n’y a pas d’avenir dans la violence, dans l’exil forcé, dans la vengeance. ”

Dans son allocution de l'Angélus, le pape Léon XIV a déclaré aujourd'hui qu'“ il n'y a pas d'avenir fondé sur la violence, l'exil forcé ou la vengeance ". Plus tôt, lors de la messe célébrée dans la paroisse Sainte-Anne du Vatican, gérée par les Augustins depuis 1929, il a souligné qu'“ on ne peut servir à la fois Dieu et les richesses ” et que “ tout est un don de Dieu ”.

Francisco Otamendi-21 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Ce dimanche, le pape Léon XIV a médité sur l’usage des biens matériels et la gestion de nos possessions, “ le plus précieux de tous, notre propre vie ”. Il l’a fait à la lumière de la parabole évangélique de l’intendant appelé à “ rendre compte ”. Concernant le conflit à Gaza, il a affirmé avec force qu“” il n’y a pas d’avenir fondé sur la violence, l’exil forcé ou la vengeance ».

“ Je m’adresse en premier lieu aux représentants des différentes associations catholiques, engagées dans la solidarité avec le peuple de la bande de Gaza ”, a-t-il déclaré après avoir prié. Angelus. “ J’apprécie votre initiative et celle de nombreuses autres personnes au sein de l’Église qui expriment leur proximité avec les frères et sœurs qui souffrent sur cette terre de martyrs. ”.

“ Avec vous et avec les pasteurs des Églises de Terre Sainte, je le répète : il n’y a pas d’avenir fondé sur la violence, l’exil forcé ou la vengeance. Les peuples ont besoin de paix : quiconque les aime véritablement œuvre pour la paix. ”.

“ On ne peut servir à la fois Dieu et la richesse. ”

Avant la prière de l'Angélus, le Pape a médité sur l'usage des biens matériels et la gestion responsable des ressources. Il s'agissait d'une suite à ses propos tenus lors de la messe de 1501. homélie de la messe qu'il a célébrée dans la paroisse Sainte-Anne au Vatican, gérée par les Augustins depuis près d'un siècle.

Là, il a averti qu“”on ne peut servir à la fois Dieu et la richesse», et a invité les fidèles à choisir un mode de vie centré sur la confiance, la fraternité et le bien commun.

Commentant l’Évangile de Luc, le pape a souligné que la richesse peut devenir un faux sauveur, capable d’asservir le cœur humain. “ Celui qui sert Dieu se libère des richesses, mais celui qui sert les richesses en devient l’esclave. ” Il a également précisé que la Providence divine s’étend aussi bien aux pauvres matériels qu’à ceux qui souffrent de pauvreté spirituelle ou morale.

À la fin de l'office, le Pape a remercié la communauté paroissiale pour son engagement et l'a encouragée à témoigner d'espérance et de charité dans un monde meurtri par la guerre et l'indifférence. “ Face aux tragédies d'aujourd'hui, nous ne voulons pas rester passifs, mais proclamer, par nos paroles et nos actes, que Jésus est le Sauveur du monde. ”.

Le pape Léon XIV en compagnie du père augustinien Gioele Schiavella, ancien curé de la paroisse Sainte-Anne au Vatican, qui a fêté son 103e anniversaire le 9 septembre. (Photo CNS/Vatican Media).

Avec le prêtre augustinien Schiavella, âgé de 103 ans

À Sant'Anna, le pape Léon XIV a concélébré avec le nouveau prieur des Augustins, le père Joseph Farrell, et le curé, Mario Millardi. Parmi les personnes présentes se trouvait le père augustinien Gioele Schiavella, que le pape a mentionné dans son homélie, à l'occasion de son 103e anniversaire. Le père Schiavella a été curé de Sant'Anna de 1991 à 2006 et réside actuellement dans la paroisse.

Avant l'Angélus, le Pape a déclaré qu'“ un jour nous serons appelés à rendre compte de la manière dont nous avons géré nos vies, nos biens et les ressources de la terre, devant Dieu et devant les hommes, devant la société et surtout devant ceux qui viendront après nous. ”.

Comment gérons-nous les ressources que Dieu nous a données ?

Cette parabole nous invite à nous interroger : “ Comment gérons-nous les biens matériels, les ressources de la terre et la vie que Dieu nous a donnée ? ” 

Nous pouvons suivre le critère de l'égoïsme, a poursuivi le Pape, en privilégiant la richesse et en ne pensant qu'à nous-mêmes ; mais cela nous isole des autres et répand le poison de la compétition qui conduit souvent aux conflits.

“ Ou bien nous pouvons reconnaître que nous devons gérer tout ce que nous possédons comme un don de Dieu. Et l’utiliser comme un instrument de partage, pour créer des réseaux d’amitié et de solidarité, pour construire le bien, pour bâtir un monde plus juste, plus équitable et plus fraternel. ”.

À la fin de sa réflexion, il a encouragé chacun à demander “ à la Sainte Vierge d’intercéder pour nous et de nous aider à bien gérer tout ce que le Seigneur nous confie, avec justice et responsabilité. ”.

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Ils peuvent également consulter ici Le texte intégral en anglais de la réflexion du pape Léon XIV dans l'Angélus.

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L'auteurFrancisco Otamendi

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Famille

L'influence des idéologies sur le nataliste sain 

Les forces idéologiques cherchent à dominer le débat nataliste, qui émerge en réaction à la faiblesse des taux de fécondité mondiaux, à l'exception de l'Afrique. Les conceptions natalistes économiques, communautaristes ou individualistes, ainsi que les conceptions racistes ou eugénistes, s'opposent aux conceptions natalistes saines et axées sur la famille. Examinons quelques-uns de ces arguments.

OSV / Omnes-21 septembre 2025-Temps de lecture : 7 minutes

 Kimberley Heatherington (OSV News).

Selon le contexte, le nataliste – qui encourage la procréation ou promeut la maternité – peut célébrer le rôle fondamental de la famille dans la société. Il peut aussi être perçu comme une vision techno-élitiste d'un avenir peuplé d'êtres humains génétiquement modifiés pour posséder des caractéristiques spécifiques, ou encore comme une expression honteuse de nativisme xénophobe.

Quelle est la différence ?

La définition que l'on trouve dans le dictionnaire de Cambridge illustre la complexité de parvenir à une compréhension universelle. Elle affirme sans équivoque que le nataliste est “ l'idée qu'il est important d'avoir des enfants afin d'accroître la population d'un pays, et en particulier le nombre de personnes qui ne sont pas des immigrants ”.

Eh bien non, pas toujours.

“ En substance, lorsqu'on parle de natalité, on fait référence aux personnes qui estiment qu'il est regrettable que le taux de fécondité soit si bas. Donc, si vous pensez qu'il serait bon d'avoir plus d'enfants, vous êtes nataliste ”, explique Lyman Stone, chercheur principal et directeur de l'Initiative nataliste à l'Institut d'études familiales.

“ Maintenant, ” poursuivit-il, “ vous pourriez vous dire : ‘Mais cela ne semble pas être ce que pensent la plupart des gens qui se décrivent comme natalistes dans les médias ; ils paraissent un peu bizarres.’ ». 

Cela s'explique par le fait que, pour de nombreuses raisons, les gens pensent qu'il devrait y avoir plus d'enfants et perçoivent le problème de la faible fertilité comme un problème pour de nombreuses raisons différentes.

Pourquoi la faible fécondité est un problème. Premièrement, le nataliste économique.

Quelles sont les raisons pour lesquelles une faible fertilité pourrait être considérée comme un problème ? Stone en a identifié trois.

“ On pourrait qualifier les premières raisons de structurelles ou économiques ”, a-t-il fait remarquer. “ Nous avons besoin d’enfants car, sans eux, qui financera la sécurité sociale ? ” Ou encore : ” Sans enfants, qui constituera la main-d’œuvre qui stimulera la croissance économique et l’innovation ? Qui servira dans l’armée pour nous défendre ? “.

“ En résumé, cette perspective affirme que nous avons besoin de bébés parce qu’ils sont utiles aux autres ”, a déclaré Stone. “ Je l’appelle le nataliste économique ou structurel. ”.

Deuxièmement, le nataliste au sein de la communauté

“ Le second type de nataliste ”, poursuivit-il, “ affirmerait que la faible fécondité est un problème car il existe une communauté qui a une valeur intrinsèque et qui mérite d'être perpétuée. ”.

Mais Stone a précisé que les raisons qui sous-tendent le “ nataliste communautaire ” peuvent être très diverses. D'une part, il peut s'agir de motivations “ parfaitement raisonnables et inoffensives, comme : ‘Je veux perpétuer ma lignée familiale, donc je vais avoir des enfants’. Mais il peut aussi s'agir, par exemple, de personnes qui réclament davantage d'enfants blancs en raison d'une idéologie suprématiste blanche. ». 

“ Ce n’est pas sans danger ”, a-t-il déclaré. “ De même qu’il existe de nombreuses formes de natalité économique structurelle, il existe de nombreuses formes de natalité communautaire. ”.

Troisième type, “ pronatalisme individualiste ”

Il a déclaré que le troisième type de natalité est le “ natalité individualiste ”.

“ En résumé, il explique que le faible taux de fécondité pose problème car les gens désirent avoir plus d'enfants, et qu'il existe manifestement des obstacles qui les en empêchent. Et “, conclut Stone, ” il est vraiment étrange que nous vivions dans une société où les gens n'ont pas, de manière systématique, la famille qu'ils souhaitent. C'est fondamentalement mauvais. ».

Le déclin des taux de fécondité, un phénomène mondial

En juillet, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé que le taux de fécondité aux États-Unis avait atteint son niveau le plus bas en 2024, à 1,62 enfant par femme. Au début des années 1960, ce taux était de 3,5 ; en 1976, il était de 1,7. En 2007, le taux de natalité aux États-Unis garantissait encore à chaque génération un nombre suffisant d’enfants – environ 2,1 bébés par femme – pour assurer le renouvellement des générations.

Les taux de natalité en Europe sont comparables à ceux des États-Unis, avec 1,64 bébé par femme en France ; 1,54 au Royaume-Uni ; 1,46 en Allemagne ; 1,21 en Espagne ; et 1,2 en Italie.

Mais la baisse des taux de fécondité est un phénomène mondial. En Asie, le taux de natalité en Inde est de 1,94 bébé par femme ; aux Philippines, il est de 1,88 ; et en Corée du Sud, de 0,75. 

En Amérique, le taux de natalité au Guatemala est de 2,26 bébés par femme, tandis qu'il est de 1,87 au Mexique et de 1,51 en Argentine.

Sauf en Afrique 

D'après les Nations Unies, les cinq pays affichant les taux de natalité par femme les plus élevés sont tous situés en Afrique. Il s'agit du Tchad (5,94), de la Somalie (5,91), de la République démocratique du Congo (5,90), de la République centrafricaine (5,81) et du Niger (5,79). 

Une famille prie pendant la messe à la cathédrale Saint-Matthieu-l'Apôtre de Washington, le 24 septembre 2023. (Photo OSV News/Mihoko Owada, Catholic Standard).

Points de vue culturels et nataliste

“ Je pense que l’héritage de la bombe démographique — le mythe de la surpopulation” La question reste d’actualité “, explique Patrick Brown, chercheur au Centre d’éthique et de politique publique de Washington. ” Si l’on se réfère aux sondages d’opinion, presque autant d’Américains pensent que notre problème est une natalité trop élevée à l’échelle mondiale, plutôt qu’une situation de sous-natalité. ».

L'autre aspect de la question, selon Brown, “ c'est l'idée que si l'on parle trop ouvertement du taux de natalité, on finira par forcer les femmes à avoir des enfants, c'est-à-dire par provoquer des grossesses forcées. On leur enlèvera leurs droits, un peu comme dans "La Servante écarlate", ce que l'on entend souvent à gauche. ‘.

Les six saisons de ‘ La Servante écarlate ’ sur Hulu et le roman éponyme de Margaret Atwood dépeignent un État totalitaire et théocratique qui remplace les États-Unis d'Amérique. Les servantes sont une caste de femmes réduites à l'esclavage sexuel dans le but de repeupler le monde.

Simple apathie : rien de grave ne se produit non plus… 

Cependant, la simple apathie peut constituer un autre défi pour le nataliste.

Je pense qu'il s'agit surtout d'un changement culturel qui dit : “ Si vous voulez un enfant, tant mieux ; si vous n'en voulez pas, c'est très bien aussi. Il n'y a pas de bien ou de mal à cela. Cela n'a aucune valeur sociale. C'est simplement une question de consommation, de préférence individuelle. Et qui sommes-nous pour dire qu'avoir des enfants est mieux que de ne pas en avoir ? ” a expliqué Brown. 

“ Je pense que c'est probablement la tendance dominante que le nataliste, sous toutes ses formes, tente de combattre en affirmant : ‘ Non, le dur labeur que représente le fait d'avoir des enfants a en réalité quelque chose de précieux et de nécessaire. ’.

Elon Musk assiste à la conférence Viva Technology dédiée à l'innovation et aux startups au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, le 16 juin 2023. (Photo OSV News/Gonzalo Fuentes, Reuters).

Les forces idéologiques cherchent à dominer le débat nataliste

Le Catéchisme de l’Église catholique déclare que la famille est “ la cellule originelle de la vie sociale. Elle est la société naturelle dans laquelle mari et femme sont appelés à se donner l’un à l’autre dans l’amour et dans le don de la vie. L’autorité, la stabilité et la vie des relations au sein de la famille constituent les fondements de la liberté, de la sécurité et de la fraternité dans la société. ”.

“ Nous essayons de faire de la famille la pierre angulaire d’une société saine ”, a déclaré Brown, faisant référence à un nataliste sain conforme à la vision de l’Église sur la personne humaine.

Cependant, il a également averti que le nataliste est en proie à des forces idéologiques cherchant à s'approprier le mouvement. 

“ Le nataliste, le mouvement nataliste officiel, a été rapidement colonisé par les racistes d'un côté et les eugénistes de l'autre ”, a déclaré Brown. 

“ L’argent de la Silicon Valley manipule la reproduction d’une manière non seulement moralement troublante, mais qui nous pousse également, sur les plans éthique, social et culturel, vers une forme d’eugénisme consistant à optimiser l’apparence de l’enfant et à sélectionner l’embryon ayant le QI le plus élevé. ”.

Alertes

Elon Musk, sans doute le plus célèbre partisan de la natalité au monde et magnat de la technologie – père d'au moins 14 enfants de plusieurs femmes différentes – a déclaré lors d'une interview accordée à Fox News en mars 2025 : “ Le taux de natalité est très faible dans presque tous les pays, et si cela ne change pas, la civilisation disparaîtra… L'humanité est en train de mourir. ”. 

Cependant, Musk est sélectif. Dans son autobiographie de 2015, il est cité disant : ” Si chaque génération successive de personnes intelligentes a moins d'enfants, c'est probablement une mauvaise chose. «. 

Les influents pronatalistes Simone et Malcolm Collins, fondateurs de Pronatalist.org, ont attiré l'attention du public après avoir admis avoir utilisé des tests et une sélection génétiques pour optimiser les caractéristiques de santé mentale de leurs enfants à naître.

“ Ce genre de choses, qui font partie du mouvement nataliste actuel, est choquant, et à juste titre, non ? ” a demandé Brown. “ Il ne s’agit pas d’aider les gens à fonder une famille et à avoir des enfants financièrement. Il s’agit de transformer les enfants en produits de consommation. ”.

Le pape Léon XIV salue un bébé depuis la papamobile alors qu'il traverse la place Saint-Pierre au Vatican avant son audience générale le 25 juin 2025. (Photo CNS/Lola Gomez).

Le défi de la formation à la foi : “ La plupart des catholiques ne mènent pas une vie nataliste ”

Kody W. Cooper est professeur associé à l'Institut d'éducation civique américaine de l'École de politiques publiques et d'affaires publiques Baker de l'Université du Tennessee à Knoxville. Il a suggéré que les catholiques pourraient faire davantage pour enrayer le déclin du taux de natalité.

Le Centre de recherche appliquée sur l'apostolat de l'Université de Georgetown a noté en 2011 que la taille moyenne d'un ménage catholique américain était la même que la moyenne nationale, soit 2,6 personnes par ménage. 

“ Les catholiques doivent être honnêtes avec eux-mêmes ”, a déclaré Cooper. “ Si l'on examine les données de l'enquête, la majorité des catholiques ne sont pas actifs en matière de procréation. Selon certaines estimations, jusqu'à 90 % des catholiques qui assistent régulièrement à la messe utilisent des contraceptifs artificiels, contrairement aux enseignements de Humanae Vitae. ”.

Il comprend les objections courantes, mais continue d'insister sur ce point.

“ Le projet pourrait peut-être aller de l’avant si les catholiques mettaient de l’ordre dans leurs propres affaires ”, a déclaré Cooper. “ J’entends par là que les évêques et les prêtres exercent courageusement leurs fonctions en prêchant le nataliste, et que les laïcs s’efforcent de cultiver les vertus nécessaires à une vie nataliste. ”.

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Kimberley Heatherington est correspondante pour OSV News. Elle écrit depuis la Virginie (États-Unis).

Cette histoire a été publiée à l'origine dans OSV News en anglais. Vous pouvez le lire ici ici.

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L'auteurOSV / Omnes

Aixa de la Cruz et nos idolâtries

Aixa de la Cruz définit sa génération comme ‘ sans Dieu ’, cherchant dans le travail, la consommation et les relations ce que seul le divin peut combler, et révélant comment l'absence d'horizon spirituel nous conduit à confondre de faux autels avec une véritable transcendance.

21 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

“ C’est vrai que nous sommes une génération sans Dieu, et qu’on ne nous a laissé d’autre choix que la consommation et le travail. ” Ce sont les mots d’Aixa de la Cruz, écrivaine née à Bilbao en 1988, qui précise n’avoir jamais eu de contact avec une quelconque religion pendant la majeure partie de sa vie. Elle poursuit : “ De quoi se remplir ? D’emplois qui finissent par faire partie intégrante de notre identité pour qu’on puisse les supporter, ou en sacrifiant son temps à des activités insupportables en échange d’argent pour consommer. C’est pourquoi nous recherchons désespérément des thérapies et des retraites, pour trouver une forme de transcendance qui nous rappelle que nous sommes ici pour quelque chose de plus grand. ” C’était une conversation pour El País avec June Fernández, directrice d'un magazine féministe, qui, pour sa part, venait de confier dans le dialogue qu'elle était elle aussi “ agnostique, spirituellement orpheline ”. 

Dans une autre interview, De la Cruz affirme que la génération de ses parents en Espagne a rompu avec le catholicisme principalement en raison d'expériences négatives avec les institutions éducatives ou à cause de leur opposition au franquisme, ce qui, dans une société plus ou moins confessionnelle, signifiait rompre avec la spiritualité en général. Et puis, leurs enfants — nous — avons été laissés pour compte, à la merci de n'importe quel joueur de flûte qui jouait une mélodie vaguement spirituelle, ou à la merci de n'importe quel discours pseudo-religieux qui flattait notre soif. Le pape François a parlé de cette communauté d'errants, qui est un peu chacun de nous, comme de ceux qui “ cherchent Dieu en secret, mus par le désir de son visage ” (Evangelii Gaudium, n. 14).

Pour revenir au point de départ, l'auteur pressent que, face à la disparition de tout horizon spirituel, nous avons tendance à remplacer Dieu par tout ce qui nous est accessible et qui promet le bonheur : l'argent, le travail, la consommation ; on pourrait y ajouter le sexe ou le statut social. Et ce processus finirait par nous assécher spirituellement. D'une certaine manière, toute la prédication de Jésus – et, si l'on veut pousser l'exagération, toute la tradition judéo-chrétienne – vise précisément à nous mettre en garde contre l'idolâtrie, à nous alerter sur cette impulsion instinctive à substituer n'importe quoi à ce qui est authentiquement religieux. 

On peut se souvenir des paroles de Jésus sur l'impossibilité de servir Dieu et l'argent (Mt 6, 24), ou encore de celles qui nous exhortent à ne pas amasser de biens terrestres, mais plutôt à œuvrer pour ce qui ne périt pas (Jn 6, 27). Pourtant, cette même semaine où je lisais Aixa de la Cruz, l'Église, dans sa liturgie, nous a présenté d'autres paroles de l'Évangile, encore plus surprenantes : nul ne peut être disciple du Christ s'il n'aime pas Dieu plus que son père, sa mère, son épouse, son époux, son fils ou sa fille (Mt 10, 37). Et ce qui, de prime abord, semble exagéré, prend tout son sens à la réflexion : car, dans cette “ génération sans Dieu ”, nous avons aussi tendance à idolâtrer ces relations qui, certes, nous protègent, mais dont nous avons appris à ne pouvoir assumer la responsabilité qui incombe à Dieu seul. Nous connaissons tous tant de situations de dépendance affective qui naissent précisément de notre besoin de nous accrocher à la moindre bouée de sauvetage, même s'il s'agit d'un autre être humain.

C’est peut-être pour cette raison que nous adoptons souvent, pour prier, la posture des mains jointes : afin de ne pas nous appuyer sur quelque chose qui ne convient pas. Bien que la Bible puisse parfois donner l’impression que Dieu s’arroge capricieusement la première place, il le fait en réalité par pure générosité envers nous : pour nous épargner l’angoisse de choisir le mauvais autel ; pour nous épargner la déception de croire avoir atteint le port, pour nous retrouver aussitôt à la dérive.  

Évangélisation

Saint André Kim, le premier prêtre coréen, et ses compagnons martyrs

Il y a près de deux siècles, la Corée était le théâtre d'une intense persécution de la foi chrétienne, et des milliers de Coréens y ont subi le martyre. Saint André Kim Taegon, prêtre, fut l'un des 103 Coréens canonisés par saint Jean-Paul II en 1984. En 2014, le pape François en a canonisé 124 autres, également à Séoul.

Francisco Otamendi-20 septembre 2025-Temps de lecture : < 1 minute

“ Dans cette audience, je souhaite vous présenter un autre témoin du zèle apostolique. Cette fois, il vient à nous de contrées lointaines ”, a déclaré le pape François. “ En effet, Saint André Kim Taegon Il fut le premier prêtre martyr de Corée. Il y a deux cents ans, le pays subissait de sévères persécutions et il était impossible de professer sa foi ouvertement. Auparavant, ce sont les laïcs qui évangélisaient la Corée ”, a-t-il ajouté.

“ Sa vie fut et demeure un témoignage éloquent de son zèle pour la proclamation de l’Évangile. » “ J’aimerais souligner deux scènes qui illustrent ce zèle ”, poursuivit-il. “ Dans la première, nous voyons saint André confronté à la difficulté de n’avoir d’autre choix que de rencontrer les fidèles en public. Et de parvenir à les reconnaître sans que personne ne le remarque. ” Il résuma leur identité en deux mots : ‘ disciples de Jésus ’.

Le sang des martyrs

Le 16 mai 1984, à son retour de son voyage apostolique dans divers pays d'Asie, saint Jean-Paul II estimait qu'il y en avait environ dix mille. Martyrs coréens. Et il a déclaré : “ Lorsque nous lisons les « Acta martyrum » du XIXe siècle en Corée, une analogie frappante avec le “ Martyrologium romanum ” nous vient à l’esprit. Les “ grandes œuvres de Dieu ” accomplies par les martyrs… » Elles se répètent à différentes périodes de l'histoire et dans différentes parties du monde.

En deux siècles d’existence, l’Église en Corée, a ajouté le pape Jean-Paul II, “ a connu un développement considérable, nourrie par le sang des martyrs. Elle compte aujourd’hui près de 1 600 000 fidèles ”, a-t-il déclaré, et « ce développement se poursuit. En témoignent les nombreuses conversions et baptêmes (…), le grand nombre de vocations sacerdotales et religieuses, la profonde conscience catholique des laïcs et leur engagement apostolique dynamique. ”.

L'auteurFrancisco Otamendi

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Cervantès, selon Amenábar  

Bien qu'Amenábar prenne des libertés historiques, le film montre un Cervantes qui survit à la captivité grâce à son talent de conteur, transformant l'adversité en récit et anticipant son œuvre immortelle.

20 septembre 2025-Temps de lecture : 4 minutes

Alejandro Amenábar a le don de susciter la controverse à chaque film. Son dernier long-métrage, « The Captive », arrive avec son lot de scandales, mais avant de s'enthousiasmer ou de se lancer dans une croisade, il convient de s'interroger sur l'essentiel : le film fonctionne-t-il comme récit de fiction – j'insiste sur le terme « fiction » – inspiré de faits réels ? Oui, et avec brio. 

Le film recrée avec brio l'atmosphère de la captivité à Alger, ce microcosme de commerce, de troc, de renégats et de chaînes. Il est important de rappeler que les tensions religieuses étaient un thème majeur en Méditerranée, avec deux empires rivaux qui avaient fait de la « Mare Nostrum » leur frontière et surveillaient attentivement chaque côte. À Alger, cependant, ce qui dictait la loi, ce n'était pas tant la foi ou la politique que le profit pur et simple : là-bas, tout tournait autour des rançons, de la course, du recel et de l'accumulation de richesses. C'est pourquoi son port ne s'arrêtait jamais, même pendant les trêves : tandis que les chancelleries signaient des armistices, les galères barbaresques continuaient de sillonner les mers à la recherche de chrétiens à vendre. Le spectateur ressent la dureté de l'emprisonnement et, en même temps, l'intensité des conflits entre la foi et l'apostasie. Dans ce contexte, Amenábar campe un Cervantès crédible et captivant : le prisonnier manchot est présenté comme un conteur né, capable de transformer la misère en récit et de subjuguer ennemis et compagnons par la force de ses mots. Le fait qu’après la représentation, le spectateur comprenne mieux pourquoi, même en captivité, Cervantès était connu et respecté est un véritable tour de force. 

On y trouve aussi de subtiles touches artistiques : le clin d’œil au lavabo du barbier ou les ombres qui annoncent Don Quichotte et Sancho sont autant de procédés délicats qui lient biographie et imagination littéraire, mais aussi la construction en temps réel du roman du capitaine captif – qui sera plus tard intégré à Don Quichotte – sous forme de récit épisodique que Cervantès lui-même racontait à ses compagnons de captivité, peaufinant ainsi son interprétation littéraire de tout ce dont il avait été témoin. Cette transposition entre vie et œuvre est peut-être l’aspect le plus abouti du scénario : le fait que Cervantès, sans le savoir, inventait déjà des fragments de son roman immortel tout en subissant chaînes et tortures. 

La question de la relation homosexuelle entre Cervantes et son ravisseur mérite d'être abordée séparément. Ce n'est pas une nouveauté – on en parle depuis des siècles – mais Amenábar la ressort avec la ruse de quelqu'un qui sait que peu de choses sont plus lucratives que de présenter le mythe sous un jour compromettant et charnel. Le film tente même d'étayer cette prétendue inclination par une préhistoire qu'il convient de réfuter : le duel de Cervantes avec Antonio de Sigura n'était pas dû à des calomnies contre López de Hoyos, et encore moins à des relations douteuses entre les deux hommes. La raison exacte demeure inconnue, même si l'hypothèse la plus plausible est celle d'un duel d'honneur pour défendre sa sœur. Le spectateur doit en être conscient afin de ne pas prendre ce qu'il voit à l'écran pour une source fiable : le duel et la supposée relation homosexuelle relèvent de la fiction, et non de la réalité historique. Cependant, dans le film, la question reste périphérique, se limitant à une rumeur de cellule, et ne doit pas occulter l'essentiel : montrer comment le récit devient une bouée de sauvetage contre l'oppression. L'idée que Cervantès et son maître aient partagé plus que des mots relève davantage de la provocation que d'une thèse étayée. Et même en accordant la liberté – aussi permissive soit-elle – à tout créateur, il ne faut pas oublier qu'une telle rencontre, dans ce contexte, ne saurait être libre ni symétrique : le captif est toujours sous la menace de mort, privé de sa volonté et soumis, de toute façon, à la loi de la domination. 

Le plus grand défaut du film réside peut-être moins dans ses sous-entendus homosexuels que dans le parti pris idéologique qui oriente le regard du spectateur. Cela se manifeste dès la représentation d'Alger – non pas comme le « purgatoire de la vie, l'enfer du monde » chanté par l'auteur lui-même, mais comme une ville de plaisirs et de libertés, en contraste saisissant avec une Castille sombre, inquisitoriale et recouverte de cendres – jusqu'à la manière dont la spiritualité de Cervantès est dépeinte. C'est là que le film perd toute sa force. Le fait que le captif murmure « i piccoli piaceri » au moment de sa pendaison, ou qu'il converse avec le pacha au sujet de l'absence, est autant d'éléments qui clochent. 

Les références à Dieu et à l'amour, comme s'il s'agissait d'un couple d'existentialistes avant l'heure, sont des libertés qui trahissent plus qu'elles n'éclairent. De telles lignes n'auraient jamais été écrites par un Miguel de Cervantes qui se savait enfant de son temps, marqué par la religiosité de l'Espagne de Philippe II, et dont la foi fut, à des degrés divers, le soutien ultime de sa résistance. Accepter une relation homosexuelle en prison peut s'interpréter comme un procédé dramatique ; lui attribuer un tel scepticisme moderne est cependant un anachronisme qui dénature l'essentiel. Mais les puritains n'ont pas à s'inquiéter outre mesure. « Le Captif » n'a jamais eu la prétention d'être un traité d'histoire ni un nouveau volume de la « Topographie », mais bien une œuvre de fiction, parmi tant d'autres qui revisitent le mythe cervantin sous un angle ou un autre. À cet égard, ce qu'Amenábar cherche à accomplir – et parvient à accomplir – c'est à nous convaincre que Cervantès a survécu en grande partie grâce à son talent de conteur, que ses mots ont triomphé là où son corps a été soumis. Dès lors, que peuvent bien importer la rigueur historique et le souci du détail face à une thèse aussi puissante ? Le film, en somme, malgré ses excès et ses biais, finit par renforcer un point fondamental, et c'est ce qui demeure : l'homme manchot de Lépante, ce « Saavedra », était avant tout le plus libre et le plus brillant de tous les conteurs.

L'auteurJuan Cerezo

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Évangélisation

« La Plena » : une manière d’évangéliser en écoutant les jeunes

Dans l'église rectorale de Saint Josémaria, un podcast et une émission “ After ” sont devenus le pont permettant de rapprocher les jeunes de Dieu.

Rédaction Omnes-20 septembre 2025-Temps de lecture : < 1 minute

Les formes traditionnelles d'évangélisation peuvent rebuter de nombreux jeunes. À l'église Saint-Josémaria de Samborondón, on l'a constaté et, au lieu de créer un groupe de jeunes “ d'en haut ”, on a décidé de consulter les jeunes sur leurs souhaits.

Après quelques rencontres avec les jeunes, une idée a émergé : créer un podcast en direct : “ Ce ne serait pas un programme directement religieux, mais un dialogue entre deux animateurs — une jeune femme et moi-même, en tant que prêtre — et un invité, à la recherche de cette vision ‘ surnaturelle ’ qui interpelle les auditeurs ”, explique Juan Carlos Vascónez, recteur de l’église.

De plus, après chaque chapitre, ils organisaient une "Après". Un espace où les gens peuvent échanger, faire connaissance et partager, créant ainsi une véritable communauté. L'objectif ? Offrir un lieu de rencontre aux jeunes curieux et aux intérêts variés.

©Milton Torres

Cette semaine, ils diffusent leur huitième épisode et le nombre de jeunes auditeurs ne cesse de croître. Le podcast est enregistré toutes les deux semaines et, durant les semaines sans émission, ils organisent des formations et des actions de solidarité. “ Le travail est intense, mais voir l'engagement de ces jeunes et comment le podcast leur permet de se rapprocher de Dieu est une immense joie ”, confie Juan Carlos.

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Vatican

Léon XIV défend le vœu d'obéissance malgré le risque d'abus.

Lors d'une audience avec plusieurs ordres religieux, il a averti que, bien qu'elle soit aujourd'hui perçue comme un renoncement à la liberté, bien vécue, elle renforce la foi, la fidélité et la maturité communautaire.

Javier García Herrería-20 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Dans un contexte où l'Église est confrontée au défi de maintenir un équilibre entre l'obéissance chrétienne aux supérieurs et la prévention des abus de pouvoir et de conscience, le pape Léon XIV a courageusement souligné la profonde valeur du vœu d'obéissance lors d'une audience avec des membres de divers ordres religieux.

« L’obéissance, dans son sens le plus profond d’écoute active et généreuse des autres, est un grand acte d’amour par lequel nous acceptons de mourir à nous-mêmes afin que nos frères et sœurs puissent grandir et vivre », a déclaré le Pape le 18 septembre, s’adressant aux responsables des Sœurs Ursulines de Marie Immaculée, des Missionnaires du Précieux Sang, des Maristes et des Frères Franciscains de l’Immaculée.

Le Pape a exprimé son désir de réfléchir à « l’importance vitale de l’obéissance comme acte d’amour dans la consécration religieuse. Jésus nous en a donné l’exemple dans sa relation avec le Père : ”Je ne cherche pas ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.” ».

Aller à contre-courant

Évoquant saint Augustin, le pape a rappelé que ce grand Père de l'Église définissait l'obéissance comme « la fille de la charité ». Il a également souligné que, même si parler d'obéissance peut paraître impopulaire aujourd'hui car elle est souvent interprétée comme un renoncement à la liberté, cette perception est erronée.

« Parler d’obéissance n’est pas très à la mode ces temps-ci, car on y voit un renoncement à la liberté », a déclaré le pape. « Mais il n’en est rien. Professée et vécue avec foi, l’obéissance révèle un chemin lumineux de don de soi qui peut aider le monde à redécouvrir la valeur du sacrifice, la capacité de nouer des relations durables et une maturité communautaire qui transcende les sentiments passagers et s’enracine dans la fidélité. ».

Il a conclu en déclarant que « l’obéissance est une école de liberté dans l’amour », encourageant les ordres présents à redécouvrir la richesse spirituelle de cet engagement dans la vie communautaire et ecclésiale.

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Monde

Un groupe armé tue 22 personnes lors d'un baptême au Niger

Des hommes armés, liés à des groupes djihadistes, ont massacré des dizaines de villageois réunis pour un baptême au Niger.

Rédaction Omnes-19 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Au moins 22 personnes ont été tuées lundi 15 septembre lors d'une attaque perpétrée par des hommes armés à moto contre une cérémonie de baptême dans l'ouest du Niger, selon des habitants et des médias internationaux. L'attaque a eu lieu dans le village de Takoubat, dans la région de Tillabéri, zone frontalière avec le Burkina Faso et le Mali où opèrent des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l'État islamique.

D'après des témoins cités par l'AFP et l'agence EFE, les assaillants ont ouvert le feu sur les personnes assistant au baptême, tuant 15 personnes, puis ont assassiné sept autres personnes aux alentours du village. “ Alors que des gens célébraient un baptême, des hommes armés ont ouvert le feu, semant la mort et la terreur ”, a dénoncé sur les réseaux sociaux Maikoul Zodi, une militante locale des droits de l'homme.

Les Forces de défense et de sécurité nigériennes (FDS) déployées dans la zone ont lancé une opération de recherche pour appréhender les responsables. Les autorités ont confirmé l'attaque, mais n'ont pas encore communiqué de bilan officiel des victimes.

Cette attaque survient six jours seulement après une embuscade dans la même région, au cours de laquelle quatorze soldats nigériens ont trouvé la mort alors qu'ils poursuivaient un groupe d'hommes armés qui volaient du bétail. Des organisations de défense des droits humains, telles que Human Rights Watch, ont signalé que depuis mars, les groupes armés ont intensifié leurs attaques, tuant au moins 127 villageois et fidèles musulmans ; des maisons ont également été pillées et incendiées.

Le Niger, dirigé par une junte militaire depuis juillet 2023 suite à la destitution du président Mohamed Bazoum, est en proie à une spirale de violence au Sahel. Malgré les promesses de la junte de rétablir la sécurité, les attaques contre les civils et les forces de sécurité continuent de se multiplier.

Une coalition pro-démocratie lancée ce mois-ci à Niamey a critiqué l'“ incapacité ” des autorités militaires à endiguer l'insécurité et a exigé des élections libres ainsi que la levée des restrictions imposées aux partis politiques et aux syndicats.

La région de Tillabéri est devenue l'un des épicentres de cette violence, avec des attaques aveugles qui ont plongé les communautés rurales dans la peur, le déplacement et la perte de leurs moyens de subsistance.

Évangélisation

Saint Janvier, vénéré à Naples pour son sang, et protecteur contre le Vésuve

Évêque et martyr du IIIe siècle, le sang de saint Janvier se liquéfie trois fois par an à Naples : le premier samedi de mai ; le 19 septembre (date de sa mémoire liturgique et de son martyre) ; et le 16 décembre, date à laquelle on commémore l'éruption du Vésuve, arrêtée après l'invocation de saint Janvier.

Francisco Otamendi-19 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Né à Naples, ou peut-être à Bénévent, dans la seconde moitié du IIIe siècle, Januarius était évêque de la ville à l'âge de trente ans. aimé et respecté Il était loué de tous, même des païens, pour ses œuvres de charité. Mais en 303, les chrétiens devinrent l'ennemi, et il fut martyrisé, avec six autres chrétiens, à Pouzzoles. C'était sous le règne de l'empereur Dioclétien.

À la mort de Gennaro (avec un G ou un J), selon la coutume lors de l'exécution des martyrs, une femme nommée Eusébie recueillit le sang versé par l'évêque, déjà réputé pour sa sainteté, dans deux fioles. Elle les remit à l'évêque de Naples, qui fit construire deux chapelles en l'honneur de ces reliques, d'après l'agence de presse vaticane. Le culte du saint se répandit et il fut canonisé par Sixte V en 1586. nouvelles, sa fête est célébrée à Naples, en New York (Petite Italie), et dans bien d'autres endroits.

Le sang se liquéfie trois fois par an

Quant à la relique de sang, elle fut exposée pour la première fois en 1305. Mais le miracle de sa liquéfaction et de son ébullition apparente se produisit pour la première fois le 17 août 1389, après une grave famine. 

Aujourd'hui, le miracle se répète trois fois par an : le premier samedi de mai, en mémoire du premier transfert ; le 19 septembre, jour de la mémoire liturgique du saint et de son martyre ; et le 16 décembre, anniversaire du terrible éruption du Vésuve en 1631, bloquée après l'invocation du saint.

Les deux fioles sont conservées dans un reliquaire de la chapelle Saint-Janvier de la cathédrale de Naples. L’archevêque de Naples a déclaré : “ Chaque goutte de ce sang nous parle de l’amour de Dieu. ”.

La liturgie d'aujourd'hui célèbre également les saints François Maria de Camporosso, Alonso de Orozco, Carlos Hyon Song-mun, Maria de Cervelló et Théodore de Cantorbéry, entre autres.

L'auteurFrancisco Otamendi

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Éducation

5 conseils pour survivre à la rentrée scolaire

En début d'année scolaire, il est souvent difficile de prendre de bonnes habitudes, mais c'est le moment idéal pour s'organiser et renforcer les liens familiaux. Javier Segura propose cinq conseils pour y parvenir.

Javier Segura-19 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Maintenant que la nouvelle année scolaire a commencé et que nous avons repris nos habitudes, il serait judicieux de réfléchir à certaines approches pédagogiques à adopter cette année. Ces approches privilégient une bonne planification et nous incitent à ne pas laisser les événements dicter nos décisions.

1. Aidez vos enfants à bien planifier leurs activités et leurs études. Un bon emploi du temps permet d'organiser sa vie. Assurez-vous qu'il soit équilibré et qu'il comprenne du temps pour le sport, le développement personnel, l'acquisition de nouvelles compétences, la vie spirituelle et les initiatives solidaires.  

2. Ne surchargez pas tout avec des activités extrascolaires. Laissez vos enfants jouer librement. C'est aussi éducatif : cela favorise les liens avec les autres enfants, leur fait découvrir de nouvelles expériences et développe leur créativité. Les enfants ont besoin d'espace pour grandir et s'épanouir.

3. Prenez une résolution familiale sur la façon dont vous utiliserez moins vos téléphones portables. Et les ordinateurs pour passer plus de temps ensemble. Il faut qu'on se réapproprie notre espace ! Et comme vous le savez, ce n'est pas qu'un problème d'adolescents. Les adultes aussi sont accros et ont besoin de se déconnecter. Planifiez ces moments, ne vous contentez pas de bonnes intentions.

4. Planifiez des sorties en famille. Des lieux intéressants, principalement en pleine nature. Je vous assure que c'est bien mieux qu'un après-midi de week-end dans un grand centre commercial. Il y a tant de beaux endroits à découvrir ! C'est une immersion dans la culture, la nature et la connaissance de notre territoire… ainsi que des moments privilégiés en famille.

5. Dînez en famille avec vos enfants dès que possible. Je peux donc vous raconter (et vous pouvez entendre) ce qui s'est passé aujourd'hui. Vous apprendrez certainement beaucoup, et cela facilitera la communication à l'avenir. Ce devrait être un moment précieux pour toute la famille.

Comme vous pouvez le constater, ce sont des conseils simples, mais je vous assure que si vous les mettez en pratique et les planifiez dès maintenant, à l'approche de la rentrée scolaire, de merveilleuses choses se produiront dans votre famille.

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Cinéma

L'œuvre de fiction « Le Cardinal » et les parallèles avec le pape Léon XIV

Le roman et le film ‘ Le Cardinal ’ dépeignent la vie d'un prêtre américain dont l'histoire fait écho à celle du pape actuel, Léon XIV.

Onésimo Díaz-19 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Ces derniers mois, nous avons tous entendu parler du cardinal Robert Prevost, haut dignitaire de l'Église d'origine américaine, récemment élu pape et qui a choisi le nom de Léon XIV. Ce que beaucoup ignorent, c'est qu'avant le cardinal Prevost, un film, adapté d'un roman, mettait en scène un autre cardinal américain dans le rôle principal. 

Dans mon livre Histoire, culture et christianisme (1870-2020). Une histoire racontée à travers dix romans et leurs adaptations cinématographiques., Je consacre une partie de mon analyse à la relation entre religion, littérature et cinéma, en soulignant quelques exemples où le christianisme devient un axe narratif dans des œuvres modernes. Dans le cadre de cette analyse, le roman Le Cardinal (1950) de l'Américain Henry Morton Robinson et l'adaptation cinématographique ultérieure réalisée par le Juif Otto Preminger en 1963 occupent une place importante.

Le roman

Le roman Le Cardinal, Publié en 1950, ce roman retrace la vie et le parcours spirituel de Stephen Fermoyle, un prêtre catholique qui gravit les échelons de l'Église jusqu'à devenir cardinal. Robinson, qui a mené des recherches approfondies sur la vie des figures ecclésiastiques de son époque (certains auteurs suggèrent qu'il s'est en partie inspiré de la vie de l'archevêque de New York, Francis Joseph Spellman), tisse un récit où se mêlent dilemmes personnels, tensions politiques et mission pastorale de l'Église, dans un contexte marqué par les guerres, les régimes totalitaires et les crises sociales. L'ouvrage a eu un impact considérable sur le monde de l'édition, car il a permis à un large public de découvrir la vie intérieure et extérieure d'un prêtre confronté aux problèmes du XXe siècle.

Ce roman, que le magazine Temps Élu « livre le plus populaire de l'année ”, l'ouvrage de Robinson s'inscrit dans la tradition littéraire du catholicisme anglo-saxon, où des auteurs comme Graham Greene et Evelyn Waugh ont également exploré la tension entre la foi et la modernité. Robinson privilégie ici une approche plus institutionnelle, présentant le prêtre comme une figure publique confrontée à des décisions d'une importance historique considérable. L'ouvrage témoigne ainsi de la manière dont l'Église catholique s'est efforcée de préserver sa pertinence dans une période tumultueuse.

Le film

L'adaptation cinématographique du roman par Otto Preminger en 1963 s'inspire largement de cette œuvre, mais la présente à travers le langage cinématographique hollywoodien. Avec Stephen Fermoyle dans le rôle de Tom Tryon, le film retrace sa formation sacerdotale, ses conflits personnels et ses responsabilités dans un monde bouleversé par le nazisme, le racisme et les troubles sociaux. Preminger, connu pour aborder des thèmes controversés, utilise cette histoire pour explorer les questions de justice, de conscience morale et d'engagement religieux.

Ce film possède une double valeur culturelle. D'une part, il témoigne de la manière dont le cinéma américain du milieu du XXe siècle abordait les thèmes catholiques avec sérieux, en présentant le prêtre comme un protagoniste complexe, loin des stéréotypes. D'autre part, il offre un aperçu de la perception de l'Église dans un contexte marqué par la Guerre froide et le Concile Vatican II, qui débutait précisément au moment de la sortie du film, sous le pontificat de Jean XXIII puis de Paul VI. 

Parallèles

La dimension pédagogique de ces œuvres est remarquable. Le roman comme le film permettent au grand public d'entrevoir les défis auxquels un prêtre est confronté pour vivre sa vocation en cohérence avec les pressions extérieures. Le protagoniste doit constamment discerner entre l'obéissance ecclésiastique, la fidélité à sa conscience et l'engagement social – un thème qui renvoie directement à la réflexion sur le rôle des cardinaux dans l'histoire de l'Église. Un moment difficile survient lorsque le protagoniste rencontre une jeune femme intelligente et belle (interprétée par Romy Schneider) et envisage de quitter les ordres, s'accordant quelques mois d'essai pour enseigner l'anglais dans un établissement d'enseignement viennois, au moment même où les nazis sont sur le point d'envahir l'Autriche. Mais il réagit et décide de poursuivre sa vocation sacerdotale. Preminger dépeint avec réalisme ces épreuves, dont le prêtre sort indemne.

En conclusion, Le Cardinal — tant dans sa version littéraire que dans son adaptation cinématographique — constitue un exemple éloquent de la manière dont la culture moderne a représenté la figure ecclésiastique comme médiateur entre la foi et le monde. En abordant les questions de pouvoir, de moralité et de spiritualité, ces œuvres démontrent la pertinence durable du christianisme comme thème culturel et narratif jusqu'au XXe siècle. De plus, Le Cardinal Ce récit présente des parallèles avec la vie du pape actuel : issu d’une famille américaine profondément catholique, d’origine modeste et aux racines européennes ; une carrière ecclésiastique débutée aux États-Unis et achevée à Rome… Je ne veux rien dévoiler de l’intrigue, mais le remarquable film de Preminger mérite d’être vu ; et pour ceux qui apprécient les ouvrages denses et captivants, le roman de Robinson est une excellente option. Dans ce cas précis, le film surpasse le roman : l’œuvre de Preminger le transcende par sa beauté et son rythme. Enfin, pour ceux qui souhaitent replacer ces œuvres dans leur contexte historique, je vous invite à consulter mon livre, dans lequel j’analyse neuf autres chefs-d’œuvre du cinéma et de la littérature afin de mieux comprendre les 150 dernières années de l’histoire mondiale. Un véritable tour de force.

L'auteurOnésimo Díaz

Chercheur à l'Université de Navarre et auteur du livre Histoire des Papes au 20ème siècle

Sauver les jeunes des écrans : la mission des personnes qui lisent

La mission incontournable des vrais lecteurs : éveiller chez les jeunes la passion des livres et les sauver de l’emprise absorbante des écrans.

19 septembre 2025-Temps de lecture : 3 minutes

Dans les écoles où je travaille, j'ai vu des adolescents qui lisent. Ça existe. Ils sortent leurs romans pendant l'heure de lecture, ils lisent même quand ils sont blessés et ne peuvent pas faire d'EPS. Dans le meilleur des cas, ils les terminent l'après-midi en attendant qu'on vienne les chercher. Lors de mes séances de soutien scolaire, j'aborde généralement ce sujet pour briser la glace. (La littérature, c'est mon point faible.) C'est comme ça que j'ai appris à connaître leurs habitudes de lecture, et je suis même devenue amie avec certains d'entre eux.

Quand on leur demande “ Aimez-vous lire ? ”, certains répondent par l'affirmative, voire même citent des titres remarquables. Mais ils sont rares. La plupart répondent plutôt : “ Je ne supporte pas les livres obligatoires ; je cherche des résumés en ligne… mais il m'arrive aussi de lire d'autres choses par moi-même. ” C'est là que le courant passe, et dès qu'ils évoquent des titres ou des personnages littéraires, ils sourient, poussent un soupir de soulagement, et une conversation intéressante s'engage.

Eh bien, suivant la tendance lancée par les adolescents, je me suis mise à lire certains des romans qu'ils choisissent pour le plaisir (peut-être dans le cadre des 5,5 livres qu'un Chilien lit en moyenne par an, selon un récent rapport du ministère de la Culture et de l'Institut national de la statistique). Mon intention était de mieux comprendre leur univers, et j'ai fini par les apprécier encore plus qu'eux : Le Labyrinthe, Hunger Games, Percy Jackson. Ce sont des romans divertissants, pleins de magie, de fantastique ou de science-fiction, qui vous tiennent en haleine et qui ont le pouvoir de vous donner le goût de la lecture. Cependant, ils vous laissent sur votre faim et versent parfois dans une brutalité assez déplaisante.

“ Voulez-vous lire davantage ? ” leur demandai-je plus tard. “ Oui, mais les réseaux sociaux me prennent trop de temps. ” On en revient toujours là. C’est inévitable. Quoi que je fasse, la séance de soutien scolaire débouche immanquablement sur des plaintes concernant les écrans, la difficulté à s’en détacher, le désir d’avancer librement, sans le poids de cette ancre dans la poche. Le téléphone portable est l’éléphant dans la pièce de l’éducation. À cause de lui, l’esprit des enfants perd la capacité d’assimiler des histoires plus longues ou moins palpitantes qui n’en illustrent pas moins des aspects essentiels de la vie. Comme le déplorait Gabriela Mistral en 1925, le Chili est un “ peuple qui recherche le récit violent du crime, pour recevoir la décharge électrique, car il ignore le léger frémissement des autres émotions ”. En effet, les jeunes d’aujourd’hui consomment des quantités astronomiques de violence dans les best-sellers : des personnages qui se portent volontaires pour participer à des concours macabres à mort, d’autres qui luttent pour leur survie tout en essayant d’échapper à un labyrinthe absurde. Cela peut constituer un début, je ne le nie pas, mais je crains qu'il ne s'agisse également d'un plafond.

Que dirait notre poétesse si elle était parmi nous ? Elle poserait sans doute une question discrète aux adultes : quelle importance accordez-vous à l'éducation des enfants ? Comment les aider à passer de la brutalité des Hunger Games à l'élégance d'un Verne, d'un Stevenson, d'un Tolstoï ? Puis, elle nous offrirait peut-être ce conseil qu'elle a formulé en 1935 : “ La mission des enseignants et des parents, au nom des livres, est d'éveiller le goût de la lecture, de susciter le plaisir de lire et de parachever cette entreprise en transformant le simple plaisir en passion. ” Dans le même texte, elle ajoutait que le défi de l'éducateur consiste à : “ Faire lire les enfants, comme on mange, tous les jours, jusqu'à ce que la lecture devienne, comme la contemplation, un exercice naturel, mais toujours joyeux. Une habitude ne s'acquiert pas si elle ne promet pas et ne procure pas de plaisir. ” C'est là que réside la clé pour notre lauréate du prix Nobel : la lecture s'apprend par le plaisir, et les enfants ont besoin des adultes pour les guider.

Le rôle des enseignants n'est donc pas d'exiger un certain nombre de livres lus par leurs élèves, ni de viser une moyenne supérieure à 5,5 livres par an pour un titre donné, mais plutôt de s'appuyer sur leur propre expérience de lecteurs, de transmettre leur enthousiasme et de partager l'immense joie que nous procure la création littéraire. Cependant, motiver les élèves est un défi de taille, compte tenu des nombreux obstacles qui jalonnent ce parcours. Le principal ennemi, comme nous l'avons évoqué, est le téléphone : les enfants disposent d'un appareil qui réduit considérablement leur capacité de concentration, jour et nuit, sans leur laisser le moindre répit, les empêchant d'approfondir leurs connaissances et les éloignant des classiques de la littérature.

En ce sens, le rôle des parents et des enseignants est plus précieux que jamais : il leur incombe de susciter l'intérêt, de créer un magnétisme et un enthousiasme communicatif. L'enseignant ordinaire ne suffit plus ; il nous faut désormais un héros. Nous avons un besoin urgent d'hommes et de femmes animés par la vocation d'encourager les enfants à savourer les richesses du folklore, des contes, des romans et des bons essais. Y parvenir est sans aucun doute bien plus difficile que d'atteindre un objectif de nombre de livres lus par an. Seuls ceux qui, d'une part, aiment les bons livres et, d'autre part, accompagnent les jeunes dans leur lutte contre les distractions, peuvent leur transmettre l'amour de la lecture. Au final, ils veulent lire davantage, mais ils ont besoin de notre aide pour y parvenir.

L'auteurJuan Ignacio Izquierdo Hübner

Avocat de l'Université catholique pontificale du Chili, licencié en théologie de l'Université pontificale de la Sainte-Croix (Rome) et docteur en théologie de l'Université de Navarre (Espagne).

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Prêtre SOS

DNS européen : se protéger contre les menaces numériques

Le vol de données et la fraude sont des réalités auxquelles les paroisses et les prêtres sont confrontés quotidiennement. Pour les prévenir, il est essentiel de comprendre le fonctionnement du DNS et d'éviter les problèmes de navigation internet.

José Luis Pascual-19 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

Sur Internet, presque tout commence par une requête au système de noms de domaine (DNS). Ce système traduit les noms en www.vatican.va en adresses IP numériques dont les ordinateurs ont besoin pour communiquer. 

Le risque d'un point d'entrée vulnérable

Le site logiciels malveillants (logiciels malveillants) et le spam Les courriels indésirables ne sont pas de simples désagréments : ils peuvent voler des données, détourner des fichiers ou compromettre la confidentialité des communautés religieuses. Puisque tout trafic réseau commence par une requête DNS, si un attaquant contrôle ce point, il peut rediriger l’utilisateur vers de faux sites web, installer des virus ou faciliter l’envoi massif de courriels frauduleux.

Ce que fait l'Union européenne : “ Le projet DNS4EU"

La Commission européenne et l'Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) ont lancé DNS4EU, un résolveur qui :

-Renforce la sécurité : bloque les domaines avec logiciels malveillants, hameçonnage o spam.

-Protection de la vie privée : les requêtes ne sont ni vendues ni stockées inutilement.

- Garantit la résilience : maintient le service actif même face à des attaques massives.

Les listes noires de DNS4EU Elles se mettent à jour en quelques secondes. Si un domaine commence à distribuer logiciels malveillants, Il peut être bloqué sur l'ensemble du réseau. DNS4EU en quelques secondes.

Comment fonctionne le filtrage

Lorsqu'un appareil situé dans une paroisse interroge une adresse, le résolveur DNS :

-Recevoir la requête (Quelle est l'adresse IP de mail.parroquia.net ?).

-Vérifiez si le domaine est répertorié dans les bases de données de menaces.

- Répondez avec l'adresse IP légitime si elle est sûre, ou bloquez/redirigez si elle est dangereuse.

Ce filtrage s'effectue en quelques microsecondes et ne ralentit pas la navigation.

Avantages pour l'Église

Les paroisses, les diocèses et les communautés religieuses sont également la cible des cybercriminels. Voici quelques exemples d'attaques :

-Hameçonnage aux prêtres pour voler des mots de passe.

-Ransomware qui chiffre les documents diocésains et exige une rançon.

–Courrier indésirable envoyés depuis des adresses légitimes pour tromper les fidèles.

L'utilisation de résolveurs DNS sécurisés peut empêcher l'ordinateur du bureau paroissial ou l'ordinateur portable personnel d'un prêtre de se connecter aux serveurs hébergeant le système. logiciels malveillants. Il s'agit d'une défense proactive : l'attaque est stoppée avant même d'atteindre l'appareil.

Confidentialité et données sensibles

Les services DNS gratuits proposés par les grandes entreprises peuvent enregistrer les habitudes de navigation. Bien qu'ils ne collectent pas le contenu, ils révèlent des schémas d'activité.

résolveurs européens tels que DNS4EU Ces demandes sont soumises au Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui garantit qu'elles ne sont ni utilisées à des fins commerciales ni conservées inutilement. Ce dispositif offre une protection de la vie privée particulièrement précieuse pour les organisations religieuses qui traitent des données sensibles concernant leurs membres et leurs activités pastorales.

Comment le mettre en œuvre dans une paroisse ou une communauté

Appareil : Les adresses IP du résolveur peuvent être saisies dans les options réseau d’un ordinateur ou d’un téléphone. DNS4EU (publié sur leur site officiel).

Routeur : Il suffit de modifier les paramètres pour que l’ensemble du réseau paroissial utilise un DNS sécurisé. Cela protège automatiquement tous les appareils connectés.

De plus, l'utilisation de protocoles cryptés tels que DNS sur HTTPS (DoH) o DNS sur TLS (DoT) Cela empêche les requêtes DNS de circuler “ en clair ” sur le réseau, ce qui rend difficile pour un attaquant de les espionner ou de les manipuler.

Une défense pastorale aussi

Au XXIe siècle, prendre soin des fidèles implique aussi de protéger leurs données et leurs communications. De même que l'on verrouille les portes des églises la nuit ou que l'on installe des serrures dans la sacristie, il est aujourd'hui judicieux d'installer des “ verrous numériques ”. Disposer d'un système qui détecte et bloque les menaces avant qu'elles n'atteignent nos appareils est un acte de prudence… et de charité pastorale.

Vatican

Un regard sur la première interview du pape Léon XIV : des indices sur son pontificat 

Elise Ann Allen, journaliste chez Crux, publie aujourd'hui, 18 septembre, un livre contenant le premier entretien avec Léon XIV. Dans cet ouvrage, le pape partage son point de vue sur les défis de la papauté et sur de nombreux enjeux actuels auxquels l'Église est confrontée.

Paola Arriaza-Flynn-18 septembre 2025-Temps de lecture : 9 minutes

Dans sa première interview en tant que pape, publiée dans l'ouvrage « Léon XIV : Citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle », le pape a esquissé les grandes lignes de son pontificat. Quatre mois seulement après son élection, il s'est entretenu avec la journaliste Elise Ann Allen, correspondante de Crux, pour partager sa vision des questions les plus pressantes auxquelles est confronté le successeur de saint Pierre : le rôle de Souverain Pontife, sa mission de médiateur et de voix morale dans un monde en proie aux conflits armés, ses relations avec la hiérarchie ecclésiastique de son pays et sa position sur les sujets controversés. Synode sur la synodalité – comme “ la demande de reconnaissance du mariage homosexuel ” – la question avant la célébration de la messe tridentine et le situation financière du Saint-Siège. Entre autres sujets, le Pape a confirmé par ses paroles que son zèle œcuménique le conduirait à Nicée fin novembre.  

Dès le début de son pontificat, Léon XIV a mis en garde contre le grand outil et le grand défi que représente le Intelligence artificielle De nos jours, l'une des motivations du choix du nom Léon XIV fait allusion à la réponse de Léon XIII à la révolution industrielle.

Dans l'interview, le pape a exprimé son opinion sur le danger que représente l'intelligence artificielle pour remplacer la vérité et a raconté une anecdote dont il avait lui-même été victime. faux profond. Après avoir répondu aux questions du journaliste sans trop hésiter, le pape a ajouté une touche personnelle en conclusion : “ Je dors bien, je ressens beaucoup la présence du Seigneur, le Saint-Esprit est avec moi. ”.  

Le rôle du Souverain Pontife, les relations bilatérales et multilatérales du Saint-Siège

“ Comment ai-je été choisi pour cette charge, pour ce ministère ? En raison de ma foi, de mon expérience, de ma compréhension de Jésus-Christ et de l’Évangile. ” C’est par ces mots que le Saint-Père a expliqué ce que plus de 250 000 personnes ont vu sur la place Saint-Pierre, où, depuis la Via della Conciliazione, je réalisais un reportage en direct pour EWTN. habemus papam Ce qui nous a tous donné la chair de poule. Parmi les journalistes des grandes chaînes comme Fox News, CNN et ABC News, les correspondants des médias catholiques partageaient le poids de ces mots : le poids que l’anneau du pêcheur aurait sur l’ancien cardinal Prevost.

“ J’ai dit oui, je suis là. J’espère pouvoir affermir d’autres personnes dans leur foi, car c’est le rôle fondamental du successeur de Pierre ”, a expliqué le pape lors de sa première interview. Il a ainsi posé les priorités de son pontificat : porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre.

Interrogé sur la possibilité d'une médiation du Vatican dans le conflit ukrainien, il a expliqué que le Vatican s'était déjà proposé à plusieurs reprises comme lieu de négociations, mais – et c'est très important – il a ajouté : “ Je ferais une distinction entre la voix du Saint-Siège qui plaide pour la paix et un rôle de médiateur, qui me semble très différent et moins réaliste que le premier. ”.

Il a précisé que, selon sa conception de la papauté, le rôle du Pape aujourd'hui, en ce temps-ci, est avant tout d'“ annoncer la Bonne Nouvelle, de prêcher l'Évangile ”. Ceci explique pourquoi le Pape s'exprime avec tant de force en faveur de la paix, car les valeurs que l'Église promeut face aux crises mondiales “ ne surgissent pas de nulle part ; elles puisent leur source dans l'Évangile. Elles émanent d'une compréhension profonde de la relation entre Dieu et nous, et entre nous. ” Le Pontife a affirmé avec conviction : “ Je ne considère pas que mon rôle principal soit de résoudre tous les problèmes du monde. ”.

Concernant le conflit au Moyen-Orient, interrogé sur l'état actuel du dialogue entre Gaza et Israël, le Saint-Père a reconnu la difficulté de la question et souligné le rôle important joué par les États-Unis dans les pressions exercées sur Israël. Tout en admettant ne pas connaître la réponse, il a affirmé qu'une chose était certaine : outre la nécessité de répondre à l'urgence de la famine, il faut relever le défi d'acheminer une aide médicale dans une situation qualifiée de génocide par plusieurs organisations internationales. Il a toutefois confirmé que le Saint-Siège ne se sentait pas en mesure de publier une déclaration officielle à ce sujet pour le moment.

Le pape a souligné que le président Donald Trump avait déjà entrepris quelques démarches préliminaires en vue de trouver des solutions ; toutefois, il s’est dit préoccupé par l’absence de “ réponse claire quant aux moyens concrets de soulager les souffrances du peuple de Gaza ». Le journaliste lui a demandé s’il avait prévu une rencontre avec le président américain, ce à quoi il a répondu : “ Je pense qu’il serait bien plus opportun que la hiérarchie ecclésiastique aux États-Unis s’entretienne sérieusement avec lui. ”

Par ces mots, il a souligné un aspect essentiel de sa stratégie pour aborder les discussions avec les chefs d'État, précisant que le rôle du nonce apostolique et de la Conférence épiscopale serait primordial dans chaque pays pour traiter ces questions. Des acteurs locaux connaissant parfaitement le contexte local : telle semble être son approche des débats internes, comme celui sur l'immigration, auquel il a fait référence en citant la lettre que le pape François a adressée à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis à la fin de son pontificat.  

Il est impossible d'ignorer l'importance du fait que Léon XIV soit le premier pape américain. Aussi, lors de l'interview, on lui a demandé si cela pourrait influencer ou amplifier son message lorsqu'il s'adresserait à son pays. Le pontife a immédiatement fait référence à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis en déclarant : “ J'espère qu'à long terme, cela aura un impact sur les évêques des États-Unis… Le fait que je sois Américain signifie, entre autres, que l'on ne peut pas dire, comme on l'a fait avec François : «Il ne comprend pas l'Amérique, il ne voit tout simplement pas ce qui se passe.» ”.

Se déclarant pleinement Américain et supporter des White Sox, il a affirmé se sentir “ pleinement Américain ”, tout en déclarant aimer profondément le peuple péruvien, un amour qui constitue une part essentielle de son identité. Ce faisant, il a reconnu comprendre la vie de l'Église en Amérique latine, ce qui, à mon sens, influencera considérablement sa manière de s'adresser au public international.

Définition de la synodalité, question de l'ordination des femmes, accompagnement pastoral des personnes LGBTIQ+ 

Au cours de l'entretien, le pape a donné une définition de la synodalité. Il a expliqué qu'il s'agit d'une “ attitude, d'une ouverture, d'une volonté de comprendre ” par le dialogue, ce qui constitue une méthode importante pour vivre la mission de l'Église.

Le Pape a reconnu que certains évêques et prêtres s'étaient sentis menacés par le développement de ce processus d'écoute : « La synodalité va me priver de mon autorité », a-t-il rapporté. Réponse cinglante : “ Ce n'est pas le but de la synodalité, et leur conception de leur autorité est peut-être quelque peu erronée. Je pense que la synodalité est une manière de décrire comment nous pouvons nous rassembler, former une communauté et rechercher la communion en tant qu'Église. ”.

Toutefois, la clarification la plus importante concernant la synodalité, à mon avis, qu'il a apportée lors de cet entretien, est la suivante : “ Il ne s'agit pas de transformer l'Église en une sorte de gouvernement démocratique. ” Une déclaration qui témoigne sans aucun doute de son respect pour la hiérarchie, la tradition et la doctrine de l'Église, qui en sont le fondement et le soutien. Autrement dit, il semble que le Pape ait voulu dire que la méthodologie synodale est simplement un processus d'écoute des besoins de l'Église dans les différentes parties du monde et qu'il reste encore beaucoup à faire à cet égard.

Parmi les sujets abordés lors du Synode sur la synodalité figurait la gestion de l'accompagnement pastoral des personnes LGBTQ+. Interrogé sur la manière dont il comptait traiter cette question, il a déclaré : “ Je n'ai pas de plan pour le moment ”, tout en soulignant qu'il s'agissait d'un sujet très clivant au sein de l'Église, ajoutant : “ À ce moment précis de l'histoire, je m'efforce de ne pas alimenter davantage les divisions au sein de l'Église. ”.

Il a toutefois été très clair lorsqu'il a déclaré : “ Je pense qu'il est fort improbable, du moins dans un avenir proche, que la doctrine de l'Église change en ce qui concerne son enseignement sur la sexualité et le mariage. ”.

C’est à ce moment que le pape a défendu le mariage : “ La famille est composée d’un homme et d’une femme unis par un engagement solennel, béni par le sacrement du mariage. ” Le pape a exprimé son inquiétude quant au soutien apporté à la “ famille traditionnelle ” – père, mère et enfants, a-t-il précisé. Il a expliqué que cette cellule de base est mise à mal depuis plusieurs décennies.

Il a confié que, dans sa propre vie, l'influence de sa famille avait été déterminante dans la construction de sa personnalité : “ Je suis ce que je suis parce que j'ai eu une relation merveilleuse avec mon père et ma mère. Ils ont vécu une vie conjugale très heureuse pendant plus de quarante ans. ”.

Par ailleurs, il a ajouté être conscient de la situation actuelle marquée par des pressions en faveur de l'approbation du mariage homosexuel ou de la “ reconnaissance des personnes transgenres ”, ce à quoi il a répondu que les gens seraient « acceptés et reçus ” dans l'Église, que les prêtres entendraient les confessions “ de toutes sortes de personnes ”, mais que “ l'enseignement de l'Église restera inchangé ”. 

Concernant l'ordination des femmes diaconesses, il a expliqué qu'il n'avait aucune intention de modifier la doctrine de l'Église sur ce sujet, mais qu'il était disposé à continuer d'écouter les conclusions des groupes d'étude, comme celui du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

Quelques mots sur la messe tridentine  

Interrogé sur les nombreuses lettres reçues au Vatican concernant la messe en latin, le pape a répondu sans ambages : “ On peut célébrer la messe en latin dès maintenant. Si c’est le rite de Vatican II, il n’y a aucun problème. Évidemment, entre la messe tridentine, la messe de Vatican II et la messe de Paul VI, je ne sais pas où cela va nous mener. C’est une question très complexe. ”.  

Il a ajouté que la difficulté réside dans le fait que, selon lui, la question est devenue un outil politique. Il a admis espérer pouvoir dialoguer avec un groupe de personnes favorables au rite tridentin, afin d'en discuter sereinement sans que la conversation ne dérive vers un débat idéologique. Car, comme il l'a affirmé dès le début de son pontificat, l'unité et la communion au sein de l'Église sont pour lui une priorité.  

Les réformes qui ont suivi Praedicate Evangelium et la situation financière du Saint-Siège 

Le pape a expliqué que le but de Praedicate Evangelium L'objectif était de mettre le Saint-Siège au service du ministère du Pape et de celui des évêques locaux, et de trouver un moyen de l'organiser pour qu'il soit au service du peuple de Dieu. Cependant, il a admis que le Saint-Siège est une organisation humaine et présente donc des “ aspects à améliorer ”. Ces aspects ont été mis en lumière par des scandales financiers, comme l'achat et la vente d'un immeuble sur Sloane Avenue, qui ont entraîné une perte de plus de 100 millions d'euros pour le Saint-Siège.

Le pape lui-même a évoqué ce cas : “ Nous devons éviter les mauvaises décisions prises ces dernières années. L’achat de cet immeuble à Londres, sur Sloane Avenue, a fait grand bruit, et l’on se souvient des millions perdus à cause de cela. ”.

Concernant la situation financière du Saint-Siège, le Pape a expliqué que “ plusieurs services financiers du Saint-Siège fonctionnent bien ” et a cité le rapport 2024 de l'Administration du Patrimoine du Siège apostolique. Avec optimisme, il a admis ne pas croire que la crise financière soit terminée, mais que ce n'est pas une source d'inquiétude majeure. Il a exhorté le Vatican à modifier son discours afin que le Saint-Siège redevienne attractif pour les donateurs. Autrement dit, il s'agit de leur offrir la garantie que les dons seront bien gérés.

Il a expliqué qu'en affirmant que “ le Vatican a souvent véhiculé un mauvais message ”, il n'invitait pas à un changement de message pour le simple plaisir de changer, mais plutôt pour montrer avec plus de force qu'il existe une certaine stabilité.

Pour le moment, il a conclu que sa réforme se concentrera désormais sur une autre question : elle consistera à améliorer la communication entre les dicastères, afin qu’ils ne travaillent pas isolément mais en coopération, un point qu’il considérait déjà important depuis son mandat à la tête du dicastère des évêques.  

Œcuménisme : un voyage à Nicée, en Turquie 

“ L’une des plus profondes blessures de l’Église aujourd’hui est notre division en tant que chrétiens ”, a déclaré le pape, réaffirmant ainsi que l’un des objectifs de l’Église doit être l’unité. Pour concrétiser ce projet, il a indiqué que la célébration du 1700e anniversaire du concile de Nicée figurait parmi ses projets : “ Cela m’intéresse beaucoup et j’espère me rendre à Nicée fin novembre. ” Ce qui, selon la proposition de François, devait être une rencontre avec le patriarche de Constantinople, Bartholomée, est devenu une demande de Léon XIV d’étendre l’invitation aux “ responsables de nombreuses religions ou communautés chrétiennes ”.

Au programme ensuite : “ trouver une date commune pour Pâques ”. Le pape a reconnu que des démarches avaient été entreprises en ce sens, sans toutefois préciser si des progrès avaient été réalisés. Ce sujet sera assurément à l’étude au Vatican.  

Intelligence artificielle: fausses couches  

“ Il sera très difficile de déceler la présence de Dieu dans l’intelligence artificielle ”, a admis le pape Léon XIII lors de son interview. Sans adopter un ton pessimiste, il a salué les progrès considérables de cette technologie et son impact potentiel en médecine. Il a toutefois confié être préoccupé par la question de la vérité et les conséquences qu’aurait la création d’un “ monde illusoire ” sur l’humanité.

Peut-on trouver Dieu dans l’intelligence artificielle ? Le pape a expliqué que “ dans les relations humaines, nous pouvons au moins trouver des signes de la présence de Dieu ”, dans le respect mutuel et dans l’œuvre pour la paix, qui, selon lui, sont des valeurs découlant “ d’une réelle compréhension du don merveilleux que Dieu nous a fait en tant qu’êtres humains ”. Léon XIII a ajouté que, dans ce cas, il est du devoir de l’Église de faire entendre sa voix, car si elle ne le fait pas, elle deviendra “ un simple pion ”.

Le pape a raconté une anecdote sur ce qu'il appelle ce monde illusoire et sur le danger qu'il représente. fausses couches“ Un jour, alors que je discutais avec quelqu'un, cette personne m'a demandé : "Ça va ?" Et j'ai répondu : "Oui, ça va, pourquoi ?" "Eh bien, vous êtes tombé dans un escalier." J'ai dit : "Non, je ne suis pas tombé", mais il y avait une vidéo quelque part où ils avaient créé un faux pape, moi, tombant dans un escalier en marchant, et apparemment c'était tellement bien fait qu'ils ont cru que c'était moi. «.  

À propos de votre identité 

L'interview a révélé des aspects fascinants de sa personnalité. Le pape Léon XIV s'est présenté comme un homme attaché à la vie privée et a admis que c'était l'un des aspects les plus douloureux de son élection : “ Franchement, il n'est pas facile de renoncer à tout ce que l'on a été et possédé par le passé et d'assumer une fonction qui nous occupe 24 heures sur 24, et qui est si publique. Tout de moi est connu – mon passé, mon présent, etc. – ainsi que mes responsabilités et ma mission ”, a-t-il déclaré. Il a confié que l'accession à la papauté avait été pour lui un pèlerinage entre “ la mort et la vie ”, une image emblématique de cette Année jubilaire.

Après avoir cité à plusieurs reprises son prédécesseur, le pape François, le pape Léon XIV a évoqué un moment profondément ressenti ici à Rome : la dernière apparition de François dans la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre le dimanche de Pâques. Sa difficulté à parler, raison pour laquelle il n’a pas lu son propre message, dans lequel il affirmait avec conviction que nous ne sommes pas faits pour la mort mais pour la vie éternelle, et que la Résurrection du Christ en est la preuve. Des paroles que de nombreux journalistes ont entendues à cette occasion et que je garde en mémoire avec une grande affection…

En résumé, son message a profondément marqué le pape actuel, mais les réformes et les initiatives que Léon XIV mettra en œuvre en tant que successeur de saint Pierre seront largement de son propre cru. Il les décidera avec la liberté et la responsabilité que lui confère cette charge. Nous y verrons l'empreinte de sa foi, de son expérience, de sa compréhension de Jésus-Christ et de l'Évangile.

L'auteurPaola Arriaza-Flynn

Correspondante au Vatican pour l'émission « Noticias » d'EWTN Español, elle a récemment couvert en direct le conclave et l'élection du pape Léon XIV. Avant de rejoindre EWTN, elle était correspondante au Vatican pour NBC Telemundo News. Elle est diplômée en journalisme et philosophie de l'Université de Navarre, en Espagne.

Vatican

Le pape rejette l'idée d'un “ pape virtuel ” et explique sa vision de l'IA

Le pape Léon XIV a déclaré être horrifié par la proposition de créer une version de lui-même alimentée par une intelligence artificielle, afin de permettre aux fidèles d'avoir une audience virtuelle avec le pape. Il a fait cette déclaration lors d'un entretien avec Elise Ann Allen, journaliste et écrivaine, pour le magazine Crux.

CNS / Omnes-18 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

– Cindy Wooden, CNS

Le pape Léon XIV s'est dit horrifié par le projet de créer une version de lui-même alimentée par une intelligence artificielle, un “ pape virtuel ”. “ S'il y a bien une personne qui ne devrait pas être représentée par un avatar, c'est le pape ”, a-t-il déclaré lors d'un entretien avec Elise Allen, au cours duquel il a abordé, entre autres sujets, l'intelligence artificielle.

Dans la interview L'entretien d'Allen avec le pape Léon XIV, réalisé le 30 juillet, constitue le dernier chapitre de sa biographie, “ Léon XIV : Citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle ”. Publiée en espagnol par Penguin Peru le 18 septembre, elle a été distribuée aux journalistes dans les deux langues, anglais et espagnol.

Après son élection début mai, le pape Léon XIII a clairement exprimé ses inquiétudes quant aux dangers potentiels de l'intelligence artificielle (IA), et a fourni des exemples concrets à l'appui.

Un moi artificiel : « Je ne vais pas l'autoriser. ”

“Recientemente, alguien pidió autorización para crear un yo artificial para que cualquiera pudiera acceder a este sitio web y tener una audiencia personal con ‘el Papa’”, le contó a Allen. “Este Papa con inteligencia artificial les daría respuestas a sus preguntas, y yo dije: ‘No voy a autorizarlo’”.

Es cierto que la creatividad humana puede ser asombrosa y la inteligencia artificial ya ha demostrado su utilidad en algunos campos. Pero «existe un peligro en esto, porque terminas creando un mundo falso y luego te preguntas, ¿cuál es la verdad?”.

Impacto en la dignidad humana y en el empleo

En el centro de su preocupación, dijo el Papa, está el impacto de la IA en la dignidad humana y en el empleo.

“Nuestra vida humana tiene sentido no gracias a la inteligencia artificial”, afirmó. «Sino gracias a los seres humanos y al encuentro, al estar unos con otros, a crear relaciones y a descubrir en esas relaciones humanas también la presencia de Dios”.

“El peligro es que el mundo digital siga su propio camino y nos convirtamos en peones o quedemos abandonados al camino”, sobre todo en lo que respecta al empleo, afirmó.

La dignidad humana tiene una relación muy importante con el trabajo que realizamos”, dijo el Papa. “El hecho de que podamos, gracias a los dones que hemos recibido, producir, ofrecer algo al mundo y ganarnos la vida” es un signo de dignidad humana.

El Papa León dijo que cree que se avecina una crisis por la falta de suficientes empleos decentes para la gente debido a la tecnología y la inteligencia artificial.

Puede haber un problema enorme en el futuro

“Si automatizamos el mundo entero y solo unas pocas personas tienen los medios para no solo sobrevivir, sino vivir bien, tener vidas significativas, habrá un gran problema. Un problema enorme en el futuro”, dijo.

“Esa fue una de las cuestiones que me rondaron la cabeza al elegir el nombre León”, dijo el Papa. Su elección rindió homenaje al Papa León XIII, autor de la encíclica ‘Rerum Novarum’. En ella abordó cuestiones laborales y los derechos de los trabajadores durante la Revolución industrial.

Relación entre ciencia y fe

“La Iglesia no está en contra de los avances de la tecnología, en absoluto”, dijo, pero también insiste en mantener una relación entre fe y razón, y ciencia y fe.

“Creo que perder esa relación dejará a la ciencia como un cascarón vacío y frío que dañará gravemente la esencia de la humanidad”, dijo el Papa León. “Y el corazón humano se perderá en medio del desarrollo tecnológico, como sucede actualmente”.

L'auteurCNS / Omnes

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Espagne

Le pape reçoit le commissaire pontifical pour Torreciudad

Pocos días después de que el obispo de Barbastro Monzón volviera a poner la situación del templo y su entorno en el foco mediático, León XIV ha recibido en audiencia a mons. Alejandro Arellano Cedillo.

Maria José Atienza-18 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

León XIV ha recibido esta mañana en audiencia a Mons. Alejandro Arellano Cedillo, decano del Tribunal de la Rota Romana quien, desde octubre de 2024, ejerce como comisario pontificio plenipotenciario para dirimir la cuestión abierta entre la prelatura del Opus Dei y el obispo de Barbastro Monzón sobre Torreciudad.

Se trata de la segunda audiencia en poco más de tres meses, ya que el pasado 3 de junio, mons. Alejandro Arellano también fue recibido por el pontífice en audiencia.

Además, a finales del mes de agosto de 2025, este español fue nombrado por el Papa León XIV como miembro del Dicastère pour le clergé, el organismo encargado de acompañar, formar y supervisar a sacerdotes y diáconos a nivel mundial y organismo de la Santa Sede bajo el que está la prelatura del Opus Dei tras el cambio realizado por el Papa Francisco con el Motu Proprio Ad charisma tuendum.

Torreciudad, últimos días en el centro mediático

El alcance de este encuentro no ha trascendido, si bien, hace pocos días, el 8 de septiembre, mons. Ángel Pérez Pueyo, obispo diocesano de Barbastro Monzón, protagonizó un nuevo capítulo en el desarrollo del proceso, iniciado en julio de 2023, cuando, en la homilía de las fiestas patronales de Barbastro centró sus palabras en el estado de Torreciudad dando a entender su negativa a una posible decisión de la Santa Sede que no contemplase las principales demandas del obispo.

Cinco días más tarde, la explanada de Torreciudad acogió la 33ª Jornada Mariana de la Familia en la que participaron 6.000 personas procedentes de toda España y cuya misa central estuvo presidida por Ignacio Barrera, Vicario regional del Opus Dei.

Decisión en manos de la Santa Sede

Desde que, en julio de 2023, al nombramiento del rector de Torreciudad, de manera unilateral por parte del obispo de la diócesis de Barbastro Monzón, la situación de Torreciudad y todo el complejo que la forma ha estado inmersa en un complicado proceso.

En octubre de 2024, el Papa Francisco nombró a Alejandro Arellano Cedillo, decano del Tribunal de la Rota Romana comisario plenipotenciario con el objetivo de que fuera este jurista el encargado de dirimir una solución para un tema, al que se han ido sumando diferentes peticiones por parte del obispo de Barbastro así como diferencias de criterio con respecto al acuerdo entre la prelatura del Opus Dei y la diócesis aragonesa.

Le dernier communiqué del Opus Dei data de junio de 2025 cuando, desmintió los rumores de un supuesto acuerdo entre la prelatura del Opus Dei y la diócesis de Barbastro-Monzón en relación a Torreciudad y manifestaba estar a la espera de la decisión del Vaticano.

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Évangélisation

Santos Estanislao Kostka, José de Cupertino, y mártires de Uganda

El Papa León XIV encomendó ayer “Polonia y la paz mundial” a san Estanislao Kostka. Además, pidió en la Audiencia que este joven de 18 años sea “ejemplo e inspiración en la búsqueda de la voluntad de Dios y en el valiente cumplimiento de su vocación”. El 18 de septiembre se celebra también a san José de Cupertino y dos mártires de Uganda.

Francisco Otamendi-18 septembre 2025-Temps de lecture : 2 minutes

El Papa se dirigió en especial a los fieles de lengua polaca, y a “las nuevas generaciones de creyentes”, pero le message fue para todos ayer en San Pedro. Que san Estanislao Kostka sea “ejemplo e inspiración” al buscar la voluntad de Dios. 

La liturgia celebra hoy a este joven novicio, “patrono de su patria y de los jóvenes”, que no llevaba ni un año de jesuita cuando murió. Aunque su fiesta universal es el 15 de agosto, también se celebra el 18 de septiembre en algunos lugares, especialmente en Polonia, de donde es patrono. 

Premonición de que moriría el 15 de agosto

Estanislao de Kostka (Stanislaw Kostka, 1550-1568) “es conocido por su santidad juvenil y su decisión férrea de seguir la llamada de Dios a pesar de los obstáculos que ponía su familia”, según la Site web des Jésuites, donde pueden leer su vida. 

A principios de agosto de 1568 tuvo una premonición de que moriría pronto. El 14 de agosto dijo al enfermero que moriría al día siguiente. Nadie le creyó, pero a las tres de la mañana de la fiesta de la Asunción, 15 de agosto, anunció que María se le acercaba rodeada de ángeles, para llevarle al cielo y en seguida murió.

Fraile napolitano 

San José de Cupertino, o Copertino, (1603-1663), nacido José María Desa, fue fraile napolitano. Desde joven mostró tener escasas dotes intelectuales. Superando muchas dificultades ingresó en la Orden de los franciscanos conventuales y pudo llegar al presbiterado. Se dice de él que los fenómenos místicos de orden corporal alcanzaron un carácter notorio, en particular la levitación. 

Le site Martyrologie Romano resalta su humildad y caridad. “En Osimo, en la región Picena, en Italia, san José de Cupertino, presbítero de la Orden de Hermanos Menores Conventuales, célebre, en circunstancias difíciles, por su pobreza, humildad y caridad para con los necesitados de Dios (1663)”. Manifestó gran devoción a Cristo en la Eucaristía y a la Madre de Dios.

Jóvenes cristianos de Uganda

Le site jóvenes ugandeses David Okelo y Gildo Irwa fueron hijos de padres paganos, pero se convirtieron y bautizaron el mismo año, 1916. Los dos fueron catequistas y se desvivieron en su labor evangelizadora. En 1918 les mataron con lanzas en la aldea de Paimol, cerca de la misión de Kalongi (Uganda). Fueron beatificados en 2002.

L'auteurFrancisco Otamendi

Évangélisation

Tunisie et Algérie : le pays de saint Augustin

El historiador Gerardo Ferrara nos introduce en la historia de Cartago que, siendo cuna de San Agustín, revela desde Túnez y Argelia la riqueza histórica, cultural y espiritual del norte de África.

Gerardo Ferrara-18 septembre 2025-Temps de lecture : 5 minutes

Cartago desde lo alto

Escribo este artículo el 28 de agosto, memoria litúrgica de San Agustín (y día de la muerte del santo) en un año jubilar en el que ha sido elegido un papa perteneciente a la Orden Agustina.

No podía dejar de recordar hace 25 años, cuando, durante otro jubileo, me encontraba en Túnez para estudiar árabe durante un mes en una universidad local. Túnez: junto a la antigua Cartago, donde Agustín se formó como estudiante y orador.

Todavía recuerdo la emoción de cruzar por primera vez el Mediterráneo en avión y sobrevolar las costas de África justo sobre las ruinas de la antigua ciudad de Dido (el aeropuerto de Túnez se encuentra precisamente en Cartago).

Fue un periodo intenso, muy caluroso, en clase desde las 7:30 de la mañana y luego en la playa de Sidi Bou Said, visitando la medina de Túnez, las ruinas de Cartago, paseando por las amplias avenidas de la ciudad nueva construida por franceses e italianos. Y los fines de semana, excursiones a lugares maravillosos como Susa, Kairuán, Hammamet o la isla de Djerba.

Allí donde nace África

Precisamente esta zona del Maghreb, alrededor de la antigua Cartago, fue llamada por primera vez África. El nombre, de hecho, fue acuñado por los romanos (como el de Palestina para otra provincia, después de otra guerra) tras la derrota definitiva de Cartago (146 a. C.), por los afri, tribu bereber establecida allí. En origen, África solo designaba la provincia romana correspondiente a la actual Túnez y parte de Argelia y Libia (Africa Proconsularis). La etimología es incierta: del bereber ifri («cueva»), del fenicio ʿafar («polvo») o del latín aprica («soleada»). Solo a partir de la Edad Media el término pasó a designar todo el continente.

Quelques données

Argelia y Túnez son hoy dos Estados del África mediterránea (también llamada Magreb), cercanos no solo desde el punto de vista geográfico, sino también cultural. Sin embargo, mientras que Argelia, con más de 2,38 millones de km², es el país más extenso de África y cuenta con unos 45 millones de habitantes, Túnez es uno de los más pequeños (163 000 km² con una población de 12 millones de habitantes). Argelia tiene una economía menos diversificada y desarrollada, aunque es muy rica en gas y petróleo, lo que la convierte en uno de los principales exportadores mundiales. Túnez, por su parte, ha hecho de la agricultura, el turismo y los servicios sus principales fuentes económicas y tiene además una de las tasas de alfabetización más altas de la región.

Gran parte del territorio de ambos países está ocupado por el Sáhara, pero las zonas costeras del norte albergan fértiles llanuras (en Argelia también cadenas montañosas).

De Numidia a Cartago: la «ciudad nueva»

Antes incluso de Cartago, y antes de llamarse África, la costa de Argelia y Túnez, como el resto del Magreb, estaba (y está) habitada por poblaciones autóctonas: los bereberes, o amazigh (en bereber: «hombres libres»), asentados desde hace milenios en las montañas, las llanuras y los desiertos de la región. Su organización tribal y sus lenguas dieron lugar a una cultura que resistió las oleadas de pueblos e imperios que invadieron y dominaron el territorio (incluidos los árabes). En Argelia, Numidia representó la expresión política más fuerte de este mundo: un reino bereber que se convirtió en protagonista de las guerras entre Cartago y Roma, aliándose ora con uno, ora con otro. Figuras como Masinisa, rey numida, marcaron la historia del Mediterráneo, demostrando que los pueblos locales eran actores y no solo espectadores.

Sin embargo, Cartago fue la verdadera protagonista del florecimiento cultural del norte de África. La ciudad fue fundada en el siglo IX a. C. por los fenicios de Tiro, en la costa del actual Liban (el mismo nombre Qart Hadash, en fenicio, significa «ciudad nueva» o Nueva Tiro).

Desde el principio, Cartago mantuvo fuertes vínculos con la madre patria fenicia, heredando el culto a las deidades Baal Hammon y Tanit, las técnicas náuticas y, sobre todo, la lengua púnica, variante occidental del fenicio (lengua semítica muy cercana al hebreo) que se siguió hablando durante siglos en todo el norte de África, incluso después de la caída de Cartago (prueba de ello es el Poenulus, «El pequeño cartaginés», comedia de Plauto del siglo III-II a. C., en la que aparece un pasaje en púnico. El propio San Agustín, obispo de Hipona, recordó más tarde que el púnico todavía se hablaba en el norte de África).

Cartago debe ser destruida

Cartago se convirtió en la colonia fenicia más poderosa (fundando a su vez otras colonias, entre ellas Cartagena, en España), pero pronto tuvo que enfrentarse a una Roma también en plena expansión. Las tres guerras púnicas (siglos III-II a. C.) se libraron precisamente entre las dos potencias dominantes del Mediterráneo (y la Segunda Guerra tuvo como protagonista a Aníbal Barca, con su famosa travesía de los Alpes con elefantes) y supusieron la derrota definitiva de Cartago y su fin en el 146 a. C., a manos de Escipión el Africano. Sin embargo, sobre las ruinas de la antigua ciudad, Julio César y luego Augusto refundaron Colonia Iulia Carthago, que se convirtió en una de las ciudades más espléndidas del Imperio, a la que debemos retóricos, Padres de la Iglesia (no solo Agustín, sino también Tertuliano y Cipriano de Cartago), santos y mártires como Perpetua y Felicitas.

La victoria de Roma transformó Túnez y Argelia en florecientes provincias africanas (la primera, posteriormente dividida, fue la África Proconsularis), con la construcción de ciudades y monumentos famosos (como el anfiteatro de El Jem, en Túnez, y los mosaicos conservados en el museo del Bardo, en Túnez: la mayor colección del mundo).

Patria de San Agustín

En esta provincia nació Agustín de Hipona (354-430), en Tagaste (hoy Souk Ahras, en Argelia, no lejos de la frontera con Túnez), de padre pagano y madre cristiana. Muy joven, Agustín se trasladó a Cartago, una vibrante y cosmopolita metrópoli mediterránea repleta de ocios, vicios, virtudes, culturas y religiones, para estudiar retórica y pasar allí los turbulentos años de su juventud, entre el teatro, diversas pasiones y la adhesión al maniqueísmo, que él mismo menciona en las Confesiones:

«Tarde te amé, belleza tan antigua y tan nueva, tarde te amé. Sí, porque tú estabas dentro de mí y yo fuera. Allí te buscaba. Deforme, me lanzaba sobre las bellas formas de tus criaturas».

Agustín partió luego hacia Roma y Milán, desde donde, tras su conversión al cristianismo, regresó a su tierra, esta vez a Hipona (Hippo Regius, hoy Annaba, en la costa argelina cerca de la frontera con Túnez), donde fue ordenado sacerdote en 391 y luego obispo en 395. Hipona fue el escenario de sus 30 años de incansable actividad pastoral e intelectual, hasta su muerte en 430, durante el asedio de los vándalos de Genserico, de fe arriana, en un momento fatal para la África romana. En Annaba se encuentra hoy la basílica-santuario de San Agustín, construida en 1900 en la colina que domina la ciudad.

Berberiscos, árabes, otomanos, piratas

Los vándalos conquistaron Cartago en 439 y reinaron allí durante un siglo, pero en 534 los bizantinos la reconquistaron con el exarcado, perdiéndola pocos años después. De hecho, en el siglo VII se produjo la llegada del islam, con la fundación de Kairuán (670), primera ciudad islámica del Magreb y aún hoy centro religioso de primaria importancia (Túnez, en cambio, nació como asentamiento púnico-romano y se convirtió en capital árabe en el siglo IX, mientras que Argel, ya ciudad romana, fue rebautizada con este nombre en el siglo X, por los islotes frente a su costa, en árabe al-Jazāʾir, «las islas»).

Aquí también se creó, al igual que en Libia, una interesante combinación entre la cultura árabe-bereber y la mística islámica (sufismo) que ha dejado importantes huellas en las tradiciones locales. Túnez y Argelia fueron también puertas de entrada de las influencias andaluzas: tras la Reconquista en España, muchos musulmanes y judíos encontraron refugio en Túnez, Argel y otras ciudades costeras, llevando consigo conocimientos, música, tradiciones culinarias y arquitectónicas.

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